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#Corse « Des détenus des prisons de Borgo et d’Ajaccio ont engagé un mouvement de protestation » #Coronavirus #Covid19

(Corsica Infurmazione – Publié le 22 avril 2020) La colère des détenus monte dans les prisons d’Ajaccio et de Borgo.

Des pétitions circulent pour dénoncer l’ordonnance du 25 mars et les détenus ont débuté une grève des plateaux-repas.

Le 21 avril 2020 : La colère des détenus monte dans les prisons corses d’Ajaccio et de Borgo. Des pétitions circulent pour dénoncer l’ordonnance du 25 mars (qui a entre autres conséquences le prolongement des détentions provisoires, la suspension des permissions et aménagements de peine), et les détenus ont débuté une grève des plateaux-repas. (Source : France 3 Corse Viastella)

Monsieur le directeur,

Nous, détenus du centre pénitentiaire de Borgo, vous informons qu’à compter du mardi 21 avril 2020, nous refusons la distribution des plateaux repas pour un délai indéterminé.

Cette action est menée en contestation des faits suivants :

Prolongement des détentions provisoires de façon abusive et illégale

Refus de libération des mandats de dépôts arrivants à termes

Refus systématique des demandes de mise en liberté provisoire

Suspension des permissions

Suspension des aménagements de peine (prétexte : manque d’agent pour l’installation d’équipement)

et, Refus de la libération des détenus à risque pathologique COVID-19

Nous refusons que, sous prétexte d’un décret non conforme aux lois Européennes (qui doivent toujours prévaloir), et par respect à la présomption d’innocence, cela nous soit imposé.

Les détenus du CP de Borgo.

Les réactions :

Le 21 avril 2020 : « Des détenus des prisons de Borgo et d’Ajaccio ont engagé un mouvement de protestation contre une mesure inspirée de l’état d’urgence sanitaire qui notamment prolonge systématiquement toute détention provisoire sans examen de la situation par un juge.

Cette disposition inscrite dans une ordonnance récente tourne le dos à la présomption d’innocence, à l’accès à un juge, au droit à la défense qui sont autant de droits fondamentaux. Le bâtonnier de Bastia s’est associé à cette protestation. La ligue des droits de l’homme soutient les détenus. Elle demande au procureur général de Bastia d’interpeller la garde des sceaux pour que cessent ces dénis de justice. »

LDH CORSICA



Aiutu Paisanu a été destinataire, par le biais de familles concernées, d’un courrier des prisonniers de droit commun de #Borgu.

D’autres organisations et élus ont aussi été sensibilisés sur ce sujet.

Nous comprenons les revendications exposées et l’inquiétude des personnes incarcérées, qui ont entamé une grève des plateaux repas, en cette période de pandémie de Coronavirus.

L’état d’urgence sanitaire, voté à l’Assemblée Nationale, a entraîné une restriction des droits des prisonniers et de la défense.

La prolongation automatique des incarcérations préventives est, par exemple, une facilité juridique non concevable et non acceptable en démocratie.

Plusieurs forces politiques et humanitaires ont souligné, ces derniers jours, la situation des prisonniers politiques corses.

Les revendications des prisonniers de droit commun sont également légitimes.
Elles participent à sensibiliser l’opinion publique sur la situation dans les prisons, la restriction des droits et les éventuelles conséquences du coronavirus en raison de la promiscuité carcérale.



CUMMUNICATU DI STAMPA. U : 21.04.2020

Nous avons été informés d’un mouvement de protestation initié par des détenus du Centre Pénitentiaire de Borgu.
Ce mouvement met en exergue ce que – avec d’autres – nous avions soulevé et qui concerne les conditions de détention, les nouvelles et restrictives dispositions consécutives à la pandémie « covid19 » et la réalité d’un évident ostracisme.
Nous avions naturellement et prioritairement soulevé ce sujet par rapport aux Prisonniers Politiques Corses.
Actuellement le contexte carcéral de Borgu pose avec acuité la considération des données humaines indissociable du respect des droits de l’homme, spécifiquement en matière de santé et de justice. Cela interpelle toutes celles et ceux qui comme nous, qui ont subi l’emprisonnement sous le sceau d’une juridiction française d’exception, et qui ne peuvent rester silencieux sur la légitimité des revendications exprimées.
Nous en appelons à toutes les personnes, associations,organisations et institutions sur la nature et la portée des orientations autoritaires qui affectent actuellement le système carcéral français. Nous le faisons, sans céder aux amalgames douteux, avec le permanent souci de défendre les principes d’équité et de justice, particulièrement dans le contexte actuel.
Le droit ne saurait être subordonné à un fonctionnement judiciaire qui participe – par contorsion de la situation – à un renforcement des mécanismes répressifs, nouvelle démonstration de la déliquescence arbitraire de l’État français.
PATRIOTTI




L’Ordonnance du 25 mars :

  1. « Prolongement des détentions provisiores de façon abusive et illégale,
  2. Refus de libération des mandats de dépôt arrivant à terme
  3. Refus systématique des demandes de mise en liberté provisoire
  4. suspension des permissions
  5. suspension des aménagement de peine
  6. refus de libération des détenus à risque pathologique Covid-19. »

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