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Roger Simoni, militant nationaliste de la première heure nous a quitté le 28 février 2009. Syndicaliste agricole, toujours combatif afin d’améliorer la situation économique de notre pays, il avait contribué à la première décentralisation en provocant la dissolution de la SOMIVAC, néfaste pour la Corse, pour donner naissance à l’ODARC.

rogerSimoniAccordMiggliaciaruMilitant convaincu, précurseur intarissable, toujours mobilisé afin d’élaborer un projet économique viable pour donner aux Corses l’espoir d’un lendemain serein, libre et indépendant, car comme il le disait souvent : « les Corses n’ont pas peur de l’indépendance, mais plutôt de l’aventure ».

Roger Simoni a été de tous les combats, de toutes les constructions du mouvement national. Voici quelques dates :

Roger Simoni a été  secrétaire de la FDSEA de 1971 à 1975. Le 27 AOUT 1974 : La F.D.S.E.A organise à AIACCIU une manifestation. Un vent de colère se porte vers la DIRECTION Département de l’Agriculture. C’est le problème des  » Colons  » dits  » Pied Noir  » en plaine. Le Directeur de la D.D.A, GUY DEGOS, se retrouve déculotté, un sac de jute sur la tête. Suite à cet  » affront « , une dizaine de responsables de la F.D.S.E.A sont arrêtés et transférés à Marseille par avion militaire. Six d’entre eux sont inculpés dont plusieurs dirigeants : FRANCOIS MUSSO , MAURICE ACQUAVIVA et ROGER SIMONI.

Le 29 AOUT 1974 : Des affrontements ont lieu à AIACCIU entre forces de répression et manifestants qui demandent la libération des emprisonnés (F.D.S.E.A) . Un attentat ravage les locaux d’une agence du Crédit Agricole. Les hélicoptères des forces de répression bombardent les manifestants de grenades lacrymogènes. Une vingtaine de personnes sont arrêtées.

(Source Alta Frequenza), Il a porté à bout de bras un syndicalisme combatif et revendicatif spécifiquement corse : I Campagnoli. Il fut en 1975 l’un des artisans du premier aménagement de la dette pour les agriculteurs puis participa en 1981 à la transformation de la SOMIVAC en deux offices, l’hydraulique et l’agricole.

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1994 : Il participe à la mise en place du « poseicor » de Corsica Nazione en Avril.

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Le 6 Juin 1998 : Roger Simoni, François Simoni et Simon Fazi sont écroués à Paris. Trois des six personnes interpellées le mardi précédant dans les milieux agricoles de la plaine orientale corse ont été mises en examen et écrouées  à Paris pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ». Roger Simoni, est alors le porte-parole du Comité de défense des agriculteurs

Accord de Migliacciaru

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En 1999, il participe au journal PER L’INDIPENDENZA DI A NAZIONE,  journal indépendantiste.

« Fin des années 90, Il a été un des premier à croire à Internet, et à l’utilisation des nouvelles technologies dans la diffusion de l’information faite par le mouvement national »

Roger Simoni a accompagné la démarche de la Cunsulta Naziunale et plus particulièrement avec la mise en place du site cunsulta.com.  Roger Simoni expliquait que ce site avait été l’œuvre de trois jeunes informaticiens qui avaient donné bénévolement leur temps afin de créer cet accès : « Ce site a été conçu en trois langues, français, corse et anglais. Le serveur principal est hébergé au Japon et un deuxième serveur a été mis en place dans un autre pays dont nous ne donnerons pas le nom afin qu’il ne lui arrive pas les mêmes problèmes qu’aux sites basques… »

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« L’internet donne l’opportunité aux Corses du monde entier de s’inscrire sur les listes pour élire l’assemblée nationale corse », a expliqué Roger Simoni, l’un des concepteurs du projet, au cours d’une conférence de presse à Ajaccio.

« Pour cela, nous avons mis des moyens techniques aussi performants que l’UMP », a-t-il ajouté, en faisant référence au vote lancé depuis lundi par le parti de droite pour faire élire son équipe dirigeante par quelque 159.000 adhérents.

Auteur de « L’indispensable vérité » en 2000 aux éditions U RIBOMBU : L’agriculture et la politique économique de l’Etat en Corse. Qu’il parle de l’agriculture corse, du Crédit Agricole ou du développement de l’île, Roger Simoni sait de quoi il parle. Son livre est l’indispensable mise au point qui permettra aux corses et à tous ceux qui s’y intéressent d’accéder enfin à certaines vérités qu’on a voulu, à travers rapports truqués et manipulations, leur cacher. La réponse au Rapport Glavany. (source digamusic.com)

(Source presse) Procès Colonna en décembre 2007 : Roch Jean Roger Simoni a 71 ans. Cet ancien militant syndical, qui revendique ses opinions nationalistes, marche mal mais parle très bien. Sa « mésaventure » ressemble à celle de M. Filidori, qu’il vient de remplacer à la barre des témoins. Arrêté un beau matin à 6 h avec sa femme et son fils, conduit à Paris, il subit quatre jours de garde à vue, puis se retrouve à Fresnes.

Pourtant, atteste-t-il, « j’ai répondu sans réserves à toutes les questions, et même au-delà. La Dnat connaît sûrement le code pénal, mais elle ignore le code rural ; j’ai donc essayé d’être le plus didactique possible.

J’ai tout de même passé quatre mois et demi en prison ».

Le président : « Que vous reprochait-on exactement ? » Le témoin : « Je n’en sais rien ». Un peu plus tard, il ajoute, navré : « Tout le monde pensait que les agriculteurs avaient assassiné le préfet pour faire monter la prime à la vache. C’est absurde ».

Le président : « On a trouvé chez vous un texte revendicatif manuscrit à tendance un peu radicale, qui ne justifiait en rien à lui seul ce qui est vous est arrivé. De quoi s’agit-il ? » Le témoin : « Oh, ça c’est la Dnat qui me l’a dicté, sans doute pour comparer l’écriture ».

Le président : « Quelle est votre analyse de tout cela ? » Le témoin : « Franchement, monsieur le président, j’estime que les policiers étaient complètement à côté de la plaque ».

Roger Simoni a été soupçonné à tort d’être le commanditaire du crime. Il évoque ses souffrances physiques et morales. Mais il arrache un sourire lorsqu’il décrit les conditions de son contrôle judiciaire : « Chaque semaine, je me rendais à la gendarmerie en rasant les murs. Après l’affaire des paillotes, j’y allais en sifflotant. » (Source Corse Matin)

En janvier 2009, à la réunion publique de Corsica Libera à Migliacciaru, Roger Simoni explique sa vision sur la PADDUC et sur  le contre PADDUC de Corsica Libera, en prenant comme exemple la loi montagne inapplicable, le problème de la production de l’énergie en Corse via l’office hydraulique, l’énergie éolienne, l’énergie solaire que l’EDF sabote, le souci de l’installation d’exploitation agricole suite à l’intervention Glavany/Baggioni rendant caduc l’indépendance de l’Odarc et la mise en place de nouvelles exploitations, la Base Aérienne de Travu-Ventisari, son non respect de la loi littoral et son golf alimenté via des forages qui mettra à sec l’eau de source utilisée et obligera l’armée d’utiliser l’eau salée.


Janvier 2009 : Intervention Roger Simoni par antofpcl

Roger simoni nous quitte le 28 février 2009.

En mars 2009, Vincent Stagnara, dans le journal U RIBOMBU, lui rend hommage dans un texte « Roger fut en effet le syndicaliste corse de l’agriculture le plus remarquable de sa génération. »

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