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(Unità Naziunale Publié le 14 juillet 2018 à 16h02) Ce matin, Corsica Libera, accompagné de ses militants, de son exécutif et de ses élus à la Collectivité Unique, tenait une conférence de presse dans le village de Tavera.




Voici le texte de la conférence de presse

Depuis plusieurs semaines, la commune de Tavera est placée par quelques individus sous le feu des projecteurs médiatiques et gendarmesques. Elle est confrontée à un conflit qui prétextant « l’accès à la montagne », crée d’inutiles et dangereuses tensions locales. Le discours accusateur porté par des manœuvres extérieures  vise à  déstabiliser le village de Tavera et la communauté de la Gravona et cible, selon les bonnes vieilles méthodes des corbeaux,  et sans les nommer  des militants de Corsica Libera.

Cette pratique de pyromane, tente d’instrumentaliser la cause de quelques bergers pour servir des intérêts particuliers et bassement politiciens. Cette démarche, lourde de conséquences dans des populations rurales comme les nôtres, oublie que le travail est le seul facteur de lisibilité des uns et des autres.
Corsica Libera  rappelle à tous ces apprentis sorciers en politique que la situation actuelle puise son origine dans une ancienne et délictueuse politique claniste  désastreuse qui perdure avec l’aide de quelques uns, et est totalement incompatible avec l’intérêt de la montagne.

LA FAUTE ORIGINELLE

Il y a près de trente ans, une piste a été ouverte du col de Scalella à U Verdanese. Cette ouverture, rappelons le, s’est faite contre l’avis de la population au nom d’un pseudo reboisement mais avec l’objectif inavoué  d’utiliser des crédits en partenariat avec la DDTM de l’époque.
Ce projet, mal pensé et mal construit aboutit à un résultat nul puisque tous les arbres plantés sont morts, faute de moyens adaptés pour leur entretien. Cette gabegie illustre bien tristement la dilapidation de crédits publics au profit de quelques intérêts politiciens à courte vue.

SIMU TUTTI ARRADDICATI È FIGLIOLI DI STA TERRA

Corsica Libera a, historiquement et de tout temps, été aux côtés des défenseurs de l’environnement et du pastoralisme. La défense et la protection de notre terre constituent l’un des éléments fondateurs de notre engagement. Ce n’est pas par hasard mais par choix politique si l’un de nos militants est Président de l’ODARC et si un membre de notre scagnu naziunale est  Président de la chambre régionale d’agriculture. Ce n’est pas par hasard si nos militants sont au premier rang du comité de massif.

A ce titre, nous réaffirmons un soutien sans réserve au développement du pastoralisme en estives.

En l’espèce, nous disons clairement que la situation instrumentalisée par quelques individus et, malheureusement attisée par un responsable politique en manque de strapontin, ne sert en rien l’intérêt des bergers ni ceux de notre terre. Au contraire, elleest le fruit pourri, à l’exemple de ce qui se passe sur le littoral, des dérives qui ont depuis des décennies empoisonné notre terre et laissé mourir la montagne.

U TROPPU STROPPIA : A PRIVATISAZIONE DI A MUNTAGNA BASTA

Oui, il existe un risque de réel de privatisation de la montagne et de spéculation économique basée sur l’exploitation de la terre au mépris des usages, de sa vocation agricole et du respect de la biodiversité. L’utilisation incontrôlée des pistes de montagne avec la prolifération de véhicules motorisés est un fait qui heurte notre vision du développement de ces territoires, partie intégrante de notre identité commune.

Nous le disons clairement, il est, pour nous, hors de question de laisser la montagne devenir la proie des quads, 4X4 et autres circuits organisés et générer ainsi une nouvelle masse de déchets et une détérioration de l’écosystème.

Nous serons vigilants sur ce point.

Nous ne serons jamais de ceux qui tentent, aujourd’hui, de la transformer en vulgaire produit de consommation de masse !

Nous nous engageons à œuvrer pour conserver toute sa virginité à ce territoire auquel nos militants sont, plus que quiconque, attachés car ils sont, depuis des générations, les enfants de cette terre que nul, mieux qu’eux, ne peut défendre.

PER UN RICUNQUISTA DI A MUNTAGNA, BÈ CUMUNU DI I CORSI

Nous prenons l’engagement de défendre ces principes car notre présence politique nous en donne les moyens ; contrairement à ceux qui aboient dès qu’ils voient passer la caravane de la Collectivité de Corse.
Nous nous engageons solennellement, aux côtés de nos militants de la pieve et avec l’accord du représentant de notre groupe à l’Assemblée de Corse, à promouvoir cette vision par des actions concrètes.

Déjà, l’Assemblée de Corse a envoyé un signal politique fort avec l’adoption du schéma d’aménagement et de développement de la montagne (février 2017) qui programme un ambitieux plan de réhabilitation des stazzi. L’Assemblée de Corse a également validé la nouvelle charte du Parcu di Corsica qui affiche clairement l’objectif de reconquête des zones d’estive et de renouveau du pastoralisme. Nos militants élus y sont engagés pour sa mise en œuvre. Cette année, le Parc, avec le soutien financier de la Collectivité de Corse, a d’ailleurs poursuivi et intensifié son soutien logistique à l’ensemble des bergers qui en ont fait la demande en acheminant du matériel par héliportage.

Nous nous attacherons désormais à promouvoir de véritables plans de gestion des estives conformes aux usages traditionnels et à un renouveau d’une agriculture de production. Une gestion harmonieuse entre les différents acteurs respectueux de ces territoires, un développement qui rejette les dérives qui, trop souvent, gangrènent les zones littorales soumises à toutes les convoitises.

PERCHÈ CRIDIMU À L’AVVENE DI A NOSTRA MUNTAGNA È DI U PASTURISIMU. PERCHÈ SAREMU SEMPRE PRONTI À DIFENDELA :

HÈ TEMPU PER I CORSI D’ESSE L’EREDI DI I NOSTRI ANTENATI E DI RIPIGLIÀ U PASSU PER SALVÀ U NOSTRU AMBIENTE.

CORSICA LIBERA


Revue de Presse

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Quelques photos de la Conférence de presse