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[article publié à 15h00 le 28 janvier 2016] – Conférence de presse des groupes majoritaires sur la situation des prisonniers politiques Corses

Situation des prisonniers politiques corses : 

Le 14 janvier dernier, le Président du Conseil Exécutif et le Président de l’Assemblée de Corse exprimaient publiquement que le traitement de la question des prisonniers politiques corses constituait une priorité absolue de la nouvelle mandature. Quelques jours plus tard, cette question a été abordée au fond avec Manuel Valls dans le cadre de la réunion organisée à l’Hôtel Matignon avec les deux Présidents.

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#‎Corse‬ Conférence de presse @Corsica_Libera… par antofpcl

Il a été rappelé que l’absence de rapprochement des prisonniers politiques corses relevait d’un double manquement. D’un manquement à la parole donnée d’abord. Il y a de cela plus d’une décennie, des représentants officiels du gouvernement français avaient en effet pris l’engagement public de permettre aux prisonniers corses d’effectuer leur peine au plus près de leurs familles. Il s’agit ensuite d’un manquement au droit. La loi de la République française commande que ce rapprochement soit effectif.

Par-delà la question de la mise en conformité de l’action du gouvernement français avec la parole donnée et le droit positif, les deux Présidents de notre institution ont également rappelé la nécessité impérieuse d’ouvrir les dialogue sur la question de l’amnistie pour les prisonniers et les recherchés. Les représentants des institutions corses ont à cet égard un mandat clair, issu de la précédente mandature, de 47 conseillers sur 51 ainsi que des principales institutions de Corse.

Depuis cette rencontre, nous constatons que la situation des prisonniers corses s’est encore dégradée. Deux prisonniers ont été placés au « mitard » sans motif valable et dans des conditions indignes, mettant en péril leur santé. Cette mesure répressive de l’administration pénitentiaire a d’ailleurs entraîné un important mouvement de solidarité des détenus corses dans les prisons. Par ailleurs, des cas de refus ou d’ajournement de remise en liberté conditionnelle ont été, dans le même temps, relevés.

Cette attitude est en total décalage avec les attentes de la société corse et les conditions politiques nouvelles en Corse : démilitarisation du FLNC, dialogue apaisé entre les différentes forces politiques de l’île ayant conduit à des compromis politiques inédits.

En conséquence, nous demandons solennellement à ce que la situation des prisonniers politiques corses fasse l’objet d’un dialogue serein entre la Corse et Paris. Celui-ci doit débuter par l’application du droit.

En outre, nous prenons acte de la nomination d’un nouveau Garde des Sceaux. Nous solliciterons officiellement, dans les délais les plus brefs, une rencontre pour que cette question soit abordée avec les responsables des différents groupes politiques de notre Assemblée, avec la volonté que triomphent rapidement la raison et le droit.

Nous prenons d’ores et déjà l’engagement de saisir le gouvernement français à ce sujet lors de la réunion prévue le 16 février à Paris.

Groupe Femu A Corsica / Groupe Corsica Libera

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