Produit CORSU E RIBELLU

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Depuis la mobilisation de Juillet 2015, et malgré notre appel à la raison au mois de décembre dernier, la situation est toujours la même à l’Éveil. Nous restons toujours mobilisés pour :

Le respect du Code du Travail
Le respect des textes réglementaires, dont notre Convention Collective
L’ Amélioration des conditions de Travail
La Transparence sur la Gestion Financière des Établissements
L’Association des Salariés aux prises de décisions.
Le Départ du directeur de l’I.M.E Centre Flori.

STC-EVEIL-juillet2015
STC EVEIL JUILLET 2015

A l’issu de ce mouvement social, les administrateurs de l’Éveil nous avaient assuré de changements devant intervenir. Les changements ne sont pas intervenus dans le sens attendu par les salariés, mais bien au contraire, sous l’égide d’un management à la pression renforcé, et ce quel qu’en soit le coût financier et humain, sur tous les établissements, mais aussi de dérives de plus en plus graves, pénalisant les personnels et les usagers.

En dépit des dérives financières qui ont affecté et affectent toujours les établissements de l’Éveil, les administrateurs de l’association n’ont rien de mieux trouver à faire que de faire venir du Nord de la France un manager de transition,
M. Pierre Gérard WILLEMETZ, payé plus de 1000 euros par jour pour « apaiser le dialogue social », « élaborer un CPOM », ainsi que pour recruter un Directeur Général. Dans les faits nous nous sommes heurtés à un coupeur de tête, dont l’autoritarisme avec les indigènes relève de la caricature.

De plus, fondamentalement cette mission ne sert à rien puisque d’autres personnels sont déjà rémunérés pour travailler sur le CPOM : c’est une véritable gabegie financière , avec déjà 100 000 euros dépensés en 6 mois.

C’est d’autant plus scandaleux, quand on connaît le nombre de jeunes étudiants compétents issus de l’Université de Corse, mieux placés pour être au fait des réalités insulaires, y compris dans le secteur du handicap.

C’est un fait établi, le copinage institutionnalisé à l’Éveil foule au pieds les droits les plus élémentaires du Code du Travail pour placer des personnes cooptées au détriment de personnels prioritaires ayant déjà une expérience dans la Structure. Et les exemples de manquent pas :

Une des premières décisions de Mme verdier, présidente de l’association l’Éveil, a été de confier l’expertise comptable de la structure à l’époux et au fils de son employeur dans le privé.

Aujourd’hui, un cas parmi d’autres, un de nos collègue, apprécié par l’ensemble des salariés pour son travail auprès des équipes et des usagers depuis un an, a été évincé d’un poste en CDI après un simulacre de recrutement sur mesure.

Le travail réel effectué par des salariés, les qualifications et affectations de postes ne sont pas reconnues, provoquant dysfonctionnements et épuisement des équipes.

Les pouvoirs publics, et l’Agence Régionale de Santé en particulier, sont plus que complaisants face à ce mode de gestion catastrophique où le dénigrement des compétences internes et la gabegie financière semblent être le véritable schéma opérationnel de l’Association.

Un service fantôme, un SESSAD, va donc être financé par l’argent des contribuables et des cotisations sociales pour satisfaire l’orgueil d’un Directeur d’établissement.

Dans le même temps, des collègues travaillent seuls sur des unités d’une dizaine de résidents lourdement handicapés, au mépris de la sécurité de tous, au mépris du droit des personnes accueillies de bénéficier d’un peu plus que d’une toilette, un repas et la mise au lit chaque soir!

Sur l’ESAT, la population accueillie a augmenté, mais pas les personnels ; et quand ceux-ci travaillent à augmenter la rentabilité de leur établissement, l’argent n’est pas réinvesti en moyens humains et matériels, mais part alimenter la caisse du siège de l’association.

Cette gestion devient délirante.

U TROPPIU STROPPIA !
LA GRANDE MANGERIE ENTRE COPAINS A L’EVEIL DOIT CESSER !

Parce que nous savons qu’aucune évolution ne sera possible avec un Conseil d’Administration qui est sourd et complètement fermé à nos revendications,

Parce que nous savons que les flux financiers importants dus au fonctionnement de l’Éveil attisent des appétits très éloignés du Handicap,

Parce que les salariés, usagers et contribuables ont fondamentalement droit à un service de qualité dans les missions liés au Handicap,

Parce que nous n’avons plus aucune confiance dans des dirigeants qui nous mentent et fuient leurs responsabilités,

Nous demandons le départ des dirigeants de cette association, une table ronde entre les salariés et les tutelles pour étudier la pertinence d’une mise sous tutelle de l’association l’Éveil.

Section Syndicale STC EVEIL