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#Corse, « sujet constitutionnel » de ‎@EnbataInfo

(Unità Naziunale – 2 février 2018 – 09h00) En remportant, à une large majorité, les élections territoriales de décembre 2017, les nationalistes corses ont fondamentalement modifié les rapports de leur île dans la république française.

L’autonomie, pleine et entière, n’est plus une revendication mais une obligation de mise en oeuvre.

Opportunité d’autant plus à saisir que l’interlocuteur français est un jeune président qui, candidat le 7 avril 2017 à Furiani, en Corse même, proclamait: “Est-ce qu’il faudra aller plus loin, modifier le cadre législatif et réglementaire, réviser la constitution pour permettre de nouvelles adaptations? Sur ce sujet comme sur tous les autres, je suis ouvert au dialogue”.

Parfaitement conscient de son rôle, le chef de l’exécutif corse, Gilles Simeoni, interpellait Emmanuel Macron, le 2 janvier lors de l’installation de la nouvelle collectivité unique : “Il est peut-être aujourd’hui, s’il en a la volonté, l’homme d’Etat qui ouvrira la voie à une solution politique négociée permettant de construire entre la Corse et la république française une relation nouvelle et apaisée. Nous attendons un geste politique fort”.

Or, chacun sait que l’autonomie législative est interdite par la constitution pour les collectivités territoriales de droit commun de la métropole. Le statut spécifique obtenu par la Corse sous Deferre en 1982 avait déjà ses limites sanctionnées alors par le Conseil constitutionnel présidé par Badinter, dans son article 1er, supprimant la notion de peuple corse. Il faut donc inscrire la Corse, dans une modification constitutionnelle, comme territoire d’outremer.

Le 18 janvier, à la demande de son exécutif, la professeure de droit public, Wanda Mastor, a remis un rapport argumenté afin d’engager la procédure institutionnelle. Mais au-delà du débat de fond, il y a l’implacable urgence de l’actualité. L’on sait que Macron entend modifier la constitution ce printemps sur quelques sujets précis dont la réduction du nombre de parlementaires et l’instillation de la proportionnelle. Si la “question corse” n’y est pas accrochée, rien ne se passera de fondamental d’ici la fin du quinquennat.

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