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L’actualité des blogs politiques : « Lettre ouverte aux Porto-Vecchais et aux habitants de notre territoire »

Madame, Monsieur,

La Corse, à l’image de Paris, de la France et de l’Europe entière, connaît des heures difficiles et troublées depuis les attentats du 13 novembre. Cent trente morts, des centaines de blessés, le deuil, la consternation et l’effroi semés à travers des rues bondées, dans une salle de spectacle, à proximité d’une enceinte sportive.

Je veux naturellement redire ici mon indignation et mon entier soutien à ceux qui ont été touchés dans leur chair, à ces centaines de familles tragiquement affectées. Ces drames suscitent désormais, par-delà la compassion et l’engagement de l’opinion internationale, débats et initiatives autour des défis lancés par l’islamisme radical. Notre île doit naturellement y contribuer, d’une manière forte et claire.

Dans ce contexte, les élections Territoriales des 6 et 13 décembre prochains revêtent une dimension toute particulière. Organisées en fin d’année, quelques mois seulement après les Départementales, elles semblent être, aux yeux de nombreux Corses, d’une importance relative.

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Ces élections sont pourtant décisives.

C’est la raison pour laquelle j’ai choisi, avec Gilles Simeoni et nos colistiers, d’être de nouveau candidat sous l’égide de Femu a Corsica. Non plus pour nourrir une opposition aux majorités de droite ou de gauche mais pour en construire une nouvelle, dynamique et porteuse d’un ambitieux projet de société.

J’ai le plaisir et l’immense fierté d’être accompagné d’autres candidats de notre territoire : Paul-André Colombani, médecin, exerçant principalement sur la commune de Zonza – Jeanne Stromboni, assistante de direction et conseillère municipale de Portivechju – Jean-Jacques Lucchini, agriculteur, originaire de Monaccia.

La nouvelle Assemblée de Corse devra s’atteler au règlement des dossiers les plus urgents : droits de succession, transfert de fiscalité, traitement des déchets, transports maritime et aérien, précarité, politique foncière, logement, Economie Sociale et Solidaire, développement de l’Entreprise… Autant de sujets pour lesquels la mobilisation devra être immédiate.

L’Extrême-Sud, à l’instar de la Corse toute entière mais avec ses problématiques propres, a clairement besoin d’une impulsion inédite, d’un règlement concerté de ces grandes questions tant il a été victime, au cours de la décennie, d’une succession de mauvais choix et plus encore, d’une absence notable d’implication de la Collectivité Territoriale.

La faible implantation des grands équipements publics, les carences en termes d’infrastructures, l’état historiquement dégradé du réseau routier territorial, entre autres indicateurs, en attestent largement.

Il suffit, pour finir de s’en convaincre, de constater l’évolution des projets et financements publics dans d’autres territoires, durant la même période. Je m’engage clairement à rétablir l’équité et à favoriser une réelle prise en compte de notre région dans l’ensemble des politiques publiques.

Il faudra rouvrir le dialogue avec Paris.

La fin de l’arrêté Miot, dont les effets pourraient être dévastateurs, la coofficialité de la langue corse, le statut fiscal dérogatoire, le rapprochement des prisonniers politiques, l’inscription de la Corse dans la Constitution nécessitent le renforcement du dialogue avec l’Etat. A ce jour, en dépit du fait que majorité territoriale, à Aiacciu, et majorité parlementaire ou gouvernementale, à Paris, soient de la même couleur politique, aucune évolution concrète n’est intervenue. Je souhaite là aussi contribuer à un dialogue sincère et constructif, comme je l’ai fait au cours des années écoulées mais de façon bien plus déterminante, au cœur d’une majorité alternative.

Il faudra réussir la Collectivité unique.

Comme vous le savez, les prochains mois consacreront la fusion des deux départements et de l’actuelle Collectivité Territoriale. L’année 2016-2017 donnera lieu à la rédaction des ordonnances, qui fixeront très précisément les contenus et modalités de cette mutation sans précédent : ventilation des ressources fiscales, fusion du patrimoine immobilier de chaque entité, intégration des quatre à cinq mille agents en activité, avec un enjeu politique et social déterminant… Notre région ne peut décemment rester à l’écart de cette construction, et subir une nouvelle forme de centralisme qui serait ici synonyme de recul du service public, de l’emploi et des différentes administrations. La représentation des territoires, et bien sûr de l’Extrême-Sud, sera un enjeu majeur pour Femu a Corsica et pour moi-même.

Il faudra une gouvernance réellement démocratique.

Les pratiques clanistes, le clientélisme, les pressions diverses, à droite comme à gauche, minent le vivre-ensemble et étouffent les aspirations démocratiques de nos compatriotes.

Le chantage à l’emploi, au logement, aux aides publiques doit rapidement et définitivement cesser.

Femu a Corsica veut incarner un modèle de gestion des affaires publiques fondé sur la transparence, l’équité et la justice.

Il faudra un véritable « Riacquistu ecunomicu è suciali ».

Le développement économique et social sera notre grande priorité pour cette mandature, ainsi que pour les prochaines années. Nous voulons promouvoir une nouvelle trajectoire de croissance, plus équilibrée et mieux maîtrisée.

La mise en œuvre d’un modèle diversifié conjuguant l’économie de la connaissance, le numérique, la formation des hommes, l’agriculture de production, les énergies renouvelables, le tourisme, la coopération euro-méditerranéenne est, avec le soutien aux secteurs du BTP, des PME et TPE, devenue littéralement indispensable.

De nouveaux équilibres sociaux et territoriaux doivent également être générés, et le combat contre les fractures et inégalités largement amplifié. J’entends bien naturellement incarner et faire vivre ce choix, d’autant que notre région offre, de ce point de vue, des perspectives considérables.

Je vous invite, pour partager ces propositions, à notre grand meeting de Portivechju le mardi 1er décembre à 18h30, au Centre Culturel, en présence de Gilles Simeoni et de l’ensemble des candidats de Femu a Corsica. Cette rencontre nous permettra d’échanger plus largement et de construire, ensemble, le débat citoyen et l’action résolue dont la Corse et l’Extrême-Sud ont l’impérieux besoin. Pà l’avvena, vutemu à Femu a Corsica !

Di cori, et avec mon affection toute particulière,

Jean-Christophe ANGELINI

Permanence Femu a Corsica – Les 4 Chemins – 20137 PORTIVECHJU
04 95 50 57 10 – [email protected]
www.femuacorsica.com