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L’actualité des blogs politiques : #Corse @EdmonSimeoni « Corse éternelle : destination retour »

La diaspora corse est une réalité objective qui regroupe environ, d’après des évaluations convergentes, 1.000 000 personnes, Porto RICO en a près de cinq cents mille, puis la France ( Marseille et Toulon : 200.000 ; Paris 150.000 environ, Lyon et Rhône-Alpes : 100.000 ; le reste de la communauté vit, éparpillé dans le monde.  Nul ne peut nier que ce terreau est une immense richesse tant sur le plan humain que culturel ; les Corses de la diaspora ont un potentiel exceptionnel de compétences, de moyens financiers, de relations sociales et politiques ; mais c’est sans doute le lien affectif avec l’île qui reste le trait dominant, en dépit de l’ancienneté du départ de l’île ou de l’éloignement géographique. Cette diaspora existe-t-elle ? Si oui, pourquoi ? Où ? Qu’a-t-elle apporté à la Corse ? Que peut-elle lui apporter ?

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La diaspora corse existe, nous l’avons rencontrée ; en effet depuis le début de la décennie 1970, notre mouvance – l’Arc à l’époque- a estimé que c’était une donnée essentielle de la « question corse » ; pour la raison simple qu’elle était partie intégrante du peuple corse, concernée par son devenir et représentative d’un capital humain important et d’une force majeure Nous avons opté pour une stratégie d’échanges, de contacts avec d’innombrables déplacements sur le continent français, où en 1970, nous rencontrions nos étudiants, où nous sous sommes adressés à elle à travers les Amicales notamment et où nous l’avons progressivement associée aux luttes et revendications insulaires : économiques, fiscales ( Décret de 1811, Arrêtés Miot) ; puis, elle participé, à nos côtés, au combat des Boues Rouges en 1973, à la lutte d’Aléria en 1975 où sa disponibilité, son engagement ont fait merveille dans l’expression de la solidarité et des demandes politiques concernant un Statut d’Autonomie Interne au sein de la RF. Nous l’avons intégrée dans nos instances et lors de premières élections territoriales de 1982, deux de ses représentants étaient élus sur notre liste avec cinq autres militants.

La diaspora a été présente dans tous les combats de cette période cruciale de l’émancipation de la Corse, à travers les luttes pour les transports, pour la langue corse, l’Université, celle-ci menée en particulier avec l’université d’Eté, l’Association des Etudiants Corses de Paris.
Puis en 1981, avec l’élection de François Mitterrand à la Présidence de la République, la diaspora a joué un rôle essentiel notamment parce que Bastien Leccia, Président de la Fédération des Groupements corses de Marseille, a été l’intermédiaire entre l’Etat,, nous-mêmes et les forces de progrès pour préparer des réformes majeures ( Statut Particulier, Université, dissolution de la CSE, arrêt des Barbouzes de Francia, libéralisation des media, amnistie des prisonniers politiques…).

BLOG Dr EDMOND SIMEONI (lire la suite)