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Une conférence de presse en faveur d’Alain Ferrandi et de Petru Alessandri a eu lieu le 3 décembre 2015 à L’Università di Corsica à partir de 12h00 (Amphithéâtre Ettori face au bar l’Oriente). Le statut de DSP des deux patriotes incarcérés, ainsi que le rapprochement ont été abordés lors de cette mobilisation.

Mobilisation en 2016 :

  • 13 septembre 2016 : Cunferenza di Stampa Marti, Aiacciu 15h30 (grand Café Napoléon,10 cours Napoléon)
  • Le 27 juin 2016 : Tractages dans toutes la corses avec l’Associu Ghjustizia è verità per i nostri :  Plusieurs dizaines de personnes sont rassemblées et arrêtent les piétons et les voitures pour leur donner leur texte. Ils réclament la mise en place d’une démocratie active et appellent l’ensemble des citoyens à rejoindre le mouvement constitué des deux collectifs.  Bastia: Ronds de la mairie 17h00 – Isula-Rossa: Rond point Fogata 18h00 – Aiacciu: Rond point du CREPS 17h00 Rond point de Mezzavia 17h00 Rond point Caldaniccia 17h00 Carrefour Diamant 17h00 Rond point de la gare 17h00 – Ghisonaccia: Rond point du carrefour 18h00 – Pruprià: Rond point du Casino 18h00 – Corti: Rond point de la gare 17h00 – Porti Vechju: Rond point des 4 chemins 17h30 – Sagone: Rond point du Spar 18h00
  • Le 9 juin 2016 : Après plus de 17 années de détention en France Pierre ALESSANDRI et ALAIN FERRANDI demandent leur transfèrement dans un centre de détention en Corse (Borgu, Casabianda ) Venite numarosi per sustene li !! u 9 di Ghjunghju 10 ore Rond-point d’Aleria

Le 3 décembre 2015Près de 200 personnes étaient présentes à Corte ce jeudi pour réclamer le rapprochement d’Alain Ferrandi et Pierre Alessandri à la maison d’arrêt de Borgo. Les deux hommes ont été condamnés à perpétuité pour l’assassinat du Préfet Erignac et incarcérés à Poissy, dans la région parisienne. « Alain Ferrandi, Pierre Alessandri, L’ora Di U Ritornu » était le slogan porté ce jeudi à l’université de Corte par le comité de soutien des deux hommes.Devant près de 200 personnes, notamment des proches des deux détenus, le comité de soutien a présenté une pétition disponible sur Internet, demandant le rapprochement de ces deux détenus.Incarcérés depuis 1999 en région parisienne pour l’assassinat du préfet Claude Erignac et condamné en 2003 à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de 18 ans, Alain Ferrandi et Pierre Alessandri demandent depuis plus d’un an à être transférés vers la maison d’arrêt de Borgo.Les deux hommes étant répertoriés comme détenus particulièrement signalés (DPS), leur rapprochement n’est pas possible selon le Ministère de la justice.Alain Ferrandi, Pierre Alessandri et leurs proches réitèrent donc la demande de levée de cette inscription, comme ils l’avaient fait l’an dernier dans une lettre ouverte à la garde des Sceaux Christiane Taubira.

mobilisationAlainFerrandiPetruAlessandriDec2015 (1)

Récapitulatif

En 2014, Alain Ferrandi (54 ans) et Pierre Alessandri (56 ans), tous les deux condamnés à perpétuités pour l’assassinat du Préfet Erignac en février 1998, se sont adressés au Ministre de la Justice et Garde des Sceaux afin de demander leur rapprochement familial en Corse. Rapprochement refusé depuis des années pour des raisons fallacieuses. Alain Ferrandi et Pierre Alessandri avaient été interpellé en Mai 1999 (21/22) et condamnés à perpétuité lors du procès de juillet 2003 (le 11 le verdict tombait).

mobilisationAlainFerrandiPetruAlessandriDec2015 (2)Pierre Alessandri et Alain Ferrandi sont aujourd’hui incarcérés à la maison centrale de Poissy, sous le statut de détenu particulièrement signalé (DPS). Leur demande de rapprochement familial n’a cependant jamais abouti, en raison principalement de cette inscription au registre des DPS, un statut qui ne se justifie pas selon leurs avocats. Il y a huit critères pour inscrire un détenu au rang de DPS, qui répondent tous « au risque d’évasion », « à l’intensité de l’atteinte à l’ordre public que celle-ci pourrait engendrer » ou « au comportement particulièrement violent en détention »

Alain FERRANDI – Pierre ALESSANDRI »

Pierre Alessandri n° 11922 G

Alain Ferrandi n°11477

Maison centrale de Poissy 17 , rue de l’abbaye 78303 POISSY

PETITION EN LIGNE (lien ici)

Pierre ALESSANDRI et Alain FERRANDI sont incarcérés depuis le 25 mai 1999 pour l’assassinat du préfet Claude ERIGNAC. Ils ont été condamnés le 11 juillet 2003 par la cour d’Assises de PARIS à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sureté de 18 ans. Ils purgent actuellement leur peine à la maison centrale de POISSY dans la région parisienne. Depuis maintenant plus d’un an, ils demandent, en vain, la levée de leur inscription au répertoire des Détenus Particulièrement Signalés (DPS) et leur transfèrement sur le centre de détention de BORGU. Leur fiche d’identité judiciaire semble irréversiblement les reconnaître, non pas comme des détenus de droit commun ou des prisonniers politiques mais plus simplement comme les membres du « commando ERIGNAC ». Ces ennemis de la république, ces soldats perdus du nationalisme Corse, ces jusqu’au-boutistes de la dérive brigadiste, ces bandits de grand chemin. Cette surenchère de qualificatifs justifie- t- elle que les règles de droit ne soient pas respectées, que les attributs du code de procédure pénale soient ignorés, que les décisions du Conseil de l’Europe soient systématiquement oubliées ? Nous ne pouvons pas comprendre le silence assourdissant du chef de l’Etat, du 1er ministre, du ministre de la justice sur des questions essentielles qui touchent directement à l’intégrité des hommes, à la légitimité des décisions politiques et administratives, à la reconnaissance des droits élémentaires de l’humanité. Aucun Etat démocratique ne peut s’arranger avec l’esprit de la loi, Aucun Etat de droit ne peut déconsidérer unilatéralement les principes de justice qui fondent l’esprit républicain, Aucun Etat moderne ne peut justifier que l’on utilise la vengeance et le mépris comme règle de droit. Pour toutes ces raisons nous demandons très officiellement que les autorités françaises apportent des réponses précises aux demandes de rapprochement exprimées par A. FERRANDI et P. ALESSANDRI et qu’elles respectent l’article 717 du code de procédure pénale qui prévoit « de favoriser, le renforcement des liens familiaux, par le rapprochement familial des détenus condamnés dans un établissement pénitentiaire le plus proche de leur domicile… ». Ne pas nommer les choses disait A. CAMUS, c’est ajouter au malheur du monde. Notre mobilisation aujourd’hui s’inscrit donc délibérément dans cet esprit d’ouverture, de loyauté et de franchise. Parler pour aider à mieux comprendre la réalité parfois complexe des choses. Et signer cette pétition pour exprimer sa solidarité et son empathie envers Pierre et Alain dans le respect des souffrances partagées.

à suivre sur  l'application android Unità Naziunale ou bien sur ce lien mobile (Apple, tablettes...)