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(Unità Naziunale – 12h30) UDA était le surnom de Maddi HEGUY, militante d’IK (iparretarrak). « Originaire d’Hélette, elle meurt à Biarritz le 21 juin 1987, 6 mois après son évasion de prison. Interpellée et menottée dans une voiture de police arrêtée en pleine voie, elle est happée par un train » (Unità Naziunale 2007) (Dossier des 20 ans)

« Incarcéré à Tarbes puis à Pau, Gabi Mouesca s’évade le 13 décembre 1986 grâce à un commando d’IK (iparretarrakqui investit la prison les armes à la main. Enfuie avec lui, Maddi Heguy, une militante basque. Mouesca est à nouveau arrêté le 11 juillet 1987. La jeune femme, elle, meurt happée par un train en tentant de s’échapper. »


En Aout 2013 Felipe Bidart rend hommage à Maddi Heguy dite « uda » aux Ghjurnate Di Corti

 


Gaur duela 30 urte IK-ko kide Maddi Heguy hil zen Biarritzen. Tren batek harrapatu zuen jazarpen polizialaren ondorioz


L’Arcusgi : Askatasunera ( paroles + traduction ) par vocedicorsica

C’est le premier jour de l’été. Tous les ans reviendra cette belle sai- son. Depuis la nuit des temps, depuis qu’un soleil s’est levé pour que les femmes et les hommes de cette terre vivent debout, depuis un toujours renaissant, une flamme d’espoir brûle dans nos cœurs.

En prison, c’était ton leitmotiv : Gora Bihotzak ! (Vive les Coeurs !) Ainsi, chaque fois tu signais tes lettres. Aujourd’hui, tu ne nous écris plus. Et pourtant cela fait maintenant une année que ta paraphe souligne nos actes. La haine, c’était ton ennemie. Et pourtant, jamais nous ne pardonnerons à ceux qui t’ont fait mourir.

Ta vie, ton engagement militant, nos luttes et tes câlins parfois… tout ça fleurait l’amour, l’amitié et ces choses qui embaument là où il nous faut aussi souffrir. Loin du charisme, souffle ce vent que la dialectique militante, empruntée à la poésie, intitulé «liberté».

Des mots pour réciter notre souvenir voilà ce que tu ne veux pas. Notre lutte, ce combat pour la vie, tu le conjuguais au présent… Nous continuerons.

Maddi, excuse-nous car de toi nous voudrions faire tout un symbole. Un message pour les générations futures, un creuset.

Tu n’es pas la première à avoir donné ta vie pour une Euskadi libre… et malheureusement pas la dernière. Le sang qui coule dans nos veines versera encore. La conscience du sacrifice obligé nous impose, à ton instar, de vivre intensément.

C’est le premier jour de l’été et il fait beau sur notre pays. Juste une toute petite brise suffit à réveiller notre somnolence. Un sifflement à nos oreilles. L’air d’une chanson qui te célèbre, Maddi, et crie en milliers de voix cet espoir démesuré, cette utopie d’une belle saison pour les Basques.

Gora Euskadi Askatuta !

(Vive le Pays basque Libre !)

 

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