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Le 24 Juin 2014, le FLNC-UC annonçait son dépôt des armes. Le FLNC du 22 Octobre dans la nuit du 2 au 3 Mai à entamé un processus de démilitarisation pour que la nouvelle Assemblée de Corse puisse gérer sa mandature.

Le processus de paix dure maintenant depuis deux ans, et s’est notamment renforcé grâce aux élections régionales remportées par les nationalistes le 13 décembre dernier.
On voit bien une réelle volonté de la majorité du peuple Corse à vouloir obtenir des avancées politiques comme par l’amnistie des prisonniers, co-officialité de la langue, jusqu’à l’obtention de la reconnaissance du peuple Corse par l’Etat français.

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Malgré ces avancées considérables, l’Etat français ne veut rien entendre et emploie la même politique que celle menée avant l’année du dépôt des armes.
Pourtant le premier ministre de cet Etat jacobin avait déclaré en 2011 qu’il était prêt à donner plus d’autonomie à la Corse en cas de victoire des « socialistes » dans les élections présidentielles de 2012.

Depuis leur victoire, leurs idées politiques ont totalement changé. Ils répètent sans cesse les articles de la Constitution française. Nous pouvons prendre comme exemple la rencontre à Paris du mois de Janvier entre Jean Guy Talamoni, Gilles Simeoni et Manuel Valls. Ce dernier a parlé au nom de la Constitution française en déclarant être contre la co-officialité de notre langue, le statut de résident…ainsi que l’amnistie des prisonniers politiques, dont il néglige l’existence, qui est une étape primordiale pour mener à bien ce processus de paix que nous, peuple Corse, avons entamé pour ainsi obtenir des avancées politiques.

Or pour mener à bien un processus de paix il faut que les deux partis se mettent autour d’une table, commencent à discuter et à négocier pour trouver des compromis.
Ceci sera possible si et seulement si l’Etat français change d’attitude.

Pourquoi ne veut-il pas de cela, lui qui disait être prêt à discuter dès lors qu’il n’y aurait plus de luttes armées ?

Qu’il arrête de dire qu’il n’y a qu’une seule nation, la nation française.
Qu’il arrête de dire qu’il n’y a pas de prisonniers politiques.
Qu’il arrête de dire que le statut de résident Corse est contraire à la République.
Qu’il arrête de donner des leçons sur les droits de l’homme au monde entier et qu’il les applique enfin dans son territoire.
Qu’il arrête de dire que la seule langue de la République est le français et qu’il applique enfin la ratification de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires (co-officialité également voté à l’assemblée de Corse en 2013).

Qu’il reconnaisse enfin notre peuple.

UNITI PER U NOSTRU AVVENE

⁃ Cunsulta di a Ghjuventù Corsa –