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M. Pierre Ferracci, dans le fil de la procédure pénale dont il fait l’objet, avait demandé à M. le maire de Bonifacio, « la position de la commune sur l’infraction ». Par écrit.

levante2 littoralL’infraction, dûment constatée, ne peut bien entendu pas être remise en cause par le premier magistrat, lequel avait, pour mémoire, signé un arrêté interruptif des travaux deux ans auparavant, le 04/09/2013, dont les termes sont on ne peut plus clairs quant à l’infraction constatée. Pour mémoire encore, la commune n’avait cependant pas bronché en acceptant la déclaration d’achèvement et de conformité (sic) des travaux quelques mois auparavant…le 10/05/2013.

Pourtant le maire dans sa réponse* avec autorisation de s’en servir dans la procédure pénale en cours troque son investiture de premier magistrat pour celle d’avocat. En dissertant sur la « qualité architecturale », « l’insertion harmonieuse » « le respect du paysage naturel » et toutes autres considérations qui, selon cet « avocat », conduiraient à la régulation des constructions si la Loi ne s’y opposait. Ajoutant même que, de facto, la Loi (Littoral en l’occurrence) s’oppose à l’intérêt public et à l’intérêt général. Singulière démarche officiellement signée par un magistrat.

Demande est faite aussi par M. Ferracci qui interroge sur « la position de la commune sur l’opportunité d’ordonner une mesure de démolition ».

« L’avocat » endosse alors l’habit du paysagiste, plaidant l’irréversibilité du projet réalisé au regard de son « insertion dans le paysage » et de l’aménageur technicien arguant d’une impossibilité pour le site de revenir à son état naturel.

Force est de constater que le premier magistrat, chargé de requérir au nom de l’État l’application de la Loi, la conteste. Et défend de fait l’illégalité.

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