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(Le 5 janvier 2005) Le Rectorat dépose un recours contre l’amphi Ghjuv’Battista Acquaviva…

Le recours déposé le 17 décembre par le recteur Paul Canioni sera examiné par le tribunal administratif de Bastia le 14 janvier. L’Université de Corse a affirmé mercredi être victime d’une « stratégie délibérée de déstabilisation », après le dépôt par le recteur de l’académie, d’un recours en justice visant à faire annuler la délibération qui a donné le nom d’un « militant séparatiste » à un amphithéâtre de l’IUT de Corte.

UNIVERSITABATTIACquaviva

Le 28 janvier 2005 : Le commissaire du gouvernement du tribunal administratif de Bastia a conclu, vendredi, à la non recevabilité d’un recours du recteur de Corse visant à faire annuler une délibération de l’Université de Corse qui donne le nom d’un militant nationaliste du FLNC à un amphithéâtre.

Le commissaire du gouvernement, qui dit la loi et dont les conclusions sont généralement suivies par le tribunal, a en effet estimé que le recours du recteur était hors délai et donc non recevable. Il a toutefois affirmé que le choix d’un nom pour un bâtiment de l’Université de Corse était du seul ressort du président Antoine Aiello, présent à l’audience, et que la délibération du conseil d’administration, contestée, était donc illégale.

Le recours avait été déposé le 17 décembre par le recteur Paul Canioni pour faire annuler une délibération de l’université de Corse, installée à Corte (Haute-Corse), qui, entre autres, baptisait du nom de Jean-Baptiste Acquaviva le nouvel amphithéâtre de son IUT.

Jean-Baptiste Acquaviva était un militant du FLNC, tué le 16 novembre en 1987 alors qu’il participait à l’attaque d’une ferme appartenant à un « pied-noir ».

Me Angeline Simeoni, avocate du recteur a plaidé que la loi soumettait l’éducation nationale au « principe de neutralité » et que le nom de Jean-Baptiste Acquaviva était connoté, ne pouvant se réduire à son seul militantisme syndical du temps où il était étudiant à l’université de Corte.

Me Gilles Simeoni, représentant l’université, a quant à lui martelé que le rectorat était représenté au conseil d’administration de l’université ayant décidé du nom de l’amphithéâtre le 22 septembre 2004 et que le recteur Canioni ne pouvait prétendre ignorer ce choix. Il s’est ainsi étonné qu’il ait attendu près de trois mois pour manifester son opposition à cette décision.

Le 14 décembre, veille de l’inauguration de l’amphithéâtre de 120 places, les préfets de Corse et de Haute-Corse, ainsi que les élus du Conseil exécutif de la Collectivité Territoriale de Corse (CTC) n’ont pas souhaité y assister, jugeant « choquante » la décision d’attribuer ce nom à la salle.
Le jugement a été mis en délibéré à une date non précisée.

CLUB CORSICA