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En plus des trois FLNC, d’autres logos apparaissent comme RESISTENZA CORSA et A DROGA BASTA ciblant les affaires de drogues mais pas que…

Janvier 2003

Le jeudi 2 janvier 2003 : Un homme de 25 ans a été retrouvé mort d’une balle dans la tête à Ajaccio. Le corps de Richard Morini a été découvert par un promeneur dans les ruines d’un bâtiment désaffecté de l’armée de l’air, situé sur le site de la Tour de la Parata au bout de la Route des Sanguinaires à Ajaccio. A quelques mètres du corps, les enquêteurs ont retrouvé des traces de poudre récentes, une douille d’arme de calibre 9mm, de nombreuses empreintes de pneus et plusieurs bouteilles d’alcool. La victime, serveur dans un café de la cité impériale, était connue des services de police pour des affaires de stupéfiants. L’enquête a été confiée au SRPJ d’Ajaccio.

Le Vendredi 3 Janvier 2003 : Un malfaiteur corse en cavale depuis son évasion en novembre 1998 de la prison de Borgo (Haute-Corse) a été interpellé vendredi après-midi à Rocquencourt (Yvelines). Joseph Menconi, 37 ans, a été placé en garde à vue dans les locaux de l’Office central de répression du banditisme à Nanterre (Hauts-de-Seine). Faisant notamment l’objet de trois mandats d’arrêt, dont l’un pour l’assassinat le 2 août 1997 d’un légionnaire dans une discothèque de Calvi, Joseph Menconi s’était fait la belle en compagnie de Dominique Ambroggi, considéré lui aussi comme un « criminel particulièrement dangereux ». Les deux hommes s’étaient évadés grâce à des échelles installées par des complices à l’extérieur des murs d’enceinte de la prison. C’est la première fois que des détenus s’évadaient du centre pénitencier de Borgo, inauguré en 1993. Joseph Menconi est par ailleurs fiché pour divers braquages et escroqueries. Il y était détenu depuis son arrestation, déjà par l’OCRB, le 20 octobre 1997, alors qu’il était recherché après le meurtre d’un légionnaire, tué par balles au cours d’une altercation à la sortie d’un bar de Calvi le 2 août 1997 et l’attaque d’un fourgon blindé de transport de fonds à Saint-Laurent-du-Var (Alpes-Maritimes), le 17 avril 1997. En novembre 2000, les spécialistes de l’Office avaient repris l’enquête sur son évasion et, pendant plusieurs mois, ont mis en place des surveillances et des filatures autour de proches et de relations supposées de Menconi. Ce sont elles qui les ont conduits, vendredi en fin de matinée, à repérer Menconi, circulant dans les rues de Rocquencourt au volant d’un véhicule immatriculé dans les Bouches-du-Rhône, avant de l’arrêter sans qu’il oppose de résistance. Déjà sous le coup d’un mandat d’arrêt du tribunal d’Ajaccio en 1996 pour escroqueries, Menconi était également recherché en vertu d’autres mandats de deux juges d’instruction de Bastia, pour assassinats, commis au cours de l’été 2001. Il est soupçonné d’avoir trempé dans l’assassinat de deux cousins, Dominique et Jean-Christophe Marcelli, dont les corps calcinés avaient été découverts le 21 août 2001 à Moriani-Plage, au sud de Bastia, et de celui de Nicolas Montigny, tué dans un cybercafé de Bastia le 5 septembre de la même année. Ces assassinats avaient été reliés à une série de meurtres commis en Haute-Corse dans les semaines qui avaient suivi la mort de François Santoni, tué le 17 août 2001 à Monaccia-d’Aullène (Corse-du-Sud). Les enquêteurs avaient rapidement privilégié la piste de règlements de comptes au détriment de la piste politique, même si la plupart des victimes avaient été en contact avec le mouvement clandestin Armata Corsa. Joseph Menconi est considéré comme proche de la Brise de mer, un gang bastiais connu notamment pour des vols à main armée.

Le Vendredi 3 Janvier 2003 : Cinq personnes ont été interpellées jeudi soir et vendredi dans la région d’Ajaccio (Corse du Sud) dans le cadre de l’enquête sur la mort de Richard Morini. Ces personnes ont été placées en garde à vue au commissariat d’Ajaccio pour y être entendues par les policiers du Service régional de la police judiciaire (SRPJ) chargé de l’enquête. Le corps de Morini avait été découvert mercredi matin par un promeneur près d’Ajaccio, dans un bâtiment désaffecté appartenant à l’armée de l’Air situé route des Sanguinaires. Le jeune homme âgé de 25 ans avait été mortellement atteint à la tête d’une balle de calibre de 9mm, qui a été tirée de face, à moins d’un mètre de la victime, selon les résultats de l’autopsie. Surnommé Anthony, Richard Morini, serveur dans un café d’Ajaccio, était connu des services de police et de justice pour des affaires de stupéfiants.

Le Samedi 4 Janvier 2003 : Un attentat à l’explosif a visé samedi soir un appartement occupé par une famille d’origine marocaine à Bastia (Haute-Corse). Une charge évaluée à 250 grammes a explosé devant la porte palière du logement, situé dans le centre-ville. On ne déplore pas de blessé et les dégâts sont moyennement importants.  Sur place, les enquêteurs ont relevé, sur le mur du couloir, l’inscription « A droga basta » (la drogue assez) et une signature: « resistenza corsa », du nom d’un nouveau mouvement clandestin qui s’est manifesté à la fin du mois de décembre dernier pour revendiquer une demi-douzaine d’attentats commis contre des dealers et délinquants.Un immeuble du centre-ville de Bastia (Haute-Corse), dans lequel résident des familles d’origine maghrébine, a été visé samedi soir à 23h30 par un attentat à l’explosif qui n’a causé que des dégâts légers. Une charge évaluée à plus de 200 grammes de TNT a été placée devant la porte d’entrée de l’appartement d’une famille d’origine maghrébine dans un immeuble où les enquêteurs ont retrouvé deux inscriptions « A Droga basta » et « Resistenza Corsa ». Des dégâts sur la porte d’entrée ont été constatés. « Resistenza Corsa », organisation clandestine apparue récemment, avait revendiqué le 29 décembre dernier, par téléphone, quatre attentats à l’explosif commis dans la région de Bastia et visant des maghrébins ainsi qu’un attentat perpétré dans la nuit du 30 au 31 décembre contre un véhicule 4×4 garé dans le quartier de Lupino à Bastia.Le groupe avait alors déclaré agir « en représailles des agressions qui avaient visé plusieurs jeunes corses » et dénoncé « les violences urbaines qui se multiplient ainsi que la prolifération de la vente de drogue ».. (Affaire RESISTENZA CORSA / A DROGA BASTA).

Le 5 Janvier 2003 : Le groupe clandestin « FLNC dit des Anonymes » a revendiqué dimanche matin dans un communiqué transmis à une rédaction de Bastia (Haute-Corse) l’attentat survenu le 31 décembre à Furiani contre l’un des engins de la société de BTP de François Vendasi, déjà visée le 5 décembre dernier. « Nous revendiquons l’action contre la société Vendasi pour la poursuite des travaux sur la caserne de CRS de Furiani et pour avoir trompé les riverains », explique le communiqué avant de revendiquer également « l’action commando contre la Villa Werbeck, à Saint-Florent, pour la protection du littoral ». Le Groupe des Anonymes, dont sept dirigeants présumés ont été interpellés le 9 décembre dernier à Bastia par la gendarmerie et le SRPJ d’Ajaccio, six jours avant la troisième visite en Corse du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, ajoute « voilà maintenant quelque temps que nous avons suspendu nos actions militaires contre l’Etat colonial français ». « Les déclarations du ministre de l’Intérieur nous ont conduit à cette trêve », précise le communiqué. « Nous restons malgré tout vigilants. Les dernières arrestations de certains dont un de nos responsables nous incitent à une prudente méfiance ». Toujours dans ce communiqué, le « FLNC des Anonymes », qui écrit avoir suspendu ses actions « dans un but d’intérêt général » et afin de « créer un climat serein », déclare « souhaiter très fort que les promesses de M. Sarkozy soient tenues, faute de quoi, nous montrerons de nouveau notre détermination comme nous l’avons maintes fois prouvé ». Cette annonce survient dans la foulée de celle faite par le FLNC-Union des combattants. Cette organisation avait annoncé le 13 décembre une « suspension effective de ses actions politico-militaires », également dans le but apparent de donner une chance au dialogue politique relancé par le gouvernement et son ministre de l’Intérieur. Quatre jours auparavant, trois autres groupes – le FLNC du 5 mai, Fronte Ribellu et Clandestinu – avaient fait savoir implicitement qu’ils renonçaient aussi à l’action armée.Le « FLNC des anonymes », dont sept membres présumés ont été mis en examen et écroués en décembre à Paris, déclare toutefois vouloir rester « vigilant ».  « Les dernières arrestations de certains, dont un de nos responsables, nous incitent à une prudente méfiance », déclarent les clandestins, prévenant qu’ils « souhaitent très fort que les promesses de M. Sarkozy soient tenues faute de quoi nous montrerons de nouveau notre détermination ». Le FLNC des anonymes revendique un attentat commis le 5 décembre contre le siège de la société de BTP Vendasi à Furiani (Haute-Corse), l’une des plus importantes de Corse, lui reprochant d’effectuer des travaux sur une caserne de CRS de Furiani qu’ils avaient fait sauter en juillet dernier. Il revendique également un attentat perpétré le 6 décembre contre une villa à Saint-Florent (Haute-Corse).Le groupe, apparu fin octobre 2001, a revendiqué une série d’attentats parmi les plus destructeurs commis en Corse, dont celui contre la caserne de Furiani qu’il avait revendiqué le 25 juillet, à la veille de la première visite dans l’île de M. Sarkozy. C’est dans le cadre de l’enquête sur cet attentat que plusieurs « anonymes » présumés viennent d’être mis en examen à Paris, des arrestations, qui, selon les enquêteurs, ont fortement affaibli le mouvement . (Affaire FLNC ANONYMES)

Le 5 Janvier 2003 : Cinq jeunes hommes, âgés de 19 à 25 ans et originaires d’Ajaccio, ont été mis en examen par un juge d’instruction d’Ajaccio pour « homicide volontaire et non-assistance à personne en péril », après le meurtre d’un jeune homme de 25 ans retrouvé mort au matin du 1er janvier 2003. Les cinq personnes, dont trois ont été transférées à la maison d’arrêt de Borgo (Haute-Corse) et les autres dans celle d’Ajaccio, sont soupçonnées d’être impliquées dans le meurtre de Richard Morini, 25 ans, retrouvé mort d’une balle dans la tête, le 1er janvier à 7h3O dans un bâtiment désaffecté de l’Armée de l’air, situé sur le site de la Parata, sur la route des Sanguinaires à Ajaccio. Les cinq jeunes, inconnus des services de police, nient toute implication dans ce meurtre mais reconnaissent s’être rendus ce soir-là sur les lieux où le corps de Richard Morini, serveur dans un café de la cité impériale et connu des services de police pour des trafics, notamment de stupéfiants, a été retrouvé. L’autopsie du corps de la victime, qui n’est pas morte sur le coup, a révélé des traces de violences attestant qu’il y aurait eu une bagarre avant le coup de feu. Il appartient désormais aux enquêteurs du SRPJ d’Ajaccio de déterminer qui est l’auteur du coup de feu fatal et le mobile du crime. A ce stade de l’enquête, les policiers n’excluent pas l’implication d’autres personnes. A quelques mètres du corps de la victime, les enquêteurs avaient retrouvé des traces de poudre récentes, une douille d’arme de calibre 9mm, de nombreuses empreintes de pneus et plusieurs bouteilles d’alcool.

Le Mardi 7 Janvier 2003 : Une forte délégation d’élus corses et le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy rencontrent mardi à Bruxelles le président de la commission européenne Romano Prodi pour défendre un statut dérogatoire pour la Corse, jugé indispensable à son décollage économique.  Ce déplacement, inédit dans l’histoire récente de la Corse, est « un rendez-vous important qui pourrait déboucher sur des avancées significatives », a déclaré lundi à l’AFP Jean Baggioni, qui conduira la délégation insulaire comme président du Conseil exécutif de la Collectivité Territoriale de Corse (CTC). La réunion avait été fixée le 22 novembre à l’occasion d’une rencontre à Paris entre MM. Sarkozy et Prodi puis préparée lors de la troisième visite effectuée en Corse par le ministre de l’Intérieur le 14 décembre. Nicolas Sarkozy estime en effet que la régression de la violence est subordonnée au développement de l’économie de l’île, l’une des plus pauvres régions de France. « Avec le développement, vous aurez les moyens d’affirmer votre culture, de développer votre identité, d’être à la hauteur de votre histoire. Avec la stagnation, il y a l’amertume, la pauvreté, le sous-développement et la violence, cette violence qui a toujours tiré la Corse vers le bas », avait-il résumé à Bastia en octobre. Partageant pour la plupart ce constat, les élus insulaires souhaitent obtenir ou voir confirmer une série de dérogations aux règles communautaires afin d’alléger les handicaps liés à l’insularité. « Nous allons notamment plaider pour un assouplissement de l’encadrement des aides publiques aux entreprises, actuellement inadapté à la faiblesse de notre tissu économique », a expliqué M. Baggioni. Dans le domaine fiscal, la délégation devrait ainsi obtenir le feu vert pour une prorogation de la zone franche, lancée en 1997, dont la sortie, prévue cette année, serait étalée sur quatre ans, comme l’a annoncé en décembre M. Sarkozy. Il s’agissait de l’une des revendications prioritaires du monde économique insulaire, essentiellement composée de PME financièrement fragiles. Par ailleurs, le crédit d’impôt destiné à favoriser l’investissement, l’une des mesures mises en place par le gouvernement Jospin, devrait être doublé, passant de 10 à 20%. La Corse espère également convaincre M. Prodi de la nécessité de moderniser la flotte de pêche, très vétuste, et conserver jusqu’en 2007 une dérogation fiscale permettant aux cigarettes d’être moins chères dans l’île que sur le continent. Pour la CTC, « l’alignement du prix des cigarettes aurait des conséquences insupportables sur toute la filiale tabacole », qui emploie quelque 500 personnes dans l’île. A Bruxelles, la Corse présentera un front quasiment uni de 23 élus, à l’exception des communistes, qui refusent de participer « à une opération de communication » de M. Sarkozy qui « ignore la Corse d’en bas ». Le nationaliste Jean-Guy Talamoni, qui s’exprimera mardi comme président de la Commission des affaires européennes à l’Assemblée de Corse, a regretté cette attitude, affirmant que « la Corse a besoin de parler d’une seule voix » pour se « défendre avec énergie auprès des autorités communautaires ». Nicolas Sarkozy s’est rendu mardi à Bruxelles à la tête d’une délégation d’élus corses pour y plaider l’idée d’un statut fiscal spécifique pour la Corse, susceptible de favoriser le développement économique de l’île. Le ministre de l’Intérieur et une vingtaine d’élus corses devaient rencontrer le président de la Commission européenne, Romano Prodi, en début d’après-midi. Nicolas Sarkozy a voyagé en train pour ce déplacement inédit. Il a insisté sur le « symbole fort » que représentait ce voyage. « Je veux montrer que les Corses peuvent se prendre en main avec mon aide, ce ne sera pas la victoire d’un homme providentiel », a-t-il dit aux journalistes. La délégation représente à peu près toutes les composantes de la classe politique corse, des indépendantistes aux « républicains ». « Bruxelles peut résister à Ajaccio mais pas à Paris. Paris met tout son poids dans la balance. La réponse de Bruxelles devrait être positive », a dit à Reuters Jean-Guy Talamoni, porte-parole de Corsica Nazione. « Tout le monde est là pour montrer qu’on est tous d’accord sur ce dossier, le développement économique de l’île, même si nous sommes en désaccord sur les perspectives d’évolutions institutionnelles et sur l’indépendance », a-t-il ajouté. Le principe de cette démarche avait été arrêté lors du troisième voyage de Nicolas Sarkozy en Corse, en décembre dernier. En s’impliquant directement sur la question fiscale de la Corse, Nicolas Sarkozy semble vouloir donner une nouvelle impulsion au dossier, l’un des rares de son ministère à donner l’impression d’avancer à pas comptés. Dès son arrivée place Beauvau, le ministre de l’Intérieur avait proposé aux élus de reprendre la plupart des acquis du processus de Matignon mais dans le cadre de la future loi de décentralisation, qui s’appliquera à l’ensemble du territoire. Ce statut permettrait à l’île de bénéficier d’une plus grande autonomie tout en restant ancrée dans la République. Confronté à une persistance de la violence en Corse, Nicolas Sarkozy a invité les Corses à assurer le décollage économique de l’île, susceptible à ses yeux de freiner « cette violence qui a toujours tiré la Corse vers le bas ». Engagés sous le précédent gouvernement dans le processus de Matignon, une grande partie des élus considèrent qu’une série de dérogations aux aides communautaires permettraient de compenser les handicaps de l’insularité sur le plan économique. La délégation française veut plaider en particulier pour un assouplissement de l’encadrement des aides publiques aux entreprises. Elle voudrait également convaincre Romano Prodi de prolonger la zone franche lancée en 1997, d’appuyer la modernisation de la flotte de pêche et de renouveler la dérogation fiscale qui permet de vendre les cigarettes bien meilleur marché sur l’île que sur le continent

Venu à Bruxelles avec 19 élus corses pour défendre les avantages économiques et fiscaux accordés à l’île par le gouvernement français, Nicolas Sarkozy a obtenu mardi l’accord du président de la commission européenne Romano Prodi sur quelques mesures concrètes, notamment sur la fiscalité du tabac ou le maintien de la zone franche. Une « première étape importante » pour le ministre de l’Intérieur, qui, entouré d’élus de l’île dont les nationalistes Jean-Guy Talamoni et Paul Quastana, a discuté pendant deux heures et quart avec le président de l’exécutif européen. Romano Prodi leur a assuré que Bruxelles ferait « tout son possible » pour réduire le fossé économique qui subsiste entre l’île et le continent. Nicolas Sarkozy a ainsi obtenu la prorogation de certaines dérogations dont bénéficie la Corse. Le régime sur la fiscalité du tabac, arrivé à échéance au 31 décembre dernier, est prolongé jusqu’en 2008. »Nous avons obtenu sur sept ans une fiscalité préférentielle parce que si cette fiscalité-là n’est pas maintenue préférentiellement, c’est toute une filière d’emploi qui tombe », a précisé le ministre sur LCI, soulignant que le tabac représentait le quatrième employeur (56 emplois) et la deuxième industrie de l’île. Par ailleurs, la zone franche accordée en 1996 par le gouvernement d’Alain Juppé sera maintenue pendant cinq ans. De même, M. Sarkozy a obtenu gain de cause sur le doublement du crédit d’impôt de 10 à 20%. Ce dispositif inscrit dans la loi du 22 janvier 2002 sur le statut de la Corse est destiné à encourager les entreprises à investir. La modernisation de la flotte corse a également été approuvée mais Romano Prodi souhaite qu’elle reste dans les limites fixées par la réforme de la pêche européenne. « Il faut donner aux pêcheurs corses le moyen de pouvoir moderniser la flottille, on pourra l’obtenir au cas par cas », a estimé M. Sarkozy. En revanche, le ministre n’a pas obtenu le feu vert de Bruxelles pour relever le plafond de l’aide publique au développement, qu’il souhaitait porter de 30 à 50% des investissements réalisés sur l’île. Une autorisation que l’Italie a reçu pour la Sardaigne, considérée comme une région pauvre. « C’est la seule demande où nous n’avons pas encore obtenu satisfaction », a-t-il reconnu. Mais « je ne suis pas quelqu’un qui renonce comme ça ».Pour lui, « il ne s’agit pas d’avoir des mesures dérogatoires pour en faire un paradis fiscal, il s’agit qu’émerge en Corse les prémices d’une économie marchande et que la Corse ne vive pas simplement d’aide sociale et d’administration ».Le porte-parole de Corsica Nazione, Jean-Guy Talamoni, a jugé pour sa part les avancées obtenues mardi « très insuffisantes ». Elles ne sont « pas de nature, non seulement à provoquer un développement économique de la Corse, mais même à sauver ce qui tient lieu d’économie aujourd’hui c’est-à-dire le tissu économique existant », a-t-il estimé. « Il faudra revenir ».Reconnaissant qu’une partie des problèmes économiques de la Corse étaient liés à son insularité, la commission a promis de le prendre en compte lorsque la politique européenne vis-à-vis des régions sera redéfinie. Un programme spécifique pour les îles de l’UE est en effet envisagé dans la réforme des fonds structurels pour 2007.De son côté, Nicolas Sarkozy devrait effectuer une nouvelle visite en Corse courant janvier

Nicolas Sarkozy et les élus corses, à l’exception des nationalistes, se sont déclarés satisfaits, mardi à Bruxelles, des demandes acceptées par le président de la Commission européenne Romani Prodi en faveur du développement économique de la Corse. La délégation française a obtenu le maintien de la fiscalité actuelle du tabac en Corse jusqu’en 2008, le passage de 10 à 20% du crédit d’impôt pour investissement avec élargissement de l’assiette, et la prorogation sur quatre ans de façon dégressive, de l’exonération de l’imposition des bénéfices en zone franche. En revanche, la Commission refuse d’augmenter le plafond des aides à l’investissement pour les PME (actuellement fixé à 30% du montant), a indiqué le ministre de l’Intérieur qui avait reconnu le matin devant des journalistes que cette mesure pourrait constituer un « point de blocage ». Il s’est félicité que la « porte reste ouverte » et a annoncé qu’il ferait « des propositions à la Commission dans les trois mois. » Il s’agira de « faire preuve de créativité, en examinant notamment quels éléments entrent ou au contraire ne doivent pas entrer à l’intérieur de ce plafond », a-t-il dit. En matière de transports publics, si la France a obtenu que la durée des concessions pour les liaisons aériennes passe de trois à cinq ans, elle va continuer à discuter avec la Commission pour celle des liaisons maritimes. Concernant la pêche corse, si l’aide européenne aux PME de ce secteur est augmentée de 10 points, les décisions relatives à l’augmentation de puissance des moteurs se prendront seulement « au cas par cas. » Pour Nicolas Sarkozy, « beaucoup de problèmes (sont) résolus », après cette réunion, même si « le travail continue », comme l’a relevé Emile Zuccarelli, député-maire PRG de Bastia. Les nationalistes ont cependant apporté une note discordante. Pour leur chef de file et président de la commission européenne à l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, il ne s’agit que d’un « début de discussion (avec) des réponses très insuffisantes. » Ces mesures « ne sont pas susceptibles de sortir la Corse de l’ornière », a-t-il déploré. « Tous les problèmes n’ont pas été résolus », a estimé Nicolas Sarkozy lors du point de presse qui a conclu plus de deux heures de réunion, mais elle a constitué un « premier pas extrêmement important. » Ce « pas », a renchéri le président Prodi, a permis de prendre des « décisions concrètes pour diminuer le retard de développement de l’île ». « Le développement de la Corse va se jouer en Corse, notre rôle, à l’Etat français comme à l’Union européenne est de lui en donner toute la possibilité », a affirmé M. Sarkozy. Il s’est réjoui qu’un « ministre de la République et les élus corses » se soient trouvés ensemble, à Bruxelles, pour discuter « de l’avenir de l’île », propos repris par le président UMP de l’Assemblée de Corse, José Rossi, qui s’est dit « très heureux qu’une volonté collective ait pu se constituer » à l’occasion de ce déplacement. L’Union européenne « a consenti à pérenniser un certain nombre d’avantages », a relevé le président UMP de l’exécutif corse Jean Baggioni. Nicolas Sarkozy a promis de se rendre en Corse d’ici « la fin janvier » pour son « quatrième voyage dans l’île en huit mois ».

Dans la nuit du Mardi 7 janvier 2003 au Mercredi 8 janvier 2003 : Trois jeunes gens âgés de 20 ans ont été interpellés dans la nuit de mardi à mercredi à Ajaccio (Corse-du-Sud) peu après un attentat dirigé contre une voiture. Les suspects, jusqu’alors inconnus des services de police, ont été arrêtés par une patrouille de la Brigade anti-criminalité, à quelques centaines de mètres du lotissement de Suartello, à la sortie sud d’Ajaccio, où l’attentat a été commis. La voiture, une Renault 21 déjà ancienne appartenait à un Marocain, qui venait à peine de la revendre. Les enquêteurs ignorent de ce fait si l’attentat était lié au contexte de racisme qui se développe depuis plusieurs semaines sur l’île. Aux domiciles des jeunes gens, les enquêteurs de la police judiciaire ont découvert des cagoules, des gants, un drapeau à l’effigie du Ribellu, symbole du FLNC, et un lot de boules de pétanque dont une était percée en son centre. Les enquêteurs estiment possible que les jeunes gens aient voulu tester sur une voiture qu’ils croyaient abandonnée, l’efficacité d’un engin explosif qu’ils auraient confectionné à partir d’une boule de pétanque bourrée d’explosif, d’après une notice découverte sur un site internet. Les trois jeunes gens étaient entendus dans les locaux du SRPJ d’Ajaccio.

Le Samedi 11 Janvier 2003 : Une charge explosive de faible puissance, dont le dispositif de mise à feu n’a pas fonctionné, a été découverte samedi devant la trésorerie de Brando à une quinzaine de kilomètres au nord de Bastia (Haute-Corse). Selon la gendarmerie, la charge artisanale à base d’engrais agricole était déposée devant l’entrée des bureaux. La responsabilité de cette tentative d’attentat n’a pas été revendiquée.

Le Dimanche 12 Janvier 2003 : Un véhicule en stationnement sur le parking d’une résidence située boulevard Fogata, dans le centre-ville de l’Ile-Rousse (Haute-Corse), a été détruit par un attentat dans la nuit de samedi à dimanche. La charge, de nature indéterminée, a explosé dimanche à 1h30 du matin. Cet attentat, au préjudice d’un particulier, a totalement détruit le véhicule visé. L’incendie qui s’est déclaré à la suite de l’explosion a également sérieusement endommagé une seconde voiture, stationnée à proximité. Sur place, les gendarmes de l’Ile-Rousse, en charge de l’enquête avec les hommes de la brigade de recherches de Calvi, n’ont relevé aucune signature. Dimanche matin, cet attentat n’avait toujours pas été revendiqué.

Dans la nuit du Dimanche 12 janvier 2003 au lundi 13 Janvier 2003 : Deux attentats à l’explosif qui n’ont pas fait de blessés ont été commis dans la nuit de dimanche à lundi à Bastia (Haute-Corse). La première explosion, juste avant minuit, visait le véhicule d’un particulier qui a été fortement endommagé. L’attentat a visé un véhicule privé à Santa Maria di Lotta, près de Bastia. Une dizaine d’autres véhicules, stationnés à proximité, ont été endommagés et des vitres d’un immeuble ont volé en éclat lorsque la charge a exploséQuelques minutes plus tard, une seconde charge a explosé devant l’entrée d’un cabaret, le « Penny’s Club », qui a été également fortement endommagé. L’établissement était fermé au moment de l’explosion. Ces deux attentats ont été revendiqués dans la nuit auprès des gendarmes de Bastia par le mystérieux groupe « Resistenza Corsa » au nom de sa lutte contre la drogue. (AFFAIRE RESISTENZA CORSA).

Le Lundi 20 Janvier 2003 : Jacques Mariani mis en examen à Paris dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat en 2001 à Bastia de Nicolas Montigny.

Le Lundi 20 Janvier 2003 : Tentative d’attentat contre le siège de l’association anti raciste  » Avà Basta  » à Ajaccio. Nombreuses réactions.

Le 20 Janvier 2003 : Premier entraînement pour Bernard Diomède, nouvelle recrue de l’ACA.

Le 20 Janvier 2003 : Remous au centre hospitalier de Bastia après la plainte contre X déposée par la directrice de l’établissement suite à la diffusion d’un tract jugé diffamatoire

LeMardi 21 Janvier 2003 : Philippe Ceccaldi, le PDG de la CCM Airlines, annonce une nouvelle liaison aérienne Corse-Var à partir du 12 avril.

Le Mardi 21 Janvier 2003 : La gendarmerie regroupe ses moyens en Corse avec la création de vingt communautés de brigade

Le Mardi 21 Janvier 2003 : Nouvelles violence à Bastia où des jeunes sont agressés par une bande de voyous armés de barre de fer et de couteaux. Il y a sept blessés parmi les agressés.

Le Mardi 21 Janvier 2003 : Trois cents participants à Porto Vecchio à la conférence régionale du tourisme. Joli doublé pour les clubs corses. Le Sporting bat Rennes 1-0 et l’ACA a raison de Troyes sur le même score. Beau succès pour le  » Teatrinu  » au théâtre de Bastia avec  » U Montasega dal di là di i monti  » adapté de la pièce du poète et dramaturge irlandais Synge  » Le baladin du monde occidental « 

Le Mercredi 22 Janvier 2003 : Flambée de violence avec l’assassinat à Biguglia d’une employé de restaurant, abattu de plusieurs balles de 11,43 devant le domicile de ses parents et la tentative d’assassinat contre l’entraîneur du club de football de Sartène, grièvement blessé par balles sur le petit stade de la localité.

Le Mercredi 22 Janvier 2003 : Émile Zuccarelli, député-maire de Bastia réaffirme son opposition à la collectivité unique et demande que l’État fasse conduire un audit des collectivités en Corse.

Le Jeudi 23 Janvier 2003 : Signature à Bastia d’un accord pour reprendre la construction d’un hôtel sur le port de plaisance de Toga.

Le Jeudi 23 Janvier 2003 : Trois militants nationalistes interpellés à Bastia et sur la côte orientale bastiaise dans le cadre d’une enquête sur un attentat à l’explosif contre un complexe touristique de Bonifacio.

Le Jeudi 23 Janvier 2003 : Un appartement et cinq voitures dévastés par les flammes à Ajaccio. Mais il ne s’agit pas d’incendies criminels.

Le Vendredi 24 Janvier 2003 : Poursuite de la grève des aides éducateurs. Ils n’ont pas été satisfaits des propositions qui leur ont été faites lors de la réunion à la préfecture d’Ajaccio.

Le Vendredi 24 Janvier 2003 : La Corse invitée d’honneur au 7e salon du tourisme de Rennes-Bretagne. L’assemblée de Corse et les deux chambres de commerce insulaires ont unis leurs efforts pour que la présence de l’île à cette manifestation soit un succès.

Le Vendredi 24 Janvier 2003 : Hold up à Porto Vecchio: deux braqueurs vident les caisses de la BNP.

Le Vendredi 24 Janvier 2003 : Découverte dans le port de plaisance de Bonifacio d’une soixantaine d’obus datant de la deuxième guerre mondiale.

Le Vendredi 24 Janvier 2003 : La SNCM fait savoir que dans le cadre de son projet industriel elle abandonne ses liaisons Corse-Italie continentale mais qu’elle renforce celles sur la Sardaigne.

Le Samedi 25 Janvier 2003 : Légionnellose à bord du  » Corse « . Le car ferry de la SNCM a été retiré des lignes jusqu´au 12 février.

Le Samedi 25 Janvier 2003 : Attentat manqué à St Florent. Il était dirigé contre le bateau d’un promoteur immobilier bastiais.

Le Samedi 25 Janvier 2003 : A Ajaccio, la Ligue des Droits de l’Homme dénonce des interpellations abusives.

Le Samedi 25 Janvier 2003 : Le préfet de la Haute-Corse déclare l’état de catastrophe naturelle pour cinq communes du département touchées par des inondations et des coulées de boue en octobre 2002.

Le Samedi 25 Janvier 2003 : Fréderic Després ordonné prêtre par l’évêque dans la cathédrale d’Ajaccio. Commerçants, brocanteurs et artisans exposent leurs produits à la grande braderie d’Aleria.

Le Samedi 25 Janvier 2003 : L’ACA éliminé de la coupe de France. Il a été battu par Rennes ( 3-0)

Le Dimanche 26 janvier 2003 : Attentat à Lucciana. C’est le bulldozer d’une entreprise continentale de travaux publics qui était visé et qui a été entièrement détruit par l’explosion d’une charge de forte puissance.

Le Dimanche 26 janvier 2003 : Jean-Pierre Manzagol, encore lui, remporte le rallye de la Balagne.

Le Dimanche 26 janvier 2003 : Les trois militants nationalistes interpellés jeudi sont remis en liberté.

Le Dimanche 26 janvier 2003 : Sceptiques sur la modernisation du réseau ferré, les cheminots réclament un plan d’urgence.

Le Dimanche 26 janvier 2003 : Suppression de 22 emplois à la B A N d’Aspretto. FO exige l’ouverture de négociations

Février 2003

Le Lundi 3 Février 2003 : Table ronde à la préfecture de la Haute-Corse sur l’avenir du centre de vacances de Taglio Isolaccio alors que les salariés de ce centre manifestent devant les grilles. Mais le plan social reste toujours d’actualité.

Le Lundi 3 Février 2003 : Un motard interpellé sur la 4 voies à Biguglia. Il roulait à 176 km/h sur une portion de voie où la vitesse est limitée à 50 km/h.. Rodéo au tractopelle au collège Jeanne d’Arc à Bastia.

Le Lundi 3 Février 2003 : Des mineurs volent les clés de deux engins et foncent dans la cour d de l ’établissement provoquant des dégâts importants.

Le Lundi 3 Février 2003 : La municipalité de Bastia et la Caisse d’allocations familiales signent le 3e contrat ville enfance destiné à l’accueil des enfants de moins de 6 ans.

Le Mardi 4  Février 2003 : Le Tribunal de grande instance de Bastia condamne Joseph Menconi à 9 ans de prison. Evadé de la maison d’arrêt de Borgo en 1998 il était poursuivi pour évasion avec violence et association de malfaiteurs.

Le Mardi 4  Février 2003 : Les parents d’élèves de Vescovato durcissent le ton. Ils empêchent les maîtres de faire classe et assurent eux-mêmes la surveillance des élèves et la cantine. Le mécontentement est provoqué par la carte scolaire établie par l’inspection académique.

Le Mardi 4  Février 2003 : L’ADEC inaugure à la chambre de métiers de la Corse-du-Sud un cycle de formation sur l’aide régionale à l’ingénierie et à l’assistance initiée par la Collectivité territoriale.

Le Mardi 4  Février 2003 : Débat d’orientations budgétaires au conseil municipal de Bastia. Le premier adjoint : Ange Rovere annonce qu’il n’y aura pas de pression fiscale supplémentaire en 2003

Le Mercredi 5 Février 2003 : Commémoration à Ajaccio du 5e anniversaire de l’assassinat du préfet Erignac. A Paris, le ministre de l’Intérieur annonce que les effectifs policiers ont été triplés pour arrêter Yvan Colonna.

Le Mercredi 5 Février 2003 :  Emile Zuccarelli, Paul Giacobbi et Camille d Rocca Serra déposent un amendement à l’Assemblée Nationale pour la prorogation de la zone franche.

Le Mercredi 5 Février 2003 : Deux membres présumés du FLNC des anonymes sont interpellés dans la région bastiaise par les inspecteurs de la DNAT.

Le Mercredi 5 Février 2003 : Deux personnes âgées, propriétaires d’un camping à Porto Vecchio sont agressées par des malfaiteurs qui après s’être emparés de quelques liquidités mettent le feu à leur voiture.

Le Mercredi 5 Février 2003 : Soutenu par les syndicats CGT, FO et STC, le personnel de la Mutualité Sociale Agricole de Corse se met en grève pour protester contre le projet de regroupement de la section corse avec la section PACA.

Le Mercredi 5 Février 2003 : Le Sporting bat Paris St Germain à Furiani ( 1-0) et se hisse à la 8e place du classement général de L 1. L’ACA ne peut jouer à Sochaux pour cause de terrain enneigé.

Le Jeudi 6 Février 2003 : Le cinquième anniversaire de l´assassinat du préfet Claude Erignac est marqué par des engagements réitérés de l´Etat d´arrêter son assassin présumé, Yvan Colonna, qui échappe à toutes les polices.

Le Jeudi 6 Février 2003 : La sonnerie aux morts a résonné dans la cour du ministère de l´Intérieur et dans la rue d´Ajaccio où Claude Erignac était tombé, touché de trois balles dans la nuque, en se rendant à un concert le 6 février 1998. Cet « acte indigne » a « atteint un homme, martyrisé une famille, blessé notre pays et sali la Corse », a déclaré l´actuel préfet de Corse, Dominique Dubois.

Le Jeudi 6 Février 2003 : Une vingtaine d´avocats des barreaux d´Ajaccio et de Bastia annoncent la création d´un « collectif de défense des prisonniers politiques corses ». Vingt et un avocats, dont quinze à Ajaccio, ont rejoint ce collectif, qui prévoit également de se développer à Paris entend collaborer avec le Comité anti-répression et être présent aux procès qui s´annoncent, notamment celui de l´assassinat du préfet Erignac et des attentats ayant visé la DDE et l´URSSAF à Ajaccio en 1999.

Le Jeudi 6 Février 2003 : Le mouvement  » Corse Social Démocrate  » indique, dans un communiqué, qu´il est favorable à une réforme de la carte administrative de l´île et à la création d´une Collectivité nouvelle.

Le Jeudi 6 Février 2003 : La compagnie aérienne Air Littoral assure des vols Paris/Figari, prenant ainsi le relais d´Air Lib, qui s´achemine vers un dépôt de bilan. La compagnie met en place un programme de vol régulier en Fokker 70, biréacteur de 80 sièges, meilleure visibilité sur la situation ». Ce programme comprend: 2 vols réguliers les vendredis et dimanches et un vol les lundis, mardis, mercredis, jeudis et samedis en milieu de journée, précise Air Littoral .

Le Jeudi 6 Février 2003 : A la demande de la Ville de Bastia, l´Office national des forêts vient de rendre un rapport sur le patrimoine arboré de la cité. Ses conclusions, plutôt alarmistes, conduisent le Service environnement et espaces Verts à mettre en œuvre un programme d´abattage concernant 77 arbres malades et potentiellement dangereux détectés dans les rues bastiaises. Selon l´expertise de l´ONF, il faut même agir sans attendre car les risques encourus sont bien réels, ces arbres malades risquant de tomber à tout moment.

Le Vendredi 7 Février 2003 : Deux Corses ou prétendus tels, sont arrêtés au Venezuela. Les deux hommes, dont l´identité n´a pas été révélée, ont été interpellés dans le cadre d´affaires de criminalité organisée. L´un d´eux, âgé de 63 ans, a avancé une identité corse qui s´est révélée fausse. Il est recherché par le tribunal de grande instance du Havre pour « association de malfaiteurs » et « infractions à la législation sur les stupéfiants. » L´autre, âgé de 53 ans, est recherché par le tribunal correctionnel de Bobigny pour « tentative de meurtre et tentative de vol à main armée. » Tous deux ont des liens étroits avec la Corse, où sont installées leurs familles, et leur présence au Venezuela a été détectée à l´occasion des recherches lancées pour retrouver la piste d´Yvan Colonna.

Le Vendredi 7 Février 2003 : Emile Zuccarelli , député maire de Bastia, se réjouit dans un communiqué de l´adoption de l´amendement au projet de loi sur l´initiative économique qu´il avait déposé conjointement avec Camille de Rocca Serra et Paul Giacobbi.

Pour lui, le vote de cet amendement assure en effet la prorogation de la zone franche en Corse, de manière dégressive jusqu´en 2006, evitant par la même de pénaliser les entreprises corse par une sortie brutale du dispositif. Alors qu´Air Littoral assure depuis jeudi la desserte Figari/Paris après le retrait d´Air Lib, le STC demande à l´Office des transports que cette liaison soit attribuée à la CCM, réclamant aussi que les 14 employés d´Air Lib à Figari y soient intégrés. De son coté, le président de l´Office, François Piazza Alessandrini, indique que les avions d´Air Littoral ne disposent pas du nombre de sièges suffisant pour assurer cette desserte dans le cadre du service public. L´Agence Régionale d´Hospitalisation annonce une hausse de 9 millions d´euros de la dotation provisoire des dépenses des hôpitaux publics insulaires. La dotation de 177 millions d´euros en 2002 passera ainsi cette année à 186 millions. Cette hausse devrait permettre le financement des projets tant à Ajaccio qu´à Bastia et à l´édification de l´antenne médicale d´urgence de Calvi.

Le Samedi 8 Février 2003 : Alors qu´il participe à un entraînement de secours, Pierrot Griscelli, guide de haute montagne, est emporté par une avalanche dans le massif cortenais. Le sapeur pompier a pu être sauvé grâce à la rapidité d´intervention de ses camarades et à l´appareil de recherche des victimes d´avalanche. Pierre Salinesi succède au lieutenant colonel Christophe Risdorfer à la tête du Service Départemental d´Incendie et de Secours (SDIS) de la Haute-Corse. Adjoint du Directeur du SDIS de Corse-du-Sud, Pierre Salinesi, 49 ans, avait occupé plusieurs postes à Bordeaux, Avignon et à Ajaccio où il était chef de corps des sapeurs pompiers.

Le Samedi 8 Février 2003 : Deux membres présumés du FLNC « des anonymes » sont écroués à Paris et mis en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste dans le cadre de l´enquête sur la destruction de la caserne de Furiani, le 6 juillet 2001 et de la caserne de gendarmerie mobiles de Borgo, le 23 juillet de la même année.

Le Samedi 8 Février 2003 : Réunis à l´initiative de l´Association des Maires de la Haute-Corse, les maires de la Haute-Corse étaient appelés à voter en faveur de la « collectivité nouvelle » ou du « statu quo amélioré ». Le résultat très serré, 101 voix pour la première motion et 98 pour la seconde, n´a pas permis de dégager suffisamment de lisibilité et de clarté, il a suscité, au contraire, de nouvelles interrogations quant au futur schéma administratif de l´île.

Le Samedi 8 Février 2003 : Clôture des 15e Rencontres du Cinéma Italien de Bastia en présence de l´actrice Gina Lollobrigida. Une édition, qui avec plus de 15 000 entrées, a battu une nouvelle fois, tous ses records de fréquentation.

Le Samedi 8 Février 2003 : Football, l´AC Ajaccio perd contre l´Olympique de Marseille à domicile (0-2). Le Sporting Club de Bastia réalise la bonne opération de cette 27e journée du championnat de Ligue 1 en s´imposant à Bordeaux avec deux buts inscrits par Essien et Laslandes.

Le Dimanche 9 Février 2003 : Création d´un comité régional corse au sein du parti communiste. Ce comité aura pour mission de coordonner les activités des deux fédérations de la Haute-Corse et de la Corse-du-Sud. 14 membres composent l´exécutif; Michel Stefani a été élu secrétaire général de cette nouvelle structure. Lors de cette réunion à Porto Vecchio, les communistes se sont déclarés favorables à une démocratisation des institutions insulaires. Très critiques envers la municipalité et dénonçant le non-respect des promesses électorales faites par l´équipe en place, les élus de Nouvelle Génération, mouvement dirigé par Pierre Chiarelli ont décidé d´aller à la rencontre des citoyens tous les mois.

Le Dimanche 9 Février 2003 : Alors que le match entre jeunes ajacciens et marseillais n´avait pas encore débuté, des échauffourées se sont produites durant l´échauffement des deux équipes. Apparemment existait un contentieux entre certains jeunes puisque au match aller, à Marseille, des incidents avaient déjà eu lieu. La police a du intervenir pour séparer les protagonistes dont deux ont été sérieusement blessés et hospitalisés. Le match a été annulé.

Le 17 février 2003 : Deux hommes circulant en voiture étaient tués par balles lundi 17 février vers 2003 10h40 dans les environs d’Ajaccio par deux individus casqués roulant à moto et deux complices à bord d’un véhicule volé. Christian Battesti 47 ans avait été condamné pour avoir participé à la tentative d’extorsion de fonds puis au meurtre du coiffeur Schoch en 1983 et Sébastien Cuttoli, 25 ans.

Avril 2003

Le 3 avril 2003: Un ancien proche du nationaliste corse François Santoni, Antoine-Joseph Cantara, a essuyé une tentative d’homicide : deux hommes à moto ont ralenti à sa hauteur, puis fait feu à plusieurs reprises avant de prendre la fuite. Il a été légèrement blessé.

Juin 2003

Le 25 juin : 2003 – Le préfet de Haute-Corse Eric Delzant est relevé de ses fonctions lors du Conseil des ministres en raison des incidents qui se sont produits lors de la visite de Jean-Pierre Raffarin et Nicolas Sarkozy à Bastia quelques jours auparavant.

Juillet 2003

Le 20 Juillet 2003 : Le FLNC revendique quatre attentats à la bombe -deux à Nice devant la Trésorerie générale et la Direction régionale des Douanes, deux en Corse contre un bâtiment et une résidence secondaire- qui ont fait des dégâts matériels importants.

Aout 2003

24 AOÛT 2003 : Un ancien militant du FLNC, Maurice Galeani, âgé de 50 ans. Maurice Galeani, un ancien membre du FLNC, a été tué par balles ce dimanche 24 août 2003 vers 20H00 dans le centre d’Ajaccio où il circulait à moto.  Selon les témoins, deux hommes juchés sur une moto ont ouvert le feu sur lui. Deux rafales d’armes ont été entendues, et la victime s’est immédiatement écroulée, mortellement atteinte. Quant aux tireurs, ils ont immédiatement pris la fuite à bord de leur moto après la fusillade. 

Maurice Galeani, 53 ans, avait été condamné en 1987 à six ans de prison par la 16ème chambre du tribunal correctionnel de Paris pour sa participation à deux attentats à la bombe l’année précédente, alors qu’il était proche du FLNC.

Le premier attentat avait été commis le 30 août 1986 à Ajaccio, contre les locaux de la direction régionale du Crédit Lyonnais, et le second le 15 novembre 1986, contre un immeuble situé place Diamant à Ajaccio.

Le 28 Aout 2003 : La cinquantaine de surveillants du centre de détention n’assurait pas les parloirs et refusait les sorties des détenus qui, dans cet établissement particulier, effectuent quotidiennement des travaux agricoles, a expliqué Philippe Pedrero, délégué régional CGT. Toutefois, les détenus continuaient à nourrir les animaux et effectuaient leur promenade. Les manifestants, qui souhaitent « des mesures concrètes pour assurer la sécurité du personnel et des familles », demandent à rencontrer en Corse le ministre de la Justice Dominique Perben. Les bâtiments du centre pénitentiaire de Casabianda ont été en grande partie détruits dans la nuit de lundi à mardi par un commando qui a utilisé plus de 100 kilos d’explosifs. Les gardiens, dans l’attente d’une réponse, ont décidé de bloquer les visites de détenus au parloir ainsi que les sorties pour les prisonniers bénéficiant d’un régime de semi-liberté. « Les personnels n’ont plus aucune confiance envers les discours sans lendemain de l’administration. Ils exigent que M. Perben (le garde des Sceaux, N.D.L.R.) vienne en personne leur rendre compte des mesures concrètes qu’il compte prendre pour assurer leur sécurité et celle de leurs familles », a affirmé dans un communiqué l’Union régionale CGT de Corse. Cette action laisse mal augurer de la visite du Garde des Sceaux mais également du transfert à Borgo des condamnés corses. Selon nos informations les syndicats de surveillants mettraient des conditions draconiennes à l’exécution de cette promesse faite par Nicolas Sarkozy aux organisations nationalistes. « On nous a laissé entendre que M. Perben pourrait venir cette semaine. Mais quand une gendarmerie est attaquée, M. Sarkozy arrive dans la journée, alors peut-être qu’il pourrait faire un effort », a conclu M. Pedrero. Le sentiment général en Corse est que l’île ressemble de plus en plus à un bateau ivre dont le capitaine serait en vacances. Le nouveau préfet chargé de la sécurité continue d’observer l’omertà tandis que le préfet de région prépare le buffet de son départ prévu pour la fin de l’année.

Septembre 2003

FLNC-UCunionCombattant1999

Le 13 ou 14 Novembre 2003 : Voici le texte lu lors de la conférence de presse du FLNC UC tenue dans la nuit du jeudi 13 au vendredi 14 quelque part dans le sud de la Corse

« Les armes et la guerre sont arrivées en Corse avec la France, auparavant notre peuple était libre. C’est l’invasion française qui a mis fin à notre expérience d’indépendance nationale que l’Europe entière saluait. Elle a sonné le glas de nos libertés et de nos institutions démocratiques. Jamais le Peuple Corse n’a accepté le joug colonial, il a toujours su maintenir vivante sa conscience nationale, enfouie dans notre culture et notre langue.
La France a en permanence combattue ces dernières farouchement, elle a tenté de nous noyer sous une colonisation de peuplement effrénée, en niant toutes nos valeurs ancestrales. La paix n’a jamais figuré au programme d’aucun chef d’Etat français depuis deux siècles et demi. Tous ont fondé leur présence sur la domination et la soumission. La résistance existe, elle continue sans discontinuer depuis toujours, nous n’en sommes que ses héritiers. Notre organisation, notre mouvement politique n’a jamais eu le choix depuis sa création en 1976 que de s’opposer par les moyens légitimes de la lutte armée.

Jamais nous n’avons eu en face de nous un interlocuteur porteur de paix. Et aujourd’hui encore moins qu’hier. Certains nous reprochent des trêves qui ont été interrompues, pourtant à l’occasion de l’une d’entre elles, la France n’a jamais eu le courage politique de faire des propositions réelles et concrètes de paix. Jamais elle n’a assumé, alors que le mouvement national y était prêt, les responsabilités qui sont les siennes. Elle a constamment fait le choix de la fuite en avant par la répression. Les victimes de cette répression sauvage et disproportionnée au siècle que nous vivons sont nombreuses, par centaines et par milliers. Nos combattants sont morts pour une juste cause et sont à nos côtés pour en témoigner. En ces jours anniversaires de l’assassinat de Batti Acquaviva, nous leur dédions tous nos combats, ceux du passé et ceux à venir, nous leur dédions notre quête inlassable de la paix pour notre peuple. Sans eux et sans leurs sacrifices le peuple corse figurerait aujourd’hui sur la liste des peuples disparus.

Nous avons été de ceux qui ont approuvé et soutenu les efforts du mouvement national, dans sa reconstruction, depuis le processus du Fiumorbu. Ces efforts peuvent et doivent se traduire sur le terrain politique aujourd’hui par la mise en œuvre d’une union stratégique. Depuis des années, nous demandons aux nationalistes de s’engager dans une telle démarche. Elle est symbolique à nos yeux car elle est porteuse des espoirs de notre peuple et qu’elle a en elle les germes de la paix. Elle est de nature à amener l’Etat Français à engager de véritables négociations à partir d’un projet politique et institutionnel qui aura reçu l’aval du peuple corse.

Ce projet, s’il est suffisamment ambitieux et construit, permettra d’installer, pour une période transitoire, de nouvelles institutions corses. Il devra être accompagné d’un véritable processus de paix et du droit à l’autodétermination. Nous saurons y contribuer. Nous demandons au mouvement ‘national de comprendre que son rôle est aujourd’hui de participer à cette construction de paix en s’impliquant si la situation le commande. Cela ne pourra se faire que dans le cadre d’une union nationale large, totale et sincère. La Corse aujourd’hui a besoin d’être gérée par tous ceux qui ont pris le parti de défendre son peuple, ses droits et ses intérêts, en particulier le mouvement national mais aussi ceux qui ont fait le choix politique d’une voie progressiste.

Il est temps de tourner définitivement le dos à ceux qui demeurent les valets de l’Etat colonial, à ceux qui perpétuent le parti français à travers la classe politique traditionnelle. Nous combattons depuis vingt sept ans la main mise de la France sur notre terre, notre lutte est désintéressée et au service exclusif des intérêts collectifs de notre peuple. Elle a toujours su tenir compte des avancées et des progrès de ceux qui mènent l’ensemble des luttes publiques. Fidèles à nos engagements, nous n’avons jamais eu de volonté hégémonique sur le mouvement national, nous en respectons chacune de ses tendances et chacun de ses militants. Nous avons su l’accompagner chaque fois que cela a été nécessaire, notre action politique n’est en rien dissociée de notre action militaire. Nous avons conscience aujourd’hui qu’il est de notre devoir de créer les conditions définitives de l’union stratégique nationale. Ce moment est important et historique pour nous, pour le mouvement national, pour notre peuple.

NOUS DECIDONS A DATER DE CE JOUR DE SUSPENDRE NOS
ACTIONS MILITAIRES SANS CONDITIONS DE TEMPS NI DE LIEU.

Ceci constitue un acte majeur de paix en direction du mouvement national et de notre peuple. Ce sera en trente années de luttes et de sacrifices la première fois qu’un tel geste est consenti, hors de toute négociation avec l’Etat français. Le temps n’est plus aux trêves de circonstance, le moment est velu de construire la paix en Corse. Désormais notre peuple en a les moyens.

A présent, nous attendons du mouvement national uni, et ce n’est pas une
exigence, qu’il conduise sur le terrain des luttes publiques, tous les combats
vitaux pour l’émancipation nationale. Les droits sociaux et culturels de notre peuple et la défense des travailleurs sont pour nous des priorités. Tous les moyens devront être mis en œuvre pour la protection de notre environnement et la protection de notre patrimoine. Les luttes contre la colonisation de peuplement et la spéculation immobilière doivent être renforcées. La libération des prisonniers politiques et l’arrêt des poursuites sont des constantes de nos combats.

Ces combats sont nécessaires, ils le seront davantage si chacun d’entre nous, à sa place, contribue à l’élaboration d’une union militante dépassant les chapelles. La confiance est revenue, nous pensons que, contrairement au passé, le temps des divisions est derrière nous. Nous sommes tout aussi conscients que la frange la plus rétrograde de l’Etat colonial n’acceptera pas la paix et tentera à nouveau, par esprit partisan, de semer la division par la répression et voire par d’autres moyens. Mais nous sommes sûrs aujourd’hui que l’union stratégique du mouvement national nous permettra de surmonter, ensemble, ces écueils et d’ouvrir définitivement les portes de la paix.

A POPULU FATTU BISOGNU À MARCHJÀ

à suivre sur  l'application android Unità Naziunale ou bien sur ce lien mobile (Apple, tablettes...)