Produit CORSU E RIBELLU

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À l’opinion publique
Aux médias de communication de l’état, nationaux et internationaux
Aux  médias alternatifs
Aux adhérents  à l’Autre Campagne
À la sexta internationale

Aujourd’hui nous dénonçons publiquement le fait que le professeur Alberto Patishtán Gómez a été emmené vers 2h30 du matin par le directeur du pénal nº5 et le chef de police. Nous exigeons sa présentation immédiate et dans le même temps, sa liberté. Nous désignons le gouvernement Fédéral, le chef de l’Etat Felipe Calderón Hinojosa, et le Gouverneur du Chiapas Juan Sabines Guerrero, ainsi que le chef de la police, comme responsables de cet acte. Nous lançons un appel urgent aux personnes de bon coeur, à l’Autre Campagne, à tous et toutes celles et ceux qui marchent en bas et à gauche, à se solidariser et à manifester à leurs manières et dans les lieux où ils se trouvent, le plus tôt possible.

Cordialement. Les familles des prisonnières et prisonniers, depuis le piquet de protestation.

À l’opinion publique
Aux médias de communication de l’état, nationaux et internationaux
Aux médias alternatifs
Aux adhérents à l’Autre Campagne
À la sexta internationale
Aux organisations indépendantes
Aux défenseurs des droits de l’homme

 

Nous, prisonniers politiques de la Voix de l’Amate, de l’Autre Campagne de l’EZLN, Solidaires de la Voix de l’Amate et des Voix Innocentes, incarcérés dans le pénal nº5 de San Cristóbal de Las Casas, Chiapas, déclarons : Le mauvais gouvernement et ses autorités incompétentes exercent toujours des abus de pouvoir à leur guise, en bafouant les droits humains de ceux qui réclament justice et exigent la vérité ; ce sont toujours eux qui voient leurs droits réprimés et violentés. Parce que pour le gouvernement, dire la vérité est un délit, et il cherche la manière de casser notre lutte. Comme ce qui est arrivé aujourd’hui 20 octobre à 2:35 heure du matin : ils sont arrivés dans le lieu où nous sommes en grève de la faim. Le directeur José Miguel Alarcon García et son complice Andrés Alfaro Figueroa, et d’autres éléments de sécurité, ont réveillé notre compagnon Alberto Patishtán Gómez en lui disant »permets-nous de parler avec toi un moment » et ils l’ont éloigné, à une distance d’à peu près 8 mètres. Quelques instants plus tard, nous avons entendu la voix du compagnon Alberto « permets-moi d’avertir mes compagnons ». Et nous avons entendu aussi la voix du directeur qui disait à ses éléments « amenez-le maintenant ». Les faits se sont passés ainsi, à l’aube. A 9h du matin nous avons demandé où se trouvait notre compagnon en questionnant le commandant mentionné précédemment et il nous a répondu en nous disant qu’il l’ignorait totalement. C’est pour cela que nous dénonçons publiquement le fait que cette action viole encore une fois nos droits, en même temps nous exhortons le gouverneur Juan Sabines Guerrero à respecter notre lutte qui est pacifique. Avec dignité nous exigeons justice et notre liberté immédiate qui nous ont été volés. Nous disons aussi que nous continuerons la grève de la faim, qui, comme nous l’avons déjà dit, durera un temps indéfini. Nous exigeons le respect de notre intégrité physique car dans l’état où nous sommes à cause de la grève de la faim, notre santé se détériore de jour en jour. Nous faisons finalement un appel à la Société Nationale et Internationale, hommes, femmes et jeunes, à se joindre à cette cause, parce que notre pays a besoin d’un arrêt du harcèlement.

Halte à la répression de notre lutte!
Liberté d’expression!
Nous ne nous tairons jamais!
Mieux vaut mourir en luttant que mourir à genoux devant le mauvais
gouvernement!

JUSQU’À LA VICTOIRE!

FRATERNELLEMENT;

La Voz del Amate
Solidarios de la Voz del Amate
Voces Inocentes
San Cristóbal de las Casas, Chiapas, 20 octobre 2011

Traduction : Les trois passants et Caracol Solidario

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