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Depuis le 2 Mai 2012, les Compagnies CMN et SNCM, connaissent un blocage lié à une grève ayant pour but d’imposer le Pavillon Français, au cabotage National. Les règles en la matière ont été éditées par Bruxelles. Elles permettent à tout opérateur exerçant dans le périmètre Européen, de faire appel au Pavillon Communautaire de son choix.
Imposer le pavillon du pays d’accueil, même si nous l’appelons de tous nos vœux, demande à ce que l’Europe elle-même, veuille réécrire les textes régissant le cabotage National, et définisse de nouvelles règles protectionnistes. Toutefois d’aucuns doivent savoir, que, pour toute évolution, seule la règle de l’unanimité des 27, peut générer un changement de l’existant.

Autrement dit, demander à un Gouvernement qui n’en est plus un, celui de Sarkozy ou demander à un Gouvernement qui n’en est pas encore un, celui de Hollande, de définir des règles du jeu quant au cabotage national, relève d’une hérésie, pour au moins deux raisons.

La première d’entre elle, consiste à dire que dans cette période de transition politique, dont personne ne connaît par avance, la couleur de la prochaine Assemblée, qu’il est illusoire de penser, que tout grand sujet ou problème doive être abordé et au mieux réglé.

Deuxièmement, au delà de cette période transitoire, les règles Européennes étant ce qu’elles sont, elles resteront toujours subordonnées aux règles évoquées ci-dessus.

Ceci nous fait dire, que cette grève, comme tant d’autres, a pour seul effet, de faire parler des Compagnies de Service Public, et plus particulièrement de la SNCM, de manière très négative. Cette grève, isole un peu plus la Compagnie de son environnement, et elle ne débouchera sur rien de constructif ou majeur pour les travailleurs.

Si nous devions résumer en un mot, en un seul, nous pourrions la qualifier de grève pour rien.

Il est grand temps que toutes celles et ceux, animés d’une bonne volonté à la SNCM et CNM, au sein des Syndicats, au sein des organisations représentatives des usagers, rejoignent la démarche que nous avons entamée, celle d’une restructuration réelle et profonde du système actuel, celle d’une alternative à une défaillance permanente.

Le Bureau d’Alternance Démocratique

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