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#Corse Le collectif @CollectifAPP Patriotti dénonce l’acharnement répressif contre Massimu Susini #ADN

(Unità Naziunale Publié le 24 novembre à 11h00) Le collectif PATRIOTTI donne une conférence de presse sur le thème de l’ADN à Carghjese ce samedi 24 novembre 11h au centre du village.

Le Collectif dénonce le harcèlement répressif à l’encontre de Massimu Susini et un fichage ADN abusif qui menace les libertés individuelles de tous.

Pour le Collectif Patriotti la répression ne sera jamais la solution.


Voici le texte de la communication :

Présents aujourd’hui dans ce village de Carghjese, nous tenons avant toute chose à saluer les patriotes de cette région qui sont aujourd’hui toujours dans les prisons françaises à des milliers de kilomètres de leur terre, pour le combat qu’ils ont mené contre l’Etat français. Nous saluons Alain Ferrandi, Pierre Alessandri et Yvan Colonna. Nous rappelons qu’aucun processus de paix et de solution politique ne pourra être entériné tant qu’il y aura des prisonniers politiques.

Ce qui ne se  » justifie pas, ne se plaide pas, ne s’explique pas « , c’est ce constant mépris des droits de la défense et du principe de la présomption d’innocence.
Ce qui ne se  » justifie pas, ne se plaide pas, ne s’explique pas « , c’est cet incessant dédain des droits du prisonnier et des règles du rapprochement.
Ce qui ne se  » justifie pas, ne se plaide pas, ne s’explique pas « , c’est cette insolente désinvolture à revendiquer une justice  » sans complaisance, sans oubli, ni amnistie « .

En ce mois de novembre ou nous rappelons à toutes et le sacrifice de notre frère de lutte, Ghjuvan Battista Acquaviva, nul ne peut oublier que non seulement son assassin n’a jamais fait l’objet d’une quelconque poursuite judiciaire, mais qu’au contraire il a même été protégé par les services de l’Etat français… On nous accuse d’assassins mais nous avons déjà subi le crime ! 

Non, la France n’a ni le monopole du deuil, ni celui de la souffrance. Elle a par contre une responsabilité écrasante dans les origines du conflit. À ce titre il lui appartient de s’engager dans un plan de réparation historique et de reconnaître les droits naturels de notre peuple à choisir librement son destin.

Nous sommes réunis autour de Massimu Susini, pour dénoncer à travers son cas, une atteinte fondamentale aux libertés individuelles que la police française généralise en Corse.
Depuis plusieurs années, le gouvernement français tente de constituer, en toute illégalité et en allant à l’encontre de ses propres lois, un fichier « ADN » de l’ensemble des militants et sympathisants patriotes corses. C’est le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg). Les lois françaises en la matière se veulent précises et relativement protectrices des libertés individuelles. En effet, la loi autorise le prélèvement de l’ADN sur un individu s’il a été condamné ou s’il existe des « indices graves et concordant » à son encontre selon la terminologie policière et judiciaire. La loi, telle qu’elle a été rédigée, n’est donc pas faite pour ficher toute une population selon ses orientations politiques, mais simplement pour qu’un délinquant ne soit pas tenté de récidiver, sachant que l’autorité aura son « ADN » qui est un marqueur fort et un élément à charge important de la participation d’un individu à un acte délictueux.

Cependant, depuis les années 2000, le gouvernement français a donné des ordres très clairs à ses forces répressives en Corse : prendre systématiquement l’ADN des Corses et particulièrement des militants et sympathisants nationalistes. Nous avons vu, au cours de ces dernières années, nombre de personnes connues pour leur engagement politique, syndical ou associatif, être mises en garde-à-vue uniquement pour le prélèvement de leurs empreintes génétiques. Prélèvement parfois obtenus de force, alors même que des décisions de justice donnaient raison aux femmes et hommes qui avaient initialement refusé l’arbitraire du recensement et de la centralisation « ADN » dans le cadre du FNAEG.

Massimu Susini est un militant et ancien responsable nationaliste dont l’engagement remonte à sa jeunesse. Il a été en l’occurrence l’un des membres de l’exécutif de Corsica Libera à sa fondation. Depuis quelques années, Massimu est particulièrement visé et harcelé par les forces répressives françaises. Il a ainsi été placé en garde-à-vue plus d’une quinzaine de fois… Aucune charge n’a été retenue contre lui dans ces pseudos dossiers pour lesquelles on a voulu le mêler à tous prix. Au cours d’une de ces garde-à-vue en 2016, un vieux fusil de chasse, non déclaré, a été saisi à son domicile. Ce fusil, dont la détention est légale, n’était même pas en état de fonctionner et devait simplement servir à réparer un autre fusil de chasse déclaré. Il comparaitra pourtant en procès pour la possession de cette arme. Cet élément douteux ne suffisant pas, comme pour alourdir un dossier vide, il sera également jugé pour refus de prélèvement « ADN ».

Nous apportons tout notre soutien – politique et patriotique – à Massimu Susini.
Nous le disons clairement : les Corses n’ont pas à donner leur « ADN » à la justice française qui s’en sert pour constituer un fichier illégal du peuple nationaliste corse ! Nous les appelons à récuser ces nauséabondes ponctions qui sentent l’odeur nauséabonde de l’autoritarisme. 

Cette multiplication des procédures judiciaires n’est pas anodine. Elle met en relief la volonté clairement exprimée de l’Etat français de continuer à frapper sur les nationalistes corses, et depuis quelques années particulièrement sur notre jeunesse, aux antipodes d’une attitude d’apaisement politique attendue et réclamée par le peuple corse.
Ce choix caractérisé du ciblage des jeunes démontre que, à défaut d’un processus de résolution, l’Etat français anticipe sur la question nationale corse, par une identification précise des nouvelles générations. Ce qui signifie nettement que nous sommes toujours aux prises avec un schéma répressif. Le président de la République française avait d’ailleurs donné lui même le ton lors de sa venue en février dernier. Venue ou la provocation disputait l’intimidation et l’arrogance rivalisait avec l’humiliation… L’Etat français et son gouvernement ont choisi de continuer d’appliquer en Corse une politique répressive qui n’a aujourd’hui plus aucun rapport avec la situation politique et les aspirations de notre peuple. Il tourne le dos à l’expression démocratique. Il vide le mot « paix » de tout son contenu. Il s’obstine dans une voie qui a pourtant déjà mené ses limites et qui mène à l’impasse…
L’analyse de la situation actuelle suppose une unité et une complémentarité stratégique de toutes les forces du Mouvement Patriotique, aux antipodes des pièges de la désunion ou de la division qui nuisent à tout véritable redéploiement populaire. Dans ce canevas, face à l’Etat français, « Patriotti » saura se montrer à la hauteur des enjeux.

Nous rappelons ici nos exigences :

  • La destruction du fichier ADN illégal que l’Etat français a constitué de notre peuple, et l’arrêt immédiat des prises d’ADN.
  • Le retrait des noms de tous les patriotes corses inscrits au FIJAIT et au FINIADA.
  • La libération immédiate de tous les prisonniers politiques, et la cessation des poursuites.
  • La mise en place de véritables conditions pour une Solution Politique négociée.

Sustegnu à Massimu Susini ! Sustegnu à tutti i patriotti vittimi di a riprissioni francesa !
A lotta cuntinueghja par ch’iddu campa libaru u nosciu populu !
PATRIOTTI


Dans Corse Matin : 

« Nous nous opposons au prélèvement illégal d’ADN de Maxime Susini, rappelle Jean-Philippe Antolini, porte-parole d’I Patriotti. Nous rappelons que ce prélèvement est d’autant plus injustifié que Maxime Susini a été relaxé. »

« Le fichage ADN des anciens prisonniers politiques est totalement liberticide, appuie encore Jean-Philippe Antolini. (…) Nous demandons pour eux le droit à l’oubli judiciaire. »

« Il n’y a aucune volonté d’apaisement de la part de l’État français, appuie le porte-parole d’I Patriotti. C’est pourquoi nous prévoyons de mener des actions ayant pour objectif la libération de tous les prisonniers politiques, l’arrêt des recherches, des poursuites judiciaires, administratives et financières. Certains se retrouvent condamnés à payer des sommes de 800 000  voire 900 000 . Il y a une volonté de taper sur les nationalistes. »

Le collectif compte également organiser « des petites soirées » au profit d’I Patriotti. 


Revue de presse

(Corse Matin) (France 3 Corse) (Alta Frequenza)


#Corse Rassemblement de soutien à Massimu Susini le 10 mai 2004

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