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#Corse « 24 ans déjà… Jean Luc Orsoni » – In Mimoria

JeanLucOrsoniJean Luc Orsoni, 16 avril 1996, Tombé dans une embuscade du RAID en compagnie de Carlu Santoni. Les policiers ne portant ni brassard ni signe distinctif en pleine guerre fratricide. Sans surprise une fusillade éclate coûtant la vie d’un policier du RAID et de Jean Luc Orsoni. En mai 98 la stèle  de Jean luc Orsoni a été profané par les « amis » du policier du RAID.

Cela fait 24 ans que le drame a eu lieu

JeanLucOrsoni2Charles Santoni : « J’ai tiré mais pas sur des policiers » 1999 lors du procès

(source article de presse – diffusion sur unità naziunale depuis 1998) CHARLES SANTONI, nationaliste corse et militant depuis l’adolescence, cet homme de 33 ans explique le tragique récit de la violence aveugle que se livraient les mouvances nationalistes au milieu des années quatre-vingt-dix. Une haine qui le mène aujourd’hui devant la cour d’assises spéciale de Paris où il est accusé d’avoir tué un policier du Raid et d’en avoir blessé deux autres, le 16 avril 1996 sur les hauteurs d’Ajaccio, lors d’une fusillade au cours de laquelle l’ami qui l’accompagnait est mort également. « Je reconnais avoir tiré sur des hommes, pas sur des policiers. » Hier, la première phrase de Santoni à l’adresse de sept magistrats professionnels chargés de le juger résume à elle seule l’enjeu du procès qui se tient cette semaine à Paris. Le nationaliste corse a répété la version qu’il a toujours maintenue pendant l’instruction : il pensait avoir affaire à un traquenard d’une faction opposée qui voulait sa peau, et non pas à des policiers qui lui tendaient une souricière pour l’interpeller.

Et le militant de la Cuncolta de raconter comment, en 1995 et 1996, il avait peur d’être assassiné par ceux du MPA, Mouvement pour l’autodétermination. Plusieurs de ses amis proches avaient déjà été descendus et il avait fini par se calfeutrer chez lui : « La théorie des dominos voulait que ce soit mon tour, a-t-il expliqué aux juges, c’est comme ça en Corse. » Alors, pour ses rares expéditions dehors, il enfilait un gilet pare-balles et se transportait avec une grenade dans son blouson et des armes dans les poches, dont un magnum 757.

C’est pourquoi, lorsque ce soir du 16 avril, il sort en voiture avec son ami Jean-Luc Orsoni pour acheter des cigarettes, il repère aussitôt deux hommes dans une voiture garée sur le côté. Santoni et Orsoni ( dépassent le véhicule et, quelques secondes plus tard, notent que la voiture se met à les suivre. Au moment où ils réalisent que devant eux, une autre auto les bloque, les deux militants croient à un guet-apens nationaliste. « J’ai eu peur de mourir comme un chien, alors j’ai tiré », a raconté Santoni. « Avez-vous vu des brassards de police ? » demande le président Getti. « Non », répond Santoni. « Des gyrophares ? » « Non plus. » Le commissaire Lambert, chef adjoint du Raid et responsable de l’opération, est ensuite venu témoigner à la barre. « Je peux affirmer que mes policiers étaient des hommes respectueux des procédures, a-t-il affirmé. Tous avaient des brassards et je suis certain qu’ils avaient posé le gyrophare. » Deux avis opposés que les autres témoins entendus hier n’ont pas permis de départager.

source Le Parisien du 231199

http://liberta.unita-naziunale.org/preuve.htm (source de l’article)

JeanLucOrsoniCharlesantoniPasdeGiropharespolice (1) JeanLucOrsoniCharlesantoniPasdeGiropharespolice (2)



Ce 17 avril 2019, le Collectif Patriotti a rendu hommage au militant nationaliste décédé le 16 avril 2019.

Le 17 avril est déclaré depuis 2004, ( déclaration de Donostia – Euskal Herria ) Journée Internationale des Prisonniers Politiques.
Le 17 avril, chaque année, cela permet de rappeler à l’opinion publique que des femmes et des hommes sont encore détenus pour leurs idées politiques.
Nous avons choisi cette date pour rendre ici un hommage solennel à Ghjuvan Luca Orsoni, abattu par le  » Raid  » ( Recherche, assistance, intervention, dissuasion -Unité de la Police Nationale française ) le 16 avril 1996. Avec lui, Carlu Santoni sera gravement blessé. Un policier, René Canto, trouvera également la mort.
Carlu Santoni a été condamné en 1999 à 28 années de prison. 23 ans après, Carlu est toujours incarcéré, sa détention constitue un record en terme de détention effective. Il est victime d’une vindicte de l’administration pénitentiaire.
Au moment où un Président français tente, non sans condescendance, de nous culpabiliser collectivement sur le décès du Préfet Érignac, il est juste de rappeler, au nom du devoir mémoriel, tous ces morts dont nul ne peut oublier qu’ils ecrivent bien des pages de notre histoire.
Ghjuvan Luca Orsoni était un jeune nationaliste. Lui aussi il est mort pour que vive la Corse…
Ce devoir de mémoire doit nous inciter aussi, après analyse et conscience de tous ces mécanismes qui ont engendré les années de plomb que nous avons connu et subi, à clairement affirmer, avec cet espoir de paix et de constante recherche de définitive Solution Politique : Plus jamais ça !
En cette journée internationale des prisonniers politiques, nos pensées vont vers Ghjuvan Lucca et toute sa famille. Qu’il repose en paix auprès des siens. Elles vont également à Carlu Santoni qui nous l’espérons bientôt retrouvera enfin toute sa famille et ses ami(e)s. Il peut être fier de sa maman, infatigable combattante de tous nos incarcérés. Elles vont à Cristianu Jean, ancien prisonnier politique, disparu le 19 avril 2016. Elles vont enfin à tous nos frères anciens détenus, mais toujours soumis à moults pressions, et ceux toujours emprisonnés avec ce message d’espoir :
U NOSCIU GHJORNU VENNARÀ !
A LOTTA CUNTINUEGHJA !

PATRIOTTI

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