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À compter du 1er janvier 2018, la « collectivité de Corse » deviendra une collectivité à statut particulier en lieu et place de la collectivité territoriale de Corse et des départements de Corse du Sud et de Haute-Corse.

L’Assemblée territoriale de Corse sous la précédente mandature a acté cette nouvelle organisation territoriale de l’île par un vote éloquent : 42 votes favorables. Exceptés les six élus communistes, toutes les composantes de la vie politique insulaire ont approuvé majoritairement le projet en décembre 2014.

Aujourd’hui, l’ancienne majorité et la droite insulaire craignent que le costume institutionnel, qu’ils croyaient taillé à leurs mesures, soit endossé en 2018 par la majorité actuelle.

L’Association des Maires de Corse du sud monte donc au créneau pour proposer un report de la date de mise en place de la nouvelle collectivité et un référendum. Simultanément, le Conseil départemental de Haute Corse, de concert avec son Association des Maires, envoie à toutes les Mairies un questionnaire orienté au sujet de la loi NOTRe pour arriver à la même conclusion.

Si la loi NOTRe peut effectivement être améliorée, notamment au niveau de la pertinence des périmètres de notre territoire, rien ne justifie le report de la mise en place de la Collectivité unique.
C’est la disparition des Conseils départementaux, principaux leviers du clientélisme, qui inquiète les néo-contestataires.

Pour conserver leurs pouvoirs, ils sont prêts à mettre l’avenir de la Corse en péril et, comme ils le font concernant d’autres dossiers vitaux pour notre pays, ils ont, une fois de plus, enclenché la machine à reculer.

Nous dénonçons ces manœuvres dilatoires ! La Collectivité de Corse et sa future représentation de 61 membres sont une chance pour commencer à reconstruire en toute transparence une Corse sereine.

Corsica Libera
31 mars 2016

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