Produit CORSU E RIBELLU

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« J’ai personnellement saisi Bernard CAZENEUVE sur la situation dramatique du jeune Maxime BEUX en demandant qu’il puisse être reçu avec sa famille au ministère de l’Intérieur. A l’appui de cette requête je suis allé à la rencontre du Collectif « Ghjustizia è Verità » organisé autour de Maxime et de Jean-Baptiste Castellani, en grève de la faim depuis 4 jours. En liaison avec ce collectif, j’ai demandé hier soir à M. le Préfet de Haute-Corse de recevoir aujourd’hui une délégation, ce que ce dernier a aussitôt accepté. » Dr Sauveur GANDOLFI-SCHEIT Député de la Haute-Corse Maire de Biguglia Paris, le 31 mai 2016 Monsieur le ministre, Je me permets d’attirer votre attention sur la situation dramatique du jeune Maxime BEUX ainsi que sur les développements judiciaires de ce qu’il convient d’appeler « l’affaire Reims-Bastia ». Le 13 février dernier, à l’issue de la rencontre du championnat de Ligue 1 Reims-Bastia, une dizaine de supporters du SC Bastia a fait l’objet d’interpellations très musclées (illustrées par des images accablantes diffusées il y a quelques semaines sur France 3) de la part de plusieurs équipages de la brigade anti-criminalité de Reims. Suite à ces interpellations, Maxime BEUX (22 ans) a perdu l’usage d’un oeil tandis que le mineur Ghjilormu GARELLI (17 ans) subissait de violents coups alors qu’il se trouvait au sol sans opposer de résistance. Ces deux jeunes hommes affirment pour l’un avoir subi un tir tendu de flash-ball et pour l’autre des coups de gazeuse en plein visage, ce que corroborent plusieurs de leurs camarades, qui attestent avoir été témoins directs des faits. Tous ont par ailleurs déposé plainte auprès du Procureur de la République de Reims pour « violences aggravées ». Or, plus de 3 mois après ces faits d’une particulière gravité, aucun développement judiciaire notable ne s’est produit à Reims ce malgré les images vidéos diffusées sur France 3 et l’existence d’autres images de vidéosurveillance de la ville de Reims dont le Procureur de la République avait lui-même confirmé l’existence le 22 mars dernier lors d’une audience correctionnelle. Monsieur le ministre, depuis plusieurs mois un nombre croissant de Corses attend que la justice, celle à laquelle chaque citoyen français a droit, soit faite dans cette lamentable affaire de Reims. A la mobilisation populaire impressionnante qui a eu lieu le 20 février en ce sens à Bastia, vont certainement succéder dans les semaines à venir d’autres rassemblements, dont chacun doit souhaiter qu’ils s déroulent dans le

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