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Le PNC a dernièrement réuni ses instances à Corti, pour dresser un premier bilan de la majorité nationaliste à l’Assemblée de Corse et plus largement, échanger sur la situation politique de l’île.

Cette rencontre statutaire a tout d’abord permis de réaffirmer l’attachement des délégués à la démarche de Femu ainsi qu’à l’union initiée avec Corsica Libera, Pè a Corsica, toutes deux à l’origine d’une victoire historique, en décembre dernier. Le PNC s’astreint d’ailleurs, depuis lors, à un fonctionnement souple et léger, ainsi qu’à une communication moins dense, pour privilégier les espaces d’expression unitaires, tant au sein de la Collectivité Territoriale que sur le terrain politique général.

Cette attitude nous parait correspondre en tous points aux attentes de notre peuple, résolument tourné vers l’action de la majorité, les résultats attendus à court et moyen terme plutôt que vers des logiques partisanes ou des querelles de sigles.

Plus préoccupante, de l’avis général, est la « stratégie » de l’état, qui oscille entre mutisme et réponses inappropriées sur tous les dossiers stratégiques (redressement économique, coofficialité, statut de résident, amnistie, arrêté Miot et fiscalité…). Ce blocage incompréhensible, s’il devait persister, aurait à n’en pas douter des conséquences lourdes. Pour le PNC, l’action exclusivement publique et démocratique, le refus des rapports de force internes à la société corse sont des choix définitifs. Mais ils ne sauraient se confondre avec une forme d’aveuglement, ou d’abandon de nos revendications fondamentales. Nous demeurons pleinement partisans de l’autodétermination du peuple corse et à ce titre, d’une évolution institutionnelle bien plus rapide et audacieuse que la seule Collectivité Unique ainsi que d’une solution politique globale.

Il importe donc d’intégrer cette problématique avec, pour nous autant que pour chaque nationaliste, deux chantiers immédiats et vitaux : celui des droits de succession, afin d’éviter un basculement brutal vers le droit commun pour l’ensemble des corses et celui d’une collectivité nouvelle au 1er janvier 2018, qui ne se résumerait pas à la simple fusion de l’existant mais à une réorganisation dynamique et fluide, englobant la juste représentation des territoires (autour d’une Chambre dédiée), des ressources financières maîtrisées et pérennes et l’obtention progressive d’attributs essentiels (pouvoir législatif et réglementaire, autonomie fiscale, etc).

L’état doit se hisser à la hauteur de ces enjeux et entendre tout particulièrement la voix de la jeunesse dont l’exaspération, cent fois légitime, est désormais manifestée sous diverses formes, aux quatre coins de l’île et avec le soutien actif de notre peuple.

Le PNC saura accompagner ce mouvement de fond, au-delà de l’Assemblée de Corse et des rangs de la majorité, à travers chacun de ses militants et notamment dans le cadre stratégique de Femu a Corsica, dont l’avenir donne aujourd’hui lieu à de nombreux débats.

A ce sujet, le PNC rencontrera très prochainement ses partenaires d’Inseme et proposera un cadre d’actions ainsi qu’un calendrier de travail. D’ores et déjà, il s’agit pour nous de faire vivre la démarche Femu, au travers de Comités de régions (comme il en existe déjà dans le Fiumorbu ou en Casinca), d’une coordination nationale associant élus et représentants des mouvements, d’une mutualisation avérée des différents moyens de communication et d’un partage clair et équitable des ressources matérielles de chaque entité.

Cette discussion capitale sera finalisée lors de notre Assemblée Générale du mois de juillet. Elle débouchera sur une motion d’orientation, soumise à l’approbation de tous. Nous demandons donc à chaque militant ou sympathisant de s’impliquer dans le processus menant à l’AG, dont les modalités pratiques et la date seront précisées au cours des tous prochains jours.

PARTITU DI A NAZIONE CORSA
11 juin 2016

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