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Les résultats corses apportent bien sûr beaucoup au bilan global des candidats «régionalistes» répertoriés par le Ministère de l’Intérieur. Mais ailleurs qu’en Corse aussi le sentiment « régionaliste » a gagné du terrain.

Il y a les trois candidats qualifiés pour le second tour en Corse. Mais il y en a aussi un en Alsace (Gérard Simler d’Unserland, 16,85% à Sélestat) et un autre en Bretagne (Jean Luc Bleunven, apparenté UDB, 15,20% dans le Léon). Et, dans les départements ultra-marins, plusieurs candidats engagés pour l’autodétermination de leurs territoires sont présents au second tour : en Guyane (Davy Rimane, 20,26%), en Martinique (Jean Philippe Nilor, du Mouvement Indépendantiste Martiniquais, 46,87%), en Polynésie (Teura Iriti, proche d’Oscar Temaru, 24,06%) et en Kanaky (Louis Mapou, 30,80%). Sans compter Paul Molac, réélu dès le premier tour en Bretagne sous l’étiquette « en marche », mais avec la ferme intention de collaborer avec les élus RPS dont il a été le représentant durant la dernière mandature.

Soit, quand même, une dizaine de députés potentiels, alors qu’il est question d’abaisser à 10 députés le seuil nécessaire pour constituer un groupe. Et ce noyau de députés « régionalistes » aura aussi la possibilité de former un « groupe arc en ciel » avec d’autres élus issus de forces politiques trop peu nombreuses isolément pour être un groupe.
Mais au delà de leur poids parlementaire, c’est d’un poids politique croissant dont les résultats des candidats affiliés à RPS dans l’hexagone (les règles d’affiliation sont différentes outre-mer) ont fait la preuve.

Tout d’abord ils ont présenté des candidats dans toutes les circonscriptions de Bretagne (37), d’Alsace (15), de Corse (4), de Catalogne (4) et du Pays Basque (3). Des candidats se sont aussi présentés en Occitanie, en Moselle et en Savoie qui ont complété les candidatures régionalistes. 55 d’entre eux ont franchi le seuil de 1%. Il en fallait 50 pour pouvoir être éligibles aux financements publics : la structure RPS a montré son efficacité et sa solidarité dans ce challenge difficile quand on n’est pas une formation nationale placée sous le feu continue de l’information non stop.

Ces retombées financières de la « première fraction » des financements publics seront les bienvenues pour tous ces partis politiques, particulièrement en Corse où les députés élus apporteront, quand ils seront affiliés à RPS, une seconde fraction de financement.
Ils sont 20 candidats RPS à avoir franchi les 5%, résultat qui ouvre l’accès au remboursement de toutes les dépenses de campagne, les quatre corses, les trois basques, trois bretons (dont Christian Troadec, 14%), et dix alsaciens.

En Alsace, la bonne tenue d’Unserland après leur percée des régionales encourage tous ceux qui veulent annuler les découpages réalisés au niveau de l’Etat lors du débat sur la loi Notre. Cela vaut particulièrement l’Alsace qui a été révoltée par la décision de la rattacher à la grande Région Est, faisant ainsi disparaître toute référence administrative au territoire alsacien, à sa langue et à sa culture.

Nul doute qu’en Alsace la mobilisation reprendra et RPS y contribuera dès le mois d’août prochain en y tenant l’événement annuel de son Université d’Eté.

Après vingt années d’existence et de travail continus, RPS poursuit sa route, en lien avec l’Alliance Libre Européenne. L’Europe des Peuples et Régions Solidaires est une construction politique patiente et continue. Elle vient de passer un nouveau cap.

François Alfonsi
16 juin 2017

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