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Après 3 ans de crise, de réunions au sommet, de sommets extraordinaires de la dernière chance, Paris et Berlin n’arrivent toujours pas à faire sortir l’euro zone de la crise non par manque de volonté politique mais par incapacité structurelle !

L’Europe des Etats n’a jamais fonctionné et la crise actuelle nous prouve encore que ce n’est pas la solution. Tout d’abord, le concert des nations, du Congrès de Vienne en 1815 aux sommets du Conseil européen de notre époque, en passant par le traité de Versailles en 1919, n’a jamais fonctionné et ne mène qu’aux conflits, souvent armés mais toujours coûteux pour les citoyens européens. Même quand l’homogénéité politique était de mise, l’Europe des Etats n’a pas marché, que ce soit à la fin des années 1990 quand la quasi-totalité des Etats membres étaient de gauche ou aujourd’hui alors que la quasi-totalité des pays a un gouvernement de droite.

De plus, l’Europe intergouvernementale, celle des Etats, est fondée sur le principe qui veut que les décisions soient prises à l’unanimité. Par essence, elle requiert le plus petit dénominateur commun, le plus petit accord possible, le moindre véto neutralisant la volonté de négociation des autres.

Ensuite, l’Europe des Etats, c’est aussi l’Europe des grandes capitales, Berlin, Londres, Paris. Mais dans la zone euro, le Royaume-Uni n’en faisant pas parti, les grandes capitales se résument à Berlin et Paris. Dans la lignée de la ‘‘tradition de l’axe franco-allemand’’, Berlin et Paris croient qu’ils peuvent toujours imposer leur point de vue au reste de l’Europe. Or, ce qui pouvait être accepté par 4 partenaires en 1957, doit être accepté par 15 pays aujourd’hui dans la zone euro et par 25 Etats pour tout ce qui concerne l’Union dans son ensemble. De plus en plus d’Etats se sentent minimisés et écartés du processus de décision par cette pratique. Et puis, comment les citoyens peuvent-ils accepter une décision prise dans un bureau par deux chefs d’Etat et de gouvernement qui ne sont même pas responsables devant les électeurs touchés par les décisions qu’ils prennent ? Normalement, quand les citoyens veulent sanctionner un politique, ils votent contre lui mais là c’est impossible! Comment les Grecs, par exemple, peuvent-ils sanctionner Merkel et Sarkozy ?

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