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(article hebdomadaire #FilRougeDeLaRédaction)

Le 6 février 1998  est assassiné un homme, Préfet de la République, à Ajaccio, Claude Erignac est abattu de trois balles dans la tête. De suite l’enquête s’emmêle les pinceaux, et elle prendra une tournure de vendetta répressive moins de trois jours après. 

claudeErignac

Arrestation des trois marocains fortement soupçonnés du meurtre d’Erignac… Moins d’une heure après la mort de Claude Erignac, ces trois jeunes gens, formellement identifiés, au moins pour l’un d’entre eux, par un témoin direct des faits ont été interpellé. Il est un peu plus de 21 heures. (Il s’agira d’une erreur, la première dans les arrestations : Piste Marocaine)

Le 6 janvier 1998 : Sur 455 attentats commis en Corse l’an dernier, contre 574 en 1996, 158 ont été revendiquée par l’une des branches de la mouvance du FLNC. Une minorité, donc. Les autres ? « Ils sont imputables à des conflits d’intérêts particuliers », a affirmé le procureur général de la cour d’appel de Bastia. Mais avant d’en arriver à cette date fatidique, le mois de janvier n’était pas en reste d’actualité violente. Après plus de 4 années de guerre fratricide et de lutte armée intensive avec pas moins de trois structures clandestines concurrentes et très actives, le mois de janvier 1998 est la continuité de trois années de violence politique très forte.

Dans la nuit du 8 au 9 janvier 1998 : Deux attentats ont eu lieu en Corse : cinquante kilos de nitrate-fuel, à 01h10, dans la concession automobile Peugeot d’Ajaccio, appartenant au président de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Corse-du-Sud, Gilbert Casanova. Cet attentat n’a pas fait de victimes, a provoqué la mise en chômage technique de 45 personnes. C’est la sixième fois depuis 1990 qu’un garage appartenant à Gilbert Casanova est la cible de terroristes.

Dans la nuit du 8 au 9 Janvier 1998 : A 23h30, à Bastia, un attentat a visé une agence de l’ANPE.

Le 21 Janvier 1998 : Libération reçoit un nouveau texte du même groupe SAMPIERU, frappé d’un sigle légèrement différent. Le dessin est plus travaillé et tourné vers la droite, mais la typographie est la même. Cette fois, le groupe Sampieru annonce sa dissolution et dénonce ses propres chefs. «Leur mégalomanie dangereuse nous conduit à refuser aujourd’hui (…) un jeu pervers qui consiste à raviver les querelles qui engendreront à nouveau le cycle infernal de l’affrontement entre Corses.» La dénonciation est même accompagnée d’une accusation très directe, au paragraphe suivant. «Nous condamnons (…) toutes actions qui pourraient à nouveau être menées contre (…) certains fonctionnaires représentants éminents de l’Etat colonial.» En clair, l’homme désigné comme le chef de Sampieru dans le premier communiqué est dénoncé comme un individu dangereux prêt à s’en prendre à un représentant de l’Etat dans le second.

Le 25 janvier 1998 : Le FLNC-Canal historique a annoncé la rupture de la trêve des opérations armées qu’il observait depuis la victoire des socialistes, en juin. « Nous sommes prêts à occuper militairement le terrain politique », ont dit des hommes cagoulés et armés, lors d’une « conférence de presse » organisée, dans la soirée, dans le maquis, près de Ponte-Leccia (Haute-Corse). « La gauche au pouvoir depuis huit mois n’a donné à ce jour aucun signe tangible d’une réelle volonté de se détourner des graves errements de ses prédécesseurs », ont-ils expliqué.

Le 7 février 1998 : Jacques Chirac a exprimé, dans la matinée, du perron de l’Elysée, sa « détermination à ce que tout soit mis en œuvre pour que l’autorité de l’Etat soit respectée » en Corse. Les coupables de l’assassinat du préfet Erignac « seront châtiés », y compris ceux qui auraient « inspiré » ou « commandité » cet acte, a renchéri Lionel Jospin, plus tard à Ajaccio. L’un des trois suspects interpellés la veille a été relâché dans la soirée.

Le Dimanche 8 Février 1998 : Jean-Pierre Chevènement a évoqué, dimanche 8 février, l’hypothèse d’un « arrière-plan pseudo-mafieux » dans l’assassinat du préfet Claude Erignac.

Le Lundi 9 Février 1998 : Lundi matin, deux personnes étaient toujours en garde à vue, à Ajaccio. Mais, de source proche de l’enquête, on indiquait que cette hypothèse était refermée. Les charges qui pesaient sur Abdel et Mustapha, deux jeunes d’origine marocaine issus du quartier de Mezzavia, se sont amenuisées tout au long du week-end.

Erignac-Interpellation-MarcelLorenzoniLe Lundi 9 février 1998 : Arrestation de 13 personnes environ, Marcel Lorenzoni est interpellé par la DNAT pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste (Marcel Lorenzoni et Maestracci Fabienne). Les enquêteurs n’ont pas pu trouver sur les lieux de perquisition tous les individus recherchés ni même la moindre trace de preuves matériels liés à l’assassinat. La piste agricole part une nouvelle fois d’une erreur des services répressif, des poussettes orientées des communiqués de groupes clandestins comme SAMPIERU.

Le Lundi 9 Février 1998 : L’assassinat du préfet de Corse Claude Erignac a, en outre, été revendiqué lundi matin à Ajaccio dans un communiqué non signé mais authentifié, parvenu à la presse locale. Il l’est par la mention des références de fabrication du pistolet Beretta 9 mm. (l’assassinat est revendiqué par un groupe anonyme, qui mentionne en guise d’authentification l’utilisation d’une arme volée le 6 septembre 1997 à la gendarmerie de Pietrosella (Corse-du-Sud))

REVENDICATION :

Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes est la source des droits de l’homme. Le Peuple Corse, naturellement, a le droit de vivre libre sur sa terre. Ce droit reconnu par la Charte des Nations Unies nous est nié depuis des siècles par les grandes puissances politiques qui ont fait débarquer en Corse leurs armées de conquête et d’occupation. Des Romains aux Génois puis aux Français, la Corse a été maintenue sous un contrôle militaire tyrannique, malgré les innombrables soulèvements de résistance patriotique. La dure réalité de cette oppression a toujours été incarnée par un gouverneur, à présent appelé préfet, dont la seule mission est le maintien de l’ordre colonial. Sur le fond politique rien ne distingue un gouverneur type Marbeuf d’un préfet modèle Erignac. Seules les apparences ont changé : aujourd’hui le représentant en Corse de l’Etat français affirme sans vergogne être le garant de la « paix civile », « du développement économique » et de « la sauvegarde de l’identité corse ». Le langage a un peu évolué sur la forme depuis le temps des colonies africaines, mais l’esprit colonial est le même : au nom de « l’ordre républicain » (qui n’est autre en Corse que l’ordre colonial, la Corse indépendante et démocratique de Pasquale Paoli n’ayant disparu que sous les coups des armées françaises venues imposer l’Ancien Régime !). Le préfet a pour rôle premier de maintenir l’état de dépendance économique de la Corse au profit de la France, de mener à son terme l’entreprise d’uniformisation par la francisation culturelle, une des armes les plus redoutablement efficaces étant la poursuite de la colonisation de peuplement par l’implantation massive de fonctionnaires français.

Seule la résistance nationale du Peuple corse a permis de faire reculer ces funestes projets coloniaux; elle a à son actif le départ de la Légion de la plupart de nos villes, la réouverture de l’université à Corti, le coup d’arrêt porté à la folie destructrice de notre patrimoine naturel par la bétonisation touristique du littoral, la réduction massive des opérations de colonisation agricole menées par des exploitants importés à la seule motivation spéculatrice, et surtout le changement profond de mentalité qui fait que l’exil n’est plus perçu comme une fatalité inéluctable. Ces avancées ne sont pas le fruit d’intrigues de couloir ou de pseudo-promesses de gouvernants français subitement « éclairés »; elles découlent de la seule lutte, celle du cœur et des tripes.

« Un révolutionnaire, ou il gagne ou il meurt »; « On ne transige pas avec le colonialisme, on l’abat ». Tels étaient les principes publiquement exprimés au moment des événements d’Aleria par un leader qui a puisé son charisme d’une lutte populaire porteuse d’espoir, d’idéal et de générosité.

Non, la lutte d’émancipation nationale n’est pas un échec comme voudraient le faire croire certains relais du pouvoir colonial. Le bilan de ces deux dernières décennies est sans l’ombre d’un doute positif. Une nouvelle génération, qui a mûri dans la dynamique des années 1970, assume aujourd’hui une large part des responsabilités politiques, économiques et culturelles sur des bases corsistes. Ce qui semblait pure utopie il y a 20 ans, violemment combattu par le vieux clan, fait à présent l’objet d’un large consensus : la maîtrise des transports, la nécessité d’un code des investissements, la promotion de la langue, l’économie identitaire, voire un statut fiscal.

Mais en raison du reniement ou de la trahison de nombreux leaders des mouvements nationalistes, de l’action souterraine des services spéciaux et de la franc-maçonnerie (fréquentée assidûment par tous ceux qui se targuent sans vergogne de « démocratie » et de « transparence » alors qu’ils n’agissent que dans l’ombre et l’opacité), la revendication nationale corse a été dénaturée, dévitalisée et même discréditée par tous ceux qui, manipulés, les uns comme les autres, par les officines de l’Etat français, portent la responsabilité historique d’avoir assassiné d’autres nationalistes et de s’être fait ainsi des agents actifs de la politique coloniale.

De ce fait, la question fondamentale a été jusqu’ici soigneusement et volontairement occultée : la souveraineté du peuple corse et la reconnaissance de son droit à l’indépendance.

La seule raison d’être de l’action d’un patriote corse est de reconstruire une Corse souveraine, indépendante et libre dans ses choix politiques, économiques et culturels. Une Corse fraternelle et démocratique, ouverte sur le monde et riche de ses différences.

Dans ces conditions, l’action que nous revendiquons aujourd’hui est parfaitement réfléchie et hautement politique. Elle n’est pas le fruit d’une quelconque dérive ou l’action isolée de « soldats perdus » de la lutte nationaliste, encore moins une oeuvre barbouzarde, comme certains ne manqueront pas de l’affirmer pour masquer leurs contradictions profondes.

Elle est l’acte politique qui pose au niveau international l’avenir de la Corse en termes clairs : la Corse veut entrer dans le troisième millénaire en situation de souveraineté. Aucun mouvement politique ne peut prétendre à lui tout seul incarner le peuple : par un respect scrupuleux des principes éthiques et de la morale publique, le Peuple corse, dans une démarche pluraliste et démocratique, peut et doit exprimer ses choix fondamentaux. Par des relations étroites reposant sur le respect des intérêts réciproques, avec tous ceux qui respectent le droit des peuples à l’existence.

Mais les règles doivent être claires et transparentes. Le préfet Erignac a porté à un haut niveau l’action coloniale implacable mais « à visage humain », perfide et insidieuse, s’impliquant personnellement sur des terrains multiples. Dans le domaine agricole, par des personnels à sa solde, il a joué un rôle sournois, bénéficiant de complicités actives. En matière d’environnement, il n’a pas hésité à contredire certains organismes officiels, au détriment de la défense des terres agricoles ou du patrimoine forestier. Quant aux P.O.S, l’accord préfectoral est en soi une signature-déclaration de guerre au peuple corse : dans l’extrême sud, où sous prétexte de parc naturel, toutes les opérations visent à l’ouverture de secteurs du littoral jusqu’ici protégés à l’urbanisation sauvage et au tourisme de masse synonyme de bétonisation.

Le préfet a enfin joué un rôle délibérément militant dans la répression qui frappe des patriotes corses sincères dans leur idéal.

Au peuple corse d’ouvrir les yeux et de considérer les véritables enjeux : les élections ne sont qu’une péripétie anodine dont le seul avantage est de démasquer les ambitions des arrivistes politiciens de tous bords assoiffés des apparences du pouvoir. Ils n’aspirent qu’à redistribuer les subventions publiques pour de seuls objectifs claniques. Le soutien apporté de fait par le R.P.R à des mafieux, les manoeuvres en tous genres de la gauche jospiniste pour maintenir le statu quo, et le spectacle affligeant de mouvements se réclamant pour quelque temps encore du nationalisme (dont les responsables jouent les matamores publics ou pseudo-clandestins pour tenter d’assouvir de simples ambitions personnelles alors qu’ils ont vendu leur âme en acceptant dissolution et « processus de paix » sous la dictée des dirigeants français) manifestent la réalité des dévoiements de la classe politique en Corse, mais surtout le degré alarmant atteint par la normalisation et la francisation.

Les élections ne sont pas en soi un gage de démocratie et encore moins en Corse où la France appuie son impérialisme sur un clanisme imposant des pratiques électorales dignes des Républiques bananières : listes épurées puis regonflées comme des baudruches sans aucun rapport avec l’évolution démographique, alliances contre-nature qui en disent long sur l’intérêt porté à de prétendus « programmes politiques », chantage à l’emploi ou au logement au prix de quelques voix arrachées sur fond de misère sociale et de précarité. Voilà le vrai visage de ces professionnels de la candidature, viscéralement attirés par la soupe électorale. Ces élus, repus de subventions et des aides de l’Etat, sont les fossoyeurs de notre pays. Le Peuple corse, dans toutes ses composantes vives, est désormais devant des choix historiques.

La France, atteinte par une profonde crise d’identité, plus grave encore que celle qui touche son économie, voudrait nous entraîner dans son déclin et ses dérives. La Corse rejette la dépendance de cet Etat colonial qui n’a jamais hésité, contre les peuples en lutte, à jouer de la répression sanglante; les massacres de Sétif et d’Ouvéa s’inscrivent dans la logique de la déportation et de l’extermination de centaines de patriotes corses au bagne de Toulon.

La Corse n’a jamais voulu d’un « ordre républicain » géré par des énarques moulés dans le conservatisme et qui engendre naturellement des monstres froids comme Bousquet ou Papon.

La Corse refuse de se soumettre à l’Europe répressive qui s’est structurée sur le dos de peuples entiers encore aujourd’hui niés dans leur existence même, à l’Europe prétendument communautaire conçue et gérée pour les seuls intérets de groupes multinationaux.

Le Peuple corse doit pouvoir s’exprimer en tant que tel pour apporter sa pierre à la construction d’une Europe des peuples, sociale et ouverte sur le monde. Mais la Corse ne peut être elle-même sans la reconnaissance de sa dimension méditerranéenne.

A chacun d’agir selon ses compétences, sur tous les terrains potentiels, par des actions spontanées et populaires. Chaque patriote a le devoir de rendre à la Corse ce qu’elle lui a donné. Plus que jamais, à chacun d’assumer ses responsabilités pleines et entières, dans le respect rigoureux d’une approche pluraliste de la lutte, plus indispensable que jamais, et qui ne saurait être réduite à un sigle quel qu’il soit. N’en déplaise à des observateurs peu avertis qui nous affublent de sigles fantaisistes. Nous ne sommes pas un ènième mouvement, renaissant, dissident ou en gestation. Nous sommes les fils de cette terre, jaloux de ses valeurs ancestrales, comme à l’époque de Sambucucciu ou de Sampieru, profondément attachés aux principes humanistes, ceux mis en pratique sous la Corse indépendante de Pasquale Paoli.

Plus que jamais l’heure est à la lutte. Dans le droit fil des luttes populaires pour la liberté contre toutes les oppressions, nous réaffirmons solennellement notre volonté inébranlable de construire une Nation corse libre, démocratique et souveraine.

L’arme utilisée pour l’action contre le préfet Erignac provient de la gendarmerie de Petrosella (MAS sous licence Beretta A 00199).

Le 10 février 1998 : Arrestation de 3 ou 5 personnes environ dont une perquisition chez les Lorenzoni.  Trois autres personnes ont été interpellées, tôt dans la matinée, par les policiers du Raid. L’une à Bastia, les deux autres à Porticcio. Leur arrestation porte à quatorze le nombre de personnes gardées à vue depuis le premier coup de filet la veille. Aucune ne serait directement impliquée dans l’attentat. Deux militants nationalistes interpellés la veille ont, néanmoins, été transférés à Paris par avion militaire. Le plus connu est Marcel Lorenzoni. Marcel Lorenzoni est toujours suspecté de liens avec le mouvement « Sampieru », celui qui avait revendiqué la prise d’otages pendant laquelle fut volé le pistolet qui a tué le préfet. Parallèlement, les enquêteurs poursuivent leurs investigations autour des « dossiers sensibles » traités par Claude Erignac.

Le 10 février 1998 : Transfert à Paris de deux Nationalistes

Le 11 février : 40 000 Corses manifestent à Ajaccio et Bastia à l’initiative du  » manifeste des femmes pour la vie « 

Le 12 Février 1998 : Un troisième militant nationaliste, Paul Poggi, a été transféré à Paris. Il a rejoint Marcel Lorenzoni et Paul-Dominique Bozzi dans les locaux de la Direction centrale de la police judiciaire. En revanche, les huit personnes gardées à vue à Ajaccio ont été remises en liberté. Par ailleurs, un autre Corse, Jean-François Antonietti, 29 ans, a été mis en examen et écroué à Ajaccio pour détention d’arme et association de malfaiteurs

Le 13 février 1998 : Mise en Examen de Marcel Lorenzoni, Paul Dominique Bozzi et de Paul Poggi et déportation à Paris.

Le 13 février : le préfet Bonnet est installé au Palais Lantivy. Chevènement veut mettre un terme «aux appétits semi-mafieux ». C’est la mission de Bernard Bonnet, préfet de Corse, installé par Jean-Pierre Chevènement, sept jours après l’assassinat de Claude Erignac. Le nouveau représentant de l’Etat examine les lourds dossiers de son prédécesseur.

13 février : Le ministre de l’Intérieur a installé à Ajaccio le nouveau préfet de Corse, Bernard Bonnet, qui a affirmé sa « détermination ». Mais, déjà, Max Simeoni, l’un des leaders de l’Union du peuple corse, s’est dressé contre le « militant jacobin extrémiste » que serait, selon-lui, le nouveau préfet.

14 février : Le frère et des amis indépendantistes de Marcel Lorenzoni, l’un des trois militants nationalistes corses écroués la semaine dernière à Paris, ont condamné, à Ajaccio, l’assassinat du préfet Erignac et ont décidé de poursuivre ceux qui l’ont présenté, notamment dans la presse, comme l’un des suspects de cette action terroriste.

17 février : Quatre interpellations on eu lieu, dans la matinée, parmi les proches de Marcel Lorenzoni.

18 février : Les quatre personnes interpellées la veille ont été remises en liberté à Ajaccio.

19 février : Trois personnes ont été interpellées dans les milieux proches de Lorenzoni. Deux semaines après l’assassinat du préfet Erignac, l’enquête progresse difficilement.

1998 (storiacorsa) puis 1999 ,seront deux années d’une intense répression et vendetta contre tous les corses, les mises en garde à vue pour tout et pour rien ont dépassé le millier de personnes ciblées, toutes les pistes ont été faite, de la marocaine, en passant par l’informatique, pour s’en prendre à l’agricole, à l »intellectuelle.

Pendant près de deux ans, il a été question de mettre au pas tout un peuple par une vengeance d »Etat.

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