Produit CORSU E RIBELLU

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(Unità Naziunale Publié le 18 aout 2018) Je suis surpris de la tournure que prennent les débats sur les AOT en générale et notamment dans l’extrême sud !Quand je lis certains de vos commentaires, j’ai l’impression que vous n’êtes pas du tout au courant de ce qui se passe en réalité !

«  »Vous ne connaissez certainement rien du discours ou des agissements des services de l’Etat.

De Palumbaghja à Roccapina, les 37 AOT sur 37 disparaissent pour 2019. (Un grand nombre d’entre nous se sont vu refuser les AOT dès cette année) Des clubs de plongée aux restaurants de plage, en passant par toutes les activités nautiques ou bases nautique, locations de kayaks de pédalos, de paddles, et cela malgré les dispositions du PADDUC qui les prévoient.

Les services de l’Etat ont une interprétation « ultra » restrictive des textes… Je pense que la concertation doit permettre de trouver des solutions.

Aujourd’hui, y compris les quelques pétitionnaires qui ont pu « déraper », par le passé, sont déterminés pour qu’on définisse un cadre clair (surtout précis) et s’y soumettre.
Il n’y a aucune nouvelles demandes d’AOT, il n’y a pas de demandes de régularisation des Abus ou autres infractions… il y a simplement une mobilisation contre la suppression des AOT existant depuis des décennies.

Personnellement, concernant l’AOT au nom de mon père, nous ne sommes en infraction que par la décision des services de l’état de ne plus nous l’accorder ! Et cela malgré l’avis favorable (à l’unanimité) du comité consultatif de la réserve des bouches de Bunifaziu. Refus notifié par courrier recommandé le 13 juillet. (En pleine saison !) Cette AOT concerne 30 parasols et la location de kayaks, paddles et un pédalo, elle occupe environ 7% de la plage (très loin des 20 % du « décret plage ») tout le reste de notre établissement est sur notre propriété familiale. 

«  »Je pourrai vous expliquer encore comment se sont déroulés les contrôles dans les établissements estampillés « paillote mouvance nationaliste » …

Et je pense qu’alors vous comprendriez mieux que personne ne demande une quelconque impunité, mais que l’on arrête simplement de harceler et de stigmatiser des familles de travailleurs Corses qui ont toujours respecté le libre accès aux plages et le domaine public et cela même s’ils en exploitaient légalement une petite partie… (en payant bien entendu les droits qui y étaient attachés !)

Contrairement aux insinuations et aux propos « calomnieux et dégueulasses » d’un certain mouvement et de certains révolutionnaires de la 25 -ème heure. Je ne me suis pas battu toute ma vie, souvent au sens propre du terme, pour défendre mes idées et ma Terre, sacrifiant souvent ma vie privée, ma vie professionnelle et de famille jusqu’à être privé de ma liberté, pour finir par m’accaparer quelques mètres carrés du domaine public en le privatisant et en y mettant quelques parasols !

Mon engagement et mes ambitions pour mon pays et pour mon peuple sont d’un tout autre niveau… Mais c’est un autre débat !

«  »Quoiqu’il en soit moi et ma famille sommes empreins de valeurs ancestrales dont l’honnêteté, le travail et l’attachement à notre terre sont les fondements.

Nous sommes familialement d’« importants» propriétaires foncier sur le littoral de Palumbaghja (non pas en hectares ou en dizaines d’hectares, mais bien en centaine!) et NOUS n’avons jamais cédé à la tentation de la promotion et de la spéculation immobilière ! Par contre nous défendrons cet outil de travail que nous avons développé, pas à pas, « pierre à pierre », depuis des décennies et qui nous permet de vivre sur notre terre, je dirai même sur nos terres !

Je suis ouvert et j’ai toujours été ouvert à la discussion et au débat pour peu qu’il soit honnête et respectueux… D’ailleurs » u culletivu di i prufissiunali di u liturali » au nom duquel j’ai été amené à m’exprimer n’a jamais rien demandé d’autre que de la concertation !

Mais je ne tolèrerai d’insultes, de calomnies et de leçons de nationalisme, de militantisme et de probité de personne, ni d’aucunes structures politiques ou associatives… a bon entendeur.

Micheli Giraschi