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(Unità Naziunale 26 juin 2017 – 10h30) Le Mercredi 31 mai, le tribunal de pointe-à-Pitre a renvoyé l’audience au 6 juillet 2017 car l’ensemble des pièces n’a pas été communiqué à la défense et notamment la fameuse vidéo qui témoignerait de la prétendue agression.

Elie Domota, secrétaire général de l’UGTG, a comparu ce 31 mai pour « violence en réunion ». Sans fondement, ce procès est le symbole de la répression antisyndicale sur l’île. L’audience avait été reportée au 6 juillet.

Au cours de cette journée, de nombreuses mobilisations ont été organisées dans le cadre de conflit en cours mais aussi pour dénoncer la répression anti syndicale qui frappe les militants syndicaux de Guadeloupe. Les travailleurs ont dû faire face à une violence farouche des gendarmes.

C’est ainsi qu’un des délégués a été sauvagement frappé par un gendarme à coup de pied et a été abandonné par les gendarmes à l’hôpital avec une rupture totale du tendon d’Achille. Pour les gendarmes, ils auraient été agressés et il s’agirait là d’une opération de maintien de l’ordre classique.

Le procès qui est fait au secrétaire Général de l’UGTG est un procès en sorcellerie pour tenter de criminaliser l’action syndicale et cela afin de cacher la réalité des relations sociales en Guadeloupe qui repose sur le non-respect du droit du travail, la violation du droit syndical, la remise en cause des libertés fondamentales.

Le procès du camarade Eli DOMOTA a fait l’objet d’une large mobilisation et d’une très grande solidarité tant sur le plan guadeloupéen qu’à l’échelle internationale. Ce sont des centaines de communiqués de soutien et d’interpellations adressées au Ministre français de la justice, venues d’organisations et de personnalités du monde entier.

C’est la présence des délégations d’organisations de Guadeloupe, de Martinique, de Guyane, de France mais aussi de l’Association des travailleurs et des peuples de la Caraïbe et du Comité International Contre la Répression.

 


Voici l’appel du 25 juin 2017:

Chers camarades,

Le procès du Secrétaire Général de l’UGTG, Eli DOMOTA, a été reporté au 06 juillet 2017 car l’ensemble des pièces n’a pas été communiqué à la défense et notamment la fameuse vidéo qui témoignerait de la prétendue agression.

Pour rappel, il est poursuivi pour « pour violence en réunion », suite à une plainte déposée par un cadre dirigeant de BMW, propriété du président du Medef Guadeloupe.

Ce 31 mai, de nombreuses mobilisations ont été organisées dans le cadre de conflit en cours mais aussi pour dénoncer la répression anti syndicale qui frappe les militants syndicaux de Guadeloupe. Les travailleurs ont dû faire face à une violence farouche des gendarmes. C’est ainsi qu’un de nos délégués a été sauvagement frappé par un gendarme à coup de pied et a été abandonné à l’hôpital avec une rupture totale du tendon d’Achille.

Car il s’agit, comme en Mai 1967 où pas moins de 100 travailleurs ont été tués dans les rues de Pointe-à-Pitre à la demande du patronat, de protéger la classe des escrocs, de ceux qui ne respectent pas les lois sociales.

Le procès qui est fait au secrétaire Général de l’UGTG est un procès en sorcellerie pour tenter de criminaliser l’action syndicale et cela afin de cacher la réalité des relations sociales en Guadeloupe qui repose sur le non-respect du droit du travail, la violation du droit syndical, la remise en cause des libertés fondamentales.

Ce procès fait l’objet d’une large mobilisation et d’une très grande solidarité tant sur le plan guadeloupéen qu’à l’échelle internationale. Ce sont des centaines de communiqués de soutien et d’interpellations venues d’organisations et de personnalités du monde entier (Caraïbe, Amérique, Europe, Afrique). C’est aussi la présence de délégations d’organisations de Guadeloupe, de Martinique, de Guyane, de France mais aussi de l’Association des travailleurs et des peuples de la Caraïbe et du Comité International Contre la Répression.

L’UGTG réaffirme que c’est la liberté syndicale, le droit pour les travailleurs de disposer d’organisations syndicales indépendantes qui est visé.

C’est pourquoi nous vous demandons d’informer tous ceux qui luttent pour la défense des libertés syndicales et singulièrement les militants du mouvement ouvrier démocratique.

Au nom de la solidarité ouvrière, au nom de la démocratie, au nom du droit des Travailleurs de Guadeloupe et de leurs organisations syndicales qui luttent pour leurs légitimes revendications, nous faisons appel de nouveau à votre soutien et à votre solidarité sous la forme que vous jugerez utile pour dire « NON à la REPRESSION – SENDIKALIS PA KRIMINEL !! »

Les syndicalistes ne sont pas des criminels.

Vive la lutte des travailleurs et des peuples. Vive la solidarité des Travailleurs et des Peules.

Vive la solidarité internationale !

Recevez, Chers Camarades, nos salutations militantes.

Pour l’UGTG

Maïté HUBERT-M’TOUMO.

Secrétaire Générale Adjointe de l’UGTG



Soutien UGTG et LKP aux Ghjurnate de 2009

« Depuis décembre 2008, un mouvement social, culturel et politique global et inédit contre le capitalisme et pour l’indépendance de la Guadeloupe s’est développé avec le LKP, a par exemple rappelé Myrlin Davilé, responsable des relations internationales de l’UGTG, le syndicat initiateur du LKP, et représentant du leader, Elie Domota. « Nous sommes donc ici, pour la première fois, afin de partager notre vécu avec le peuple corse (Vidéo) qui subit, lui aussi, la domination française. »

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