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Des dizaines d’hommes sont toujours incarcérés dans les prisons françaises. D’autres, hors des prisons font l’objet d’une restriction de l’exercice de leur liberté. Le pouvoir politique actuel et la totalité de l’opposition parlementaire restent obstinément sourds, voire très hostiles, au principe de l’amnistie. Amnistie qui doit inclure dans son champ d’application ceux qui sont en instance de jugement et toutes les procédures d’instruction en cours.

Qu’ils aient assumé ou pas leurs actes ou qu’ils nient toute implication dans les faits qui leur sont reprochés, tous, à notre sens, doivent retrouver leur foyer.

Le processus choisi par la majorité des organisations politiques du mouvement national, donne la priorité à la question des emprisonnés. Ce choix, que nous respectons, ne nous apparaît pas néanmoins comme le plus pertinent. En effet, la tentation historiquement répétée de tous les appareils consiste à prendre en otage ces derniers en les transformant en monnaie politique d’échange. Ce sont des chantages et des pressions, uniquement destinés à peser dans le cadre d’éventuelles négociations, tout en permettant ainsi de limiter au maximum les inévitables concessions à faire. C’est à cet exercice auquel se livre aujourd’hui l’actuel gouvernement de la France.

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En tant que partisans du droit à l’autodétermination, nous réaffirmons que l’émancipation pleine et entière ne peut en aucun cas être compatible avec le régime de la liberté sous conditions.

Aujourd’hui, une majorité de nationalistes a validé une stratégie quasi uniquement fondée sur le champ des luttes institutionnelles et sur la perspective à moyen terme de l’obtention du statut d’autonomie. Il faut désormais que chacun puisse mesurer à l’aune concrète des résultats éventuellement obtenus, l’exacte portée et implication de cette stratégie.

Cette même majorité souhaite qu’une amnistie soit promulguée. Si nous ne validons toujours pas la stratégie autonomiste, nous ne souhaitons en aucun cas entrer dans le jeu des surenchères dont les prisonniers politiques seraient immanquablement les premières victimes.

C’est sur la base de cette analyse que nous appelons à manifester le 24 septembre prochain en exigeant avec l’ensemble des participants et organisateurs de cette mobilisation, la promulgation d’une loi d’amnistie opérante pour tous les emprisonnés sans exception aucune.

A Manca

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