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Ces dernières semaines, l’heure est à la reprise des hostilités contre les responsables nationalistes.. Il fallait s’y attendre, nombreux étant ceux qui n’acceptent en aucune façon la révolution “tranquille” de décembre 2015.  Un instant sonnés, ils tentent aujourd’hui de préserver leurs prérogatives et petits pouvoirs de domination claniste et clientéliste, et rêvent de revenir aux responsabilités en Corse.

Dans ce but, ils sont prêts à multiplier les embûches et les obstacles face à la politique nationaliste afin de la faire échouer… Eux qui depuis des décennies portent une lourde responsabilité dans la situation dramatique économique sociale et culturelle de l’île, car ils n’ont jamais eu le courage politique de s’opposer à une volonté d’état “coloniale” qui ne vise qu’à nier les droits du peuple corse sur sa terre et se sont contentés durant des décennies de quelques avantages et prébendes, perpétuant le clientélisme et l’assistannat comme modèle de développement dans l’île.

La cible est aujourd’hui le Président de l’Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni. Le but poursuivi est évident : provoquer un malaise au sein de la majorité nationaliste territoriale en tentant de la diviser pour l’affaiblir. Plus de doute après la conférence de presse de Corté ces jours-ci de revanchards clanistes, droite et gauche confondus. Ils n’hésitent même plus dans ce but à déformer ses propos en langue corse tenus lors de la dernière session. Il a déclaré :« nous ne laisserons pas passer l’occasion de débarrasser la Corse des Conseils départementaux..

Et alors, où est le crime de lèse-majesté ? il n’a déclaré que ce que répète le mouvement nationaliste corse dans son ensemble depuis les années 60… Et aujourd’hui, les élus nationalistes aux responsablités à la CTC ne sont que les héritiers  d’une contestation nationaliste depuis les années 60.. La seule nouveauté, difficile à digérer par les conservateurs clanistes de tous poils, c’est que ce discours a été validé en décembre 2015 par leur victoire électorale. Il ne s’agit donc que de la simple réaffirmation de choix politiques moult fois annoncés, et répétés durant la campagne électorale.
Nul n’est donc dupe. Comme lors de ces votes unissant les vieilles droite et gauche, ou de ces déclarations de celles et ceux qui osent parler d’incompétence après tant de gaspillages, de saupoudrages et de passe-droits… On cherche par de tels artifices et déclarations à l’emporte pièce à déstabiliser la majorité nationaliste de la CTC dans le but trop évident de mettre à mal l’alliance entre les deux branches du nationalisme Femu a Corsica et Corsica Libera.

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Répression contre la jeunesse corse

Parallèlement sur le terrain, l’heure est toujours au ciblage et fichage systématiques des jeunes, corses, et ce quel que soit leur type de contestation de l’ordre “colonial” établi, nationalistes ou non, étudiants ou supporters.

Avec  la perspective des prochaines élections présidentielles, la Corse, après avoir été occultée dans ses revendications légitimes par le pouvoir de François Hollande depuis son arrivée à la Présidence, deviendrait-elle aujourd’hui, comme par la passé, lors de nombre de provoacations de déstabilisation, une terre de manoeuvres politiques irresponsables et à hauts risques ?

Les médias Hexagonaux raffolent de tout ce qui se passe chez nous de “spécifique”, jugé automatiquement comme peu politiquement correct, et donc négatif, le moindre fait est monté aussitôt en épingle et il en est aujourd’hui ainsi avec la répression qui vise la jeunesse corse au-delà des étudiants et des supporters.

Une telle politique de répression “à risques” ne peut à terme qu’avoir des conséquences  négatives sur les évolutions dans l’île, d’autant que l’Etat et ses pouvoirs policiers ou judiciaires ne calculent en aucune façon la volonté majoritaire des Corses aujourd’hui sur nombre de dossiers brûlants;

D’où les risques chez nous, sachant que les médias Hexagonaux, et nombre de politiciens français, à l’affût du moindre scoop sur la Corse et les Corses, aiment à monter en épingle les moindres évènements qui y surviennent. Ils peuvent ainsi « surfer » sur notre “réputation” basée sur un certain racisme anti-corse ambiant très répandu dans la société française en général. Ces médias et ces politiciens peuvent ainsi à tout propos déblatérer sur la Corse et tout ce qui peut s’y passer, en s’appuyant  sur cette vision innacceptable de la Corse et des Corses. Ils le font depuis longtemps dans le but de nous discréditer, et discréditer notre combat et la Corse.. Aujourd’hui plus ponctuellement, à l’approche de l’élection présidentielle, ils tentent d’influencer et manipuler l’opinion Hezagonale, histoire de faire éventuellement grimper de quelques points la côte de popularité de certains candidats dans les sondages.

A l’occasion des dernières arrestations des jeunes supporters bastiais, suite aux évènements et enchaînements après le match Reims-Bastia, l’on ne peut que noter la différence de traitement des manifestations de ces dernières semaines dans l’Hexagone, avec les critiques contre les forces répressives au vu de la réponse publique et médiatique qui leur ont été apportées, ainsi qu’à certains débordements, et celui réservé dans l’information et les réponses répressives  à l’encontre des jeunes supporters ou étudiants corses, objets de rafles à répétition depuis des mois.

 Mais cette politique de l’intimidation échouera, l’histoire des dernières décennies l’a amplement démontré.. Loin de déstabiliser une dynamique portée par le mouvement nationaliste corse, ces coups bas ne peuvent à moyen terme que renforcer les mobilisations, la détermination et la soif de justice de la jeunesse corse… en renforçant la demande et l’aspiration collective légitime et incontournable des Corses de reconnaissance des droits de leur peuple sur sa terre..

Ce sont les motivations et l’engagement des jeunes, des étudiants et des élus nationalistes qui font et feront la différence avec les forces du passé de droite ou de gauche, inféodées à Paris et prenant toujours leurs ordres à Paris, que le pouvoir y soit de droite ou de gauche.. Ce sont leurs motivations et leur engagement qui à terme feront plier le pouvoir à Paris de gauche aujourd’hui, voire de droite demain

Soutien des jeunes interpellés, (Deux des trois sont renvoyés devant le tribunal correctionnel le 6 juillet prochain) victimes de cette répression. Arrêt des poursuites contre eux tous. Soutien et justice pour Maxime Beux et aujourd’hui soutien à Jean-Baptisste Castellani en grève de la faim place St Nicolas à Bastia par solidarité avec les interpellés et poursuivis depuis l’Affaire Reims-Bastia

Poggioli Pierre

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