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#corse Depuis Aurore Martin jusqu’à Oier Gomez ! #Sulidarità

En cette veille d’élection, EHBAI a souhaité tirer le bilan du quinquennat en ce qui concerne le processus de résolution du conflit, au moment où une fois de plus nous connaissons une situation dramatique avec le cas d’Oier Gomez.

Pendant tout le mandat de Hollande, la position des gouvernements socialistes vis-à-vis du processus de résolution du conflit a été honteuse, irresponsable et inacceptable.

Rappelons que le mandat de François Hollande avait démarré par le décès de Xabier Lopez Pena dans une prison française. Toujours sur le sujet des prisonniers malades et libérables, il convient de ne pas oublier qu’Ibon Fernandez Iradi, dont l’état de santé n’est pas compatible avec une incarcération selon les experts, devrait déjà être dehors avec ses proches. Nous tirons aujourd’hui la sonnette d’alarme en particulier autour du cas d’Oier Gomez, dont l’état de santé est plus que préoccupant. L’état français piétine ses propres textes législatifs en la matière !

Le cas de dizaines prisonniers qui auraient dû être libérés en conditionnelle par application de la loi nous rappelle l’entêtement de la France. Les demandes de libérations pourtant légitimes sont systématiquement refusées ces dernières années ; entre autres les demandes de Lorentxa Beyrie, Jakes Esnal, Txistor Haranburu, Jon Kepa Parot…

La politique carcérale française à l’égard des militantEs politiques basques n’est pas acceptable. Inacceptable également la dispersion systématique : 80 militantEs politiques emprisonnés dans 24 prisons françaises !

Depuis 2011, avec la conférence d’Aiete et fin de la lutte armée d’ETA il existe une opportunité historique de mettre en marche un processus de résolution.

Le conflit basque reste, après l’Irlande, le dernier conflit lié à la problématique de la nation, un conflit éminemment politique dont les sources n’ont toujours pas été traitées et aux conséquences dramatiques : des centaines de morts, la guerre sale, des milliers de réfugiéEs, la torture, les prisonniers…

Toutes les conditions politiques nécessaires étaient pourtant réunies pour engager le processus :
. Au Pays Basque nord, un accord large et total vis-à-vis de la résolution du conflit : manifestations massives, la Déclaration de Bayonne, etc.
. Au début du mandat, les socialistes avaient la majorité absolue au parlement, assemblée nationale et sénat, et donc toutes les conditions nécessaires.

Malgré tout cela, l’Etat français, aligné sur la politique de l’Etat espagnol, a maintenu sa position d’entraves et d’agression vis-à-vis du processus de résolution du conflit.

– Maintien des mesures répressives :
. Collaboration dans le harcèlement des militantEs politiques : acceptation du mandat européen à l’encontre d’Aurore Martin, arrestations des militantEs d’ETA, harcèlement des réfugiéEs avec comme exemple, l’arrestation violente de Manu Azkarate, blessé par la police au cours de son interpellation.
N’oublions pas également que de nombreux réfugiéEs subissent encore les conséquences dramatiques de la politique de déportation utilisée par l’Etat français. Rappelons ainsi la mort en déportation du Ziburutar Angel Aldana il y a seulement quelques mois.

Par ailleurs, les récentes mesures législatives prises ces derniers mois dans le cadre de ladite “lutte contre le terrorisme” entraînent de nouvelles mesures injustes, ainsi :
. Le fichier FIJAIT oblige les ex-prisonnierEs ayant fini leur peine à un contrôle judiciaire strict
. Les conditions de la liberté conditionnelles ont aussi été durcies …

L’attitude du gouvernement français dans le désarmement est honteuse comme l’a montrée l’actualité récente : voyage en Colombie d’un côté pour encenser le processus de paix et au même moment, au Pays Basque, opération policière contre ceux/celles qui voulaient faire avancer le processus de résolution du conflit.

L’attitude et la position maintenue par le pouvoir socialiste pendant le mandat Hollande a été et est encore :

Honteuse : au lieu de saisir l’opportunité historique qui s’offrait, les socialistes continuent de bafouer leurs propres lois tout en maintenant des mesures coercitives et injustes.
Irresponsable : gérer de cette manière la résolution d’un conflit qui a des racines politiques relève de l’irresponsabilité, particulièrement vis-à-vis des nouvelles générations, des jeunes, qui vont arriver à la conclusion que la seule réponse des deux Etats au désir de paix de la société basque a été la violence et la répression.
Inacceptable : Rappelons le cas de Lorentxa Guimont libérée grâce à la mobilisation.

Nous appelons donc les habitantEs du Pays Basque à se mobiliser.

Un rendez-vous important : la manif du 25 mars.

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