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Ce lundi 27 juin, Les associations « Ghjustizia è verità per i Nostri » « l’ora di u ritornu » (vidéo sur ce lien) ont procédé à la veille de la visite du Premier Ministre Manuel Valls à un tractage national pour soutenir le cas d’Alain Ferrandi et de Petru Alessandri qui condamné à Perpétuité, n’ont toujours pas été rapprochés près de leurs familles.

« Depuis maintenant plusieurs mois, l’attitude du gouvernement est foncièrement hostile à toutes idées susceptibles de favoriser l’apaisement et l’émancipation de notre peuple tant dans le domaine économique, social, culturel que politique. Et ce malgré la volonté manifeste et inaliénable des corses d’aller sur les chemins de la paix et de l’épanouissement. Plusieurs faits l’attestent : Le refus d’accéder à la co-officialité de la langue corse, le refus de signer la charte des langues minoritaires, le refus de respecter les articles de la CEDH notamment en ce qui concerne le rapprochement des prisonniers politiques Corses, le refus de reconnaître les exactions policières commises à l’encontre des jeunes Corses sur le continent et sur l’île, enfin le refus d’accéder aux propositions formulées par le nouvel exécutif territorial en matière judiciaire, fiscale, intercommunale,… Face à ces comportements méprisants, provocateurs et totalement indignes d’un Etat démocratique, le collectif « Ghjustizia è verità per i nostri » a initié des rapprochements avec d’autres collectifs (l’Ora di u ritornu, comité de soutien à Jean-Louis Emmanuelli…) de manière à imaginer la co-construction d’un espace civil et citoyen qui favorise tout à la fois la transversalité des échanges, la mise en commun des moyens d’expression et la mutualisation des terrains de lutte. AlessandriFerrandi-Ora-GhjustiziaLes raisons de nos colères relèvent systématiquement des mêmes causes : l’injustice, l’indifférence, l’absence de reconnaissance, la stigmatisation. L’Ora di u Ritornu se bat pour l’application pure et simple de la loi, concernant le rapprochement familial d’Alain Ferrandi et de Pierre Alessandri. « L’heure du retour » est arrivée. L’Etat ayant entériné le refus de reconnaître le statut de prisonnier politique Corse, aucune justice d’exception ne peut s’appliquer à ceux qui purgent leur peine depuis maintenant plus de 17 ans dans la dignité la plus totale. Leur seule exigence : terminer leur détention dans leur pays pour envisager sereinement leur projet de libération conditionnelle. Ghustizia è verità per i Nostri, continue d’affirmer que la tourmente dans laquelle on l’a entraînée n’est que la continuité d’un état policier ou la proximité entre justice et gouvernement est devenue dangereuse pour une jeunesse qui se construit. Le harcèlement policier ponctué par des absurdités juridiques est devenu la norme de l’action de l’Etat en Corse. Nous avons également une pensée pour Stephane Tomasini qui verra son procès s’ouvrir en septembre et les autres prisonniers politiques qui eux aussi attendent leur droit au rapprochement tel que prévu par la loi et le règlement politique de leurs situations à travers une amnistie. Les applications à géométrie variable des lois doivent nous interpeller et nous inquiéter, d’autant plus, que dans une indifférence presque totale une loi octroyant un pouvoir quasiment illimité au parquet, rendra la vie privée inexistante ou tout du moins la mettra grandement à mal. L’application de cette dernière ne manquera pas de générer de nouvelles injustices au sein d’une population, qui, l’histoire nous le démontre à de nombreuses reprises, est de manière récurrente un laboratoire d’exercice pour les apprentis sorciers politiciens français. C’est pourquoi nous appelons toutes les personnes, toues les organismes, institutions, syndicats, mouvements et collectifs, soucieux de l’avenir de notre jeunesse et préoccupés par les injustices qui touchent chacun d’entre nous, à rejoindre ce mouvement citoyen et légitime pour une démocratie active, afin de prendre de manière globale, solidaire, harmonieuse et déterminée, la défense des intérêts et de la dignité de notre peuple. A chacun de prendre sa part.


Le lendemain, mardi 28, le mouvement Ghjuventù Indipendentista a quant à lui fait un tractage national afin de soutenir 3 jeunes corses en Procès. Niculaiu Battini è Ghjiseppu Maria Verdi è Stefanu Tomasini le 27 septembre 2016. « A Ghjuventù Indipendentista se mobilise en vue du procès du 27 septembre 2016. En effet, après 3 ans d’attente débutera le procès de deux de nos militants, Nicolas Battini et Ghjiseppu Maria Verdi, ainsi que de Stéphane Tomasini. 3 années durant lesquelles S.Tomasini et N.Battini ont effectué une détention provisoire. 3 années durant lesquelles GM Verdi n’a cessé d’être recherché. 3 jeunes corses qui ont passé ces années loin de leurs familles en ne pouvant pas réaliser leurs études convenablement. Une fois de plus, l’Etat nous dévoile toute sa considération pour notre jeunesse. A travers eux, c’est de la jeunesse Corse que l’Etat veut faire le procès. Et nous n’accepterons pas que notre jeunesse subisse une condamnation de plus. Nous continuerons de nous mobiliser durant les 4 mois à venir et appelons chaque personne se sentant concernée par l’avenir de notre jeunesse à se joindre à nous. A nostra cuscenza hè resistenza Ghjuventù Indipendentista »

VerdiTomasiniBattini-indipendentistaghjuventu


Ce mercredi 29 juin, l’Associu Sulidarità qui soutient une vingtaine de patriotes et qui portent les demandes de regroupement, de rapprochement et d’amnistie, a tenue, en compagnie de la LDH CORSICA une conférence de presse au sein de l’Assemblée de Corse, dont le mouvement national est aux affaires depuis décembre dernier. Une conférence de presse soutenue par la présence du Président de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, ainsi que par les élus de Corsica Libera à cette même assemblée. Un rassemblement aura lieu le 4 juillet devant l’Assemblée de Corse.


#Corse conférence de presse @Sulidarita… par antofpcl

Vidéo : Le cas de Paul Istria conditionnable depuis deux ans

Vidéo : Résumé de la situation répressive par Jean Marie Poli, Président de l’Associu Sulidarità

Vidéo : Le cas de Jean Pascal Cesari, assigné à résidence en France, très malade

Vidéo : Intervention de la LDH CORSICA lors de cette conférence de presse.

Vidéo : Intervention du Président Jean Guy Talamoni lors de cette conférence de presse

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Les Présidents Jean-Guy Talamoni et Gilles Simeoni, ont quant à eux, portés le débat auprès du gouvernement.

Sans oublier le rassemblement au lendemain de la visite ministérielle pour soutenir 5 jeunes corses en procès dans l’affaire du soutien à Maxime Beux.

 

à suivre sur  l'application android Unità Naziunale ou bien sur ce lien mobile (Apple, tablettes...)