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(Unità Naziunale) 3 juillet 2003, 18 heures. Des policiers du Raid surveillent une bergerie de la commune d’Olmeto, en Corse-du-Sud. Rien à signaler pendant la nuit.

À l’heure du déjeuner, le lendemain, un homme aux cheveux longs, pas rasé, de corpulence moyenne, sort et s’enfonce dans le maquis.

Les policiers perdent sa trace, jusqu’à son retour, vers 19 heures. L’homme est interpellé : il s’agit d’Yvan Colonna (<– lien du dossier ici).

Quatre ans de recherche auront été nécessaires pour mettre la main sur le berger de Cargèse.

Lorsque son nom commence à circuler dans l’affaire Érignac, Yvan Colonna décide de se faire discret. Et disparaît dans la nuit du 22 au 23 mai 1999. Il affirmera pendant son interrogatoire être parti à la recherche de brebis égarées. Un certain nombre de personnes vont alors lui venir en aide…

Un comité de soutien à Yvan COLONNA ?

La démarche paraît au premier abord incongrue, voire choquante. Cet homme a en effet été présenté de façon péremptoire et pendant des années, comme l’assassin du Préfet ERIGNAC, abattu à AJACCIO le 6 février 1998. Les déclarations publiques de culpabilité dont il a fait l’objet, avant même tout procès, ont largement enraciné dans l’opinion publique la conviction de sa culpabilité, pour un crime parmi les plus graves. Et l’affirmation constante par COLONNA de son innocence n’a certes pas reçu l’écho sans précédent donné pendant des années à la thèse de sa culpabilité, alors même que celle-ci apparaissait dès le premier jour, eu égard à d’autres éléments du dossier ceux-là passés totalement sous silence, comme fortement douteuse.

Yvan-Colonna-Comitedesoutien Yvan COLONNA n’a donc à l’évidence jamais bénéficié, ni devant ses juges, ni dans l’opinion, du statut qui aurait du être, en vertu de la loi, le sien : celui d’un présumé innocent, dans l’attente d’une décision prise au terme d’une procédure équitable, par des juges appréciant sereinement, en toute indépendance, les éléments à charge et à décharge. Tout au contraire, il s’est vu dès le premier jour assigner le statut de coupable nécessaire, en dehors de tout procès, et alors même qu’il s’est toujours affirmé innocent. Décrété publiquement coupable, avant même d’être jugé : C’est une première atteinte à un principe fondamental, celui de la présomption d’innocence. Mais il y a eu pire encore que la violation formelle d’une règle essentielle de la procédure pénale.

Découvrez le site du collectif de soutien à Yvan Colonna

#corse – la cavale d’Yvan Colonna se termine le 3 juillet 2003

 

#corse « Le soutien à Yvan Colonna, directement sur internet »

 

 

 

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