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(article hebdomadaire #FilRougeDeLaRédaction)

Voici un rappel historique succinct d’une mobilisation dans les années 70…

(article du 19 février 2013) Engagé en 1972, le combat mené par la population corse contre le rejet des boues rouges dans le canal de Corse par la société Montedison a connu son épilogue judiciaire en février 1985.

 

MontedisonBoueRougeCorse1972 (2)

Ayant le privilège d’être engagé depuis des décennies dans la lutte d’émancipation nationale, fertile en évènements majeurs, j’en suis à la fois un acteur et un témoin. Souvent, je réfléchis à l’image de la Corse contemporaine et de ses luttes qui sera laissée aux générations futures ; l’observation et l’analyse me laissent perplexe, à travers des faits précis.

Les déversements en mer ont été interdits au final par des textes de lois et des conventions internationales. Bien des années après les grandes manifestations qui ont largement mobilisé en Corse les défenseurs de l’environnement.

TN_bouerougeBoues rouges de la Montedison : L’affaire éclate en avril 1972, dans les colonnes du Provençal-Corse qui révèle qu’une société italienne, la Montedison, installée à Scarlino sur la côte toscane, déverse à 40 milles du Cap Corse les déchets solides et liquides de fabrication de bioxyde de titane. (voir février 1973 sur storiacorsa, vidéo boues rouges)

Le 11 FEVRIER 1973 : Plusieurs milliers de Bastiais manifestent contre les boues rouges. La manifestation dégénère, la sous-préfecture est envahie, le sous-préfet MIGUET est molesté. EDMOND SIMEONI et VINCENT DURIANI, adjoint communiste au Maire de BASTIA, sont arrêtés et emprisonnés 10 jours.

MontedisonBoueRougeCorse1972 (1)

Le 17 FEVRIER 1973 : Les marins pêcheurs bloquent les ports d’AIACCIU et de BASTIA, les lycéens du club nature  » U FALCU  » manifestent contre les boues rouges. La manifestation dégénère à nouveau. De nombreux blessés, surtout chez les policiers.

Le 26 FEVRIER 1973 : A l’appel du comité anti-boues rouges d’AIACCIU, ISULA MORTA, on manifeste à Marseille et Toulon. Prise de conscience insulaire qui se confirme par le refus de voir construire à PINIA, près de GHISUNACCIA, un complexe immobilier de 20 000 lits.

Le 19 MAI 1973 : A MARSEILLE sur la CANEBIÈRE, les Corses de l’extérieur clament leur colère contre les boues rouges.

Le 15 SEPTEMBRE 1973 : La lutte ANTI-BOUES ROUGES connaît un extraordinaire développement, un des navires fautifs est plastiqué dans la baie de FOLLONICA. 

« Ces actions de résistance populaires donneront lieu à la création du FLNC »

 

Quand, le 27 avril 1974, et par un jugement du tribunal de Livourne, il fut mis un terme aux scélérats agissements de la multinationale Montedison, les défenseurs de l’écologie (toutes nationalités confondues) furent évidemment en droit, après deux ans d’une lutte acharnée, de crier victoire. En se doutant bien, toutefois, que s’ils avaient réussi à faire cesser les déversements au large du Cap-Corse des déchets toxiques issus de cette usine pétrochimique située à Scarlino (sur la côte toscane) la Méditerranée était loin d’être tirée d’affaire, c’est-à-dire mise à l’abri des plus terribles criminels dont ait à souffrir notre environnement. Et effectivement, le répit pour cette dernière, n’aura été que de courte durée puisqu’il s’avère que, depuis le début des années 90, elle subit de leur part une nouvelle attaque particulièrement perfide.

Pêcheurs et juristes témoignent aujourd’hui dans le dossier réalisé par Marie France Giuliani et Thierry Guespin.

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