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[Euskal Herria] Les gardes civils condamnés pour torture relaxés en seconde instance

Le Tribunal Suprême (TS) espagnol a relaxé hier à Madrid quatre gardes civils condamnés en décembre 2010 pour tortures à l’encontre des Leisakar Igor Portu et Mattin Sarasola, membres présumés d’ETA, lors de leur arrestation en janvier 2008.

Pour le tribunal madrilène les preuves admises par l’Audience de Gipuzkoa, qui avait condamné les gardes civils à des peines de deux à quatre ans de prison, ne sont pas suffisantes. Les magistrats du TS estiment que rien ne prouve que les lésions qu’avaient les deux Navarrais étaient imputables aux membres des forces de sécurité espagnoles. Ils affirment dans leur sentence que les tortures dénoncées par Portu et Sarasola sont des « tortures vindicatives,c’est-à-dire, réalisées par vengeance parce qu’ils font partie d’ ETA ». Pour eux cela fait partie d’une « stratégie de présenter des fausses plaintes ». Pour les magistrats “l’ inmense quantité de coups et d’agressions de tous ordres non constatés que les plaignants disent avoir reçus peuvent répondre aux instructions organiques reçues par les terroristes”

La cour met en doute également trois témoignages portés par des personnes citées par la défense des deux Navarrais. Une infirmière de l’Hôpital de Donostia pour avoir prévenu les parents de Portu et Sarasola et deux témoins dont celui de l’arrestation qui, par leur appartenance à la gauche indépendantiste sont suspectés par les juges eux aussi de répondre à la stratégie d’ETA.

La nouvelle de la relaxe a suscité des réactions d’indignation en Pays Basque. Pour le parti Aralar il s’agit d’une “preuve supplémentaire” de la pratique de la torture dans l’Etat espagnol. La formation estime que les juges “envoient aux tortionnaires le message que leurs actions resteront impunies”.

La gauche abertzale estime “scandaleuse” la sentence et affirme qu’elle est “clairement de caractère politique” et qu’elle a pour objectif que “l’Etat espagnol puisse continuer avec son agenda du mensonge, faisant obstacle au nouveau scénario” au Pays Basque.

Askatasuna pour sa part affirme “qu’il est aussi incroyable et stupéfiant que des militants basques signent des déclarations qui leur vaudront des années de prison (plus de mille ans, dans leur cas) et qui vaudront à des membres de leur entourage d’être arrêtés ou remis par mandat d’arrêt européen -comme Joseba Aranibar, prisonnier en France, réclamé par l’Audience Nationale espagnole sur la base des déclarations de Mattin et Igor-, tout cela pour ‘faire croire’ que la Guardia Civil torture ?”

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