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Divergences au sein de la clandestinité, pas mois de 3 groupes clandestins utiliseront le logo FLNC…

Janvier 2002

Le Mercredi 2 Janvier 2002 : Affaire Erignac . Renvoi aux Assises requis pour huit nationalistes. Un peu moins de quatre ans après l’assassinat du préfet Claude Erignac, le 6 février 1998 à Ajaccio (Corse du sud), le parquet de Paris a demandé lundi le renvoi devant les assises de huit nationalistes corses. Mais l’assassin présumé, Yvan Colonna, est toujours en fuite. Recherché depuis deux ans et demi, Yvan Colonna, soupçonné d’avoir tué le préfet de trois balles dans la tête, n’est pas concerné par ces réquisitions car la procédure le concernant a été disjointe du reste de l’affaire. Ainsi, les juges peuvent poursuivre leurs investigations. Les huit personnes dont le parquet demande le renvoi sont Alain Ferrandi, Didier Maranelli, Pierre Alessandri, Marcel Istria, Martin Ottaviani, Joseph-Antoine Versini, Vincent Andriuzzi et Jean Castela. Dans ses réquisitions, en revanche, le parquet a demandé un non-lieu pour le nationaliste Mathieu Filidori.

Dans la nuit du lundi 7 janvier au mardi 8 janvier 2002 : Étrange mitraillage à Bastia : Une voiture a été la cible d’une fusillade dans le quartier de Toga au Nord de la ville. A l’intérieur du véhicule des traces de sang et une cagoule ont été retrouvés . Mais son et ses occupants sont tout simplement volatilisés. Un avis de recherche a été lancé à l’attention de tous les établissement de soins pour tenter de retrouver le ou les blessés potentiels.

Le Dimanche 10 Janvier 2002 : Dominique Charvet a été officiellement installé ce jeudi 10 février à la présidence de la cour d’appel de Bastia. Il y remplace Michel Jeannoutot nommé en Savoie. Autre installation ce jeudi, celle de Thomas Pison, au poste de substitut général ; place laissée vacante à la suite de la nomination de Patrick Mathé comme procureur général au tribunal de grande instance d’Ajaccio. En marge de la rentrée solennelle de la Cour d’appel de Bastia, le point a été fait sur la criminalité en Corse. Ainsi le nombre des attentats et des homicides ont de nouveau augmenté en Corse en 2001 par rapport à l’année précédente après avoir fortement reculé en 2000. 271 attentats, dont 155 par explosifs, ont été perpétrés l’an dernier dans les deux départements de l’île. En 2000, ils avaient chuté de 42% sur un an pour tomber à 197. Malgré cette augmentation, le chiffre de 2001 reste inférieur aux 338 attentats de 1999 et surtout aux 602 comptabilisés en 1995. Par ailleurs, 31 homicides et 19 tentatives ont été commis l’an dernier contre respectivement 24 et 14 l’année précédente.

Dans la nuit du jeudi 10 au vendredi 11 Janvier 2002 : Attentat à Ajaccio. Cette nuit à Ajaccio, un attentat a détérioré le bâtiment d’AGEFOS PME.  Le véhicule appartenant au directeur de cet organisme a également été plastiqué. Cette action non signée vise une structure au service de la formation des salariés.

Le vendredi 11 janvier 2002 : Le préfet Bernard Bonnet a été condamné vendredi 11 janvier à trois ans de prison, dont un ferme, et trois ans d’interdiction de ses droits par le tribunal correctionnel d’Ajaccio dans l’affaire des paillotes incendiées en Corse. L’ancien commandant de la gendarmerie de Corse, le colonel Henri Mazères, et l’ex-directeur de cabinet du préfet, Gérard Pardini, ont été condamnés tous deux à deux ans et demi de prison, dont six mois ferme, et deux ans d’interdiction de leurs droits civiques et civils. Le tribunal a en outre infligé deux ans de prison, dont six mois ferme, à Norbert Ambrosse, l’ancien commandant du Groupe de pelotons de sécurité (GPS), qui avait participé avec quatre autres gendarmes à l’incendie du restaurant de plage Chez Francis. Contre ces quatre gendarmes, les juges ont prononcé une peine de 18 mois d’emprisonnement avec sursis. Contre B. Bonnet et H. Mazères, le tribunal est resté en-deçà des réquisitions prononcées le 5 décembre par le procureur Patrick Mathé. Ce dernier avait réclamé quatre ans de prison, dont trois ferme, contre l’ancien préfet de Corse, le seul à nier sa participation aux faits.Il le désignait comme le « donneur d’ordres », celui qui, exaspéré par les résistances à son action de « rétablissement de l’Etat de droit », aurait ordonné d’incendier les paillotes Aria Marina le 7 mars 1999 et Chez Francis le 20 avril suivant. Bernard Bonnet et son nouvel avocat, Me Jacques Vergès, ont annoncé qu’ils allaient faire appel du jugement « très grave » que venait de rendre le tribunal correctionnel d’Ajaccio. « Ce qui s’est passé ce matin est très grave », a déclaré le préfet qui s’est dit condamné pour un ordre qu’il n’avait pas donné et s’en est de nouveau pris au gouvernement Jospin.  » Les responsables de l’affaire des paillotes incendiées en 1999 en Corse sont la direction de la gendarmerie agissant sur l’ordre du gouvernement », a déclaré Jacques Vergès estimant que son client était « un bouc émissaire ». « Je maintiens que Bernard Bonnet n’a pas donné d’ordre et qu’il n’y a dans le dossier aucune preuve, sauf les déclarations des coupables ». « Les gendarmes qui ont incendié les paillotes ont agi sur l’ordre du gouvernement et Matignon a couvert la pantalonnade », a-t-il ajouté, estimant que le préfet Bonnet « portait le chapeau d’une politique de manipulation et de provocation en Corse ». « Dans cette affaire, il y a un mystère Matignon et un mystère gendarmerie, nous voulons que ce mystère soit éclairci », a-t-il dit

Le Mercredi 16 Janvier 2002 : Procès des paillotes : ailleurs? Le nouveau bâtonnier de l’ordre des avocats de Bastia prend position dans le dossier des paillotes. Maître Jean-Marc Balesi est favorable au dépaysement du procès en appel de Bernard Bonnet et des autres prévenus… Il en va selon lui de la crédibilité de l’Etat. Une attitude qui surprend plusieurs de ses confrères…

Le jeudi 17 Janvier 2002 : La cour d’appel de Paris a condamné jeudi 17 janvier à un an de prison ferme les huit nationalistes corses arrêtés en 1994 alors qu’ils allaient faire sauter le complexe immobilier de Sperone. Les huit membres du commando Spérone, surpris en mars 1994, avec armes et explosifs, alors qu’ils s’apprêtaient à faire sauter le complexe, ont écopé de cinq ans de prison dont un ferme, et cinq ans d’interdiction des droits civiques, civils et familiaux. Les prévenus ne devraient pas retourner en prison, leur peine étant pour l’essentiel couverte par leur détention provisoire. La 10ème chambre de la cour d’appel est donc restée très en deçà des réquisitions du parquet général, qui avait requis la confirmation du jugement du tribunal correctionnel de Paris de novembre 2000, qui les avait condamné à quatre ans de prison ferme. André Albertini, Pierre Guerrini, Christian Lanfranchi, Jean-Pierre Luciani, Toussaint Matteaccioli, Georges Preziosi, Jean Venturini et Stéphane Vergellati, alors membres du FLNC-Canal historique, avaient parlé d’une opération contre « un symbole de la spoliation » de la terre corse en première instance

Le Vendredi 18 Janvier 2002 : Un magistrat visé par un attentat. Une tentative d’attentat a visé le substitut du Procureur du tribunal d’Ajaccio. C’est ce matin en sortant de son domicile que le jeune magistrat a découvert la charge devant sa porte palière . Une charge rapidement désamorcée par les artificiers .

Le Dimanche 19 Janvier 2002 : José Bové est l’invité de la traditionnelle journée de l’hebdomadaire Arritti au cour de laquelle il sera beaucoup question d’agriculture, de mondialisation et des échanges économiques et sociaux

Le Dimanche 20 Janvier 2002 : Union de nationalistes !!! Après l’accord politique signé vendredi dernier entre l’UPC,Scelta Nova et la Mossa Naziunale ,U Fronte Corsu , A Chjama per l’Indipendenza et le Rinnovu se sont unis cet après midi à Corte pour fonder le Fronte Corsu. Les 2 mouvements étaient réunis en assemblée préparatoire pour constituer ce front unitaire .Objectif de cette alliance:établir un projet de société pour l’indépendance et le socialisme . Les mouvements nationalistes Rinnovu, Chjama per l’Indipendenza, PPI ainsi que des militants n’appartenant à aucune organisation, ont présenté dimanche 20 janvier à Corte le parti « Frontu Corsu » dont le slogan sera :  » Indipendenza e sucialisimu ». Le parti travaillera sur trois thèmes :l’accession à l’indépendance politique, la libération sociale, la recherche permanente de l’unité nationale. Le mouvement devrait achever de se structurer dans les prochaines semaines.

Le mardi 29 janvier 2002 : Quatre personnes ont été interpellées mardi matin (29 janvier) en Haute-Corse par des policiers de la Division Nationale antiterroriste (DNAT) dans le cadre d’une commission rogatoire délivrée par le juge Jean-Louis Bruguière. Trois hommes et une femme ont été interpellés à leur domicile à Borgo, Biguglia et Lucciana, dans les environs de Bastia, avant d’être placés en garde à vue au commissariat. Ils y sont notamment interrogés dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Jean-Michel Rossi, tué par balles le 7 août 2000 à la terrasse d’un café de l’Ile-Rousse. Les perquisitions menées aux domiciles de ces personnes n’auraient rien donné.

Le Mercredi 30 Janvier 2002 : Dans son édition datée de mercredi 30 janvier, le quotidien Le monde révèle qu’au moins trois avocats et six journalistes ont été placés sur écoutes, en 2000 et 2001, dans le cadre d’une enquête visant le leader nationaliste François Santoni, assassiné le 17 août 2001. Selon le journal, ces écoutes judiciaires ont été demandées pour l’essentiel par le juge d’instruction anti-terroriste Jean-Louis Bruguière. Elles sont légales mais passent outre l’usage établi qui veut que la justice s’interdise de violer le secret de la correspondance de certaines professions comme les avocats et les journalistes. Parmi les avocats qui auraient été écoutés, Le Monde cite Christel Baldocchi, la compagne de François Santoni et Me Pascal Garbarini, l’avocat du leader nationaliste, ainsi que la compagne d’un journaliste, avocate de profession. Parmi les journalistes, le journal donne les noms de Jean-Pierre Rey, photographe de Gamma et de sa compagne Michèle Fines, rédactrice en chef à France 2. J.P. Rey avait d’ailleurs été longuement interrogé en septembre 2001 lors d’une garde à vue de près de 96 heures. Enfin, toujours selon Le Monde, Guy Benhamou, qui a cosigné le livre « Pour solde de tout compte » avec François Santoni et Jean-Michel Rossi aurait également été écouté du 25 janvier au 29 mars 2001.

Le Mercredi 30 Janvier 2002 : Les quatre personnes interpellées mardi 29 janvier en Haute-Corse par des policiers de la DNAT, Division nationale antiterroriste (DNAT) dans le cadre d’une commission rogatoire délivrée par le juge Jean-Louis Bruguière, ont été relâchées mercredi 30 janvier. Ces personnes, militants ou proches des milieux nationalistes, ont été interrogées au commissariat de Bastia dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du responsable nationaliste Jean-Michel Rossi, tué par balles le 7 août 2000 avec son garde du corps, Jean-Claude Fratacci, à la terrasse d’un café de l’Ile-Rousse

Le jeudi 31 Janvier 2002 : Le préfet Bernard Bonnet est cité à comparaître jeudi 31 janvier devant le tribunal correctionnel d’Ajaccio par un élu nationaliste pour « tentative d’attentat », mais l’examen de cette affaire devrait être renvoyé à la demande de l’une des parties. Paul Quastana, l’un des deux négociateurs nationalistes des accords de Matignon, avait déposé la citation directe contre l’ancien préfet de Corse, son ex-directeur de cabinet Gérard Pardini et l’ancien commandant de la gendarmerie dans l’île, le colonel Henri Mazères, le 8 novembre 2001, onze jours avant le début du procès de l’affaire des paillotes. L’élu de Corsica Nazione, qui entend obtenir leur mise en cause pour « associations de malfaiteurs » et « tentative d’attentat », soupçonne les trois hommes d’avoir été les instigateurs d’une opération menée contre lui en janvier 1999. Il avait alors vu des individus en combinaisons sombres se déplacer dans son jardin avant de prendre la fuite une fois repérés. Le 19 novembre, le tribunal avait refusé de joindre cette citation au dossier des paillotes et renvoyé son examen au 31 janvier. Le préfet Bonnet a fait appel du jugement le condamnant, le 11 janvier, à trois ans de prison, dont un ferme, pour avoir ordonné l’incendie de deux paillotes en 1999 H. Mazères et G.Pardini ont également fait appel.

Le jeudi 31 Janvier 2002 : CARLU PIERI RESTE EN PRISON : A la suite de l’avis défavorable du procureur de la République de Bastia, Patrick Beau, le juge de l’application des peines de la prison de Salon de Provence, a rejete jeudi 31 janvier la demande de libération conditionnelle de Carlu Pieri, ancien secrétaire national de la Cuncolta. Carlu Pieri avait été condamné à 5 ans de prison en janvier 2001 par la cour d’appel de Paris. Pour Me Pascal Garbarini, l’avocat de Carlu.Pieri, qui a décidé de faire appel,  » Le procureur donne un caractère politique à ce qui n’aurait dû être qu’une mesure administrative ». Incarcéré depuis le 4 octobre 1998, à la suite de la découverte d’armes dans sa villa de Furiani, Charles Pieri avait écopé de 4 ans de prison dont un avec sursis, mais la peine avait été alourdie à la suite de l’appel du parquet.

Février 2002

Le 1er Février 2002 : Le groupe anonyme clandestin apparu fin octobre 2001 en Corse a revendiqué vendredi 1er février dans un communiqué authentifié trois actions, dont un attentat contre un cantonnement de CRS et une tentative contre une gendarmerie. Dans ce communiqué le groupe a appelé « l’ensemble des patriotes corses à reprendre la lutte armée ». Ce groupe dépourvu de nom et de sigle a averti dans son communiqué qu’il s' »attaquera » à « tout ce qui représente le colonialisme français ainsi qu’aux projets spéculatifs ». « Nos actions se feront avec ampleur et détermination, afin qu’une réelle solution négociée soit mise en place ». Dans son communiqué d’une page, le groupe « réitère » son « appel aux responsables de l’union des combattants, à l’ensemble des patriotes corses à reprendre la voie de la lutte armée ». Ce mouvement clandestin avait déjà revendiqué quatre attentats le 20 octobre, puis, le 15 novembre, une tentative d’attentat à l’explosif et un mitraillage contre deux casernes de gendarmes mobiles. Dans son nouveau communiqué, le groupe dénonce l’aboutissement du processus de Matignon engagé en décembre 1999 par le gouvernement: « Une fois de plus, le peuple corse a été trompé. Le soi-disant processus dit de Matignon n’était qu’un écran de fumée, une coquille vide avec pour finalité la décision du conseil constitutionnel français réduisant à néant tout espoir aux Corses d’exercer un pouvoir législatif et de retrouver la paix » indique t-il affirmant que « le temps de la naïveté est révolu », le groupe annonce qu’il n’attendra « pas l’échéance de 2004 », la deuxième étape prévue pour la réforme du statut de l’île par le processus de Matignon. Il s’agit, pour les auteurs, de « faire prendre conscience au peuple corse que lui seul est à même de reprendre la situation en main ». Parmi les actions revendiquées figure l’attentat mené avec un jouet téléguidé portant une charge qui avait explosé le 12 décembre devant un cantonnement de CRS près de Bastia, choquant un CRS en faction. Le groupe revendique également un attentat à l’explosif qui avait tourné court, le 23 décembre, dans la caserne de gendarmerie de Calvi, ainsi que la destruction, deux jours plus tôt, de deux bungalows en construction à Vescovato, sur la côte orientale au sud de Bastia.

Dans la Nuit du samedi 2 février au dimanche 3 février 2002 : Double Attentat contre des villas de Gendarmes à Ventisari. Les villas, appartenant à deux beaux-frères en poste à Brignoles et en Corse-du-Sud, devront être rasées après avoir été presque totalement détruites par l’explosion des deux charges reliées à des bouteilles de gaz

Le Lundi 4 Février 2002 : La quatorzième section du parquet de Paris, spécialisée dans les affaires terroristes, s’est saisie lundi 4 février du double attentat qui a détruit deux villas en construction appartenant à des gendarmes en Haute-Corse. Ces actes n’ont toujours pas été revendiqués même si France 3 Corse a indiqué avoir reçu dimanche un appel téléphonique les revendiquant au nom du FLNC. Cette revendication n’a pas été formellement authentifiée. Les villas, appartenant à deux beaux-frères en poste à Brignoles et en Corse-du-Sud, devront être rasées après avoir été presque totalement détruites par l’explosion des deux charges reliées à des bouteilles de gaz dans la nuit de samedi (2) à dimanche (3 février).

Le Mardi 5 Février 2002 : Les nationalistes candidats !!! « Corsica Nazione » devrait finalement présenter des candidats aux législatives comme ce fut le cas en 93. C’est suite à un vote majoritaire lors d’une réunion à Corti de Corsica Nazione et de Indipendenza.

Le 7 Février 2002 : La Cour de cassation a rejeté le pourvoi des auteurs présumés de l’attentat à la bombe commis le 18 février 1994 contre le palais de justice de Mende et attribué au FLNC. Dans son arrêt daté du 23 janvier mais rendu public jeudi 7 février, la chambre criminelle de la Cour de cassation rejette les pourvois de tous les accusés, Jean-Philippe Antolini, 30 ans, Jean Castela, 42 ans, Vincent Andriuzzi, 46 ans, Benoît Fustier, 26 ans, et Stéphane Monti, 31 ans. Ils sont accusés d’avoir participé à l’attentat de Mende ainsi qu’à l’attentat à l’explosif commis le 15 septembre 1994 contre une annexe du rectorat de Paris, rue Curial (19e), qui a fait un blessé, et à l’attaque, le 26 avril 1994, du lycée Jean Giono à Nice, pendant les épreuves du concours d’agrégation d’histoire. Plusieurs individus armés et cagoulés se disant du FLNC avaient fait évacuer la salle, lancé des fumigènes, écrit FLNC sur les murs et volé des copies. Accusés également d’association de malfaiteurs terroriste et de reconstitution de ligue dissoute, ils devront comparaître devant la Cour d’assises de Paris, spécialement composée de magistrats, à une date qui sera ultérieurement fixée par le parquet général de Paris.

Le lundi 11 Février 2002 : Les douanes visées  par un attentat. Un attentat contre la vedette des douanes dans  le vieux  port de Bastia. L’explosion d’une charge de moyenne puissance a provoqué des dégâts moyennement importants. Une action qui a suscité aussitôt une réaction de la  CGT.

Le Lundi 11 février 2002 : Après Charles Signanini, restaurateur à L’Ile Rousse, lundi 11 février un deuxième homme a été interpellé et écroué pour « complicité de tentative d’assassinat » dans le cadre de l’enquête sur la tentative d’assassinat de Frédéric Suzzoni à l’hôpital de Bastia. Cette affaire pourrait avoir un lien avec le meurtre de Mathilde Signanini, une jeune Barmaid tuée le 29 juillet dernier dans un bar de L’Ile Rousse. Charles Signanini étant le père de la victime et la deuxième personne écrouée, son oncle.

Le Vendredi 15 Février 2002 : Le tribunal correctionnel de Paris a condamné vendredi 15 février Hervé Flori, 38 ans, à trois ans d’emprisonnement dont deux ans avec sursis, pour avoir aidé les deux auteurs de la fusillade de Saint-Florent le 18 décembre 1996. Hervé Flori avait été repéré par les gendarmes à proximité des lieux, en train de faire le guet, alors que Paul Garatte et Olivier Orsini mitraillaient la gendarmerie et tiraient ensuite sur les gendarmes qui les poursuivaient. Paul Garatte a été condamné à sept ans d’emprisonnement par la cour d’assises de Paris le 3 novembre 2000, et Olivier Orsini est en fuite. Alors que les gendarmes poursuivaient les auteurs du mitraillage de leur caserne, ils avaient repéré Flori, qui attendait au volant de sa voiture. Le lendemain, ils avaient retrouvé au même endroit l’un des trois émetteurs-récepteurs volés quelques temps auparavant à la capitainerie du port. H.Flori a reconnu avoir obéi à Garatte qui lui avait demandé de faire le guet de ce lieu surplombant Saint-Florent, explique le jugement rendu par la 17ème chambre du tribunal, en ajoutant que selon un témoin, il avait même pour mission de prendre dans sa voiture les deux auteurs des faits pour leur permettre de fuir. Les magistrats ajoutent qu’il était incontestablement au courant du caractère politique et illicite de l’opération à laquelle il participait et qu’il savait même, puisqu’il parle de « chemin de repli » et de « cible », qu’il s’agissait d’un attentat. Ils l’ont condamné pour recel de vol et participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un acte de terrorisme

Le vendredi 15 Février 2002 : La société corse est entrain de perdre totalement l’ensemble de ses valeurs. Tel est la déclaration faite vendredi 15 février par les militants d’independenza qui pour l’occasion s’étaient réunis devant la mairie d’Ajaccio. Les nationalistes ont insisté sur l’apparition de plus en plus perceptible dans la société insulaire de phénomènes sociaux jusqu’alors quasiment inconnus chez nous, entendez les viols, les agressions de personnes âgées et la drogue. Les nationalistes attribuent cette déliquescence à la déstabilisation de la société corse en particulier ce qu’ils appellent la volonté de l’Etat d’effacer tout lien social dans ce pays Et les nationalistes de conclure qu’il faut très vite conforter le peuple corse chez lui, revoir les politiques d’urbanisme et soutenir le développement de l’intérieur.

Le vendredi 15 Février 2002 : Une opération a été lancée tôt vendredi matin (15 février) pour tenter de capturer Yvan Colonna. L’affaire a été révélée mardi 19 février par le procureur de Sardaigne Valerio Ciccalo. Un tuyau serait à l’origine de cette action d’envergure qui n’a toutefois pas permis de retrouver Y.Colonna. Selon certaines informations, Yvan Colonna se cacherait sur l’ile de la Maddalena au Nord-Est de la Sardaigne et se rendrait souvent de nuit en Corse. Une souricière avait donc été mis en place mais sans résultat. Une perquisition dans un résidence de l’ile Giardinelli, un ilôt situé entre La Madalenna et l’ile de Caprera.

Le vendredi 22 Février 2002 : Jacques  Fieschi   :   2 mois de prison avec sursis  Avec une amende de 1000 euros ,  c’est la peine prononcée ce matin par le tribunal correctionnel d’Ajaccio à l’encontre de Jacques Fieschi. Les juges n’ont donc pas suivi les réquisitions du procureur Patrick Mathé qui avait demandé 2 ans de suspension du permis de conduire pour le transporteur proprianais . Placé sous mandat de dépôt depuis deux jours , Jacques Fieschi comparaissait ce matin en citation directe pour entrave à la circulation .Il avait, avec l’un de ses camions ,  bloqué le pont de Sartène pendant 3 heures pour dénoncer l’attitudes des services fiscaux à son encontre.

Le mardi 26 Février 2002 : Un homme de 27 ans est jugé depuis mardi 26 février par la Cour d’assises de Corse-du-Sud à Ajaccio pour le double assassinat, qu’il nie, d’un patron de bar et de son fils, tués dans leur établissement, à Monaccia d’Aullène, en octobre 1999. Soixante-trois témoins ont été cités à comparaître d’ici à vendredi 1er mars devant le tribunal d’Ajaccio pour tenter d’éclaircir les circonstances de la mort de Michel Lovichi et de son fils, également prénommé Michel, décédés respectivement à 52 et 29 ans. Ils ont été tués le 11 octobre 1999 dans leur bar « Le rétro » par un homme portant une cagoule et un treillis, qui a ouvert le feu avec un fusil de chasse. Aucun des quatre clients alors présents dans l’établissement n’a identifié le tireur. Quelques jours plus tard, les enquêteurs interpellaient un homme du village, Stéphane Naseddu, qualifié de violent, qui aurait eu un différend avec les victimes peu auparavant. Mis en examen pour assassinat, l’accusé a de nouveau nié devant la Cour toute responsabilité, comme il le fait depuis son interpellation. Cette affaire ne présente aucun caractère politique, les deux victimes ayant été présentées mardi comme des personnes « sans histoire » et « ne se connaissant pas d’ennemi ».

Le mardi 26 février 2002 : Cargos explosifs : Corsica Nazione alerte l’Assemblée de Corse sur le transport maritime des produits dangereux. Le mouvement nationaliste met en cause le traitement de ces matières, leurs stockages et leurs conditions de transports et préconise l’achat d’un navire spécialement adapté à ce type de transport

Le Mercredi 27 Février 2002 : suite à l’occupation pacifique du Rectorat à Aiacciu par des militants de la Ghjuventù Indipendentista et de l’Associu di i Liceani Corsi, l’assaut est donné par les forces de répression. Sans ménagement et avec violence, les jeunes militants sont évacués manu militari par des fauves surexcité sous le commandement d’un commissaire fraîchement promu… Suite au matraquage violent, une étudiante, pris de vomissement et d’étourdissements a été amené d’urgence à l’hôpital de la miséricorde à Aiacciu. Les manifestants avaient demandé aux policiers présent de prévenir les secours, choses qu’à confirmer verbalement le commissaire présent sur les lieux aussitôt démenti par les pompiers arrivés sur les lieux suite à l’appel d’un étudiant.

Le Mercredi 27 Février 2002 : Une peine de prison de 18 mois avec sursis a été requise à l’encontre de Jean Martin Verdi, ex-gérant de l’ancienne entreprise de convoyage de fonds Bastia Securita, jugé mercredi 27 février en appel après avoir été condamné à 18 mois, dont six ferme, le 2 octobre. L’avocat général a également requis la confirmation d’une amende de 7.623 euros d’amende à l’encontre de Jean-Martin Verdi, jugé pour abus de biens sociaux. Il a par ailleurs demandé la confirmation des peines de Christophe Pieri, fils du responsable nationaliste Charles Pieri, condamné à dix-huit mois avec sursis et 4.574 euros d’amende, et de l’avocate Marie-Hélène Mattei, qui avait écopé d’une peine de quinze mois avec sursis et 4.574 euros d’amende, pour recel d’abus de biens sociaux. Le délibéré a été fixé au 27 mars. La justice reproche à Jean-Martin Verdi d’avoir continué à verser un salaire à François Santoni, assassiné le 17 août 2001, alors qu’il était en détention entre le 17 décembre 1996 et le 10 novembre 1998, ainsi qu’à Christophe Pieri, détenu entre octobre 1998 et février 1999. Marie-Hélène Mattei était poursuivie pour avoir profité du traitement versé à François Santoni, qui était alors son compagnon, via un compte joint. Les avocats de la défense ont réclamé la relaxe de leurs clients, en arguant qu’aucune disposition du droit du travail n’interdit à un employeur de payer le salaire d’un employé en détention provisoire

Le Jeudi 28 Février 2002 : Affaire Pietrosella : nouveau procès. Mathieu Filidori est blanchit dans cette affaire. Neuf nationalistes corses ont été renvoyés devant les assises dans l’affaire de l’attaque de la gendarmerie de Pietrosella au cours de laquelle avait été dérobée l’arme utilisée pour assassiner le préfet Erignac. L’assassin présumé du préfet Claude Erignac, Yvan Colonna, en fuite depuis mai 1999, est également poursuivi dans le dossier Pietrosella mais n’est pas renvoyé devant les assises à ce stade, les juges d’instruction ayant disjoint son cas du reste du dossier. Huit des neuf personnes renvoyées devant une cour d’assises spécialement composée, compétente en matière de terrorisme, sont poursuivies dans l’affaire de l’assassinat du préfet Erignac. Il s’agit d’Alain Ferrandi, Didier Maranelli, Pierre Alessandri, Marcel Istria, Martin Ottaviani, Joseph-Antoine Versini, Vincent Andriuzzi et Jean Castela. Le parquet a demandé leur renvoi devant les assises dans le dossier Erignac. Les juges d’instruction vont se prononcer dans les semaines à venir. Le dossier de l’attaque de la gendarmerie de Pietrosella, en septembre 1997, a été joint aux enquêtes concernant les attentats commis dans la nuit du 10 au 11 novembre 1997 à Vichy, et le 4 septembre 1997 contre l’Ecole nationale d’administration (ENA) à Strasbourg. Dans son ordonnance de renvoi, signée lundi 25 février, et conforme aux réquisitions du parquet, le juge d’instruction antiterroriste Gilbert Thiel a en revanche accordé un non lieu au militant nationaliste Mathieu Filidori. Dans la nuit du 5 au 6 septembre 1997, un commando avait maîtrisé deux gendarmes de la brigade de Pietrosella, dérobé leurs armes ainsi que des uniformes et des formulaires administratifs et dynamité la gendarmerie. Cinq mois après le plasticage, le 6 février 1998, le préfet Claude Erignac était abattu en pleine rue à Ajaccio. Le pistolet automatique Beretta, dérobé dans la gendarmerie, était retrouvé à quelques mètres du corps de la victime. Plusieurs communiqués anonymes de revendication avaient permis d’établir un lien entre ces différentes actions terroristes. La loi sur la présomption d’innocence, entrée en vigueur le 1er janvier 2001, autorise les avocats des personnes renvoyées devant les assises à contester l’ordonnance de renvoi devant la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris qui doit alors, à son tour, se prononcer sur le dossier. Au terme de la procédure, le dossier Pietrosella pourrait être joint au dossier Erignac en vue d’un procès unique.

Le jeudi 28 Février 2002 :Lycées : manifestations pour le corse : Des lycéens bloquent des cours et descendent dans la rue à l’appel du syndicat Gjhuventu Indipendentista. Près de 500 d’entre eux sont rassemblés devant le rectorat à Ajaccio où une délégation a exposé des revendications relatives à l’enseignement de la langue corse. A Bastia, quelques dizaines de lycéens se sont rassemblés devant les grilles de la préfecture où un étudiant a été interpellé

Archive vidéo : Législatives 2002 UPC – SCELTA NOVA – MOSSA NAZIUNALE (France 3 Corse)

2002 UPC SCELTA NOVA MOSSA NAZIUNALE Legislatives

Archive vidéo : Législatives 2002 I VERDI CORSI (France 3 Corse)

Mars 2002

Le Vendredi 1er Mars 2002 : Manifestations lycéennes : Les rassemblements devant les préfectures dégénèrent. Mobilisés pour l’enseignement de la langue corse, des lycéens se sont rassemblés devant les préfectures de l’île. .

Le Mardi 2 Mars 2002 : Stéphane Naseddu, 27 ans, a été condamné samedi 2 mars à Ajaccio à une peine de 30 ans de prison, dont 22 incompressibles, par la cour d’assises de Corse-du-Sud devant laquelle il comparaissait depuis mardi pour le double assassinat d’un patron de bar et de son fils, tués dans leur établissement en octobre 1999 à Monaccia d’Aullène. Dans son réquisitoire, l’avocat général Philippe Toccanier avait requis la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de 22 ans. Durant le procès, l’accusé a nié toute responsabilité dans ce double assassinat comme il l’a fait depuis son interpellation. La défense avait demandé l’acquittement affirmant que ce procès était celui de la rumeur qui « avait été prépondérante à tous les stades de l’enquête et qui avait guidé les pas des gendarmes ». « Je ne m’autoriserais jamais à requérir une peine aussi lourde sur la fois de simples rumeurs. je le fais parce que j’ai l’intime conviction que M. Naseddu est coupable et parce que cela repose sur des évidences et des faits matériellement prouvés », avait expliqué l’avocat général. Les deux victimes, Michel Lovichi, 52 ans, et son fils, également prénommé Michel, 29 ans, ont été tués le 11 octobre 1999 dans leur bar « Le rétro » par un homme portant une cagoule et un treillis, qui a ouvert le feu avec un fusil de chasse. Aucun des quatre clients alors présents dans l’établissement n’a identifié le tireur. Quelques jours plus tard, les enquêteurs interpellaient un homme du village, Stéphane Naseddu, qualifié de violent, qui aurait eu un différend avec les victimes peu auparavant. Cette affaire ne présente aucun caractère politique, les deux victimes ayant été présentées mardi comme des personnes « sans histoire » et « ne se connaissant pas d’ennemi »

Le Mardi 5 Mars 2002 : Un a a visé dans la nuit de mardi a mercredi le garage privé de Dominique Bucchini et l’un de ses véhicules a été détruit .

Le Mardi 5 Mars 2002 : Manifestation à Corti, Bastia è Aiacciu pour la Langue Corse : Une manifestation qui dégénère à Corti, La manifestation régionale des étudiants et des lycéens pour l’officialisation de la langue corse a dégénéré dans la soirée à Corti. Certains jeunes gens se sont opposes aux forces de l’ordre et le directeur départemental des renseignements généraux a été retenu pendant une heure par un groupe de manifestants avant d’être libéré. Un étudiant a été interpellé auparavant par les gendarmes. .  Le Neveu de Petru Albertini a été interpellé….  Un milliers de manifestants à Corte et quelques centaines à Bastia. Bataille rangée sur le boulevard Paoli et affrontements à Corte.

Le Mercredi 6 Mars 2002 : Le pourvoi en cassation de Marie-Hélène Matteï et Dominique Rossi, condamnés le 29 mai 2001 par la cour d’appel de Paris pour la tentative d’extorsion de fonds de 1996 visant le propriétaire du golf de Spérone a été rejeté mercredi 6 mars. La peine de 3 ans d’emprisonnement dont un an avec sursis d’M.H. Matteï et celle de 2 ans d’emprisonnement de D. Rossi, sont donc devenues définitives et exécutoires. Les deux prévenus étaient également frappés d’une interdiction de leurs droits civiques pour 5 ans. La tentative d’extorsion de fonds de 600.000 EUR avait visé en 1996 Jacques Dewez, le propriétaire du golf de Sperone et du luxueux domaine qui l’entoure. Les prévenus avaient été condamnés pour « participation à une association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme » et « complicité de tentative d’extorsion de fonds en relation avec une entreprise terroriste ».

 Le Vendredi 8 Mars 2002 : L’avocat Vincent Stagnara de l’avocate Marie Hélène Mattei est déçu. La Cour de Cassation rejette le recours de Marie-Hélène Mattei, L’avocate et ancienne dirigeante nationaliste avait été condamnée dans le cadre de l’affaire de Sperone. Elle devra retourner en prison ainsi que Dominique Rossi.

Le mardi 12 Mars 2002 : Les Nationalistes en campagne !!!! En pleine campagne  présidentielle, Corsica Nazione  et  Indipendenza durcissent le ton. Lors d’une conférence presse donnée à Ajaccio mardi 12 mars, les mouvements nationalistes Corsica Nazione et Indipendenza ont appelé les Corses à se mobiliser pour établir « un rapport de force politique avec l’Etat afin de réussir la deuxième étape du processus de Matignon après l’échec de la première ». « L’absence de toute avancée impose aujourd’hui une situation nouvelle qui nous amène à reconsidérer nos rapports avec l’Etat et sa classe politique en Corse », ont ainsi déclaré François Sargentini, membre de l’exécutif d’ Indipendenza et Jean-Guy Talamoni de Corsica Nazione à l’assemblée de Corse. Les nationalistes ont tiré de nouveau un bilan négatif du processus estimant que seul le rapport de force politique était de nature à permettre, à la possible étape 2004, de constituer un réel processus de paix. Pour les nationalistes, cette deuxième étape est essentielle car elle comporte des promesses de forte autonomie, avec une évolution institutionnelle. Concernant les prochaines échéances électorales, Jean Guy Talamoni a rappelé que la présidentielle n’était pas la préoccupation principale des nationaliste car « franco-française ». Le chef de file de Corsica Nazione a toutefois estimé que la Corse ne devait pas être laissée de côté des débats.

Le mardi 12 Mars 2002 : Soutien à un directeur sans poste : La société d’aménagements fonciers ( SAFER ) est toujours en attente . Les agriculteurs ont demandé ce matin au président de la Société d’Aménagements Fonciers et d’Établissement Rural de ne prendre aucune décision concernant le poste de directeur tant que la situation de Maurice Lucciani n’est pas tranchée par la justice . Celui-ci, nommé il y a quatre ans, n’a jamais pu exercer ses fonctions .

Le mercredi 13 mars 2002 :  » Indépendantiste corse , mémoires d’un franc tireur.  » C’est le titre de l’ouvrage signé Pantaleon Alessandri, l’un des fondateurs et chefs du FLNC. Interview de Pantaleon Alessandri sur le site de France 3 Corse. Pantaléon Alessandri, l’un des fondateurs du FLNC, Front de Libération Nationale de la Corse, vient de publier chez Calmann-Lévy une biographie qui révèle des aspects très particuliers des courants nationalistes corses : « Indépendantiste corse, Mémoires d’un franc-tireur ». Chef militaire au nord de la Corse pour le mouvement indépendantiste, il retrace les actions, spectaculaires et parfois meurtrières, du front. Il raconte comment ce groupe s’est forgé une théorie alors que la plupart des militants étaient en prison. Et surtout comment il s’est dévoyé avec « l’impôt révolutionnaire » et les luttes de clans. Amnistié en 81 alors qu’il purgeait deux peines de 10 et 13 ans, il retourne volontairement en prison pour y tuer deux voyous, ce qui lui vaudra de retourner 5 ans en centrale où il croisera quelques durs du terrorisme, Anis Naccache ou George Ibrahim Abdallah. Libéré en 89, il refuse de reprendre sa place dans un mouvement qu’il ne reconnaît plus, tellement le front est empêtré dans les compromissions. De la mort du préfet Erignac, « qui gêne tout le monde », aux « vraix-faux » accords de Matignon, P.Alessandri dit des vérités qui surprennent et qui ne plairont pas à tout le monde mais il estime avoir un « devoir de vérité ».

Le jeudi 14 Mars 2002 : Procès du M : L’affaire du mitraillage d’un hôtel d’Aregno en octobre 96 devant le tribunal  correctionnel de Paris : L’action avait été revendiquée par le FLNC canal historique. Dix personnes ont été mises en examen dans ce dossier mais quatre d’entre elles ont été depuis abattues. Le mitraillage de l’hôtel Pascal Paoli à Aregno le 27 octobre 1996 sera au cœur d’un procès en correctionnelle à Paris à partir de jeudi 14 mars, dans lequel comparaîtront six prévenus dont Jean-Dominique Allegrini-Simonetti, présenté à l’époque comme un des « lieutenants » de Jean-Michel Rossi. Il avait été interpellé et écroué de janvier 1997 à septembre 1998 dans cette affaire, qui n’avait fait aucune victime. Ce mitraillage, accompagné de jets de grenades, avait été revendiqué par le FLNC-Canal historique un mois après l’attentat. L’hôtel devait héberger des gendarmes mobiles envoyés en renfort sur l’île et avait été stigmatisé dans la revendication comme un « établissement s’apprêtant à recevoir des forces répressives ». L’attaque était intervenue neuf mois après la conférence de presse de Tralonca où s’étaient rassemblées des centaines de militants cagoulés et puissamment armés. Dix personnes ont été mises en examen dans cette affaire, que la justice avait démêlée grâce à l’identification d’une 306 rouge dans laquelle deux suspects avaient été identifiés. Quatre d’entre elles -dont Jean-Michel Rossi et son garde du corps Jean-Claude Fratacci- ont été abattues depuis. Les six survivants comparaissent pour dégradation aggravée, association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste et détention d’armes et d’explosifs. Tous nient leur implication. Le tribunal correctionnel de Paris a égrené jeudi 14 mars, au premier jour du procès de six nationalistes corses accusés du mitraillage d’un hôtel en octobre 1996, les faibles charges pesant contre les accusés, revenant longuement sur la tension extrême qui régnait dans l’île à l’époque. Cinq ans après les faits, sur les onze personnes mises en examen (pour dégradation aggravée, association de malfaiteurs terroriste, détention d’armes), l’une a bénéficié d’un non-lieu et quatre ont été abattues. Parmi les victimes, Jean-Michel Rossi, tué en août 2000. Suite des débats vendredi, puis les 22, 23 et 28 mars.

Procès de six nationalistes

Des peines de quatre mois de prison avec sursis à deux ans ferme ont été requises jeudi à Paris à l’encontre de six militants nationalistes corses, soupçonnés d’avoir participé au mitraillage de l’hôtel Pascal Paoli d’Aregno, près de l’Ile Rousse le 27 octobre 1996. Le parquet a requis trois ans de prison dont deux ans ferme devant le tribunal correctionnel à l’encontre de Jean-Dominique Allegrini-Simonetti, et 15 mois ferme à l’encontre de Jean-Baptiste Biagi, accusés tous les deux du mitraillage proprement dit de l’établissement. Deux ans de prison ferme ont été requis contre Frédéric Giuntini, chez lequel un impressionnant stock d’armes avait été découvert. Le ministère public a enfin réclamé dix mois avec sursis contre Joseph Giuntini, et quatre mois avec sursis contre Yannick Graziani et Jean-Louis Joanenc. Le FLNC-Canal Historique avait justifié l’attentat par le fait que l’établissement allait recevoir des « forces répressives », en l’occurence des gendarmes. Parmi les onze personnes mises en examen à l’origine, l’une a bénéficié d’un non-lieu et quatre ont été abattues,

Le tribunal a mis son jugement en délibéré.

Remise en liberté de Charles Pieri : mis en déliberé

La Cour d’Appel d’Aix en Provence a qui les défenseurs de Charles Pieri avait demandé une nouvelle sa remise en liberté, a mis sa décision en délibéré au 16 avril. Rappelons que le parquet s’était prononcé contre la remise en liberté du militant nationaliste.

Le 16 Mars 2002 : Assassinat de Pierre Martinelli à son domicile de Ville-di-Pietrabugno, sur les hauteurs de Bastia.

Le 17 Mars 2002 : Le corps de Pierre Martinelli a été retrouvé le 17 mars, au petit matin, dans sa chambre à coucher, atteint de deux décharges de chevrotines. Le parquet de Bastia qui privilégiait la piste de droit commun ne dispose que de très peu d’éléments

Le lundi 18 mars 2002 : Contestation de la politique agricole : Via Campagnola rejette les projets de l’Assemblée de Corse. Affilié à la Confédération paysanne, le mouvement Via Campagnola a présenté une critique radicale du projet agricole qu’examine l’Assemblée de Corse le 22 mars.

Le Mardi 19 Mars 2002 : Dans un communiqué authentifié le FLNC a revendiqué mardi (19 mars) cinq attentats commis ces dernières semaines en Corse, dont quatre visant des gendarmes, et annoncé qu’il « répondra systématiquement aux menées répressives de l’Etat français ». Dans son communiqué, le FLNC revendique une action contre la gendarmerie de Peri, près d’Ajaccio, ainsi qu’une opération commando menée le 3 février contre deux villas en construction appartenant à des gendarmes à Ventiseri et un attentat contre une autre villa appartenant à un gendarme à Porto Vecchio. Le mouvement endosse par ailleurs la responsabilité d’un attentat qui avait légèrement endommagé un village de vacances, fréquenté en particulier par des Autrichiens, à Calvi, indiquant que cette structure travaillait en totale autarcie et n’employait quasiment aucun personnel local. Concernant le processus de Matignon, qui avait provoqué sa démission du gouvernement en août 2000, J.P. Chevènement a critiqué Jacques Chirac, « qui s’est mis aux abonnés absents pendant toute cette affaire », mais surtout Lionel Jospin « qui a retourné sa politique à 180 degrés » à l’automne 1999. « Les accords de Matignon, c’est une bombe dont le minuteur est fixé sur 2004 », avec la perspective de « l’octroi d’un pouvoir législatif », qui est, selon lui « un levier pour acheminer la Corse vers l’indépendance, qu’une majorité de Corses ne souhaitent pas ».

Le Mardi 19 Mars 2002 : Aiacciu : Le meeting de  Jean Pierre Chevènement  : La journée de l’ancien ministre de l’ Intérieur a été pour le moins mouvementée, Le candidat du pole républicain a été accueilli à Bastia tout d’abord puis à Ajaccio par une poignée de militants nationalistes hostiles à sa visite . Devant ces manifestations Alain Madelin est venu saluer son concurrent . Tous ces parasitages n’ont pas été du goût de Jean Pierre Chevènement mais n’ont toutefois pas empêché le candidat du pôle républicain de tenir son meeting . Une cinquantaine de nationalistes brandissant des drapeaux corses ont manifesté à Bastia contre la venue de Jean-Pierre Chevènement, chef de file des opposants aux accords de Matignon. Une distribution de tracts et des bombages avaient été auparavant effectués dans le centre de Bastia, où l’ex-ministre de l’Intérieur s’est déplacé sous haute protection policière. Cet individu a déclaré : « Corses, vous êtes aussi confrontés à un révisionnisme culturel. Je voudrais m’adresser aux jeunes qui vivent en Corse, pour leur dire que leur avenir ne passe pas par l’enfermement communautariste ». Un militant d’Indipendenza a été molesté et interpellé, un militant de la Ghjuventù Indipendentista a été passé à tabac et interpellé !!

Le Mercredi 20 Mars 2002 : CRS cibles d’explosif : Une action qui a visé dans la soirée un camion de CRS en faction devant le Palais de Justice de Bastia . 3 CRS ont été choqués par une charge explosive de faible puissance lancée sur le véhicule .L’engin aurait été envoyé par dessus un muret par un ou plusieurs individus .

Le vendredi 22 Mars 2002 : Un attentat a visé vendredi matin 22 mars vers 5h un immeuble de 6 studios destinés à la location de vacances à Prunelli di Fiumorbu et appartenant à une société gérée par un continental. L’immeuble a été complètement détruit. L’attentat n’a été ni signé, ni revendiqué.

Le samedi 23 Mars 2002 : Plus de 2.000 personnes ont manifesté cet après-midi à Ajaccio pour défendre la langue et la culture corse… A l’appel d’un collectif constitué des trois syndicats étudiants représentés à l’université de Corte (Ghjuventu paolina, Consulta di i studienti corsi et Ghjuventu indipendentista), des syndicats lycéens, de plusieurs mouvements, associations et partis nationalistes, soit au total une trentaine d’organisations, la manifestation a rassemblé 1.500 personnes, selon la police, 2.500, selon les organisateurs. Le cortège s’est ébranlé derrière une unique banderole « Lingua corsa ufficiale » (langue corse officielle), portée par des étudiants. « Nous réclamons l’officialisation de la langue corse. Nous réclamons son enseignement de la maternelle à l’université sans discontinuité », a déclaré Josepha Giacometti, porte-parole du mouvement nationaliste Ghjuventu Indipendentista, au cours d’une allocution prononcée en corse.

Dans la Nuit du Samedi 23 Mars au Dimanche 24 Mars 2002 : Une tentative d’attentat à l’explosif a été commise dans la nuit de samedi à dimanche contre le domicile d’Emile Zuccarelli, maire de Bastia. Aucune Revendication. Il y a quelques années, un attentat avait été perpétré comme la porte d’entrée de l’appartement d’Emile Zuccarelli, ancien ministre de la Fonction Publique. (Une charge évaluée à 250 grammes de gel explosif avait été découverte par des policiers le 24 mars 2002 vers 01H00 devant la porte de l’appartement de M. Zuccarelli (PRG), dans le centre de Bastia. Des voisins avaient donné l’alerte après avoir croisé, dans la cage d’escalier, trois hommes cagoulés et armés qui les avaient brièvement menacés avant de prendre la fuite.

Le Dimanche 24 Mars 2002 : Le corps d’un homme d’une quarantaine d’année a été découvert dimanche soir à 20h30 dans un appartement du centre ville d’Ajaccio, dont la porte était entre- baillée. On ignore pour l’instant l’identité de la victime et les circonstances de sa mort

Le lundi 25 Mars 2002 : Agression à Isula Rossa de Maria Stella Rochi. Maria Stella Rochi Décédera après avoir échappé a son agresseur, 4 heures après… L’homme d’origine méditeranéene est recherché. Marie-Stella Rocchi, une jeune femme de 19 ans est morte dans la nuit de lundi 25 à mardi 26 mars d’un malaise cardio-vasculaire quelques heures après avoir été enlevée dans sa propre voiture et frappée par un inconnu. Marie-Stella Rocchi circulait à L’Ile-Rousse lundi (25 mars) vers 22H00 lorsqu’un individu s’est placé en travers de la route, la contraignant à s’arrêter. Sous la menace d’un couteau, il l’a forcée à le prendre à bord et s’est fait conduire sur un chemin de terre où il l’a obligée à boire de l’alcool et l’a brutalisée, sans abuser d’elle. L’agresseur s’est ensuite éloigné à pied en emportant les clés du véhicule. Sa victime a rejoint L’Ile-Rousse. Là, un ami l’a emmenée à la gendarmerie où elle a été examinée par un médecin. C’est alors que son compagnon la raccompagnait en voiture chez elle à Montemaggiore, à quelques kilomètres de là, qu’elle a succombé à un malaise. La gendarmerie recherchait toujours mardi l’auteur de l’agression, qu’elle avait pu décrire aux enquêteurs comme un homme ivre d’une quarantaine d’années.

Le mardi 26 Mars 2002 : Tentative d’assassinat mardi 26 mars vers 6h 45 à Santa Reparata di Moriani où un homme de 37 ans, Paul Silvanioli, a été pris pour cible par un tireur alors qu’il venait de quitter son domicile. Atteint de plusieurs balles au bras, il a été transporté au centre hospitalier de Bastia où ses jours ne sont pas en danger. L’agresseur a lui été interpellé et placé en garde à vue à la gendarmerie de Cervioni. On ne connaît pas pour l’instant les mobiles de son acte.

Le mercredi 27 Mars 2002 : Jean-Martin Verdi, le gérant de l’ancienne entreprise de convoyage de fonds Bastia Securita, l’avocate nationaliste Marie-Hélène Mattei et Christophe Pieri, fils du responsable nationaliste Charles Pieri, ont été relaxés mercredi 27 mars par la cour d’appel de Bastia dans une affaire d’abus de biens sociaux. Jean-Martin Verdi avait été condamné en première instance le 2 octobre à 18 mois de prison, dont six ferme, et 7.623 euros d’amende, Christophe Pieri à 18 mois avec sursis et 4.574 euros d’amende et Hélène Mattei à 15 mois avec sursis et 4.574 euros d’amende. Jean-Martin Verdi était poursuivi pour avoir continué à verser un salaire à François Santoni, assassiné le 17 août 2001, alors qu’il était en détention entre le 17 décembre 1996 et le 10 novembre 1998, ainsi qu’à Christophe Pieri, détenu entre octobre 1998 et février 1999. Marie-Hélène Mattei était poursuivie pour recel, soupçonnée d’avoir profité du traitement versé à François Santoni, qui était alors son compagnon, via un compte joint. En appel, l’avocat général avait réclamé 18 mois de prison avec sursis et 7.623 euros d’amende contre Jean-Martin Verdi et la confirmation des peines contre Christophe Pieri et Marie-Hélène Mattei. Les juges ont estimé, comme l’avait plaidé la défense, qu’aucune disposition du droit du travail n’interdisait à un employeur de payer le salaire d’un employé en détention provisoire. Bastia Securita a cessé ses activités en 1999. Une partie de ses actifs a été reprise par la société ESSE.

Le Vendredi 29 Mars 2002 : Le commissariat de Bastia et la sous-préfecture de Corte (Haute-Corse) ont été mitraillés vendredi soir par des nationalistes clandestins qui ont aussitôt pris la fuite. Il n’y a pas eu de victimes !!! Vendredi, vers 21h, un tir nourri d’armes automatiques avait d’abord pris pour cible le troisième étage du commissariat de Bastia, sans faire de blessés, selon la police. Selon les premières constatations, les auteurs de ce mitraillage ont agi depuis une esplanade face à l’hôtel de police. Deux heures plus tard, une opération du même type visait les locaux de la sous-préfecture de Corte (Haute-Corse). Cette deuxième action n’a pas non plus fait de blessés

Le Samedi 30 Mars 2002 : Les nationalistes du groupe sans nom ont revendiqué samedi 30 mars neuf attentats et tentatives lors d’une conférence de presse clandestine dans la région de Corte, au cours de laquelle ils ont demandé aux candidats à l’élection présidentielle de « modifier la Constitution pour donner un pouvoir législatif à la Corse ». Dans un communiqué, ils ont également appelé les candidats Jacques Chirac et Lionel Jospin à « s’engager » à « prononcer une amnistie immédiate pour les patriotes corses ». Le groupe sans nom, apparu fin octobre en Corse, a revendiqué les deux mitraillages qui ont visé, à quelques heures d’intervalle, dans la nuit de vendredi 29 à samedi 30 mars, la sous-préfecture de Corte ainsi que le commissariat de Bastia. Les clandestins ont par contre assuré ne pas être à l’origine de la tentative d’attentat, le week-end dernier, contre le domicile du maire de Bastia Emile Zuccarelli, tout en ajoutant: « nous en félicitons et encourageons les auteurs ». Le Groupe sans nom s’est dit « loin de décréter une trêve de ses actions politico-militaires car il n’y a pas eu de geste fort allant vers nos revendications, notamment l’absence de rapprochement des patriotes corses à Borgo ». Dans son communiqué, le groupe ajoute: « nous mettons en garde les forces coloniales françaises que nous réagirons avec virulence si elles continuent leurs exactions ». Il ajoute cependant que « la paix reste une de nos priorités, mais elle ne sera effective que lorsqu’une vraie solution politique négociée sera mise en place ». Les clandestins réaffirment leur souhait de voir les Corses se réunir en « assemblée générale » pour « déterminer les critères pour la constitution d’un corps électoral qui servira à mettre en place une assemblée nationale provisoire corse ainsi qu’à un éventuel referendum ».  Le groupe sans nom a revendiqué l’attentat contre la vedette des douanes perpétré le 12 février dans le vieux port de Bastia, le mitraillage d’un cantonnement de gendarmes mobiles le 1er mars près de Calvi, le mitraillage de la façade de la préfecture de Haute-Corse à Bastia le 5 mars, la tentative d’attentat contre la trésorerie générale de Bastia le 12 mars, ainsi que les attentats contre deux villas à Lumio. Il endosse également la responsabilité d’une tentative d’attentat contre la villa dite du « roi des Belges », visée à deux reprises les 11 et 16 février, en précisant avoir déposé « deux charges de nitrate fioul de 50 kilos couplées à du cimagel ».

Le 30 mars 2002 :  une paillote située sur la commune de Pianottoli-Caldarello, dont le maire est Jérôme Polverini, président de l’office de l’Environnement et de l’Association des maires de la Corse-du-Sud, a été la cible des plastiqueurs, une semaine après le Conservatoire du Littoral, installé non loin de là.

Le Dimanche 31 Mars 2002 : Une information judiciaire contre X pour assassinat a été ouverte par le parquet de Bastia à la suite de la découverte dimanche 31 mars du cadavre d’un jeune homme, mort depuis plusieurs mois, à Giuncaggio. L’autopsie du cadavre, rendue extrêmement difficile en raison de son état de décomposition avancée, a indiqué que l’homme a vraisemblablement été atteint de projectiles. Aucun élément n’a permis de déterminer l’identité de la victime, dont l’âge se situerait entre 20 et 35 ans. Le corps avait été découvert par un automobiliste dans des buissons en contrebas d’une route nationale, dans un endroit isolé.

Avril 2002

Dans la nuit du Lundi 1er Avril au Mardi 2 Avril 2002 : Dans la nuit de lundi à mardi, une charge a explosé devant le bar, brisant sa vitrine et endommageant une voiture stationnée. I Fratelli avait déjà été visé par un attentat en novembre 2001. Ces actes, qui seraient liés à un différend d’ordre privé ou commercial, n’ont pas été revendiqués.

Le Mercredi 3 Avril : Le travail a repris mercredi 3 avril à la DDE de Corse-du-Sud après une longue grève de quatre mois entamée en décembre par les agents pour réclamer un meilleur régime indemnitaire et des assurances sur le changement de statut provoqué par la loi sur la Corse du 22 janvier. Les agents ont voté mardi (2) la reprise du travail après avoir été reçus, la semaine dernière, par le ministre de l’Equipement, Jean-Claude Gayssot, qui a accepté certaines de leurs revendications, comme la prise en compte financières des spécificités des conditions de leur travail en Corse. Par ailleurs, une mission ministérielle va étudier les conséquences des évolutions du statut des agents qui s’apprêtent à passer, d’ici 2004, sous la coupe de la Collectivité Territoriale de Corse (CTC) dans le cadre des transferts de compétences prévus par la nouvelle loi. Lancée le 5 décembre, la grève des services de l’équipement, qui emploie près de 500 personnes en Corse-du-Sud, a fortement perturbé l’activité des entreprises de BTP, notamment en stoppant la délivrance des permis de construire.

Le Mercredi 3 Avril : Arrestation d’un militant du parti Indipendenza, le Comité Anti-Répression appel à se mobiliser devant le commissariat D’Aiacciu dans la Soirée. Arrestation aussi d’une autre personne.

Le Jeudi 4 Avril 2002 : Un attentat à l’explosif a visé dans la soirée une caserne de gendarmerie dans le centre d’Ajaccio, brisant plusieurs vitres de bureaux et d’appartements et endommageant des véhicules. Une charge, évaluée à 300 grammes selon les premières constatations, a été lancée par un inconnu à 21H17 par dessus le mur d’enceinte de la caserne Bacchiochi qui abrite le groupement de gendarmerie de Corse-du-Sud, à proximité du palais de justice.

Dans la nuit du Jeudi 4 Avril au Vendredi 5 Avril 2002 : Un bar d’Ajaccio a été fortement endommagé dans la nuit de jeudi à vendredi par un attentat, le deuxième le visant depuis le début de la semaine. La salle du bar I Fratelli, situé dans la rue principale d’Ajaccio, a été dévastée à 03H40 par l’explosion d’une charge, évaluée à 1 kg, dont l’effet de souffle a également détruit un mur.

Le jeudi 4 avril 2002 : Un bungalow a été endommagé plusieurs autres dans l’enceinte du Club Méditerranée à Lumio, près de Calvi (Haute-Corse).  Un commando a fait irruption peu avant 22H00 dans le complexe, situé dans la Marine de San Ambrogio, avant de placer plusieurs charges devant des bungalows. L’un d’entre eux a été détruit, deux autres ont été fortement endommagés et une dizaine d’autres légèrement.

Le Vendredi 5 Avril 2002 : Les deux négociateurs nationalistes du processus de Matignon, Jean-Guy Talamoni et Paul Quastana, seront candidats aux élections législatives en Haute-Corse et en Corse-du-Sud. Corsica Nazione présente par ailleurs François Sargentini, l’un des responsables du parti Indipendenza, dans la deuxième circonscription de Haute-Corse, à Corte, et Jean-Marie Poli, l’un des porte-paroles du Comité anti-répression, dans celle d’Ajaccio.

Le Vendredi 5 Avril 2002 : Deux ans de prison largement assorti de sursis ont été requis vendredi 5 avril devant le tribunal correctionnel de Bastia contre Dominique Bursachi, un retraité de 70 ans, soupçonné d’avoir provoqué en août 2000 le gigantesque incendie d’une des plus belles forêts de Corse à cause d’un différend entre chasseurs aux sangliers. Dominique Bursachi, qui avait reconnu les faits devant les enquêteurs avant de se rétracter, a de nouveau nié toute responsabilité, déclarant ne se souvenir ni de l’incendie ni de ses aveux. Son avocat a plaidé la relaxe, arguant que son client faisait un « coupable idéal »

Le 5 Avril 2002 : Deux jeunes Maghrébins agressés à L’Ile-Rousse : Alors qu’ils quittaient une résidence où ils étaient venus rendre visite à des amis deux immigrés ont été attaqués, vendredi soir, par quatre hommes encagoulés. L’une des deux victimes a été blessée par un pistolet à grenailles et hospitalisée. Cette agression, a soulevé une désapprobation quasi générale. Profitant de l’émotion provoquée par le décès de la jeune Maria-Stella Rocchi, 19 ans, et demi, survenu après une agression le 25 mars dernier, certaines personnes se laissent aller depuis à des penchants xénophobes. Plusieurs tracts anonymes entachés de propos racistes ont en effet circulé dans la microrégion. Le siège de « l’Union des Marocains en Balagne » a également été mitraillé et des inscriptions « Arabi fora » fleurissent sur les murs de la cité paoline.

Le Samedi 6 Avril 2002 : Le Comité Anti-Répression était présent pour accueillir a sa manière le Candidat Jospin… Banderolles, Slogans et Revendications d’un traitement politique des prisonniers politiques. Lionel Jospin a annoncé un « contrat pour la Corse » qui « comportera notamment de nouvelles avancées institutionnelles ». « Une révision de la Constitution rendra possible ces avancées en même temps qu’elle permettra la consultation des Corses sur ce projet »…. Il a réaffirmé qu’il n’était pas question d’amnistie pour les assassins du préfet de Corse Claude Erignac, abattu le 6 février 1998 à Ajaccio. !!!

Le Samedi 6 Avril 2002 : l’ACA accède à la Division 1. Bastia perd son match, son maintien en D1, n’es toujours pas assuré.

Le Lundi 8 Avril 2002 :  Jacques Chirac s’est déclaré, lundi, « très réservé » sur le projet de consultation des Corses avancé par Lionel Jospin, faisant valoir que « donner le droit à chacun de s’exprimer sur l’unité de la République est extrêmement dangereux ».

Le Lundi 8 avril 2002 : Huit dockers d’une petite société de manutention corse observent une grève qui a contraint la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM) à dérouter deux de ses navires à destination de L’Ile-Rousse et Calvi (Haute-Corse), a annoncé l’entreprise publique. Les huit manutentionnaires de la SOMABA, société d’acconage de L’Ile-Rousse, ont déposé samedi un préavis de grève jusqu’au 18 avril pour « obtenir immédiatement une prime d’ancienneté de 10% au moins du salaire mensuel », selon leur porte-parole Michel Magnardi, militant du Syndicat des travailleurs corses (STC).

Le lundi 8 Avril 2002 : L’organisation syndicale CGT-GNC du centre EDF-GDF Corse a tenu une conférence de presse pour dénoncer la situation politique au sein de l’entreprise. Aux côtés d’Antoine Mandrichi, secrétaire général CGT, et de Patrick Maurel, responsable de l’union départementale 2A, une délégation nationale de la fédération des Mines-Energies avait fait le déplacement notamment Denis Cohen, secrétaire national ; Jean-Claude Dougnac, responsable de la branche Energie, et Maurice Durand, responsable du collectif régional PACA-Corse. Dix-huit conseils de discipline en trois mois, une révocation, des harcèlements, un climat délétère… D’entrée le secrétaire général de la CGT a dénoncé les relations qui se sont nettement détériorées, depuis quelque temps, entre la direction et le personnel. Ils ont mis surtout en avant l’emprisonnement de deux agents de la centrale du Vazzio, après le saccage de celle-ci au cours de la journée d’action du 15 novembre. « Il y a six ans jour pour jour, un hélicoptère d’EDF s’écrasait dans l’Extrême Sud faisant quatre morts. A l’heure actuelle aucune, responsabilité n’est établie, rien de concret n’est mis en exergue. Par contre, deux salariés sont poursuivis depuis trois mois et incarcérés depuis vingt jours pour avoir saccagé des locaux. Est-ce normal ? » a relevé Antoine Mandrichi en dénonçant la justice à deux vitesses « Nous avons condamné les faits et il est normal que la justice passe. Mais elle doit être identique pour tout le monde ». « Nous exigeons la libération immédiate des deux salariés ». Entre colère et indignation, il a ajouté : « Le mouvement syndical est là pour défendre les salariés, le service public, pour faire avancer les choses. On a la nette impression qu’on essaye d’affaiblir le mouvement à travers toutes ces actions. »

Le Mardi 9 Avril 2002 : A Manca Naziunale présente ses candidats pour les élections législatives.

Le Mardi 9 Avril 2002 : Le juge antiterroriste Gilbert THIEL a mis en examen à Paris, un habitant d’Aiacciu, interpellé la semaine dernière avec une autre personne dans le cadre d’une enquête sur une tentative d’attentat à la poubelle piégée contre un camion de CRS en décembre 2001. La deuxième personne avait été relâchée. Francis Nivaggioli inconnu des services de police et non militant a été mis en examen pour « complicité d’association de malfaiteurs et complicité de tentative de destruction de biens immobiliers appartenant à autrui par effet d’une substance explosive, infractions en relation avec une entreprise terroriste ». Il a été libéré et placé sous contrôle judiciaire. Une autre personne déjà arreté dans le cadre de ce dossier est toujours détenue.

dans la nuit de mercredi 10 Avril 2002 au jeudi 11 Avril 2002 :  Un attentat à l’explosif a été commis dans la nuit de mercredi à jeudi contre un bar-glacier de Porticcio, station balnéaire située sur la rive sud du golfe d’Ajaccio (Corse-d-Sud), a-t-on appris auprès de la gendarmerie. L’explosion qui s’est produite peu après 3h40 visait le « Sextant », situé à environ 100 mètres de la mer. La charge était disposée devant la porte d’entrée et a provoqué des dégâts « assez importants » mais n’a pas fait de blessé. Cet attentat n’a pas été revendiqué

Le Mercredi 10 Avril 2002 : Des agriculteurs de la FDSEA, mécontents à la suite de coupures d’eau, ont occupé mercredi 10 avril les locaux de l’Office Hydraulique à Bastia. Ces coupures seraient consécutives à des factures impayées

Le Jeudi 11 Avril 2002 : Deux villas inoccupées ont été plastiquées jeudi soir en Corse. Il n’y a pas eu de blessés. Les villas étaient situées route du Littoral, sur la commune de Pianottoli-Caldarello, en Corse-du-Sud. Les deux charges, estimées chacune à six kilogrammes de dynamite et placées dans des fûts de bière, puis disposées aux issues, au centre et à l’extérieur des deux résidences secondaires, ont explosé vers 23h30 et ont détruit les villas à 70%. L’une des maisons appartient à un artiste nommé Moroni, vivant a Monaco, et l’autre à Jean-Louis Vinciguerra, un cadre de France Télécom résidant sur le continent. Selon les indications  ces villas étaient relativement isolées dans le secteur du camping Kevano, elles ont été bâties, il y a respectivement 23 et 30 ans. Jérome Polverini a déclaré : « Les deux maisons criminellement détruites, hier, ont été respectivement autorisées il y a un quart de siècle, pour la maison Hardy le 6 aout 1972, pour la maison Liautaud le 15 juin 1979, c’est-à-dire dans les deux cas fort légalement puisque antérieurement à la directive d’aménagement du 27 septembre 1979 qui a édicté, pour la première fois, l’interdiction de construire dans la bande des 100 mètres. Depuis cette époque un refus systématique a toujours été opposé aux demandes de permis de construire dans cette bande y compris aux extensions nettes à partir du moment où l’administration les a elles-mêmes interdites (…).

Le Jeudi 11 Avril 2002 : Une charge explosive de faible puissance contre un restaurant de la résidence San Damiano lieu dit « Tépina » commune d’Algajola.

Le Jeudi 11 Avril 2002 : Affaire Attentats de Strasbourg 97, Pietrosella et vichy. Quatre prévenus demandent le non lieu : Jean Castela, Vincent Andreuzzi, Jean Philippe Antolini et Marcel Istria.

Le 12 Avril 2002 : Après la proposition de Corsica Nazione-Indipendenza : ANC et Elections législatives : Réuni le vendredi 12 avril à Corte, l’Exécutif de l’ANC a pris connaissance de la proposition de Corsica Nazione -Indipendenza offrant la place de suppléant à l’ANC dans la circonscription d’Ajaccio aux élections Législatives de Juin. Sans entrer dans certaines divergences de fond qui auraient pu aisément se résoudre dans le cadre de la prise en compte des 14 points de la démarche Unità, et tout en comprenant les difficultés rencontrées par les uns et les autres dans ces désignations de candidats, l’ANC se voit néanmoins contrainte de décliner l’offre qui lui est faite, considérant la proposition insuffisante au plan des quatre circonscriptions.  Elle remercie toutefois Corsica Nazione-Indipendenza d’Ajaccio pour leur volonté de privilégier l’union dans les faits.

Le Samedi 13 Avril 2002 : Aiacciu : Manifestation à l’appel d’une trentaine d’associations et de partis politiques pour défendre les droits des Palestiniens. L’un des défilés les plus importants s’est formé en Corse, où près de deux mille personnes ont manifesté dans le calme à Ajaccio (Corse-du-Sud). Le cortège, parti de la place de la gare, a remonté le cours Napoléon, artère principale d’Ajaccio, pour s’arrêter devant la préfecture de région. Les manifestants ont demandé le déploiement d’une force d’interposition.

Le Samedi 13 Avril 2002 : Les gendarmes de Borgo ont fait samedi (13 avril) une macabre découverte sur la plage de la Maraninca à Borgo : le corps d’un homme d’une trentaine d’années dont la mort semblait remonter à la veille. Une autopsie aura lieu en début de semaine afin de déterminer les raisons du décès.

Le Samedi 13 Avril 2002 : Une voiture présumée « piégée » a été neutralisée par les forces de l’ordre, samedi soir, à Bastia. Le fait qu’elle stationnait de nuit devant le palais de justice et que sa plaque d’immatriculation correspondait à celle d’un véhicule « signalé » volé a suffi à déclencher le branle-le bas au sein des forces de l’ordre. Au bout du compte, il s’est avéré que le véhicule est la propriété légitime d’un couple tranquille qui se trouvait au cinéma. Cherchez l’erreur.

Le Dimanche 14 Avril 2002 : Le corps d’un éleveur de 71 ans, Mathieu Ettori, tué d’au moins une décharge de chevrotine dans le dos, a été retrouvé dans un champ dimanche matin (14 avril) à Olmeto. Mathieu Ettori a été retrouvé par un membre de sa famille, alors qu’il gisait dans son champ. Son corps a été transporté à la morgue du centre hospitalier d’Ajaccio pour être autopsié. Les mobiles du meurtre, qui n’aurait aucun caractère politique, n’étaient pas connus dans l’immédiat.

Dans la Nuit de Dimanche à lundi 15 Avril 2002 : L’explosion d’une charge de faible puissance a soufflé cette nuit la porte d’entrée d’un bar situé dans la galerie marchande d’un hypermarché à Corte. L’attentat n’a été ni signé, ni revendiqué.

publié le 15 / Le ?? Avril 2002 : Dans un communiqué, « les emplois jeunes STC se déclarent satisfaits des premiers résultats d’une grève qui a duré 12 jours et qui a vu une multitude d’actions menées dans l’unité, par des jeunes adhérents de différentes organisations syndicales. Pour la première fois et grâce à cette mobilisation exemplaire, les pouvoirs publics ont reconnu le bien fondé des revendications des aides éducateurs et au-delà, de l’ensemble des emplois jeunes qui craignent pour leur avenir. La réunion du mardi 2 avril entre le recteur, le directeur régional du travail, le directeur régional de l’ANPE et une délégation d’aides éducateurs qui a été suivie par un conseil académique vendredi 5 avril, a porté ses fruits : mise en place de réunions de travail dès la rentrée avec les représentants des pouvoirs publics ; création d’un comité de pilotage de l’ANPE, campagne de promotion et forum en faveur des aides éducateurs ; mise en contact direct au mois de juin des aides éducateurs avec leur ministère ; retenue d’une journée symbolique de grève sur les douze. Enfin, les emplois jeunes du STC vont tout mettre en œuvre pour que les directions de toutes les organisations syndicales travaillent dans l’unité, pour faire du dossier « emplois jeunes » une des priorités de la rentrée sociale de septembre 2002 ».

Le lundi 15 Avril 2002 : Lors d’une conférence de presse donnée Lundi 15 avril à Bastia, le Comité Anti Répression a dénoncé une nouvelle fois la détention indéfiniment prolongée qui, loin d’être l’exception prévue par la loi, est devenue la règle pour les prisonniers politiques corses. Le mouvement dénonce les conditions de détention qui leur sont imposées et qu’il qualifie « d’indignes d’un pays se présentant volontiers comme la patrie des droits de l’homme ». Et de citer en vrac les Privations de courrier, de visites, de parloir ; les interdictions d’accès aux bibliothèques, aux cours de gymnastique, les mises au secret dont seraient l’objet les prisonniers corses. Le CAR demande toujours le regroupement des prisonniers dans un seul et même centre de détention, ce qui, selon lui, contribuerait fortement à détendre l’atmosphère, à apaiser rancœurs et rancunes et à faciliter la recherche d’une solution politique. En pleine période électorale, le CAR demande aussi solennellement au peuple corse, à ses représentants élus, à tous les partis et mouvements politiques de prendre une position officielle sur la remise en liberté des prisonniers politiques corses.

Le Mardi 16 Avril  2002 : Arrestation dans le Nebbiu d’une militante nationaliste, elle a été relâché dans l’après midi. Leria Franceschini a été interpellée

Le Mardi 16 Avril 2002 : Visite de Jacques Chirac en Corse. Devant quelque 1.500 personnes rassemblées sous un chapiteau sur les terrains de l’aéroport de Bastia-Poretta, Jacques Chirac a affirmé mardi 16 avril à Bastia qu’il n’accepterait pas que la Corse soit écartée d’une façon ou d’une autre de l’ensemble français et a appelé à sortir de l’ambiguïté sur l’avenir de l’île. « Les Corses ont besoin que soit mis définitivement un terme à la violence qui sape les fondements mêmes de la paix sociale sur l’île, qui empêche tout démarrage sérieux des investissements privés, qui écoeure les bonnes volontés. S’agissant du statut, je vous le dis simplement mais solennellement je n’accepterai pas demain, en 2004 ou en quelque autre date ce que j’ai refusé hier. Je n’accepterai pas que la Corse soit écartée d’une façon ou d’une autre de l’ensemble français. La République est une, la loi s’applique à tous et seul le Parlement peut la voter », a-t-il déclaré. Pour le candidat, cela ne veut pas dire qu’il ne faille pas profondément modifier l’architecture des pouvoirs entre l’Etat et les collectivités locales. Il a rappelé sa proposition d’une révision de la Constitution pour donner plus de pouvoirs aux citoyens et faire en sorte que les décisions soient prises au meilleur niveau de compétence et d’expérience. « La Corse, les Corses participeront naturellement au grand débat national sur ce sujet que j’appelle de mes voeux et au référendum national qui devra le conclure. Je suis sûr qu’ainsi nous moderniserons notre pays et que nous donnerons à la démocratie sociale comme à la démocratie locale les vocations qui sont les leurs, être les moteurs du progrès, ceci naturellement qu’il s’agisse du continent ou de l’île, dans un même et unique ensemble français », a-t-il dit. Le président sortant a également assuré qu’il veillerait à ce que l’Etat tienne les engagements contenus dans la loi du 22 janvier 2002 sur l’avenir de la Corse. « Rien ne serait plus dangereux que de retarder ou de rétrécir les dispositions prises, tant en matière de transferts de compétence que de mise en oeuvre des mesures fiscales ou de développement économique », a-t-il dit Le sénateur DVD de Haute-Corse Paul Natali, Jean Baggioni, président RPR du conseil exécutif de l’assemblée territoriale de Corse, et le député DL Paul Patriarche étaient aux côtés de Jacques Chirac sur la tribune. REACTIONS : Emile Zuccarelli a d’ores et déjà réagit aux déclarations de Jacques Chirac. Dans un communiqué le maire de Bastia déclare :  » Les déclarations du candidat Jacques Chirac quant à l’avenir de notre région pourraient être intéressantes si elles ne venaient pas d’un homme qui, occupant la plus haute fonction dans la république, est resté silencieux tout au long des discussions du processus dit de Matignon. Se contentant simplement, de ci de là, de propos destinés, d’abord, à ne fâcher personne. Ni les tenants ni les opposants au processus. Aujourd’hui à 4 jours de l’élection présidentielle Jacques Chirac découvre les dangers d’une dérive institutionnelle notamment à travers la dévolution d’un pouvoir législatif dont ses principaux soutiens auto-proclamés dans l’île, comme José Rossi et Jean Baggioni, ont été les promoteurs » Et Emile Zuccarelli de conclure : « Les Corses mesurent combien les propos de dernière minute de Jacques Chirac sont à visée purement électoraliste. Ils le savent, le seul vote sans ambiguïté dimanche pour affirmer leur attachement à la place de la Corse dans la République est le vote pour Jean Pierre Chevenement ». André Vallini, un des porte-parole de Lionel Jospin, a lui affirmé que Jacques Chirac n’avait aucune leçon à donner au Premier ministre-candidat sur la Corse. « Jacques Chirac, en nouvelle Madonne des aéroports, a consacré quelques heures à la Corse sur les tarmacs d’Ajaccio et de Bastia pour énoncer quelques formules d’évidence sur le Parlement qui fait la loi ou la République une et indivisible. Son action pour la Corse depuis 25 ans se résume en fait au drame d’Aléria lorqu’il était Premier ministre en 1975 et aux négociations secrètes avec les indépendantistes en 1996. Il n’a donc aucun leçon à donner à Lionel Jospin dont l’action courageuse, et au grand jour, a commencé à dessiner l’avenir de l’ile, son développement économique et social et le retour à la paix de la Corse dans la République » écrit A. Vallini dans un communiqué.

Le mardi 16 Avril 2002 : La Ghjuventù Indipendendista communique : Le premier procès suite aux interpellations de ceux qui défendaient leur langue aura lieu le MARDI 30 AVRIL A BASTIA. ANTO OCCHIONI : 17 ans membre de la GI BASTIA passera devant le tribunal correctionnel de Bastia.Rappelons que ce jeune garçon avait ete interpelle le lundi 4 mars alors qu il circulait en ville ,et qu on lui reproche sa participation au manifs des jours precedents. Un second procès est prévu le 29 JUIN pour PM NICOLAI. D’autre militants de la GI (SEBASTIEN QUENOT, HERVE SENTELLI,JM PRESCELTI)seront entendu par les services de répression coloniale dans les prochain jours. La GI apporte son soutient a touts les militants poursuivis et demande l arrêt immediat de toutes ces poursuites! LA REPRESSION NE FERA QU ACCROÎTRE NOTRE DÉTERMINATION!!!!!

Le Mardi 16 Avril 2002 : Une dizaine de personnes appartenant au milieu du grand banditisme corse ont été interpellées, mardi 16 avril, par les gendarmes, à Bastia, Marseille et Toulon et placées en garde à vue. Ces interpellations, qui concernent cinq personnes à Marseille, deux à Toulon et trois à Bastia, font suite à une série de règlements de comptes et de vols à main armée. Les gendarmes agissaient sur commission rogatoire d’un juge de Bastia.

dans la nuit de mercredi 17 Avril 2002 à jeudi 18 Avril 2002 : Un attentat à l’explosif a été commis dans la nuit de mercredi à jeudi contre un camping d’Algajola (Haute-Corse). Une charge de faible puissance avait été déposée devant l’entrée de la supérette de cet établissement appartenant à Olivier Loverini. L’explosion a provoqué des dégâts légers. Il était environ 23 h 30 lorsque l’explosion s’est produite, dans l’enceinte du camping de la plage, situé dans la plaine d’Aregno, sur la ligne droite d’Algajola.

Le Jeudi 18 Avril 2002 : Arrestation de nouveau de la militante nationaliste du Nebbiu et elle a été mise en Garde à Vue. Des interpellations ont eu lieu aussi à Bastia dans les rangs nationalistes. Afin de protester contre l’arrestation à Bastia et St Florent de plusieurs colleurs d’affiche de Ghjuventù Indipendentista, le Comité Anti Repression a organisé jeudi soir (18 avril) un rassemblement devant la Gendarmerie de St Florent. En tout six personnes ont été entendu par les forces de répression, trois militants dont deux de la Ghjuventù Paolina, Jean Christophe Benedetti et Jerome Albertini seront convoqués Lundi 22 Avril par cette même justice ! Des  Militants de la Ghjuventù Indipendentista dont un militant de l’extrême sud seront eux aussi convoqués. 2 militants de la Ghjuventù Paolina,  JCB et JA sont convoqués ce lundi à la gendarmerie de Corti pour être entendu dans le cadre d’incidents qui aurait fait suite à l’occupation de la sous préfecture par les 3 syndicats, le Vendredi avant la manif pour l’officialisation du 5 avril.

Le Jeudi 18 Avril 2002 : La Ghjuventù Indipendentista Communique : Six personnes, proches ou militants de la Ghjuventù Indipendentista ont été interpellés aujourd’hui dans la région Bastiaise. Leria Franceschini, Hervé Santelli et quatre autres jeunes ont été une nouvelle fois victimes de la répression effrénée de l’Etat Français. De plus d’autres militants ont été convoqués ces derniers jours (J.M.Prescelti, Occhioni, M. Giraschi …) et restent sous la menace de sanctions judiciaires. Ces faits sont intolérables et témoignent d’une volonté délibérée des forces répressives de nous fragiliser voire de nous démanteler. La Ghjuventù Indipendentista tient à faire savoir qu’elle ne se laissera jamais intimider, et qu’elle reste prête à se mobiliser. Nous demandons l’arrêt immédiat de cette vague répressive ainsi que de toutes les poursuites. BASTA A RIPRESSIONI !!! A NOSCIA CUSCENZA HÈ RISISTENZA !

Le Jeudi 18 Avril 2002 : Le C.A.R communique : Les récentes auditions et interpellations de jeunes militants et sympathisants indépendantistes mettent en évidence la continuité d’une répression politico – judiciaire à l’encontre de celles et ceux qui, il y a quelques semaines, posaient avec gravité la place de notre langue et de notre culture au sein de notre société actuelle. Les agissements policiers de ces dernières heures ne sont ni plus ni moins que la suite logique de cette politique négationniste qui récuse les valeurs identitaires de notre peuple, malgré leur dimension universelle… Ils interviennent également de concert avec les propos de certains candidats à l’élection présidentielle française qui, opposés à toute approche évolutive du problème politique corse, brandissent une énième fois le spectre de l’immobilisme et de la répression, aidés en cela par quelques élus retournés pour la circonstance… Le Comité Anti Répression apporte son total soutien à toute cette jeunesse qui démontre qu’un autre avenir est possible, bâti sur des valeurs inaliénables, en dehors de toute approche réactionnaire et répressive. LOTTA GHJUVENTU, L’AVVENE SI TU !!! COMITE ANTI REPRESSION.

Le Jeudi 18 Avril 2002 : On apprend que Jean-Baptiste, dit Jean-Jé Colonna, 62 ans, ancien de la french connection, est convoqué mardi prochain à la brigade financière du SRPJ d’Ajaccio, dans le cadre d’une enquête pour abus de biens sociaux, instruite par le juge d’instruction Jean-Michel Gentil. Son épouse, Arlette Colonna, devrait également être placée en garde à vue. Tous deux vont notamment s’expliquer sur les conditions de rachat de l’hôtel de luxe le Miramar, à Propriano. Les enquêteurs soupçonnent Jean-Jé Colonna d’être le véritable propriétaire de cet établissement, dont les murs ont été rachetés par Robert Feliciaggi . Jean-Jé Colonna, qui a échappé jusqu’à présent à tous les services d’enquête, sera aussi entendu pour une affaire d’emploi fictif. Sa seule rémunération officielle est un salaire de 1 524 € versé par son épouse, qui l’emploierait dans une supérette… Défendu par M e Jacques Vergès, cette figure mythique du grand banditisme devrait être également entendue dans le cadre d’une enquête pour  » blanchiment « , portant sur l’exploitation du casino d’Ajaccio. Pour Jean Jé Colonna qui est sorti de sa réserve pour la première fois depuis très longtemps et répondant à une interview de notre confrère Le Parisien, il s’agit d’une machination politique, dont le but est de faire croire qu’il existe une mafia en Corse, dont il serait le parrain, qui, elle même, serait liée à des hommes politiques. « Je constate simplement que mes ennuis se produisent plus fréquemment sous les gouvernements de gauche que de droite. A travers Robert Feliciaggi, qui se présente aux prochaines élections législatives, on veut atteindre Charles Pasqua » a t-il déclaré à notre confrère.

Le Vendredi 20 Avril 2002 : Quatre membres présumés du banditisme corse, interpellés mardi 16 avril lors d’un coup de filet des gendarmes à Marseille, Toulon et Bastia, ont été mis en examen vendredi par un juge bastiais et écroués. Les quatre personnes ont toutes été mises en examen pour association de malfaiteurs, deux d’entre elles l’étant en outre pour infraction à la législation sur les armes. Elles ont été écrouées à la maison d’arrêt de Borgo. Jeudi 18 avril, un homme interpellé à Marseille avait déjà été mis en examen pour association de malfaiteurs et infraction à la législation sur les armes, et écroué par le juge Charles Duchaine. La veille, un homme avait été écroué et une femme placée sous contrôle judiciaire après avoir été tous deux mis en examen pour association de malfaiteurs. Tous sont soupçonnés d’avoir pris part à des préparatifs de règlements de comptes dans le milieu. Des perquisitions ont permis de saisir de nombreuses armes de poing, des armes d’épaule, des perruques, des munitions et des gilets pare-balles. Une dizaine de personnes avaient été interpellées mardi par les gendarmes à Bastia, Marseille et Toulon et placées en garde à vue. Ces interpellations concernaient cinq personnes à Marseille, deux à Toulon et trois à Bastia

Le Samedi 20 Avril 2002 : Communiqué de l’A.N.C : Une demi-douzaine de militants de A Ghjuventù Indipendentista ont été interpellés et auditionnées ces jour-ci, d’autres ont été convoqués pour audition. Après les mobilisations de mars en faveur de la langue corse, la jeunesse corse attendait d’autres réponses à ses légitimes aspirations que celle de la répression.
L’ANC demande aux pouvoirs publics de faire cesser des manoeuvres aussi grossières qui n’ont d’autre but que l’intimidation et les pressions pour que les jeunes ne se mobilisent plus et rentrent dans le rang.
Les importantes mobilisations de mars ont montré que la jeunesse corse dans le calme et la responsabilité, à l’instar de la grande manifestation d’Ajaccio, entendaient porter jusqu’au bout leurs revendications en faveur de la langue de la culture et de l’université.
L’ANC leur apporte son soutien total et sera toujours aux côtés de cette jeunesse pour que leurs justes revendications soient enfin prises en compte.

Le Samedi 20 Avril 2002 : Le conseil municipal de Luri annoncé samedi 20 avril qu’il n’organiserait pas de scrutin présidentiel dimanche, afin de protester contre « l’intrusion de gendarmes » dans sa salle de délibérations. Les élus de Luri, un village du Cap corse comptant 750 habitants, n’ont pas supporté que des gendarmes en tenue viennent vérifier si leur maire, déclaré inéligible, continuait malgré tout d’exercer son mandat. En octobre, la cour de cassation avait condamné Dominique Cervoni à deux ans d’inéligibilité pour favoritisme et, début avril, le préfet de Haute-Corse a pris un arrêté pour faire appliquer cette décision de justice. Les gendarmes ont constaté la présence de D. Cervoni à la mairie, mais les conseillers leur ont expliqué que l’ancien maire était simplement venu discuter à bâtons rompus avec les conseillers, après la séance de délibérations. La préfecture a nommé un délégué spécial pour organiser les élections en lieu et place du maire et de ses conseillers

Le dimanche 21 Avril 2002 : La Corse a suivi la même voie que le reste de la France en plaçant en tête Jacques Chirac, en recul toutefois par rapport à 1995. Jean-Marie Le Pen effectue une spectaculaire percée sur une île où le Front National est peu implanté.  J.M. Le Pen fait presque jeu égal avec M. Chirac dans plusieurs des principales villes de l’île, comme Porto-Vecchio, où seules 22 voix les séparent, ou à Bonifacio. Il obtient la deuxième place tant à Ajaccio qu’à Bastia. Jean-Pierre Chevènement, l’un des principaux opposants du processus, réalise en Corse, avec 7,03% des voix, un meilleur score qu’au niveau national, après avoir été soutenu par le maire de Bastia Emile Zuccarelli et le sénateur Nicolas Alfonsi, tous deux élus du PRG. Il obtient ainsi 11,73% à Bastia

Le Lundi 22 Avril 2002 :Un bar du centre-ville d’Ajaccio a été visé par un attentat vers 3h du matin dans la nuit de dimanche à lundi. la charge  a détruit en partie l’établissement « Le Forum », situé sur le vieux port Tino Rossi. La bâche a entièrement été déchirée, la baie vitrée de la porte d’entrée a volé en éclats et certaines vitres des habitations situées au-dessus de l’établissement ont été soufflées par l’explosion. Cet attentat n’a pas été revendiqué dans l’immédiat. L’enquête a été confiée à la Sûreté urbaine d’Ajaccio. C’est la quatrième fois en deux mois qu’un établissement est visé dans la cité impériale

Le Lundi 22 Avril 2002 : Deux militants Ghjuventù Paolina Jean Christophe Benedetti et Jérôme Albertini sont convoqués ce lundi à la gendarmerie de Corti pour être entendu dans le cadre d’incidents qui aurait fait suite à l’occupation de la sous préfecture par les 3 syndicats, le Vendredi avant la manif pour l’officialisation du 5 avril.

Le Lundi 22 Avril 2002 : Résultat Présidentielle suite (…) : Jean-Marie Le Pen a obtenu dimanche 100 % des suffrages à Piano (Haute-Corse) en recueillant la voix du seul électeur ayant voté, a-t-on appris auprès de la mairie. Le petit village de Piano, dans la région de la Castagniccia au sud de Bastia, compte cinquante inscrits mais le taux d’abstention a atteint 98 % en raison d’un « boycott du scrutin qui a été suivi par tous les habitants sauf un », a expliqué le maire Jean Imperinetti (SE). Le conseil municipal avait organisé ce boycott pour protester contre « l’attitude des pouvoirs publics » sur les dossiers de la mise aux normes des captages d’eau et de la divagation des animaux, un problème récurrent en Corse. Le score record de M. Le Pen « n’a rien à voir avec l’image de la commune », a précisé le maire.

Le Lundi 22 Avril 2002 : Des peines d’amende ont été requises lundi à l’encontre du sénateur DVD Paul Natali et de trois autres responsables de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Bastia, jugés devant le tribunal correctionnel pour prise illégale d’intérêt et recel. Le procureur adjoint Francis Battut a requis une amende de 30.000 euros à l’encontre de Paul Natali, poursuivi en sa qualité d’ancien président de la CCI, sur les conditions d’attribution à des fournisseurs privés de différents marchés, comme la vente de véhicules ou de travaux, entre 1995 et 1997. Outre Paul Natali, onze autres personnes, dont les enfants du sénateur, Pierre et Marie-Dominique, co-directeurs de deux sociétés de bâtiment, sont poursuivies pour faux et recel, favoritisme et prise illégale d’intérêt. Toujours en sa qualité de président du conseil général, il a en revanche été relaxé dans une autre affaire de prise illégale d’intérêt portant sur l’attribution de marchés publics aux sociétés de ses enfants, qui ont également été relaxés.

Le Lundi 22 Avril 2002 : Au lendemain des élections présidentielles Jean-Guy Talamoni, chef de file des nationalistes corses, a estimé que la France ressemblait à « un navire en perdition » en qualifiant de « très inquiétante » la deuxième place obtenue par Jean-Marie Le Pen.. « La Corse apparaît à la remorque d’un navire en perdition, la France. C’est pourquoi nous proposons de prendre nos distances le plus rapidement possible ». Ces élections « illustrent l’état de décomposition de la classe politique française », a-t-il ajouté. Pour J.G. Talamoni, le processus de Matignon « apparaît mal en point » après l’élimination de Lionel Jospin dès le premier tour. « Mais nous allons attendre les élections législatives pour nous positionner. Nous nous préparons à toutes les éventualités. Nous continuons à privilégier le dialogue mais nous sommes également prêts à la confrontation si la voie de la répression est choisie par le futur gouvernement français ». Il a estimé que le faible taux de participation en Corse, première région pour les abstentionnistes avec 41,38%, s’expliquait « en bonne partie par le refus de voter des nationalistes », pour qui il s’agissait avant tout d’une élection « franco-française ».

Le Lundi 22 Avril 2002 : Le président RPR du conseil exécutif de Corse, Jean Baggioni, a annoncé lundi 22 avril sa candidature aux élections législatives dans la première circonscription de Haute-Corse, à Bastia, où il affrontera notamment le maire Emile Zuccarelli, vainqueur en 1995.

Le Mardi 23 Avril 2002 : Jean-Baptiste, dit Jean-Jé Colonna, 62 ans, ancien de la french connection, etait convoqué mardi prochain à la brigade financière du SRPJ d’Ajaccio, dans le cadre d’une enquête pour abus de biens sociaux, instruite par le juge d’instruction Jean-Michel Gentil. Mais Jean-Baptiste, dit Jean-Jé Colonna ne s’est pas présenté ce mardi 23 avril à la brigade financière du SRPJ d’Ajaccio qui l’avait convoqué dans le cadre d’une enquête pour abus de biens sociaux, instruite par le juge d’instruction Jean-Michel Gentil. Il aurait demandé le report de son audition afin de déconnecter cette affaire du contexte électoral. J.B.Colonna devait notamment s’expliquer sur les conditions de rachat de l’hôtel le Miramar, à Propriano. Il devait aussi être entendu pour une affaire d’emploi fictif. Arlette Colonna, son épouse, en revanche a été placée en garde à vue ce matin. Dans une interview qu’il avait donné la semaine dernière à notre confrère Le Parisien, il avait déclaré que pour lui il s’agissait d’une machination politique, dont le but était de faire croire qu’il existait une mafia en Corse, dont il serait le parrain, qui, elle même, serait liée à des hommes politiques. Selon certaines sources, le juge ajaccien ne serait pas enclin à reporter cette audition et pourrait donc délivrer rapidement un mandat d’amener.

Le Mardi 23 Avril 2002 : Réunion au sommet, ce mardi après-midi, en mairie de Feliceto. Tous les maires de Balagne étaient regroupés pour venir apporter leur soutien à leur consœur, Mme Chantal Connault-Leca, violemment prise à partie lundi par un administré mécontent. Alors qu’elles se trouvaient en mairie, le premier magistrat et la secrétaire, Mme Christine Leonetti, ont eu une altercation avec un homme du village, qui les a menacées avec un bâton. A l’origine de cet accès de violence, une banale histoire d’urbanisme, qui s’est envenimée. En signe de protestation, toutes les mairies de Balagne fermeront leurs portes au public, le vendredi 26 avril de 10 heures à 12 heures. La mairie de Feliceto est quant à elle fermée jusqu’à nouvel ordre, le conseil municipal entendant ainsi dénoncer « la carence des services de l’Etat dans ce type d’affaires et un certain laxisme de la part de la gendarmerie ».

Le Mardi 23 Avril 2002 : L’enquête ouverte après le meurtre du glacier bastiais Pierre Martinelli, a abouti ce mardi 23 avril à l’arrestation du meurtrier présumé. Celui ci a été mis en examen pour assassinat et écroué à la prison de Borgo. Il s’agit du fils de la victime, Pierre-Louis Martinelli, 22 ans. Son complice et la compagne de celui ci ont également été écroués. On ignore cependant encore dans quelles circonstances s’est joué ce drame. Pierre Martinelli, 55 ans, gérant de la pizzeria Gino à Bastia, avait été retrouvé chez lui, le 16 mars dernier, seul, par un membre de sa famille. La victime avait reçu deux décharges de fusil de chasse. Pierre-Louis Martinelli, Jean-Charles Fieschi et Sandrine Nasica (dont le propre fils de la victime, un ami proche et la compagne de celui-ci ont en effet été interpellés dimanche et avant-hier) se trouvaient dans le cabinet du juge Marie Leclerc, en chargé de ce délicat dossier. Tous trois ont été mis en examen pour « assassinat » et « complicité » et deux d’entre deux, dont le fils du restaurateur, ont été écroués à la maison d’arrêt de Borgo

Le Mardi 23 Avril 2002 : Deux ans de prison avec sursis ont été requis mardi 23 avril à l’encontre du sénateur Paul Natali, jugé, avec d’autres anciens responsables de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Bastia, pour favoritisme dans le cadre de la passation de marchés publics. Le procureur adjoint Francis Battut a requis, outre de la prison avec sursis, 30.000 euros d’amende et cinq ans d’interdiction des droits civiques et civils contre P. Natali, président de la CCI entre 1996 et 1999. Treize autres membres de la CCI et chefs d’entreprises ont comparu à ses côtés pour favoritisme, faux et usage de faux et recel dans une affaire concernant des travaux effectués sur le port de commerce de Bastia – avec notamment la construction d’un terminal et d’un poste à quai -, et à la gare maritime de L’Ile-Rousse entre 1995 et 1997. Le procureur Battut a requis une peine de 18 mois avec sursis, 20.000 euros d’amende et 3 ans d’interdiction des droits civiques à l’encontre d’Augustin Linale, ex-président de la commission des marchés de la CCI, ainsi que 18 mois avec sursis et une amende de 15.000 euros contre Nicolas Vellutini, directeur général des services. 15.000 euros d’amende ont été requis pour les entreprises soumissionnaires, dont celle dirigée par les enfants du sénateur, Pierre et Marie-Dominique. Le procès se termine mercredi 24 avril par les plaidoiries des avocats, qui ont qualifié de « disproportionnées » les réquisitions. Lundi, dans le cadre d’une première affaire, F. Battut avait requis des amendes de 30.000 euros contre M. Natali, et de 22.000 et 15.000 contre trois autres anciens élus de la CCI pour « prise illégale d’intérêt ».La justice leur reproche les conditions de passage de marchés, portant sur des travaux ou la fourniture de véhicules entre 1995 et 1997, entre la CCI et des entreprises auxquelles ils étaient liés. Les prévenus ont fait valoir qu’ils n’avaient retiré aucun enrichissement de ces marchés et leurs avocats ont plaidé la relaxe. Ce jugement a été mis en délibéré au 28 mai.

Le Mardi 23 Avril 2002 : A l’appel du SNACL, du SNES, du SNEP, du STI et du STC, les parents d’éleves et le personnel du CES de Lucciana ont poursuivi mardi 23 avril leur grève entamée hier afin de protester contre la dotation horaire globale qui selon eux entrainerait la suppression de deux classes. Ils demandaient aussi le classement de l’établissement en ZEP, Zone d’Education Prioritaire et d’avantages, la création d’un poste d’agent de maintenance et davantage de moyens financier et humain pour le collège. En soirée, ayant en partie obtenu satisfaction, parents d’éleves et enseignants ont annoncé la fin du mouvement. Les cours reprendront donc jeudi.

Le Mercredi 24 Avril 2002 : Le C.A.R communique : Malgré notre appel public du premier tour à tous les candidats à l’élection présidentielle française, malgré une position de compréhension du problème politique corse affirmé par quelques-uns – uns d’entre – eux, aucun malheureusement n’a répondu, officiellement et positivement, à notre demande d’amélioration immédiate des conditions de détention des prisonniers politiques corses et d’amnistie globale à terme… Beaucoup il est vrai se sont plutôt prononcé, eu égard à la conjoncture sécuritaire, à la continuité d’une répression … A droite notamment, et à l’extrême – droite, on s’évertue même à nier tout processus d’évolution politique, renvoyant ainsi aux oubliettes la précédente initiative dite de Matignon… Aujourd’hui, il apparaît inopportun à nos yeux de reposer aux deux candidats en lice notre question, sachant que l’un  préside depuis des années avec, au quotidien une Corse s’enlisant au rythme de centaines d’interpellations, de dizaines d’arrestations et déportations, démystifiant ainsi son prétendu attachement aux droits de l’homme et aux dites libertés républicaines, et que l’autre, n’a pour vision que… le rétablissement de la peine de mort… Entre l’autoritarisme affiché de l’un et l’autoritarisme larvé de l’autre, l’heure est désormais au repositionnement, à la lutte et à la résistance publique de tous les instants. Il s’avère urgent de renforcer, dans l’esprit qui a prévalu pour l’exemplaire réconciliation nationale, une véritable dynamique d’union globale et stratégique qui reposera à terme, à l’état français, l’inéluctable question des prisonniers et recherchés politiques corses. A POPULU FATTU, BISOGNA A MARCHJA !!! COMITE ANTI REPRESSION

Le Vendredi 26 Avril 2002 : Le maire de Furiani, François Vendasi, se présentera bien aux prochaines élections législatives dans la 1ère circonscription de la Haute-Corse. Il l’annoncera officiellement le 26 avril prochain. Son suppléant pourrait être Jacky Padovani.

Le Samedi 27 Avril 2002 : Manifestation Anti Extrème droite à Aiacciu. Quelque 500 personnes manifestent, le 27 avril 2002 dans les rues d’Ajaccio, pour protester contre le Front national et la présence de son président Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle, à l’appel d’associations d’artistes corses et de défense des droits de l’homme.

Le Lundi 29 Avril 2002 : Communiqué du C.A.R : Un jeune militant indépendantiste sera jugé demain par le tribunal correctionnel de Bastia. Ce jugement intervient après les poursuites judiciaires engagées contre cette jeunesse avide de liberté et de culture… Le Comité Anti Répression tient à lui apporter son total soutien et rappelle à l’opinion publique, les comportements autoritaires de l’institution judiciaire et policière face à une revendication de nature universelle qu’est le droit à l’apprentissage d’une langue. La répression politique ne sera jamais une réponse à une jeunesse et un peuple en lutte pour sa dignité. COMITE ANTI REPRESSION

Le Lundi 29 Avril 2002 : Deux individus armés et cagoulés ont fait irruption lundi 29 avril vers 10h dans le magasin Le Dénicheur à folelli et se sont emparés de la caisse puis se sont enfuis en voiture.

Le Lundi 29 Avril 2002 : Aujourd’hui, à 16 heures, dans les locaux d’Indipendenza à Ajaccio, Corsica Nazione, à travers les médias, fera œuvre pédagogique pour expliquer son positionnement actuel. Comme annoncé, le mouvement, en effet, n’ira pas aux élections législatives. C’est la conséquence immédiate du premier tour de l’élection présidentielle. Ce faisant, la tête du mouvement s’accorde avec la majorité de sa base, qui n’était pas motivée pour s’investir dans une élection « franco-française » où les nationalistes n’avaient rien à gagner, sinon le simple fait de se compter – de manière aléatoire d’ailleurs tant le désintérêt était manifeste. En fait, les arguments pour être présent dans les circonscriptions se résumaient à deux : poursuivre la présence sur le terrain dans le cadre du processus de Matignon – de sa perspective 2004 plus précisément – et ne pas laisser le champ libre aux autres composantes du mouvement national, soucieuses de légitimité populaire dans la perspective des élections territoriales. Corsica Nazione va demander le lancement de la « Cunsulta naziunale », qui installera concrètement le nationalisme comme contre-pouvoir, avec des institutions spécifiques. Cette démarche, qui avait pris corps avec le projet d’« assemblée nationale provisoire » (ANP), fait quasiment l’unanimité.

Communiqué Officiel Corsica Nazione – Indipendenza

Après le premier tour de l’élection présidentielle, il ne reste pour la corse que les options de Chirac et Le Pen. Si elles sont exprimées par l’un et l’autre de façon différente et si l’on ne peut mettre les deux candidats sur le même plan politique, elles se rejoignent sur le fond en préconisant un traitement de la question corse dans le droit commun français et de façon autoritaire. Ces changements qui s’opèrent en France font apparaître une nouvelle donne. Nous n’en voulons pour preuve que les démarches répressives réactivées au lendemain du premier tour.
Devant cette situation, le mouvement national doit reprendre l’initiative politique.
Face a la montée de l’extrême droite, nous demandons à notre peuple de s’opposer de toutes ses forces à cette idéologie parce que elle est porteuse de drames, de soumission.
Elle se situe aux antipodes de notre nationalisme, qui est celui de la libération et qui demeurera quoiqu’il advienne un humanisme combattant face à toutes les formes d’oppression.
Nous demandons aux corses qui ont soutenu cette démarche fasciste de bien mesurer la portée de leur acte, les problèmes posés à notre communauté, notamment celui de l’immigration, ne pouvant être réglés en donnant approbation au marchand d’illusion LE PEN, mais en confortant nos valeurs et en affirmant avec force qu’il n’y a qu’une seule communauté de droit sur cette terre : le peuple corse.
Face a l’arrêt du dialogue et au blocage de la situation, le mouvement national doit concevoir différemment ses rapports avec la France et dépasser le cadre des organisations de lutte existantes.

1. En créant un outil de souveraineté hors des institutions françaises : A CUNSULTA NAZIUNALE. A CUNSULTA sera la représentation unique de la Nation et s’inscrira dans le principe du droit des peuples à l’autodétermination.

2. En unissant le mouvement national sur un projet d’avancées statutaires dans le cadre français et européen.

Nous proposons à l’ensemble des organisations du mouvement national de commencer un travail commun sur ces deux axes.

Pour le premier, il s’agit d’un objectif à moyen terme qui nécessite un travail d’explication et d’installation ( définition du corps électoral corse, nationalité etc.…) Ce sera l’acte stratégique de la démarche fondant le socle institutionnel de la Nation.

Le second répondra à une gestion immédiate des intérêts de notre peuple, parce que les leçons du passé nous indiquent qu’il faudra tout arracher à l’Etat colonial. Nous devons constituer la force politique dont la Corse d’aujourd’hui a besoin, pour s’opposer au reniement de Baggioni et Rossi, au parti anti-corse de Zuccarelli et Alfonsi qui combattent les intérêts de leur pays, signifier à ceux qui veulent les remplacer que les corses n’acceptent plus d’être représentés par des harkis et d’imposer à la France de véritables négociations.

Il y a un mois, l’AG de Corsica Nazione décidait de notre participation aux élections législatives parce qu’il restait un faible espoir de solution politique. Aujourd’hui, cette option est écartée. De ce fait, il faut consacrer toute notre énergie à construire un nouveau rapport de forces.
Avec le raidissement de la France, un résultat aux élections législatives ne serait pas de nature à inverser la tendance. Seule l’union des forces vives de ce pays sur un projet d’émancipation est de nature à imposer un règlement définitif de la question nationale corse.

C’est la raison pour laquelle nous avons décidé, lors d’une nouvelle assemblée générale du mouvement, de retirer tous nos candidats pour les élections législatives françaises et de demander à toutes les organisations du mouvement national d’en faire de même. Nous allons leur proposer d’organiser ensemble, pendant ces élections, la première Cunsulta Naziunale di a Corsica, véritable Assemblée Nationale Corse Constituante.

A cette occasion, nous adresserons à l’Etat français, à l’Europe et à l’opinion internationale un message fort et déterminé, celui d’un peuple en marche vers sa souveraineté.

Nous appelons l’ensemble de nos militants et sympathisants à participer à la commémoration de Ponte Novu, le mercredi 8 Mai.

Le Lundi 29 Avril 2002 : Emile Zuccarelli sera bien candidat aux prochaines législatives dans la 1ere circonscription de Haute-Corse. Il aura pour suppléant Albert Calloni

Le Mardi 30 Avril 2002 : Procès de Anto Occhioni, militant de la Ghjuventù Indipendentista de Bastia.

Le Mardi 30 Avril 2002 : Le syndicat agricole Via Campagnola s’est réuni en assemblée générale à Corte. Au cours de celle-ci, le syndicat a émis de vives critiques à l’encontre du vote de la CTC du 22 mars dernier concernant la politique agricole de l’Ile. Pour Paul André Fluxia, responsable du mouvement, « aucunes orientations n’ont été définies ». Le syndicat s’èléve aussi sur la position de la CTC pour qui le réglement de la dette agricole est un préalable au développement.

Mai 2002

Le Mercredi 1er Mai 2002 : Plus de 2.000 personnes, selon la police et les organisateurs, ont manifesté mercredi matin (1er mai) contre l’extrême droite à Ajaccio, Bastia et Porto Vecchio, à l’appel des syndicats et d’associations à l’occasion du 1er mai. Les manifestants, qui étaient environ un millier à Ajaccio et à Bastia et près de 200 à Porto Vecchio, ont défilé dans le calme derrière des banderoles appelant, en corse et en français, à « faire barrage à Le Pen » le 5 mai.

Le Jeudi 2 Mai 2002 : Paul Patriarche annoncera officiellement sa candidature jeudi.

Le Jeudi 2 Mai 2002 : Jean-Dominique Allegrini-Simonetti, 40 ans, et Frédéric Giuntini, 30 ans, ont été condamnés, jeudi 2 mai, à 2 ans d’emprisonnement par le tribunal correctionnel de Paris pour le mitraillage de l’hôtel Pascal Paoli d’Aregno, près de l’Ile Rousse, le 27 octobre 1996. Alors qu’il était poursuivi comme auteur des faits, le tribunal a cependant estimé que Jean Dominique Allegrini n’avait pas participé directement aux faits, le déclarant « complice ». Frédéric Giuntini était poursuivi car un important stock d’armes avait été découvert chez lui. Jean-Baptiste Biaggi, 52 ans, a par ailleurs été condamné à 15 mois d’emprisonnement. Il était poursuivi pour avoir été l’auteur du mitraillage. Yannick Graziani et Jean-Louis Joanenc ont été respectivement condamnés à 750 euros d’amende et à 2 mois d’emprisonnement avec sursis, mais le tribunal a écarté la circonstance aggravante de terrorisme et précisé que cette condamnation ne serait pas inscrite à leur casier judiciaire. Enfin Joseph Giuntini a été relaxé. Les peines prononcées sont proches des peines requises par le parquet. Les prévenus avaient comparu entre le 14 et le 28 mars devant la 16ème chambre du tribunal correctionnel. Le FLNC-Canal Historique avait justifié l’attentat par le fait que l’établissement visé allait recevoir des « forces répressives », en l’occurrence des gendarmes. Onze personnes avaient été mises en examen dans cette affaire mais l’une a bénéficié d’un non-lieu et quatre ont été tuées, dont Jean-Michel Rossi.

Le Jeudi 2 Mai 2002 : la plus courte des majorités, le conseil d’administration de BTP-Vacances a pris une délibération pour proposer la fermeture du village vacances de la commune : 400 emplois, directs et induits sont ainsi appelés à être supprimés. C’est aussi une institution vieille de 35 ans qui disparait car on ignore encore ce que sera la reconversion du site. La décision est tombée comme un couperet ! Par six voix contre quatre, le conseil d’administration de BTP-Vacances, qui gère le village Les Iles (ex-CNPO) à Taglio-Isolaccio, propose la cessation d’activités. La procédure obéit à des formes mais le résultat est le même. Le centre va officiellement mettre la clé sous la porte – il est déjà sous le coup d’une fermeture administrative – et ce sont 76 salariés qui se trouvent brusquement sans emploi.

Le Jeudi 2 Mai 2002 : Francis Mariani a été condamné, jeudi 2 mai, à quatre ans d’emprisonnement et 4.500 euros d’amende pour recel de vol de véhicules et port d’arme en réunion, par le tribunal correctionnel d’Ajaccio. Le tribunal a requalifié les faits en supprimant l’association de malfaiteurs. Alexandre Chevrière, 50 ans, un des trois coprévenus en fuite de Francis Mariani, a été condamné à la même peine. Les deux autres, Pierre-Marie Santucci, 45 ans, et Maurice Costa, 50 ans, ont été condamnés à trois ans de prison et 3.000 euros d’amende. Le procureur de la République avait requis huit ans de prison contre Francis Mariani et Alexandre Chevrière, et six ans de prison contre les deux autres :L’homme qui comparaît aujourd’hui devant le tribunal correctionnel d’Ajaccio n’est pas un paysan comme les autres. A 52 ans, Francis Mariani est bien connu dans l’île pour deux autres activités : ses talents de coureur automobile et son appartenance à la bande de la Brise de mer, l’un des groupes criminels les plus puissants de Corse. Francis Mariani répond aujourd’hui et demain des accusations « d’association de malfaiteurs, infraction à la législation sur les armes et recel de vol de véhicules en bande organisée ». Encourant une peine maximale de dix ans, il sera seul dans le box des prévenus ; ses trois coaccusés, Alexandre Chevrière, 50 ans, Pierre-Marie Santucci, 45 ans, et Maurice Costa, 50 ans, sont en cavale depuis de longs mois. le soir du 3 juillet 2000. A la pizzeria Le Palace, deux consommateurs interpellent le patron, Jean-Pierre Muriani, par ailleurs employé à la Direction départementale de l’équipement. « La prochaine fois, c’est toi qui nous inviteras », lâche l’un d’eux. Affolé, le restaurateur craint-il alors que ses clients en aient après son fils condamné pour meurtre et libéré depuis peu ? A la grande surprise des militaires, il se présente le lendemain à 9 heures à la gendarmerie de Sartène pour dénoncer ses deux clients. A midi, il affirme aux gendarmes avoir vu ses deux « racketteurs » en plein centre de Sartène. Peu après, cinq hommes correspondant au signalement donné par Jean-Pierre Muriani sont interpellés. Ils déclinent leur identité : Alexandre Chevrière, Maurice Costa, Éric Marand, Francis Mariani et Pierre-Marie Santucci. Pour les connaisseurs du grand banditisme insulaire, voilà une équipe d’élite. Costa, Mariani et Santucci sont des piliers de la Brise de mer, née à la fin des années 70 dans un petit bar bastiais du même nom. Alexandre Chevrière, quant à lui, a été poursuivi dans l’un des plus beaux casses attribué à la bande : celui de l’UBS de Genève le 25 mars 1990 (31 millions de francs suisses dérobés et jamais retrouvés). Chômeur de 35 ans, Éric Marand, qui fera l’objet d’un non-lieu, est en revanche inconnu des services de police. Jeté par l’un des cinq hommes au moment de l’interpellation, un sac à dos livre son trésor : un pistolet 9 mm, deux chargeurs pleins et une cagoule. Sur les « agriculteurs » Mariani et Costa, sur les « RMistes » Chevrière et Marand et sur le « magasinier » Santucci, les gendarmes saisiront la somme totale de 56 662 francs en espèces, fruit, selon les intéressés, de leurs économies ou encore de la vente de bétail. Les arrestations déclenchent une violente crise d’amnésie chez Jean-Pierre Muriani. Ne reconnaissant pas ses racketteurs, il publie le 7 juillet dans Corse Matin un communiqué où il « tient à apporter un démenti formel aux rumeurs le désignant comme victime (d’une) tentative d’extorsion de fonds ». Il quitte ensuite Sartène avec son fils pour une destination inconnue et revendra sa pizzeria en juin 2001. Cette volte-face a naturellement effacé l’accusation d’extorsion de fonds mais pas celle d’association de malfaiteurs. Si elle ignore toujours ce que ces hommes venaient faire à Sartène, l’accusation soutient qu’ils préparaient « un ou plusieurs crimes ou délits » comme en témoignent les armes et les voitures volées saisies. Au-delà des arguments exposés pendant ces deux jours, les acteurs du procès d’Ajaccio savent qu’ils seront étudiés à la loupe. En juillet 2000, l’ancien procureur général de Bastia, Bernard Legras, écrivait que les membres de la Brise de mer avaient « renoncé aux actions spectaculaires en Corse, après avoir largement investi le tissu économique local mais en conservant une force de frappe dissuasive et convaincante ».

Le 2 Mai 2002 : La dissolution de la chambre des métiers de Haute-Corse, décrétée en juin 2001 par le gouvernement, a été validée jeudi 2 mai par le Conseil d’Etat, du fait notamment des « graves perturbations » qui affectaient son fonctionnement. Le gouvernement avait dissous cet organisme le 12 juin 2001 après des conflits à répétition opposant les salariés à la direction et des membres de la direction entre eux. Un rapport de l’Inspection générale de l’industrie et du commerce, diligenté par le préfet après cinq semaines de grève du personnel, avait dénoncé en avril 2001 le fonctionnement de la chambre, dont il soulignait notamment un exercice anormal de la fonction de président, un fonctionnement parfois illégal, irrationnel et inefficace du bureau et une assemblée générale cantonnée dans un rôle de chambre d’enregistrement. En juillet, le Conseil d’Etat avait d’abord suspendu ce décret, estimant qu’il « aurait dû être précédé d’une procédure contradictoire », mais après l’examen du fond du dossier, la plus haute juridiction administrative l’a finalement jugé fondé. Le Conseil estime que « les graves perturbations qui affectaient depuis plusieurs années le fonctionnement collégial » de la chambre, avaient « rendu impossible » son fonctionnement normal, estimant que la « gravité de la situation » justifiait sa cessation d’activités. Cette dissolution sans appel entraînera dans les semaines qui viennent de nouvelles élections. Claude Desjobert, l’actuel président de la Chambre de Métiers, a d’ores et déjà annoncé sa candidature. En attendant le préfet de la Haute-Corse nommera une commission provisoire chargée d’expédier les affaires courantes.

Le 3 Mai 2002 : Deux ans de prison dont un an avec sursis, 15.000 euros d’amende et 3 ans de privation de droits civiques ont été requis vendredi 3 mai par le tribunal correctionnel de Bastia contre Laurent Duriani, maire de Pietroso. Il était poursuivi pour « escroquerie » et « détournements de fonds ». Le jugement aura lieu le 7 juin

Le 3 Mai 2002 : Un jeune tenancier de Pub de Porticcio, Dominique Laurenzi, 19 ans, a été condamné vendredi 3 mai, par le tribunal correctionnel d’Ajaccio à 2 mois de prison ferme et écroué sur le champ. Il avait été interpellé le matin même pour avoir brûlé un feu rouge au volant de sa Porsche qu’il conduisait sans permis et résisté aux gendarmes lors de son interpellation.

Le 2 ou 3 Mai 2002 : Quatre hommes armés et en cagoule ont agressé hier un commerçant de Porticcio alors qu’il regagnait son domicile. Sous la menace de leurs fusils les malfaiteurs lui ont réclamé la somme de 700.000 euros. Avant de partir ils l’ont ligoté au pare-choc de son 4X4 après l’avoir délesté de son chéquier et de son portable. Au mois de mars dernier, le commerçant avait reçu deux lettres à en-tête du FLNC dans lesquelles il lui était demandé une forte somme d’argent.

Dans la Nuit du 3 Mai 2002 au 4 Mai 2002 : Attentat à l’explosif dans la nuit de vendredi 3 mai à samedi 4 mai à porto Vecchio. C’est une résidence secondaire qui était visée et qui a été partiellement endommagée par l’explosion d’une charge de moyenne puissance.

Dans la nuit du 3 Mai au 4 Mai 2002 : Dans la nuit vendredi 3 mai à samedi 4 mai, un attentat à l’explosif a été commis vers 2h à Corte sur le parking de l’Université contre une véhiculed’un employé de la Faculté. Les gendarmes sur place ont aussi découvert des bombages visant et menaçant de mort cette personne. Cette action n’a pas été revendiquée. Christian Garcia en est la victime.

Le Samedi 4 Mai 2002 : Pierre Poggioli le leader de l’ANC a indiqué samedi 4 mai qu’il serait candidat aux prochaines législatives sous la bannière du « U Partitu di a Corsica ». Il a d’ores et déja reçu le soutien de l’ANC et entend fédérer les nationalistes.

Le Dimanche 5 Mai 2002 : CATASTROPHE DE FURIANI 10 ANS !

Dans la Nuit du 5 au 6 Mai 2002 : NUIT BLEU EN CORSE ET EN FRANCE : Un attentat à l’explosif a causé de gros dégâts dans la nuit de dimanche 5 à lundi 6 mai autour d’un centre des impôts de Marseille, une action que les policiers ont vite rapprochée d’autres perpétrées à Paris et en Corse et d’un appel de revendication, non authentifié. Une habitante d’un immeuble proche a été commotionnée par la charge d’explosif « brisant » estimée à une dizaine de kilos par les enquêteurs. Plusieurs véhicules garés à proximité ont été détruits et les vitres du secteur soufflées par la déflagration survenue vers 03H00. Dans la même nuit, six villas en chantier ont été détruites ou endommagées par des attentats à Porto-Vecchio, Grosseto-Prugna, Lumio et Saint-Florent où l’explosion a fait voler en éclats les vitres d’habitations environnantes et d’un hôtel occupé par des touristes. A Grosseto-Prugna, les gendarmes ont relevé plusieurs inscriptions FLNC. Dans la journée, on apprenait que la villa d’un Allemand avait été détruite à l’explosif à Palombaggia. Trois autres villas appartenant à des Italiens ont été visées à Pianottoli, mais la mise à feu des engins n’a pas fonctionné. A Paris, c’est une dizaine de bâtons de dynamite qui a été retrouvée lundi à 07h30 dans l’enceinte de la caserne de Reuilly, dans le 12ème arrondissement de Paris. Lancée de l’extérieur par dessus le mur d’enceinte, la charge aurait été rendue inopérante par l’humidité. La police a rapidement envisagé la possibilité d’un lien entre ces différentes opérations. En fin de matinée, une correspondante d’i-télévision à Ajaccio a reçu l’appel d’un correspondant anonyme affirmant que l’attentat contre le centre des impôts avait été commis pour le FLNC. La revendication n’a pas été authentifiée, ce qui n’empêchait pas les enquêteurs de la prendre au sérieux, tout en restant prudents. Ces attentats coïncident en effet avec l’anniversaire du FLNC, créé le 5 mai 1976. La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie des enquêtes sur tous ces attentats.

Le Mardi 7 mai dans la nuit : Une villa appartenant à un Allemand a été détruite par l’explosion d’une charge de puissance indéterminée mardi 7 mai vers 01h00 du matin à Ventiseri. L’attentat, qui n’a pas fait de blessé, n’a été ni signé ni revendiqué.

Le Mardi 7 Mai 2002 : A Manca Naziunale a présenté ce mardi 7 mai ses candidats aux prochaines législatives. Dans la 1ère circonscription de la Corse du Sud (Ajaccio) il s’agira de Maïté Santini-Nicolaï, dans la 2ème circonscription Duménigu Susini (Porto Vecchio), dans la 1ère circonscription de la Haute-Corse Didier Ramelet et dans la 2ème Jean Lefebvre.

Le 7 mai 2002 : les huit accusés du commando ERIGNAC sont renvoyés par les juges d’instruction devant une cour d’assises spéciale

FLNC logoLe 9 Mai 2002 : Dans un communiqué authentifié le FLNC a revendiqué jeudi 9 mai les attentats et tentatives d’attentat perpétrés à Paris, Marseille ainsi que contre plusieurs villas en Corse durant la nuit de dimanche 5 à lundi 6 mai. Le FLNC, qui revendique l’attentat contre un centre des impôts de Marseille, la tentative d’attentat contre la caserne de Reuilly à Paris ainsi que sept actions commises durant la même nuit contre des villas en Corse, endosse également la responsabilité de onze autres actions, dont certaines visant les forces de l’ordre. Parmi celles-ci figurent un attentat à l’explosif commis le 4 avril contre un caserne de gendarmerie du centre d’Ajaccio et l’explosion d’une charge lancée contre un fourgon de CRS le 20 mars devant le palais de justice de Bastia dans laquelle trois policiers avaient été choqués. Le FLNC revendique aussi un attentat perpétré le 4 avril contre le Club Méditerranée près de Calvi. Dans son communiqué, l’organisation clandestine rappelle que les attentats de la nuit de dimanche à lundi sont survenus à la date anniversaire de la création du FLNC, le 5 mai 1976. Elle fait aussi référence à l’élection présidentielle: « les évolutions récentes du paysage politique français caractérisées d’une part par la poussée de l’extrême droite fasciste, d’autre part par le discours de fermeture et de répression de la droite créent une situation qui nous éloigne d’une solution négociée à laquelle nous demeurons attachés », affirme le communiqué. Les clandestins annoncent leur intention de poursuivre « une action maîtrisée et sans concession tant que les droits fondamentaux de la nation ne seront pas définitivement acquis ». Ils appellent « le peuple corse » à élaborer « ses propres institutions afin d’accélérer le processus d’accession à l’indépendance ».

Le Vendredi 10 Mai 2002 : Trois prévenus poursuivis pour l’assassinat du préfet Claude Erignac, Pierre Alessandri, Alain Ferrandi et José Versini, appellent, dans une lettre ouverte vendredi 10 mai, les « forces vives » de Corse à se rassembler dans « une structure fédérative » pour créer « une dynamique de lutte » afin de négocier le « virage historique de 2004 avec succès ». Jugeant que le processus de Matignon avait été vidé de sa substance et a abouti à « une solution timorée, inadaptée et donc inacceptable », les trois prévenus, incarcérés à la maison d’arrêt de Fleury-Merogis, jugent que « la situation est aujourd’hui bloquée ». « Il nous semble aujourd’hui nécessaire et urgent de construire au plus vite un espace de réflexion et de rapprochement de l’ensemble des forces vives de l’île regroupant le mouvement national dans toutes ses composantes », ajoute la lettre ouverte. Cette « structure fédérative » devra « créer une dynamique de lutte permettant d’affronter l’échéance inéluctable de 2004 », estiment les trois prévenus qui invitent les nationalistes à « atténuer leurs divergences » et s’en prennent aux « élus du clan » ayant fait « allégeance aux états-majors parisiens ». (Lettre publié sur le site du C.A.R.)

Depuis 30 ans, les gouvernements successifs de la France se sont essayés à tenter de résoudre le  » problème Corse « . Eludant de leur raisonnement la dimension politique de celui-ci, ils se sont contentés d’apporter des  » mesurettes  » au niveau institutionnel (bi-départementalisation, décentralisation en 1981, statut Joxe et enfin processus de Matignon). Ces mesures s’accompagnaient d’un effort financier important permettant à une chefferie locale, dont on connaît la rapacité et les despotismes, de se maintenir en place ;

La répression active étant réservée aux nationalistes, à ceux qui ont décidé de vivre debout. L’échec est aujourd’hui patent. Après des années de lutte, de sacrifices, de drames, le gouvernement de Lionel Jospin reconnaît implicitement le caractère éminemment politique du problème Corse et décide d’entamer en décembre 99, un dialogue qui ouvre incontestablement de sérieuse perspectives d’espoir.
S’ouvre alors une période d’échange, de réflexion où l’on voit, pour la première fois, l’ensemble de la classe politique insulaire taire momentanément ses divergences pour élaborer un projet politique de nature à répondre aux attentes de notre peuple et de ses intérêts, et permettre une sortie de crise susceptible de mettre un terme à 30 années de violence politique.

Hélas, cet espoir fût de courte durée, compte tenu des contingences politiques, de l’attitude politicienne et irresponsable de certains partis politique Français, des pesanteurs institutionnelles d’une république chancelante et de l’omniprésence d’un fort sentiment jacobin, la montagne accouchait d’une souris.

Une énième adaptation du statut Joxe, fait du processus de Matignon une solution timorée, inadaptée et donc inacceptable. Une fois de plus, le processus s’accompagne d’une manne financière (PEI) qui semble faire le bonheur des décideurs locaux, bien décidés à se refaire une santé politique et morales.
Il est nécessaire de rappeler que cette nouvelle reculade de l’Etat intervient à la suite d’un débat parlementaire très controversé et particulièrement insultant pour notre peuple. La situation est aujourd’hui bloqué, et force est de constater, qu’une fois de plus, les élus du clan ont opté pour le reniement et fait de nouveau allégeance aux états majors parisiens. Si certains considèrent que l’ouverture de ce dialogue a été une prime à la violence politique, le P.E.I apparaît à nos yeux comme une récompense au reniement.
Face à cette nouvelle méprise, il nous semble aujourd’hui nécessaire et urgent de construire au plus vite un espace de réflexion et de rapprochement de l’ensemble des forces vives de l’Iles regroupant le mouvement national dans toutes ses composantes.
Quelle que soit la forme de cette structure  » fédérative  » et son appellation (cuncolta Naziunale, A.N.P), elle devra s’inscrire dans le prolongement des accords de Migliacciaru et traduire une volonté farouche de créer une dynamique de lutte permettant d’affronter l’échéance inéluctable de 2004.
Celle-ci n’aura le mérite d’exister que si les nationalistes expriment la volonté d’atténuer leurs divergences, leurs inimitiés, écarter les ambitions personnelles, afin d’offrir à notre peuple la véritable alternative à notre devenir.
La constitution de cette structure est indispensable pour faire échec à la probable émergence d’une force corsiste, surfant sur nos idées, mais dont les butes ultimes restent la prise de pouvoir et la création d’un obstacle majeur à l’émancipation nationale.

Notre attitude n’est nullement liée à l’approche de notre procès, car nous saurons expliquer le choix politique que a été le notre, mais par la volonté de rester fidèles à nos idéaux et à l’amour viscéral que nous vouons à notre terre, a tarra corsa.

Nous devons, dans un élan qualitatif, rechercher les voies et moyens de retrouver les chemins de la morale et sauvegarder notre dignité.
Il nous faudra négocier ce virage historique de 2004 avec succès, pour éviter à notre jeunesse le choix de la rupture douloureuse.

Nous sommes persuadés que tant l’ensemble des prisonniers que la majorité des militants nationalistes partagent nos sentiments et nos espoirs.

Incu a fede di sempri, Fratellenza a tutti

EVVIVA A LOTTA !
Fleury Mérogis, u 17 d’aprile

Petru alessandri – Alanu Ferrandi – Ghjaseppe Versini

alessandri petruFerrandiAlanu JosephVersini-erignacdossier

Le 10 Mai 2002 : Les locaux d’une entreprise de réfrigération, « Corse-froid », ont été très légèrement endommagés vendredi soir (10 mai) par un attentat à l’explosif à Biguglia. Une charge de faible puissance a brisé des vitres et endommagé la grille de protection du bâtiment contre laquelle elle avait été déposée. L’attentat n’a été ni signé, ni revendiqué. Selon les enquêteurs, cette action n’aurait aucun caractère politique.

Le Vendredi 10 Mai 2002 : Attentat à l’explosif tôt vendredi 10 mai, il était dirigé contre l’hotel-restaurant « La Caravelle » situé sur les quais du port de la cité. L’explosion de la charge, déposée devant la porte d’entrée, n’a fait que de legers dégats. L’attentat n’a été ni signé ni revendiqué.

Le Samedi 11 MAI 2002 : FINALE DE LA COUPE DE FRANCE : BASTIA – LORIENT : Le CHOC ! Le président Jacques Chirac a demandé samedi soir au président la Fédération française de football (FFF) de faire retarder le coup d’envoi de la finale de la Coupe de France après que la Marseillaise eut été sifflée par une partie du public. « Quelques irresponsables ont cru devoir siffler la Marseillaise au début de ce match. C’est inadmissible et inacceptable, » a déclaré le président français sur TF1. « J’ai donc retardé le début du match et demandé au président de la fédération française de présenter immédiatement les excuses de la fédération à la France qui est humiliée par un geste de cette nature », a-t-il ajouté. « Je ne tolérerai pas que soit porté atteinte aux valeurs essentielles de la République et à ceux qui les représentent », a ajouté Jacques Chirac. Le président de la FFF, Claude Simonet, a obtempéré et le match opposant le FC Lorient au SC Bastia a débuté avec un gros quart d’heure de retard. Claude Simonet a fait sortir les deux équipes du terrain et a en vain demandé le calme au public du Stade de France, avant d’expliquer, sur un ton très énervé, qu’il était indigne de siffler l’hymne français et que le match ne démarrerait pas tant que le calme ne serait pas revenu. Cinq minutes plus tard, les deux équipes attendaient toujours à l’entrée du terrain et de nombreux sifflets se faisaient encore entendre. Le « speaker » du stade a précisé que la finale aurait bien lieu. « Nous sommes opprimés par l’Etat français, nous sifflerons l’hymne français chaque fois qu’il sera joué », a témoigné sur TF1 une supportrice, le visage peint en blanc et bleu aux couleurs de Bastia.

Le 11 Mai 2002 : Prière de diffuser (le 3 Mai 2002). Informations du Comité Anti Répression Corse : Le Comité Anti-Répression in Pariggi organisera le 11 mai prochain une distribution de tracts en faveur des prisonniers politiques, autour du Stade de France, avant la finale de la coupe opposant le S.C Bastia à Lorient. Nous invitons toutes les bonnes volontés à prendre contact avec nous au N° de téléphone suivant : 06.81.61.19.37 ou bien par fax au : 01.47.28.00.59 Plus que jamais nous restons à la disposition des familles et sommes prêts à répondre à leurs besoins. CAR PARIGGI

L I B E R T A

Le 11 Mai 2002 : Les locaux de la Société routière de Haute-Corse (SRHC) ont été sérieusement endommagés samedi soir (11mai) vers 21h25 par un attentat à l’explosif à Biguglia (Haute-Corse). L’explosion a ravagé l’intérieur du bâtiment et détruit le mobilier. La Société routière de Haute-Corse est un organisme public dépendant du conseil général de Haute-Corse. L’attentat n’a été ni signé, ni revendiqué.

Dans la Nuit du 11 Mai au 12 Mai 2002 : Une moto a été détruite par un attentat à l’explosif dans la nuit de samedi à dimanche (12 mai). Ni signature ni revendication.

Le Dimanche 12 Mai et le Lundi 13 Mai 2002 : Emile Zuccarelli (maire de Bastia): « Cet un incident regrettable. Il faut toutefois relativiser les choses. Il s’agit d’une poignée d’imbéciles, ils ne representent ni Bastia, ni le Sporting, ni la Corse ». Simon Renucci (Maire Ajaccio) : « Je condamne cet incident. Une enceinte sportive n’est pas une tribune politique. Cela ne refelte pas la Corse ». François Nicolaï (Président du SCB) : Nous sommes évidemment trés déçus du résultat et de ce qui s’est passé ! Dire que c »est representatif de la Corse, je ne le pense pas ! Ces supporters là doivent comprendre que ce n’est pas de cette façon qu’ils feront avancer le Sporting Club de Bastia »

Le Lundi 13 Mai 2002 : Le Comité Anti-Répression Corse commmunique : Alors candidat, M. Chirac avait précisé sa courte vue sur la situation politique corse : vouant aux gémonies la phase législative du processus institutionnel de Matignon, il réaffirmait « qu’il faisait de la lutte contre l’insécurité, sous toutes ses formes une priorité nationale »… Entendons par-là, parce qu’elle est malheureusement coutumière pour cela, la continuité par la droite d’une répression politico – judiciaire… La récente mise en place du gouvernement sous l’égide de M. Raffarin, a donc lancé les bases d’une vision sécuritaire dont la Corse risque de faire les frais… Et a défaut d’une initiative politique majeure, c’est de nouveau la logique de la négation, des déportations et de la prison qui risque de prévaloir… Évidemment, au même titre qu’elle fermait les portes d’un réel dialogue évolutif, la droite française, alors en campagne électorale, – toutes tendances confondues – n’a jamais eu un mot sur la question des prisonniers politiques, et leurs inhumaines conditions de détention… Et aujourd’hui on ne peut qu’amèrement sourire, lorsque le président de la république française, élu par un peuple qui n’avait le choix qu’entre « un voleur et un facho », lui qui justement a instrumentalisé à son profit le monde sportif lors de sa campagne de l’entre deux tours, lui dont la tolérance l’a amené à vilipender « l’odeur » de ces étrangers, lui qui peut en toute tranquillité échapper à cette soi – disant « justice indépendante », prétendre intolérable ce malaise identitaire qui s’est cette fois – ci manifesté samedi soir au parc des princes, et ce au nom de valeurs républicaines sur lesquelles il s’est assit depuis longtemps… Pour notre part, nous estimons que la réalité de ces valeurs se mesure à l’état des prisons françaises dans lesquelles croupissent dans l’oubli nos frères incarcérés. Quant aux jérémiades de certains élus, qu’ils se fassent petits, quand on sait qu’ils n’ont jamais eu mot ou geste pour des familles qui ne demandent que le rapprochement des leurs, eux qui aujourd’hui hurlent, sans scrupule aucun à l’affront et a l’irrespect… Décidément, la farce est vraiment triste… BASTA A CUMEDIA !!! LIBERTA PA A CORSICA !!! LIBARTA PA I PATRIOTTI !!! COMITE ANTI REPRESSION

Le Lundi 13 Mai 2002 : Le gouvernement « est décidé à faire respecter l’ordre républicain » en Corse, et « les moyens seront employés pour cela », a déclaré le ministre délégué aux Libertés locales, Patrick Devedjian, dans un entretien au quotidien « Le Monde » lundi 13 mai. « Nous allons engager, pas seulement pour la Corse, mais pour l’ensemble de la France, une vraie politique de décentralisation », a ajouté le ministre, tout en précisant que la décentralisation ne pouvait pas « porter atteinte à l’unité de la République et à l’égalité des citoyens devant la loi ». Un comité interministériel consacré à la décentralisation devrait se tenir avant les élections législatives, a-t-il précisé. « La Constitution reconnaît la commune et le département, mais ignore la région. Il faut réparer cette carence. Deuxièmement, il est envisagé de garantir l’autonomie financière des collectivités territoriales (…) Enfin, il faut reconnaître le droit à l’expérimentation », a-t-il dit, en écartant toutefois l’éventualité d’une délégation des pouvoirs législatifs. Interrogé sur l’incident survenu samedi soir au stade de France, lorsque l’hymne national a été hué par des supporters corses, P. Devedjian a estimé que ces sifflets « étaient un signe du délitement du pacte républicain ». « Jacques Chirac a bien fait de marquer le coup, de montrer qu’il y a des limites qu’il ne laissera pas franchir », a-t-il dit.

Le Lundi 13 Mai 2002 : José Rossi, Le président de l’Assemblée de Corse a estimé, lundi 13 mai, que le processus de dialogue sur la Corse, initié par les accords de Matignon sous le gouvernement de Lionel Jospin, n’avait pas vocation à être enterré. « Je pense qu’à l’été prochain, avec un gouvernement fort de sa nouvelle légitimité, nous pourrons parler tout à fait normalement. Matignon, aujourd’hui, c’est Jean-Pierre Raffarin, ce n’est plus M. Jospin et un processus de dialogue, par contre, n’a pas vocation à être enterré. Je crois qu’il faut qu’il y ait une actualisation de ce qui a été proposé par le gouvernement Jospin, qu’il y ait face aux propositions gouvernementales de travail qui se manifesteront inévitablement sur la décentralisation et sur la Corse, une réaction des élus de la Corse et des députés élus en juin. Il faudra tout naturellement rétablir le dialogue républicain dès que chacun sera en situation de responsabilité clairement établie. M. Raffarin est un homme qui est très décentralisateur depuis longtemps mais qui souhaite qu’il y ait un grand mouvement de décentralisation pour l’ensemble des régions françaises ». J. Rossi a souligné la volonté réformatrice forte de Jacques Chirac en matière de réforme de l’Etat, de création d’un véritable pouvoir local en France. « Dans ce cadre-là, il appartient aux Corses et aux responsables corses de réactualiser leur analyse et de voir où ils en sont. C’est le triangle président de la République-Premier ministre-ministre de l’Intérieur qui sera au coeur de la réflexion sur la Corse », a conclu le président de l’Assemblée de Corse..

Le Lundi 13 Mai 2002 : Jean-Guy Talamoni, le chef de file de Corsica Nazione, a déclaré lundi 13 mai que l’exaspération en Corse était revenue au niveau qui était le sien en décembre 1999 avant le lancement du processus de Matignon. « Les sifflets qui ont couvert la Marseillaise lors de la finale de la Coupe de France de football samedi manifestent, avec d’autres signes, une exaspération très importante. Nous sommes déjà dans la situation d’avant 1999 même si l’irréparable n’a pas été commis et qu’il est encore temps que la raison triomphe. Aujourd’hui le processus de Matignon est mort et Jacques Chirac est venu dire en avril qu’il n’y avait pas de problème corse mais des problèmes en Corse. C’étaient déjà des propos de Valéry Giscard d’Estaing, comme si 25 années de tragédies n’avaient servi à rien. Le climat actuel est propice à toutes les dérives, en particulier les dérives répressives, qui commencent à s’annoncer ». L’élu de Corsica Nazione juge cependant qu’il n’y avait rien d’irréversible et réclame que s’ouvre un dialogue au grand jour. « Mais actuellement, du côté de Paris on semble complètement aveuglé par les législatives »

Le Mardi 14 Mai 2002 : Un automobiliste s’est fait braqué à l’entrée de L’Ile Rousse par un individu armé qui l’a obligé à s’arrêter. Après l’avoir fait descendre du véhicule, le malfaiteur s’est mis au volant et a pris la fuite.

Le 14 Mai 2002 : Les juges d’instruction antiterroristes chargés de l’enquête sur l’assassinat du préfet Claude Erignac, le 6 février 1998 à Ajaccio, ont ordonné le renvoi de huit nationalistes corses devant une cour d’assises spéciale. Suivant les réquisitions du parquet, les juges ont en revanche prononcé un non-lieu pour l’agriculteur et militant nationaliste Mathieu Filidori, première personne interpellée et mise en examen dans cette affaire. L’assassin présumé du préfet, Yvan Colonna, en fuite depuis plus de deux ans et demi, n’est pour sa part pas renvoyé devant les assises à ce stade car la procédure le concernant a été disjointe du reste de l’affaire et les investigations sont toujours en cours. La loi sur la présomption d’innocence, entrée en vigueur le 1er janvier 2001, autorise les avocats des personnes mises en cause à faire appel d’un renvoi aux assises devant la chambre de l’instruction. Ces éventuels recours pourraient éloigner la tenue du procès qui devrait par conséquent avoir lieu fin 2002 ou début 2003. Les huit personnes renvoyées devant les assises sont Alain Ferrandi, Didier Maranelli, Pierre Alessandri, Marcel Istria, Martin Ottaviani, Joseph-Antoine Versini, Vincent Andriuzzi et Jean Castela. Sur les six personnes toujours écrouées, cinq ont reconnu leur participation, certains revenant par la suite partiellement sur leurs aveux. Outre les six « exécutants » présumés et leurs complices, deux enseignants, Vincent Andriuzzi et Jean Castela, soupçonnés d’avoir été les « inspirateurs » de l’assassinat et d’avoir participé à l’élaboration et à la diffusion du communiqué de revendication, sont également renvoyés devant les assises. Leur avocat, Me Vincent Stagnara, affirme que ses clients ne sont « absolument pas liés à cet assassinat ».

Le Mercredi 15  Mai 2002 : INDIPENDENZA communique : Les dernières élections présidentielles créent une situation nouvelle dans la mesure où le président élu, Jacques Chirac, développe des positions qui nient le caractère politique de la question corse. Elles se matérialisent en particulier par l’arrêt définitif du processus de Matignon. Face a l’arrêt du dialogue et au blocage de la situation, le mouvement national doit reprendre l’initiative et rechercher dans l’unité la création de nouvelles perspectives. Dans cette situation, Corsica Nazione et Indipendenza organiseront dans les jours à venir une série de réunions publiques pour exposer le contenu de leur démarche. La première réunion se tiendra le Vendredi 17 Mai 2002 Sartène à 18 heures 30 Salle des fêtes. Les réunions suivantes, dont les heures et lieux seront communiqués ultérieurement, sont prévues à Corti (Mardi 21 mai), Porti Vecchju (Samedi 25 mai), Balagna (Jeudi 30 mai), Fium Orbu (Samedi 01 juin), Bastia (Jeudi 06 juin ), Aiacciu (Vendredi 07 juin).

Le Mercredi 15 Mai 2002 : INDIPENDENZA communique :  Samedi 11 mai 2002, à l’occasion de la finale de la coupe de France, la Marseillaise a été sifflée par les supporters corses. Le président de la république, croyant tenir l’occasion de se poser en rempart des valeurs républicaines, qu’il ne cesse de méconnaître lui même, a transformé l’expression d’un juste courroux en une affaire d’état. Car ni M. CHIRAC, ni M. SIMONET , président godillot de la Fédération Française de Football ne peuvent ignorer les manifestations racistes et déshonorantes fomentées lors des grands rendez vous du football hexagonal : démonstrations nazies au Parc Des Princes, insultes aux victimes du drame de Furiani à Gerland lors de la dernière journée du championnat de France…etc, sur lesquelles on ferme les yeux. En Corse, les seules déclarations favorables à cette réaction de vertu outragée, émanent, faut-il le dire, des Harkis du clan dont la servilité est aussi constante que leur pensée politique est fluctuante. Il n’en demeure pas moins que les sifflets de Samedi au stade de France démontrent, s’il en était besoin, combien le peuple Corse est excédé par des décennies d’humiliation, d’incompréhension, de mépris et de volonté de briser notre expression nationale. Trente mille corses de toutes tendances ont fait savoir, là où ils le pouvaient, et comme ils le pouvaient, leur désapprobation quant à la fin de non recevoir d’une revendication régulièrement exprimée depuis trente ans. C’est ainsi que les conséquences de cet incident apparemment mineur pourraient bien dépasser le seul effet médiatique savamment orchestré par le chef de l’Etat français. Jacques Chirac a choisi, comme d’autres avant lui, la communauté corse pour poursuivre une normalisation qui le conforterait comme leader de la politique sécuritaire. Désormais, deux logiques s’affrontent :L’une exprime le mouvement qui pousse un peuple constitué à trouver les voies et moyens de mener à bien sa construction nationale ; l’autre traduit le désordre d’un état à bout de souffle contraint de s’inventer un ultime théâtre d’opérations colonial avant de disparaître victime de la marche de l’Histoire, dont il ne comprend plus le sens.

Le Mercredi 15 Mai 2002 : La cour d’assises de l’Isère a continué mercredi 15 mai à examiner en appel la première des cinq affaires impliquant Jean-Pascal Aldrovandi, un Corse de 37 ans, condamné deux fois à la réclusion criminelle à perpétuité par la cour d’assises du Rhône, pour des vols à main armé, un homicide sur un policier et des tentatives d’homicides. Des poils de barbe retrouvés dans un rasoir, dont l’ADN correspond selon les experts à Aldrovandi ainsi que des vêtements abandonnés dans un hôtel en Isère, semblent le mettre en cause dans un vol de voiture où deux policiers avaient été blessés à Vienne (Isère) en juin 1995. L’accusé a continué à nier sa participation. Un complice présumé, Jean-Pierre Albertini, condamné à 3 mois de prison pour ce vol de voiture mais qui a obtenu un non lieu concernant l’agression des policiers, a de nouveau soutenu mardi devant les jurés qu’Aldrovandi n’était pas la personne qui l’accompagnait, tout en refusant d’identifier l’inconnu. Jean-Pascal Aldrovandi nie toute participation à d’autres faits criminels depuis son arrestation mouvementée à Lyon en février 1997, au cours de laquelle il avait tué un motard de police. Lui-même atteint par balle, il est depuis paraplégique. Il reçoit ainsi depuis le début du procès les soins d’un kinésithérapeute à intervalles réguliers, dans une salle annexe spécialement aménagée avec un lit médicalisé. La cour doit ensuite examiner une affaire datant du 1er juillet 1996 dans laquelle cinq douaniers ont été menacés avec une arme lors d’un contrôle routier en Corrèze. Jean-Pascal Aldrovandi, 37 ans, condamné cinq fois par la cour d’assises du Rhône, a fait appel de ces condamnations le concernant et le procès devrait durer jusqu’au 7 juin.

Le Jeudi 16 Mai 2002 : Deux hommes ont été mis en examen et écroués jeudi 16 mai, quatre mois après une tentative d’attentat contre un magistrat du tribunal d’Ajaccio. Robert Angeli, un éleveur de 32 ans, et Stéphane Allemondi, 28 ans, tous deux domiciliés en Haute-Corse, ont été mis en examen pour tentative d’assassinat par substance explosive par un juge d’instruction d’Ajaccio et écroués à la maison d’arrêt de Borgo, près de Bastia. Le 18 janvier, Philippe Toccanier, substitut du tribunal d’Ajaccio depuis trois ans, avait découvert une charge reliée à un détonateur au pied de la porte de son appartement, situé sur les hauteurs d’Ajaccio, alors qu’il le quittait, peu avant 08H00, en compagnie de son épouse et de ses deux enfants. La charge n’avait pas explosé en raison d’une défectuosité de son système de mise à feu. Les deux auteurs présumés ont été interpellés par des gendarmes le 13 mars à Luri au cours d’un contrôle routier, en possession d’un pistolet mitrailleur et d’un fusil 22 Long Rifle. Les enquêteurs ont également découvert dans leur véhicule un minuteur identique à celui utilisé dans la tentative d’attentat contre le magistrat, leur permettant ainsi de faire le rapprochement avec cette affaire suivie par la police judiciaire. Par ailleurs, Ph. Toccanier avait requis contre R. Angeli au cours d’une audience au tribunal d’Ajaccio le 8 janvier. L’éleveur, qui ne s’était pas présenté, avait alors été condamné à un an d’emprisonnement dont six mois avec sursis pour avoir menacé par téléphone un agriculteur, avec qui il était en conflit, d’un attentat. Les deux hommes ont refusé de s’exprimer devant le juge.

Dans la nuit du 16 Mai 2002 au 17 Mai 2002 : Deux hommes ont été interpellés dans la nuit de jeudi 16 à vendredi 17 mai et placés en garde à vue au commissariat de Bastia. Les deux hommes ont attiré l’attention des policiers vers 02H00 vendredi, en circulant à vive allure sur le front de mer bastiais. Se sachant repérés, ils ont jeté un sac par la fenêtre de leur véhicule, contenant une charge explosive de 800 grammes.

Le 17 Mai 2002 : 3ème hold up en quelques mois au centre de tri postal de Furiani. En début d’après midi de vendredi 17 mai un homme masqué armé a fait irruption dans le bureau de poste et sous la menace de son arme s’est fait remettre le contenu du coffre avant de s’enfuir.

Dans la Nuit du 18 Mai 2002 au 19 Mai 2002 : Un attentat à l’explosif a totalement détruit dans la nuit de samedi 18 à dimanche 19 mai la résidence principale d’un commerçant corse, sans faire de blessé, dans le village de Canale di Verde, près de Ghisonaccia. La charge explosive couplée à quatre bouteilles de gaz a explosé vers 3H00 du matin, soufflant totalement l’habitation qui était vide au moment des faits. L’attentat n’a été ni signé, ni revendiqué.

Le Lundi 20 Mai 2002 : Un fusil M-16 et une Kalachnikov, deux armes de première catégorie, figurent parmi les quatre armes découvertes lundi matin (20 mai) par des promeneurs à proximité d’un sentier à Cargese. Un fusil à pompe et une carabine Winchester étaient également cachés, enveloppés dans des paquets, sous une plaque de tôle que les randonneurs ont soulevée par hasard sur le bord du chemin. Ces armes ont été envoyées lundi dans un laboratoire de la police scientifique pour y être examinées tandis que l’enquête a été confiée au SRPJ d’Ajaccio. Fin avril, une importante cache d’armes avait été découverte dans la région de Cargese, dans le jardin d’un militant nationaliste présumé. Ce dernier a été mis en examen à Paris et placé en détention provisoire le 2 mai. Plusieurs armes ont été découvertes lundi matin (20 mai) sur un chemin du littoral du village de Cargese. La découverte a été faite peu avant 10h00 par des promeneurs. Sous une plaque de tôle se trouvaient quatre paquets contenant des armes longues, vraisemblablement des armes d’épaule (fusils ou carabines), apparemment au nombre de une par paquet. Les paquets, qui n’ont pas été ouverts dans l’immédiat pour préserver les indices, devaient être transportés dans un laboratoire de police pour y être radiographiés et examinés. L’affaire a été confiée au SRPJ d’Ajaccio. Fin avril, une importante cache d’armes avait été découverte dans la région de Cargese, dans le jardin d’un militant nationaliste présumé. L’homme, Jean-Pierre Voglimacci, avait été mis en examen à Paris et placé en détention provisoire le 2 mai.

Le Lundi 20 Mai 2002 : Le président Jacques Chirac a affirmé lundi 20 mai sa totale détermination à voir l’enquête sur l’assassinat du préfet de Corse Claude Erignac bénéficier de moyens renouvelés afin que l’assassin présumé soit arrêté et traduit devant la justice. « Le président de la République a pris connaissance de la déclaration de Mme Erignac avec beaucoup d’attention », précise l’Elysée dans un communiqué. J. Chirac s’en est entretenu avec le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy qui recevra très prochainement la veuve du préfet assassiné, a ajouté l’Elysée. « Le chef de l’Etat a affirmé sa totale détermination à voir l’enquête bénéficier de moyens renouvelés afin que l’assassin présumé soit arrêté et traduit devant la justice », a conclu l’Elysée. Dominique Erignac, la veuve de Claude Erignac, avait lancé ce lundi un appel au président Jacques Chirac, demandant « un geste fort » pour que soit arrêté l’assassin présumé de son mari. Dans un communiqué, elle a souhaité que le président réélu ait la volonté politique d’arrêter l’assassin présumé de son mari.

Le Mardi 21 Mai 2002 : Cinq présumés nationalistes corses comparaissent depuis mardi 21 mai devant le tribunal correctionnel de Paris pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste, après la découverte, en avril 1996, d’un dépôt d’armes et d’explosifs dans un appartement de Lupino-Bastia. Etienne Lovisi, Jean-Daniel Géronimi et Jean-Marc Négroni comparaissent détenus, tandis que Charles Paoli et Stéphane Pietronave comparaissent libres. Poursuivi à leurs côtés, un sixième comparse, Jean-Felix Leca, est jugé par défaut après s’être échappé de prison en mars 2001. Les cinq hommes avaient été arrêtés dans le cadre d’une enquête ouverte après un vol à main armée commis dans une agence du Crédit agricole, en décembre 1994. Ils sont soupçonnés d’avoir oeuvré pour le compte du MPA (Mouvement pour l’autodétermination), aujourd’hui dissous mais qui à l’époque des faits était très impliqué dans la guerre ouverte que se livraient les nationalistes corses. Interrogés sur leur appartenance à la mouvance nationaliste, trois d’entre eux ont expliqué qu’ils n’avaient « jamais fait de politique ». Les deux seuls à reconnaître une activité militante sont Charles Paoli et Etienne Lovisi. Principal prévenu dans ce dossier, le second a expliqué qu’il avait commencé à militer en 1981, « par conviction et par idéal », allant jusqu’à se présenter à des élections cantonales. Après la découverte de la cache d’armes, il s’était enfuit au Nicaragua, d’où il avait été expulsé en septembre 1999. Le procès s’achèvera le 29 mai

Le Mardi 21 Mai 2002 : Gérard et Léo Guerrini, les deux hommes arrêtés dans la nuit de jeudi 16 à vendredi 17 mai à Bastia et soupçonnés d’appartenir au FLNC, principale organisation clandestine corse, ont été mis en examen et écroués mardi 21 mai à Paris. Les deux cousins âgés de 32 et 22 ans, ont été mis en examen par le juge d’instruction spécialisé dans la lutte anti-terroriste Gilbert Thiel pour « association de malfaiteurs en vue de préparer un acte terroriste, fabrication et détention d’un engin explosif et refus d’obtempérer, le tout en relation avec une entreprise terroriste ». Les deux hommes ont été placés sous mandat de dépôt par le juge des libertés et de la détention (JLD)conformément aux réquisitions du parquet. Ils avaient été interpellés dans la nuit de jeudi à vendredi par une patrouille de la Brigade anti-criminalité (BAC) alors qu’ils circulaient à vive allure sur le front de mer bastiais. Se sachant repérés, ils avaient jeté un sac par la fenêtre de leur véhicule qui contenait une charge explosive de 800 grammes.

Le Mardi 21 Mai 2002 : Jean-Dominique Allegrini-Simonetti, ancien porte-parole de Presenza Naziunale, considérée comme la vitrine d’Armata Corsa, a été interpellé mardi 21 mai à l’aube avec sa femme à leur domicile d’Aregno. Jean-Dominique Allegrini-Simonetti, proche de Jean-Michel Rossi et François Santoni, faisait l’objet d’un mandat d’amener délivré par la juge antiterroriste Laurence Le Vert chargée de l’enquête sur une tentative d’attentat à la voiture piégée à Marseille le 20 octobre 2000, revendiquée le 3 janvier suivant au nom du groupe clandestin Armata Corsa. Quatre autres personnes ont été interpellées à Marseille. L’opération a été menée par la Division nationale antiterroriste (DNAT) en liaison avec des hommes de la police judiciaire. Jean-Dominique Allegrini-Simonetti, ex-porte-parole du cercle de réflexion Presenza Naziunale, dont les chefs Jean-Michel Rossi et François Santoni passaient aussi pour les co-fondateurs d’Armata Corsa, a été transféré dans les locaux du Service régional de la police judiciaire de Marseille. Son épouse a été placée en garde à vue au commissariat de Bastia. Les policiers ont découvert un pistolet automatique Glock à leur domicile. Le 20 octobre 2000, une 306 Peugeot piégée avec 60 kilos d’explosifs avait été découverte devant un commissariat d’arrondissement dans une rue du centre de Marseille à la suite d’une alerte anonyme. Cette action avait été revendiquée par Armata Corsa en même temps que sept autres et deux « exécutions » que le groupe n’avait pas précisées. Armata Corsa reprochait alors au gouvernement Jospin de ne pas tout mettre en oeuvre pour retrouver les assassins de Jean-Michel Rossi, tué le 7 août 2000. François Santoni a été assassiné à son tour le 17 août 2001. Les meurtriers de ces deux figures nationalistes n’ont pas été retrouvés. Un communiqué signé Armata Corsa, mais non-authentifié, avait annoncé le 27 août des représailles à la mort de Santoni, mais le mouvement clandestin, qui pourrait avoir été décimé par une série d’homicides, ne s’est plus manifesté depuis. Jean-Dominique Allegrini-Simonetti avait été mis en examen et écroué en septembre 2001, la justice le soupçonnant d’être un membre influent d’Armata Corsa. Il avait ensuite été relâché. Huit nationalistes corses ont été arrêtés mardi et mercredi en Corse et à Marseille et placés en garde à vue dans une enquête qui porte sur une tentative d’attentat à la voiture piégée le 20 octobre 2000 à Marseille,

Le Mardi 21 Mai 2002 : Une femme, sa fille et son fils ont été interpellés mercredi matin 22 mai à Bastia dans l’enquête sur le mitraillage de la gendarmerie de Borgo le 27 septembre. Les interpellations ont été effectuées par la section de recherche de la gendarmerie sur commission rogatoire du juge antiterroriste Gilbert Thiel. Les trois personnes, âgées de 58, 38 et 36 ans, sont soupçonnées d’avoir apporté un soutien logistique à Cédric Courbet, auteur présumé du mitraillage, interpellé deux jours après les faits. Les gendarmes ont également procédé à une perquisition au domicile de l’un des suspects à Bastia. Ils ont saisi divers documents qui seraient relatifs aux activités du FLNC. Les trois personnes interpellées pourraient être transférées à Paris pour y être entendues.

Le Jeudi 23 Mai 2002 : Les trois personnes interpellée à Bastia ont été Transférées à la Caserne de la SR D’aspretto à Aiacciu.

Le Jeudi 23 Mai 2002 :Affaire Prete Mondoloni :  Rififi à Ponte Leccia jeudi 23 mai aprés midi aux obsèques d’un gendarme retraité. Le président des anciens combattants de la section de Corte ayant voulu mettre le drapeau tricolore à proximité du cercueil s’est vu opposé un refus énergique de l’abbé Mondoloni connu pour ses idées indépendantistes. A l’issue de la cérémonie et alors que le président des anciens combattants a reproché son attitude à l’ecclésiastique celui ci pour toute réponse lui a donné un coup de tête dans l’estomac. Le président des anciens combattants à porté plainte.

Le Vendredi 24 Mai 2002 : Réunion Femu Aiacciu à Aiacciu

Le Vendredi 24 Mai 2002 : Rassemblement du CAR devant la Caserne D’asprettu à Aiacciu.

Le Vendredi 24 Mai 2002 : Dominique Bursachi a été condamné vendredi matin à deux ans de prison dont deux mois ferme par le tribunal correctionnel de Bastia (Haute-Corse), a-t-on apppris au palais de justice. Dominique Bursachi, 70 ans, est accusé d’être à l’origine de l’incendie qui, en août 2000, a dévasté 5.000 hectares dans la forêt de Vivario (Haute-Corse). Il avait été arrêté en octobre 2000. Cette peine, assortie de deux ans de mise à l’épreuve, correspond à ce qu’avait requis le procureur lors de l’audience le 5 Avril dernier. L’avocat de Dominique Bursachi, Me Jean-Louis Seatelli, avait plaidé la relaxe en raison de l’état psychologique de son client.

Le Samedi 25 Mai 2002 : Réunion débat publique Corsica Nazione / Indipendenza à Purti Vecchju

Le Samedi 25 Mai 2002 : Jean-Dominique Allegrini-Simonetti, l ‘ancien porte-parole de Presenza Naziunale, ainsi que plusieurs personnes interpellées mardi 21 mai dans le cadre de l’enquête sur une tentative d’attentat à la voiture piégée à Marseille ont été relâchés samedi 25 mai. Jean-Dominique Allegrini-Simonetti, proche de Jean-Michel Rossi et François Santoni, avait été arrêté mardi en Corse en vertu d’un mandat d’amener délivré par le juge antiterroriste Jean-François Ricard. Plusieurs autres personnes avaient été interpellées dans l’île ainsi qu’à Marseille et placées en garde à vue. Mais aucune charge n’a finalement été retenue contre elles. Le 20 octobre 2000, une voiture piégée avec 60 kilos d’explosifs avait été découverte dans une rue de Marseille à la suite d’une alerte anonyme. Cette action avait été revendiquée par Armata Corsa en même temps que sept autres et deux « exécutions » que le groupe n’avait pas précisées.

Dans la nuit du 26 Mai 2002 au 27 Mai 2002 : Le restaurant « le grand bleu » à Bonifacio a été la cible d’un attentat dans la nuit de dimanche 26 à lundi 27 mai. En explosant la charge de faible puissance n’a fait que peu de dégâts à l’établissement fermé depuis mars 2000 !. Cet attentat n’a été ni signé, ni revendiqué.

Le Lundi 27 Mai 2002 : Interpellations de  8 Femmes et 8 hommes dans le cadre de L’affaire de la Tentative d’attentat contre Zuccarelli.

Le Lundi 27 Mai 2002 : Pour la première fois siège à partir de ce lundi 27 mai à Bastia la cour d’assises d’appel de Haute-Corse. Elle devra juger d’ici mercredi Antoine Nicolaï condamné pour homicide Volontaire par la cour d’assises d’Ajaccio. Celle ci l’avait condamné le 7 mars 2001 à 15 ans de réclusion criminelle pour l’assassinat de Jean Marie Gorovenko, le 8 mars 1996 à Sartène. Antoine Nicolaï qui nie depuis le début être impliqué dans cette affaire avait fait appel et à partir de ce lundi, la cour va donc réexaminer l’affaire dans son entier. Déjà ce matin la cour a délivré 4 mandats d’amener contre des témoins absents.

Le Mardi 28 Mai 2002 : Des peines de un an de prison avec sursis à 6 ans de prison ferme ont été requises mardi 28 mai devant le tribunal correctionnel de Paris, à l’encontre de six présumés nationalistes corses poursuivis pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste. Le jugement sera mis en délibéré à l’issue des plaidoiries de la défense, qui s’achèveront mercredi 29 mai. Etienne Lovisi, Jean-Daniel Géronimi, Jean-Marc Négroni, Charles Paoli et Stéphane Pietronave comparaissent depuis la semaine dernière dans cette affaire liée à la découverte, en avril 1996, d’un important dépôt d’armes et d’explosifs dans un appartement de Bastia. Le sixième prévenu, Jean-Felix Lecas, était jugé par défaut après s’être évadé de prison en mars 2001. A l’époque où la cache d’armes avait été découverte, les groupes clandestins corses étaient en guerre ouverte les uns avec les autres. A l’encontre d’Etienne Lovisi, ancien cadre du MPA (Mouvement pour l’autodétermination, aujourd’hui dissout), le « cerveau » présumé du petit groupe, la procureur a requis la peine la plus lourde : 6 ans de prison. Pour Charles Paoli, ex-sympathisant du même mouvement, elle a réclamé 4 ans de prison dont un avec sursis. Contre Jean-Felix Lecas, Jean-Marc Negroni et Jean-Daniel Geronimi le ministère public a requis 4 ans ferme. Enfin Stéphane Pietronave, qui avait aidé son cousin Etienne Lovisi à organiser sa fuite après la découverte de la cache d’armes, s’est vu réclamer à son encontre une peine de un an avec sursis.

Le Mardi 28 Mai 2002 : Les neuf personnes, proches des milieux nationalistes, interpellées lundi soir (27 mai) dans le cadre de l’enquête sur la tentative d’attentat perpétrée le 24 mars contre Emile Zuccarelli sont toujours en garde à vue au commissariat de Bastia. Parmi ces personnes interrogées, plusieurs femmes et un médecin. Le CAR, Comité Anti-Repression, a appelé à un rassemblement ce soir devant le commissariat de Bastia. (Une charge évaluée à 250 grammes de gel explosif avait été découverte vers une heure du matin le 24 mars devant la porte de l’appartement de E. Zuccarelli, dans le centre de Bastia, par les policiers avertis par des voisins. Cette opération manquée n’avait pas été revendiquée. La quatorzième section du parquet de Paris, spécialisée dans l’anti-terrorisme, avait ouvert une information judiciaire pour tentative d’assassinat)

Le Mardi 28 Mai 2002 : Rassemblement du CAR devant le commissariat de Bastia. Communiqué du CAR : « L’ordre sécuritaire établi par le nouveau gouvernement français fonctionne à pleins tubes : il ne se passe plus un jour sans qu’une personne ne soit victime d’agissements policiers… Prenant maintenant prétexte de la tentative d’attentat contre l’appartement de M. Zuccarelli, les forces répressives ont de nouveau interpellés des sympathisants et militants nationalistes, démontrant, à l’instar de ce qui avait été fait pour le procureur M. Toucanier, une orientation bien sélective et ciblée des prétendues investigations… La Corse vit aux bruits des bottes : c’est le rappel à l’ordre de M. Chirac… Il appartient désormais au mouvement national de prendre les initiatives susceptibles de faire barrage au totalitarisme. » COMITE ANTI REPRESSION

Le Mardi 28 Mai 2002 : Au deuxième jour du procès en appel d’Antoine Nicolaï, la cour d’assises d’appel de Haute-Corse a procédé à l’audition des témoins qui ne s’étaient pas présenté lundi au début donc du procès. La cour s’est ensuite penchée sur la personnalité et l’emploi du temps de la victime Jean Marie Gorovenko. (Elle devra juger d’ici mercredi Antoine Nicolaï condamné pour homicide Volontaire par la cour d’assises d’Ajaccio. Celle ci l’avait condamné le 7 mars 2001 à 15 ans de réclusion criminelle pour l’assassinat de Jean Marie Gorovenko, le 8 mars 1996 à Sartene. Antoine Nicolaï qui nie depuis le début être impliqué dans cette affaire avait fait appel et à partir de ce lundi, la cour va donc réexaminer l’affaire dans son entier

Le 28 Mai 2002 : Le jugement  en délibéré au 28 mai de Paul Natali, poursuivi en sa qualité d’ancien président de la CCI, sur les conditions d’attribution à des fournisseurs privés de différents marchés, comme la vente de véhicules ou de travaux, entre 1995 et 1997 : Le tribunal correctionnel de Bastia a rendu ce mardi son délibéré dans trois affaires dans lesquelles étaient impliqués Paul Natali entre 1995 et 1997 alors qu’il était Président de la Chambre de Commerce de Haute-Corse et une dizaine d’autres personnes. Dans la première affaire qui avait trait à un marché passé par la CCI pour des travaux effectués sur le port de commerce de Bastia et à la gare maritime de L’Ile Rousse, Paul Natali a été relaxé ainsi que 13 autres personnes dont des élus de cette même CCI et des chefs d’entreprises. La cour n’a en effet pas retenu les délits de favoritisme, recel, complicité, faux et usage de faux réclamé par le procureur qui avait alors requis le 23 avril dernier 2 ans de prison avec sursis pour Paul Natali, 30.000 € d’amende et 5 ans de privation de droits civiques et civils. Dans le cadre de l’affaire concernant des travaux sur le 8ème poste à quai du port de Bastia, Paul Natali a été condamné à 7500 € d’amende pour prise illégale d’intérêt. La cour a également retenu le délit de recel de prise illégale d’intérêts à propos de ses enfants, les condamnant à des amendes de 4500 €. Enfin dans la dernière affaire qui concernait des passations de marché, Paul Natali a été condamné à 7500 € d’amende pour prise illégale d’intérêts, et Joseph Gandolfi Sheit à 3800 €. De leur coté Paul Bianchi et Jean Marc Paoli ont été relaxés. Le parquet a annoncé son intention de faire appel du jugement.

Le Mardi 28 Mai 2002 : Joséphine Sbraggia, 58 ans, interpellée mercredi 22 mai à Bastia, a été mise en examen mardi 28 mai à Paris dans l’enquête sur le mitraillage de la gendarmerie de Borgo le 27 septembre 2001. J.Sbraggia, poursuivie du chef d' »association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » par le juge anti-terroriste Gilbert Thiel, sera rapidement présentée à un juge des libertés et de la détention en vue de son éventuel placement en détention provisoire. Elle est soupçonnée d’avoir apporté un soutien logistique à Cédric Courbey, auteur présumé du mitraillage, interpellé deux jours après les faits. Le fils et la fille de Joséphine Sbraggia avaient aussi été appréhendés mercredi à Bastia sur commission rogatoire du juge Thiel. Ils ont tous deux été remis en liberté. Les gendarmes ont par ailleurs procédé à une perquisition au domicile de l’une des personnes arrêtées à Bastia au cours de laquelle divers documents, qui seraient relatifs aux activités du FLNC ont été saisis.Quatorze impacts avaient été relevés sur la caserne de Borgo, visée à l’arme automatique. Aucun gendarme ne se trouvait à l’intérieur.

Le Mardi 28 Mai 2002 : Bouh Chi Risa ! Hold up ce mardi 28 mai, peu après midi à la Banque Populaire, rue César Campinchi à Bastia. Alors que le personnel avait quitté l’agence et qu’il restait seul dans la banque, le directeur, installé au 1er étage, a soudain entendu des bruits suspects provenant du rez-de chaussée et a aussitôt déclenché la sirène d’alarme. Arrivé sur les lieux, les policiers de la BREC, Brigade Régionale d’Enquête et de Coordination a mis en place un périmètre de sécurité et fait sortir le directeur de la banque par une échelle. Les policiers ont pu ensuite pénétrer à l’intérieur de l’établissement par une porte arrière mais les malfaiteurs avaient déjà pris la fuite. Sur place les policiers ont pu constater l’effraction de plusieurs coffres mais le montant du butin n’a pas pu encore être évalué. A priori le ou les cambrioleurs se seraient introduits dans la banque et en seraient ressortis par une porte située derrière l’établissement. Le dispositif de sécurité a été levé peu après 15h. Le directeur de la banque a été placé en observation à l’hôpital de Bastia.

Le 29 Mai 2002 : Corsica Nazione communique : Comme cela était prévisible, la répression politique se poursuit et s’accentue ces derniers jours en Corse. Le but poursuivi demeure toujours le même : réprimer les idées, quadriller le pays et tenter pour la énième fois d’éradiquer tout esprit de résistance. Mais les patriotes corses bénéficieront toujours de la solidarité de leur Peuple. CORSICA NAZIONE apporte son soutien à toutes les victimes de cette répression inique : simu à fiancu à voi per sempre… è sin’à a vittoria…  Più dura ghjè a ripressione,  più forte sarà a diterminazione di u Populu.

Le 29 Mai 2002 : Corsica Nazione communique : Devant les velléités anti-démocratiques de l’état espagnol, CORSICA NAZIONE apporte son soutien au peuple basque : ce n’est pas en bâillonnant l’expression populaire et en interdisant un parti politique représentatif comme BATASUNA que l’on résoudra le problème basque et que l’on s’engagera sur la voix de la paix.

Le Mercredi 29 Mai 2002 : Dans le procès en appel d’Antoine Nicolai à Bastia (voir plus haut), le procureur de la république a requis contre celui ci 15 ans de prison dont 10 ans d’incompressibilité et 5 ans de privation de ses droits.

Le 29 Mai 2002 : Une vingtaine de personnes ont été arrêtées mercredi 29 mai à Ajaccio et Marseille dans le cadre d’une enquête sur un réseau de prostitution qui sévissait à Ajaccio. Les propriétaires de 3 bars de la cité impériale ont été interpellés ains ique des jeunes femme d’origine africaine ou d’europe de l’Est.

Le Jeudi 30 Mai 2002 : LIBERATION DE CARLU PIERI dès 9h00 du Matin !!! Après plus de 4 ans de prison.

Le Jeudi 30 Mai 2002 : L’avocat général Didier Durand a réclamé jeudi 30 mai une peine de réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 20 ans, contre le braqueur corse multirécidiviste Jean-Pascal Aldrovandi qui comparaît en appel depuis le 14 mai devant la cour d’assises de l’Isère. Le verdict sera rendu vendredi 31 mai. Jean-Pascal Aldrovandi, 37 ans, condamné cinq fois par la cour d’assises du Rhône, dont deux fois à perpétuité, pour des vols à main armée, un homicide et des tentatives d’homicide, avait fait appel de ces jugements. Alors qu’il avait refusé d’assister aux audiences à Lyon, il a accepté de comparaître devant la cour d’assises de l’Isère. A travers une démonstration logique, l’avocat général a retracé la participation aux faits de Jean-Pascal Aldrovandi, qui a nié son implication dans quatre des cinq affaires qui lui sont reprochées. L’avocat général a réclamé une « sanction exemplaire et sévère ». Il a réfuté la « thèse du complot de policiers et de gendarmes » invoquée par la défense, et justifié la peine requise par le fait qu’il ne voyait « pas de circonstances atténuantes » dans les dossiers. De son côté, Me Bernard Ripert, a plaidé la relaxe de son client dans les quatre affaires qu’Aldrovandi continue à nier, parlant « d’accusations chancelantes ». Il a estimé qu’on lui faisait endosser des faits qui ne le concernent pas: « on pourrait l’accuser de tous les crimes, on trouverait toujours un témoin pour dire c’est lui ! c’est lui ! ». Durant sa plaidoierie, il a mis en doute les reconnaissances effectuées par les témoins, notamment avec « l’accent corse tellement significatif » d’Aldrovandi, non mentionné dans de nombreuses dépositions, et sur le fait que « les reconnaissances semblent s’aiguiser au fil des années dans ces dossiers ». Me Ripert reconnaît les faits de février 1997 à Lyon, « véritable drame de cette affaire », en minimisant la volonté de tuer évoquée par le procureur, car son client n’avait pas ouvert le feu le premier. L’avocat a enfin souligné qu’à la vue de l’état de santé de son client, qui vit en chaise roulante, prendre des « sanctions extrêmes » signifierait une « mort lente », « encore plus cruelle et barbare que la peine de mort brutale

Le Jeudi 30 Mai 2002 : Alors que Carlu Pieri était Libéré, Neuf personnes étaient déporté à Paris. Hervé Santelli sur le Reportage de France 3 corse se débat pour qu »on ne cache pas son visage. Neuf personnes, interpellées depuis lundi 27 mai en Haute-Corse dans l’enquête sur la tentative d’attentat perpétrée le 24 mars contre le maire de Bastia Emile Zuccarelli, ont été transférées jeudi 30 mai vers Paris pour être présentées à un juge antiterroriste du parquet de Paris. Sept personnes sont montées à bord d’un avion de la sécurité civile affrété à l’aéroport de Bastia-Poretta en milieu de matinée. Deux autres ont été ensuite transférées à bord d’un vol régulier. Considérées comme proches des milieux nationalistes, ces six hommes et trois femmes avaient été interpellés dans la région bastiaise par des inspecteurs de la police judiciaire et de la Division nationale antiterroriste (DNAT). Elles devraient être présentées au juge vendredi 31 mai. Une autre femme a été remise en liberté après avoir été interrogée à Bastia. Les policiers estiment avoir grandement avancé dans la résolution de l’affaire à l’issue de l’enquête, qui a notamment porté sur l’analyse ADN de traces retrouvées à proximité du lieu de l’attentat et sur l’examen d’appels téléphoniques par portables. Les interpellations opérées dans le cadre de cette enquête et dans d’autres récemment ont été dénoncées par Corsica Nazione, pour qui « la répression politique se poursuit et s’accentue ces derniers jours en Corse ». Le mouvement indépendantiste a apporté, ainsi que le Comité anti-répression, « son soutien à toutes les victimes de cette répression inique ».

Le Vendredi 31Mai 2002 : Gérard Cianelli et Hervé Santelli, les deux principaux suspects dans l’enquête sur la tentative d’attentat commise en mars contre le maire de Bastia Emile Zuccarelli ont été mis en examen dans la soirée à Paris notamment pour « tentative d’assassinats ». Gérard Cianelli, 49 ans, médecin à Bastia, et Hervé Santelli, un antiquaire de 31 ans, considérés comme les organisateurs de la tentative d’attentat, et 4 autres hommes sont aussi poursuivis pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, tentative de dégradation de biens immobiliers par substance explosive en bande organisée et infraction à la législation sur les armes ». Ils ont tous été écroués. Trois femmes ont été quant à elles ont été mises en examen pour « Association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » ont été remises en liberté sous contrôle judiciaire. Les trois juges anti-terroristes parisiens Laurence Le Vert, Gilbert Thiel et Jean-Louis Bruguière ont donc entendu hier les neuf suspects, six hommes et trois femmes, interpellés en début de semaine dans l’enquête sur la tentative d’attentat perpétrée le 24 mars contre le maire de Bastia Emile Zuccarelli.. Une majorité d’entre eux ont reconnu leur implication, à des degrés divers, dans cette tentative d’attentat. Le 28 mars, le parquet de Paris avait ouvert une information judiciaire pour « tentative d’assassinat », « association de malfaiteurs en vue de préparer un acte terroriste », infractions à la législation sur les explosifs et sur les armes » et « violences volontaires ». Considérés comme proches des milieux nationalistes, ces six hommes et trois femmes avaient été interpellés dans la région bastiaise par des inspecteurs de la police judiciaire et de la Division nationale antiterroriste (DNAT). Une autre femme avait été remise en liberté après avoir été interrogée à Bastia. Une charge évaluée à 250 grammes de gel explosif avait été découverte le 24 mars vers une heure du matin devant la porte de l’appartement d’E.Zuccarelli dans le centre de Bastia, par les policiers, avertis par une personne ayant croisé des hommes encagoulés dans l’escalier.

Le Vendredi 31 Mai 2002 : Au cours d’une conférence de presse donnée vendredi 31 mai à Bastia, le mouvement Ghjuventù indipendentista a dénoncé l’attitude de l’Etat qui selon lui s’acharne sur ses militants et d’une façon générale sur les sympathisants nationalistes. Pour Ghjuventù Indipendentista depuis la manifestation en faveur de la langue corse du 23 mars dernier : interpellations, auditions et violences policières sont devenus le lot quasi quotidien des jeunes militants. Le mouvement estime qu’il s’agit plus aujourd’hui de manœuvres politiciennes en adressant un message sécuritaire au peuple français en vue des législatives, que d’afficher une volonté de règlement politique de la question corse. (Intégrale de la conférence de presse sur les sites : Ghjuventù Indipendentista : www.ghjuventu-i.com02.com (archives site libertà)

Le Vendredi 31 Mai 2002 : Le braqueur multirécidiviste Jean Pascal Aldrovandi a été condamné en appel, à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de 15 ans, par la cour d’assises de l’Isère. Jean-Pascal Aldrovandi avait fait appel de 5 arrêts différents rendus par la cour d’assises de Lyon concernant de nombreux braquages et fusillades avec les forces de l’ordre de juin 1995 à février 1997, dans le sud-ouest et dans la région lyonnaise. Depuis l’ouverture de son procès en appel le 14 mai, il a farouchement nié toute participation à plusieurs hold-up qui lui sont reprochés, comme il a nié avoir tiré sur des policiers à Vienne (Isère) en juin 1995, blessant grièvement l’un d’eux à la tête. En revanche, l’accusé a reconnu avoir tué, à la suite d’une fusillade, un motard de la police en février 1997 à Lyon, au terme de deux hold-up. L’avocat général Didier Durand avait réclamé jeudi la perpétuité assortie d’une période de sûreté de 20 ans. « Je n’ai ni respect pour vous, ni compassion », a déclaré l’avocat général à l’accusé, qui est paraplégique depuis son arrestation mouvementée à Lyon lors de l’attaque de février 1997 et comparaît sur un fauteuil roulant. Me Bernard Ripert avait plaidé la relaxe de son client dans les quatre affaires qu’Aldrovandi continue à nier, parlant « d’accusations chancelantes » il avait estimé qu’on faisait endosser à son client des faits qui ne le concernaient pas. Il avait aussi, durant toute la durée des débats, minimisé l’attitude meurtrière de Jean-Pascal Aldrovandi. « Fureur meurtrière extrême » pour l’avocat général, « légitime défense » pour Me Bernard Ripert qui avait accusé les policiers d’avoir ouvert le feu les premiers à Lyon en février 1997. Dans les autres dossiers, Me Ripert avait mis en doute les témoignages, « qui semblent s’aiguiser d’année en année ». Alors qu’il avait refusé d’assister aux audiences à Lyon lors de son premier procès, Jean-Pascal Aldrovandi avait accepté de comparaître devant la cour d’assises de l’Isère mais avait refusé de se soumettre aux tests psychologiques que la cour réclamait. Avant que la cour ne se retire pour délibérer, Jean-Pascal Aldrovandi a exprimé ses excuses. « Ces trois semaines de procès m’ont fait prendre conscience de tout ce que j’avais fait », a-t-il déclaré, avant d’ajouter: « Je m’excuse pour toutes les victimes, j’aimerais bien revenir en arrière, que tout ça ne se soit pas passé ». Les victimes sont apparues encore très émues à la barre plus de cinq ans après les faits: les témoignages des douaniers ou policiers qui ont essuyé des coups de feu et de la veuve du motard décédé ont été des moments intenses du procès.

le Vendredi 31 Mai 2002 : La gérante des Établissements Lançon à Valrose a été braquée et prise en otage jeudi. Un individu casqué et armé a fait irruption dans l’entreprise aux environs de 13 h et sous la menace de son arme s’est fait remettre le contenu de la caisse puis a obligé la gérante à se rendre à son domicile bastiais pour lui remettre l’argent dont elle y disposait. La mere de la gérante et sa fille ont été choquées par les faits. Le parquet de Bastia a ouvert une enquête, confiée à la police judiciaire.

Le vendredi 31 Mai 2002 : Vers 16h45, un vol à main armée a été commis à Porto Vecchio sur le parking du supermarché Hyper U à Porto Vecchio. Un homme cagoulé, sous la menace de son arme, s’est fait remettre la sacoche que transportait une employée et qui contenait plusieurs centaines de chèques.

Le Vendredi 31 Mai 2002 : Une tentative d’attentat a eu lieu vendredi soir (31 mai) à Olmeta di Tuda. Une charge explosive de faible puissance placée dans un pot de confiture a été découverte devant le domicile d’un commerçant. Alertés les démineurs ont pu désamorcer la charge.

Le 31 Mai 2002 : Indipendenza communique : INDIPENDENZA condamne le désordre perpétré à l’intérieur de l’église de PONTE-LECCIA au mépris de l’autorité cléricale assurée par Prete Mondoloni. Au-delà de cet incident monté en épingle par les représentants du parti français en Corse. Nous constatons une fois de plus que les autorités de ce pays ont organisé immédiatement une campagne médiatique contre un prêtre patriote. INDIPENDENZA considère que cet incident a été délibérément provoqué pour nuire à Jean-Claude Mondoloni auquel sa personnalité irréprochable de prêtre au service de la foi confère une autorité naturelle qui porte ombrage aux autorités officielles, laïques ou religieuses. INDIPENDENZA dénonce d’ores et déjà la complaisance de l’Évêque de Corse envers les représentants de la pensée coloniale ; le seul désordre qui trouble la vie évangélique de notre pays est celui créée par la présence sur notre terre d’une autorité épiscopale au train de vie immodeste qui s’éloigne de plus en plus de la mission de paix et de charité qui doit être la sienne.

Dans la nuit du 31 Mai 2002 au 1er Juin 2002  : Un attentat à l’explosif a visé dans la nuit de vendredi à samedi 1er juin, le restaurant « Chez Huguette » situé sur le vieux port de Bastia. Le restaurant qui était fermé pour cause de rénovation devait rouvrir prochainement. L’explosion de la charge de faible puissance n’a fait que de légers dégâts. Cet attentat ni signé ni revendiqué n’aurait aucun caractère politique.

Juin 2002

Le 1er Juin 2002 : Un patron de bar a été abattu de plusieurs balles, samedi matin (1er juin), au volant de sa voiture, tandis qu’il circulait sur une route du sud d’Ajaccio. Dominique Rochard, 38 ans, a été tué vers 06H00 non loin du village de Valle-di-Mezzana, au sud d’Ajaccio. Propriétaire d’un bar et d’un établissement de nuit à Ajaccio, la victime n’est pas connue des services de police. L’enquête a été confiée au SRPJ d’Ajaccio. Ce dernier tenait un snack discothèque, le Sun Sea à Aspretto. (selon la presse il aurait été tué dans le cadre de la lutte pour le contrôle des boites de nuits à Aiacciu. l’expertise ballistique indique qu’une des deux armes, un AK 47 a les mêmes étuis que ceux qui ont tué François Santoni) Dominique Rochard est abattu selon Follourou, pour avoir voulu acquérir un deuxième établissement de nuit à Ajaccio. Cet homicide est considéré comme l’acte de naissance de la bande du Petit Bar.

Le 1er Juin 2002 : Un attentat a détruit samedi soir une villa en construction sur la commune de Corbara, près de l’Île-Rousse en Haute-Corse. L’explosion, qui s’est produite à 22h3O, a totalement détruit cette résidence encore inachevée et de fait inhabitée dans un lotissement de la « Marine de Davia », située sur la commune de Corbara. Les gendarmes enquêtent pour déterminer la nature et la puissance de la charge explosive, qui n’a occasionné que des dégâts matériels, et tenter de trouver dans un amoncellement de parpaings et de gravats un indice susceptible de les conduire sur la piste des auteurs de cet attentat. Celui-ci n’a pas été revendiqué dans l’immédiat.

Le 4 Juin 2002 : Les auteurs présumés de l’assassinat de Mathilde Signanini le 29 juillet 2001 à L’Ile Rousse (Haute-Corse) ont été interpellé mardi matin dans la région de Calvi (Haute-Corse). Mathilde Signanini avait été abattue au cours d’une fusillade dans le bar restaurant où elle travaillait, le 29 juillet dernier à L’Ile Rousse. A l’issue de dix mois d’enquête, cette opération de police judiciaire, qui a eu lieu à six heures du matin, sur commission rogatoire pour « chefs d’homicide volontaire et association de malfaiteurs », a conduit à l’interpellation de quatre personnes. Au cours des perquisitions, des armes ont été saisies. Les auteurs présumés de l’assassinat ont été placés en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie. Cinquante trois gendarmes étaient mobilisés dans le cadre de ces interpellations

le 5 Juin 2002 : Dans un communiqué le CAR, Comité Anti Répression, s’insurge contre les conditions de détention de Jean Castela qui, selon lui, ont provoqué un malaise cardiaque au militant nationaliste en détention préventive depuis plus de 3 ans et 1/2 à Fresnes. Selon le CAR Jean Castela, hospitalisé à deux reprises dans des hôpitaux parisiens publics, souffrirait de carences alimentaires et des conditions particulièrement difficiles de détention.

Le 5 Juin 2002 : Jean-Guy Talamoni, chef de file de Corsica Nazione, a déclaré mercredi 5 juin que les indépendantistes corses attendaient que le gouvernement relance au plus tôt après les élections législatives un processus de dialogue sur l’avenir de l’île. « Nous attendons les législatives pour voir. Nous ne nous contenterons pas de paroles. Il convient de relancer au plus tôt un processus de dialogue », a déclaré J.G.Talamoni. L’élu de Corsica Nazione a précisé n’avoir rencontré aucun membre du gouvernement Raffarin depuis la nomination de ce dernier. « Le processus de Matignon est mort et bien mort mais il a provoqué quelque chose d’irréversible car la France a reconnu le caractère politique de la question corse. Il ne pourra plus y avoir, de la part de responsables politiques à Paris, de déclaration selon laquelle il n’y a pas de problème politique corse mais seulement un problème d’ordre judiciaire ». Corsica Nazione et Indipendenza ont par ailleurs dénoncé « les velléités répressives » apparues ces dernières semaines « avec un grand nombre d’interpellations ». Concernant les législative, les deux mouvements, qui avaient retiré leurs candidats le 30 avril, ont expliqué qu’ils n’appelaient pas à voter pour les candidats des autres partis nationalistes car ces derniers avaient « choisi comme axe principal de campagne la critique de la clandestinité ».

Juillet 2002

Le 2 Juillet 2002 : Procès des 6 jeunes interpellés en Avril 2002 pour « délit d’affichage » !!!

Mardi 16 juillet 2002  : Dans la nuit de dimanche à lundi, devant la trésorerie principale d’Ajaccio, une charge explosive de 25 kg d’explosifs couplée à des bouteilles de gaz a été désamorcée. Cette tentative d’attentat n’a pas été revendiquée.

Jeudi 17 juillet 2002 ATTENTAT à 13H30 : 5 explosions ont détruit une caserne de CRS en construction à Bastia. Une dizaine de personnes cagoulées et armées ont investi le chantier et ont déposé les explosifs.

le 18 juillet 2002 : Attentat contre la caserne de CRS de Furiani (Haute-Corse). 5 explosions ont détruit une caserne de CRS en construction à Bastia. Une dizaine de personnes cagoulées et armées ont investi le chantier et ont déposé les explosifs peu de temps avant la première visite en Corse du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy. La caserne de CRS en construction de Furiani avait été presque entièrement détruite par cinq explosions le 18 juillet. Un commando d’hommes armés et encagoulés avait fait évacuer les ouvriers du chantier avant de placer les charges. Le cantonnement avait déjà été touché un an auparavant, le 6 juillet 2001, par une action similaire, également revendiquée par les « sans nom ».

Jeudi 25 juillet 2002 : Le groupe clandestin « Sans nom » revendique l’attentat contre le caserne de CRS du 17 juillet 2002.

Vendredi 26 juillet 2002 :  Arrivée de Nicolas Sarkozy à Bastia, il est attendu à Ajaccio samedi 27 juillet 2002.

Samedi 27 juillet 2002  Visite surprise : le Premier Ministre, Jean-Pierre Raffarin, rejoint le Ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy dans la cité impériale. Les élus corses sont satisfaits des déclarations de Mr Raffarin et de Mr Sarkozy, les élus nationalistes favorables au dialogue préfèrent être prudents et attendent des engagements concrets du gouvernement.

Aout 2002

Le 10 août, un nouveau groupe avait fait son apparition, l’Armata di Liberazione Naziunale (ALN). Elle avait revendiqué un attentat perpétré à l’aide de deux grenades contre la gendarmerie de Solenzara (Corse-du-Sud), le 2 août, sans faire de blessé.

Le mardi 13 août 2002, un communiqué authentifié faisait savoir que le groupe « sans nom », devenait le « FLNC dit des anonymes » et se posait en concurrent du FLNC dit Union des Combattants issu de la fusion le 25 novembre 1999 de plusieurs organisations clandestines dont trois qui viennent de le quitter.

Septembre 2002

Le 12 Septembre 2002 : Attentat contre le véhicule de fonction du nouveau directeur général des services de la mairie d’Ajaccio.

Le 6 septembre 2002 : AFFAIRE ERIGNAC /  l’appel formé par quatre membres du commando est rejeté, et leur renvoi devant les assises confirmé

Le 17 Septembre 2002 : Revendication du F.L.N.C

Le 25 SEPTEMBRE 2002 : Tentative d’attentat contre la trésorerie de Nice.

Le 28 septembre 2002 . Une Grenade jetée dans la cour du groupement de gendarmerie de Haute-Corse à Bastia

Octobre 2002

Le Mardi 1er Octobre : Deux des principaux suspects de l’assassinat de l’ex-dirigeant nationaliste François Santoni en août 2001 en Corse ont été identifiés, mais l’un est en fuite et le second est décédé, selon Le Monde.

Le Mardi 1er Octobre 2002 : Les gendarmes de la section de recherche d’Ajaccio ont rendu visite, mardi, au commissariat de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Ce n’était pas une visite de courtoisie : ils venaient interpeller un gardien de la paix soupçonné d’avoir fourni des armes au mouvement clandestin corse Armata corsa. L’agent était encore en garde à vue  dans les locaux de la section de recherche de Versailles. Durant l’été 2001, et surtout à l’automne, la Haute-Corse a connu une série d’assassinats et de règlements de comptes liés, en partie, à l’affrontement de deux bandes rivales dont les activités n’avaient rien de politique. On leur reproche d’être mêlées à des trafics de voitures volées et de cartes grises, de montres de valeur «tombées du camion», ou encore d’armes. La plupart des victimes appartenaient à un groupe de jeunes Bastiais, mais certains avaient été proches du groupe nationaliste Armata corsa. A l’époque de ces règlements de comptes, François Santoni, qu’on soupçonnait d’être à la tête d’Armata corsa, était lui-même assassiné. De là à penser que cette série visait à éliminer Armata corsa, concurrente du FLNC, la tentation était grande. D’autant que le père d’un des chefs de la bande adverse est un ami d’un des patrons du même FLNC. De quoi embrouiller les cartes. Mais ce genre de rapprochement, en Corse, où «tout le monde se connaît», peut être trompeur. N’empêche, Olivier H., le policier interpellé mardi, était un ami d’enfance de deux des victimes de la série noire de l’automne 2001, «Dume» Marcelli et Nicolas Montigny. Jusqu’à l’assassinat de Dominique Marcelli, tombé dans un guet-apens en compagnie de son cousin le 27 août, et celui de Nicolas Montigny, exécuté dans un café Internet de Bastia, les trois jeunes restaient très proches. Ainsi, lorsqu’il s’était «replié» sur le continent pour suivre ses études, mais aussi pour échapper aux menaces qu’il savait peser sur lui, Nicolas Montigny se faisait fréquemment «accompagner» par son ami Olivier, le policier. Celui-ci avait d’ailleurs été interpellé et interrogé pour ses liens avec Armata corsa. Cette fois, c’est dans le cadre d’une instruction pour «association de malfaiteurs», sans connotation politique, que l’agent est entendu. Il pourrait faire l’objet d’un mandat d’amener à Bastia. (LIBERATION).

Le Mardi 1er Octobre 2002 : Les indépendantistes ont lancé les inscriptions au « corps électoral corse », une initiative controversée qu’ils présentent comme la « première étape » vers « la restauration de la nation corse » et l’élection d’une assemblée nationale corse. L’idée, lancée en juin et débattue durant l’été, fera-t-elle recette?  Aucun objectif chiffré n’a été fixé par les cinq organisations (Corsica Nazione, Indipendenza, Fronte Corsu, ANC et I Verdi Corsi) à l’origine de cette opération. Un formulaire d’inscription sera adressé à tous les foyers en Corse courant octobre. Un bilan sera tiré dans six mois, puis dans un an.  L’adhésion au « corps électoral » est ouverte, « sur la base du volontariat », à toute personne de plus de 17 ans d’origine corse, autrement dit « toute personne ayant un ascendant corse ». Pour les autres, « dix ans de résidence sont demandés », précisent les promoteurs pour qui ces critères sont « très ouverts ».  Dans la classe politique insulaire, le scepticisme prédomine. « Ce corps électoral représentera un réseau de militants élargi et l’élection qui suivra donnera naissance à une assemblée générale des nationalistes », prédit José Rossi, président UMP de l’assemblée de Corse. Le député-maire PRG de Bastia, Emile Zuccarelli, s’est montré le plus critique : cette « nouvelle gesticulation serait risible si elle ne visait pas à couvrir une démarche de différenciation ethnique inquiétante.

Le Mercredi 2 Octobre 2002 : L’affaire du Crédit agricole de Corse a franchi un cap important, mercredi 2 octobre, avec la mise en examen – à laquelle le parquet s’est opposé – pour « escroquerie », de l’ancien préfet de Haute-Corse (de janvier 1990 à avril 1992), Henri Hurand. M. Hurand est poursuivi dans le cadre de l’enquête conduite par le juge de Bastia, Charles Duchaine, sur le détournement d’aides publiques à l’agriculture insulaire, notamment l’octroi de prêts abusifs distribués par la caisse régionale du Crédit agricole au début des années 1990

Le Mercredi 2 Octobre 2002 : Quatre personnes ont été placées en garde à vue à Ajaccio dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de l’ex-dirigeant nationaliste corse François Santoni en août 2001.  Deux d’entre elles ont été sorties dès mardi de la maison d’arrêt de Borgo (Haute-Corse), où elles purgent une peine de droit commun, pour être entendues, précise pour sa part le Nouvel observateur sur son site internet. Ces auditions semblent marquer une accélération de l’enquête sur la mort de François Santoni. Elles ont suivi la publication, mardi, par Le Monde, d’informations selon lesquelles les assassins de François Santoni auraient été identifiés. L’un serait décédé, un second serait en fuite, et d’autres personnes seraient recherchées. Selon le quotidien, l’enquête devrait écarter la piste politique au profit d’une vengeance de droit commun, thèse qui faciliterait la reprise du dialogue du gouvernement avec les élus de l’île, dont les nationalistes. Ces informations avaient été partiellement publiées il y a deux semaines par l’hebdomadaire « L’Investigateur » sur son site internet. Le premier suspect, Alain Robin, aurait échappé à un coup de filet en juillet dernier. Il est depuis recherché par les enquêteurs. Le second assassin présumé est Ange-Marie Orsoni, cousin de l’ex-dirigeant nationaliste Alain Orsoni. Il aurait succombé à un infarctus en pleine partie de chasse un mois après l’assassinat de François Santoni. Ange-Marie Orsoni serait devenu l’ennemi juré de François Santoni en pleine guerre fraticide entre nationalistes, en 1996, quand le dirigeant nationaliste l’avait accusé d’avoir assassiné son garde du corps, Jules Massa. François Santoni aurait témoigné devant la police de violentes algarades au cours desquelles Jules Massa aurait été menacé. La photocopie du procès verbal de l’audition du leader de la Cuncolta avait été photocopiée et distribuée sous forme de trac dans les rues d’Ajaccio. Six ans après cet affront, Ange-Marie Orsoni aurait convaincu Alain Robin de l’accompagner dans une expédition vengeresse contre François Santoni, souligne Le Monde, qui dit s’appuyer sur des déclarations des enquêteurs. L’ex-dirigeant nationaliste corse Charles Pieri a été libéré de prison en mai dernier après avoir purgé la quasi-totalité d’une peine de cinq ans pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».L’ancien leader du mouvement A Cuncolta avait été accusé par certains milieux nationalistes d’avoir commandité les assassinats de ses anciens compagnons Jean-Michel Rossi, en août 2000, et François Santoni, en août 2001

Le Mercredi 2 Octobre 2002 : La commission tripartite s’est réunie le 2 octobre pour prendre connaissance des principales conclusions de la mission des inspections générales de l’administration et des finances relatives au transfert des services entre l’Etat et la CTC. Dans le cadre de la mise en oeuvre des transferts de personnel prévus par la loi du 22 janvier 2002 attribuant de nouvelles compétences à la Collectivité territoriale de Corse, la mission conjointe de l’Inspection générale de l’administration et de l’Inspection générale des finances mise en place le 30 mai 2002 par le ministre de l’intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales et le ministre de l’économie des finances et de l’industrie a achevé ses travaux.  Les conclusions auxquelles sont parvenues les missionnaires ont été présentées au président du conseil exécutif et seront soumises prochainement à la discussion interministérielle. Elles n’engagent donc pas l’Etat à ce stade. Cependant, dans le souci de transparence qui inspire le processus de transfert des services, les principales conclusions de la mission ont été présentées aux organisations syndicales représentées au sein de la commission tripartite qui s’est réunie le 2 Octobre, sous la présidence du préfet de Corse et en présence du président du conseil exécutif. Cette réunion a été l’occasion pour les membres de la mission d’éclairer les syndicats sur les propositions auxquelles ils sont parvenus ainsi que sur les conditions des transferts de services et de personnels de l’Etat vers la CTC.

Dans la Nuit du 3 Octobre 2002 au 4 Octobre 2002 : Trois attentats à l’explosif et une tentative ont été commis dans la nuit de jeudi à vendredi à Bastia et dans sa périphérie. La première explosion s’est produite à 2h00 devant l’agence de la Société Générale du quartier de Lupino, dans les quartiers sud de la ville. Elle a endommagé la vitrine de la succursale bancaire. Quelques minutes plus tard, deux autres explosions provoquaient des dégâts qualifiés de moyens à la devanture d’un bar du centre-ville ainsi qu’un engin de chantier appartenant à la société de BTP Raffalli. Enfin, une charge de faible puissance a été désamorcée devant l’entrée d’une agence de la Société Générale de la place Saint-Nicolas au centre de Bastia. Ces atttentats et cette tentative n’ont pas été revendiqués

Le Samedi 5 Octobre 2002 : Six personnes ont été interpellées samedi à l’aube en Corse dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de l’indépendantiste François Santoni, abattu le 17 août 2001 à Monaccia d’Aullène (Corse-du-Sud). Trois de ces personnes ont été appréhendées en Haute-Corse, les trois autres en Corse-du-Sud, au cours d’une opération menée conjointement par la Division nationale anti-terroriste (DNAT) et le Service régional de police judiciaire (SRPJ) d’Ajaccio. Toutes ont été placées en garde à vue au commissariat d’Ajacio, où quatre autres personnes sont déjà entendues depuis mercredi. Deux hommes extraits de leur cellule ont été interrogés, ainsi que leurs compagnes respectives, concernant leurs liens éventuels avec les assassins présumés. Ces deux hommes ont réintégré samedi soir leur cellule après que le procureur de la République d’Ajaccio leur a notifié un mandat d’amener délivré par le juge d’instruction antiterroriste parisien Gilbert Thiel. Ils doivent être transférés en début de semaine dans la capitale pour être présentés au magistrat. Une Septième a été interpellée dans l »après midi.

Le Samedi 5 Octobre 2002 : Deux des six personnes interpellées en Corse, samedi matin, dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de l’ancien leader nationaliste corse François Santoni ont été relachées. Il s’agit des deux compagnes des deux détenus, condamnés dans des affaires de droit commun, entendus mercredi par les enquêteurs du SRPJ d’Ajaccio après avoir été extraits de leur cellule des maisons d’arrêt de Borgo (Haute-Corse) et d’Ajaccio où ils sont écroués. « On a jeté mon fils en pature pour disculper d’autres personnes, c’est une manipulation pure et simple. Avant il  y avait des tracts anonymes et maintenant on prefére manipuler la presse », s’est indigné René Orsoni, le père d' »Angeot » lors d’une conférence de presse. « Ces accusations interviennent dans un contexte étonnant. Elles sont formées à un moment où le ministre de l’Intérieur affirme avoir progressé sur le dossier corse », a jouté M.Orsoni.

Le Dimanche 6 Octobre 2002 : Cinq des sept personnes interpellées samedi dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de l’ancien leader nationaliste corse François Santoni restaient dimanche soir en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire d’Ajaccio. Six personnes avaient été interpellées samedi matin, trois en haute Corse et trois en Corse-du-Sud dont une à Bocognano, lors d’une opération menée à l’aube par policiers de la Division nationale antiterroriste (DNAT) et du Service régional de la police judiciaire (SDPJ). Une septième personnes, interpellée dans l’après-midi, les avait rejoint en garde à vue. Parmi les interpellées figure l’ancienne compagne d’Ange-Marie Orsoni, dit « Angeot », mort d’une crise cardiaque en septembre 2001 et présenté par la police comme un membre présumé du commando des assassins de François Santoni. Samedi, deux des sept interpellés ont été remis en liberté. Les policiers ont également relâché les compagnes de deux détenus maintenues en garde à vue depuis mercredi après avoir été interpellées dans la région de Porto Vecchio (Corse-du-Sud). Leurs compagnons, condamnés dans des affaires de droit commun avaient été placés en garde à vue le même jour après avoir été extrait de leur cellule des maisons d’arrêt de Borgo (Haute-Corse) et d’Ajaccio. Ils vont être transférés à Paris pour être entendus par les juges antiterroristes en charge du dossier et un mandat d’amener devrait leur être délivré en début de semaine.

Le 8 octobre 2002 : Deux hommes soupçonnés d’avoir fourni leur voiture aux tueurs ont été mis en examen pour les mêmes motifs et placés sous mandat de dépôt.  Ces deux hommes, Cédric Andrani et Michel Chiari, étaient déjà écroués en Corse pour d’autres faits de droit commun. L’un des deux auteurs présumés de l’assassinat identifiés par la police antiterroriste, Ange-Marie Orsoni, est mort d’un infarctus en 2001. Cédric Andreani, 23 ans, et Michel Chiari, 28 ans, ont été mis en en examen pour « complicité d’assassinat », « complicité de tentative d’assassinat » et « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ». La justice soupçonne Cédric Andreani d’avoir prêté le véhicule de la société dans laquelle il travaillait au commando qui a assassiné le leader nationaliste et blessé une seconde personne. Cédric Andreani a expliqué aux enquêteurs avoir prêté ce véhicule à Michel Chiari. Ce dernier dément avoir utilisé le véhicule et affirme que son ami l’a prêté à une tierce personne dont il tait le nom. Ce véhicule a été retrouvé carbonisé quelques heures après l’assassinat de François Santoni. Les deux hommes, qui purgeaient à Borgo et Ajaccio une peine de deux ans d’emprisonnement pour une affaire de stupéfiants, ont été écroués à La Santé et à Fleury-Mérogis. Plusieurs noms des commanditaires présumés de cet assassinat ont circulé ces derniers temps dans la presse. Ils auraient agi pour assouvir une vieille vengeance, une thèse qui laisse songeurs les spécialistes de la lutte antiterroriste. Ce matin, deux des hommes «interpellés» mardi dans les prisons de Borgo et d’Ajaccio où ils sont incarcérés pour une affaire de «saucissonnage» de touristes allemands. Cette voiture, découverte à quelques kilomètres des lieux du crime, a parlé. Elle appartenait à Cédric A., l’un des deux détenus transférés aujourd’hui à Paris. Celui-ci l’avait bien déclarée volée, mais l’interrogatoire de sa compagne semble démonter cette version. Ainsi, probablement missionné pour fournir une auto volée au commando, Cédric A. aurait préféré donner la sienne.

Le 9 Octobre 2002 : Roger Marion a été nommé en Conseil des ministres préfet délégué pour la sécurité et la défense auprès du préfet de la région Provence Alpes Côte d’Azur (PACA). Ancien chef de la division nationale antiterroriste (DNAT), Roger Marion était le numéro deux de la police judiciaire. Surnommé « Eagle Four » par ses collègues, Roger Marion ne s’est pas fait que des amis au sein de la police et dans le monde politique, qui ont peu aimé sa façon de mener certaines enquêtes, notamment celle sur l’assassinat du préfet de Corse Claude Erignac, abattu le 6 février 1998 à Ajaccio. Raymond Forni, ancien président PS de l’Assemblée nationale, a sévèrement critiqué hier le travail de Roger Marion. « Je crois que c’est une très bonne chose pour la police nationale que M. Marion quitte ses responsabilités. Quand on est policier, on n’est pas une diva ». Devant la commission d’enquête parlementaire sur la Corse, Roger Marion avait accusé les services des Renseignements généraux d’avoir averti Yvan Colonna, l’assassin présumé du préfet, de l’imminence de son arrestation. Né en 1947, Roger Marion a intégré l’école des commissaires de police de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or (Rhône) en 1976. Deux ans plus tard, il est affecté à Toulouse. Nommé commissaire principal en 1985, il devient l’année suivante chef de la section criminelle de la PJ de Marseille avant d’être nommé en 1990 commissaire divisionnaire. La même année, il est nommé chef de la sixième division centrale de la police judiciaire qui deviendra par la suite la DNAT.  En 1997, il est nommé contrôleur général de la police nationale. Et 1999, c’est Jean-Pierre Chevènement qui lui décerne le titre d’inspecteur général et le nomme directeur central adjoint de la police judiciaire. Le départ de Roger Marion devrait être suivi d’une réorganisation de la Direction de la police judiciaire française (DCPJ) avec dédoublement de poste.

Le Mercredi 9 Octobre 2002 : Quatre personnes ont été relâchées mercredi matin par les enquêteurs du Service régional de police judiciaire d’Ajaccio dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de l’ancien leader nationaliste corse François Santoni, abattu le 17 août 2001 à Monacia-d’Aullène (Corse-du-Sud). Interpellés samedi à l’aube dans différentes micro-régions de l’île, elles avaient été transférées dans les locaux du SRPJ pour y être interrogées. A l’issue de leur garde à vue, aucune charge n’a été retenue contre elles. Sur la vague d’interpellations menée la semaine dernière dans l’île, les enquêteurs du SRPJ d’Ajaccio avaient déjà relâché deux autres personnes, après le placement en garde à vue de Cédric Andreani et de Michel Chiari, deux détenus extraits de leurs cellules des maisons d’arrêts de Borgo et d’Ajaccio. Ces derniers, incarcérés pour des affaires de droit commun, ont été mis en examen mardi à Paris pour « complicité et association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ». Ils sont soupçonnés par le juge d’instruction Laurence Le Vert d’avoir apporté un soutien logistique aux assassins de Santoni en leur fournissant notamment un véhicule pour se rendre à Monacia-d’Aullène. M. Santoni avait mis en cause M. Orsoni, après la mort de son ami et garde du corps Jules Massa, déclarant qu’Orsoni avait menacé Massa publiquement. La famille de M. Orsoni a nié toute responsabilité de ce dernier, évoquant une « manipulation ». L’ancienne compagne de François Santoni, l’avocate Christel Baldocchi a également déclaré ne pas croire à cette thèse. Dès le début, l’enquête s’était révélée difficile, faute de témoignages précis. Mais, avant sa mort, François Santoni se sentait menacé. Après l’assassinat de son ami et autre figure nationaliste Jean-Michel Rossi, le 7 août 2000 à L’Ile-Rousse (Haute-Corse), Santoni avait désigné un autre responsable nationaliste, Charles Pieri, alors emprisonné, comme le commanditaire du crime, et accusé le gouvernement de ne pas chercher les coupables.  Le FLNC, principal mouvement clandestin armé de l’île, avait décliné toute responsabilité. Des spécialistes de la lutte antiterroriste, ont évoqué une réalité plus nuancée soulignant la personnalité « bicéphale » de François Santoni, qui faisait de la « politique et… pas seulement de la politique », et trempait aussi dans des « affaires immobilières » ou d’extorsion de fonds.

Le Mercredi 9 Octobre 2002 : Un avion a effectué une sortie de piste accidentelle lors de son atterrissage mercredi soir à l’aéroport de Bastia Poretta, mais il n’y a pas eu de blessés. L’avion, un Fokker 100 en provenance de Marseille, était attendu à Bastia à 18h05. Selon les premières informations recueillies auprès de la compagnie CCM Airlines, les intempéries pourraient être à l’origine de l’accident. L’avion, arrivé en bout de piste, a glissé dans l’eau et n’a pu s’arrêter malgré le freinage. L’appareil s’est arrêté dans l’herbe sans rencontrer d’obstacle. N’ayant pas eu de choc, il ne serait pas endommagé. La cinquantaine de passagers qui se trouvait à bord a été transportée en autobus jusqu’à l’aérogare après avoir quitté l’avion par la passerelle. Le trafic aérien a dû être interrompu le temps de dégager la piste, mais il devait reprendre dans les plus brefs délais, selon la compagnie CCM Airlines. Un avion en provenance de Paris, qui devait atterrir aux alentours de 18h, a été détourné sur Ajaccio.

Le Jeudi 10 Octobre 2002 : Perquisition dans un appartement Marseillais dans le Cadre de l’enquete sur l »assassinat de FRANCOIS SANTONI en AOUT 2001 .

Le Jeudi 10 Octobre 2002 : Le secrétaire d’Etat aux Programmes immobiliers de la Justice, Pierre Bédier, a annoncé jeudi la construction prochaine d’un centre de détention et d’une maison d’arrêt en Corse-du-Sud, vraisemblablement à Ajaccio. « Ces deux établissements seraient regroupés en un seul, avec évidemment les séparations qui s’imposent. Ce type de centre mixte existe par ailleurs et ne serait donc pas une particularité insulaire », a-t-il dit lors d’une conférence de presse à Bastia. « Simultanément, la rénovation du palais de justice d’Ajaccio sera l’autre priorité », a-t-il ajouté. De source judiciaire en Corse, on confirme qu’un projet de construction d’une nouvelle prison à Ajaccio est à l’étude et on indique que les travaux de construction de ce centre de détention pourraient durer cinq ans. La maison d’arrêt d’Ajaccio, que Pierre Bédier a visitée mercredi, a été construite en 1824. Elle compte actuellement une soixantaine de prisonniers pour 54 places.Pierre Bédier a visité jeudi le centre pénitentiaire de Casabianda, dans la plaine orientale de l’île, puis la maison d’arrêt de Borgo, près de Bastia. Cette visite de deux jours en Corse du secrétaire d’Etat aux Programmes immobiliers de la justice intervient alors que le gouvernement a confirmé sa décision de procéder au rapprochement des détenus corses avec leurs familles. « Les condamnés insulaires seront rapprochés de leurs familles. Non pas parce qu’ils sont corses mais parce que c’est la loi », a indiqué Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur, dans un entretien au Journal du Dimanche du 29 septembre. Les maisons d’arrêt d’Ajaccio et de Borgo, qui ont vocation à n’accueillir que les prévenus et les condamnés à des peines de moins d’un an, et le centre de Casabianda sont les trois seuls établissements pénitentiaires de Corse, où il manque un centre de détention pour les peines supérieures à un an.

Le Jeudi 10 Octobre 2002 : « Pour nous, M. Bédier est un technicien. Nous n’attendons donc rien de sa visite », avait expliqué en début de semaine Jean-Marie Poli, du Comité Anti-Répression, l’association de soutien aux détenus nationalistes.

Le Vendredi  11 Octobre 2002 : L’ancien leader nationaliste corse, Alain Orsoni, a été entendu comme témoin vendredi au SRPJ d’Ajaccio dans le cadre de ce dossier par les enquêteurs de la division nationale antiterroriste (DNAT). Selon le journal « Aujourd’hui », qui a révélé l’information, l’ancien secrétaire national du Mouvement pour l’autodétermination (MPA) se trouvait jeudi dans un appartement marseillais perquisitionné dans le cadre de cette enquête. Il a affirmé « qu’il était en voyage et se trouvait en avion » le jour de l’assassinat de François Santoni, le 17 août 2001, à Monacia-d’Aullène (Corse-du-Sud), a ajouté le journal. Dans ce dossier, deux hommes, Cédric Andreani et Michel Chiari, ont été mis en examen le 8 octobre à Paris pour « complicité d’assassinat et association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » par la juge d’instruction Laurence Le Vert. Selon une source proche du dossier, ils sont soupçonnés d’avoir apporté un soutien logistique aux assassins de François Santoni. L’un des auteurs présumés de cet assassinat, Ange-Marie Orsoni, est décédé et l’autre, Alain Robin, a disparu depuis le mois de juillet, selon des sources policières. Le mobile de l’assassinat serait lié à « une vengeance de droit commun » qui n’aurait pas de caractère politique, selon une source policière.  L’AUDITION s’est déroulée discrètement vendredi matin dans les locaux du SRPJ d’Ajaccio (Corse-du-Sud). Alain Orsoni, ancien secrétaire national du Mouvement pour l’autodétermination (MPA), a été entendu comme témoin plusieurs heures dans le cadre de l’assassinat de son ancien rival politique, François Santoni. Selon une source proche de l’enquête, cet interrogatoire a fait suite à l’interpellation la veille à Marseille d’un proche d’Ange-Marie Orsoni, soupçonné d’être l’un des assassins de François Santoni. En effectuant cette opération, les policiers ont eu la surprise de tomber par hasard sur Alain Orsoni dans l’appartement marseillais qu’ils étaient en train de perquisitionner. L’ancien chef nationaliste s’est présenté tranquillement devant les enquêteurs le lendemain pour fournir quelques explications. Interrogé notamment sur son emploi du temps le soir du meurtre, commis le 17 août 2001 à Monacia-d’Aullène (Corse-du-Sud), Alain Orsoni a expliqué qu’il était en voyage et se trouvait dans un avion

Le Samedi 12 Octobre 2002 : Un engin sur le chantier d’un hôtel Ibis en construction sur les hauteurs de Bastia (Haute-Corse) a été endommagé samedi soir par un attentat à l’explosif. L’explosion, qui s’est produite vers 22h, a causé peu de dégâts sur l’engin de chantier mais des vitres d’immeubles proches ont été soufflées et des voitures garées à proximité ont été endommagées. La charge explosive estimée à 200 grammes était posée près du moteur de la grue appartenant à la société TP Bat. Les locaux de cette entreprise situés dans le quartier de Port Toga à Bastia avaient été la cible d’un attentat voilà quelques mois. L’action avait été revendiquée par le FLNC dans un communiqué le 17 septembre. Quelques jours après, une charge dont la mèche avait fait long feu avait été découverte sur le chantier de l’hôtel Ibis.

Le Lundi 14 Octobre 2002 : Un homme, soupçonné d’être impliqué dans l’assassinat de l’ancien leader nationaliste corse François Santoni, a été transféré lundi matin à Paris pour être entendu par un magistrat antiterroriste. L’homme avait été placé en garde à vue mercredi dans les locaux du Service régional de la police judiciaire (SRPJ) d’Ajaccio puis écroué à la maison d’arrêt de Borgo dans l’attente de son transfert. Sylvain A., l’homme amené de Bastia à Paris pour y être présenté au juge Gilbert Thiel, pourrait être le «guetteur» du commando qui, en août 2001, a abattu François Santoni, ex-leader nationaliste corse. Jusque-là, les enquêteurs n’avaient pu coincer que des comparses, les deux principaux protagonistes supposés étant «indisponibles». Totalement pour le premier, Ange-Marie Orsoni, mort d’une crise cardiaque voici un an. Le second, Alain Robin, a pris le maquis. Avec Sylvain A., l’enquête commencerait à s’étayer. C’est peut-être ce qui explique que les deux juges saisis de l’affaire, Gilbert Thiel et Laurence Le Vert, se soient un peu chamaillés pour le prendre en main. Finalement, le juge Thiel a eu gain de cause. Sylvain A., 45 ans, a «vaguement fricoté avec le MPA» dans les années 80, mais les policiers le soupçonnent de s’être «plus intéressé au proxénétisme et au trafic de stupéfiants

Le Mardi 15 Ocotbre 2002 : Sylvain Aletti est soupçonné d’avoir assisté les deux hommes qui ont criblé de balles François Santoni à la sortie d’un mariage le 17 août 2001 à Monacia-d’Aullène (Corse-du-Sud). Il est le 3ème homme à être mis en examen dans l’enquête sur l’assassinat l’an dernier du dirigeant nationaliste. Sylvain Aletti est poursuivi pour « complicité d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs ». Le 8 octobre, deux hommes soupçonnés d’avoir fourni leur voiture aux tueurs avaient déjà été mis en examen pour les mêmes motifs et placés sous mandat de dépôt.  Ces deux hommes, Cédric Andrani et Michel Chiari, étaient déjà écroués en Corse pour d’autres faits de droit commun. L’un des deux auteurs présumés de l’assassinat identifiés par la police antiterroriste, Ange-Marie Orsoni, est mort d’un infarctus en 2001. Le second, Alain Robin, est en fuite. Il a failli être arrêté en juillet dernier.  Une vieille rivalité entre nationalistes, remontant à des affrontements armés entre factions en 1996, serait le mobile de l’assassinat de François Santoni, criblé de balles. Ange-Marie Orsoni aurait tenu rancune à François Santoni de lui avoir imputé devant la police l’assassinat de son garde du corps, Jules Massa. Alain Orsoni, ancien responsable du Mouvement pour l’autodétermination (MPA) aujourd’hui dissous, a été entendu comme témoin la semaine dernière par les magistrats antiterroristes. Parent éloigné d’Ange-Marie Orsoni, il dirigeait la faction qui s’opposait à celle de François Santoni dans les années 1990.

Le Mercredi 16 Octobre 2002 : Transfert de compétences, « droit à l’expérimentation », reconnaissance d’un pouvoir réglementaire régional: autant de dispositions prévues par la réforme de la décentralisation dont bénéficie déjà la Corse. D’où la prudence des élus insulaires vis-à-vis d’un  texte dont ils attendent encore de voir les retombées précises. L’île de Beauté fait en effet figure de « précurseur » en matière de décentralisation, selon l’expression du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy. Elle dispose ainsi déjà, au terme de trois statuts particuliers depuis 1982, de compétences accrues dans de nombreux domaines (développement économique, transports, enseignement et formation professionnelle, agriculture…). Une singularité consacrée une nouvelle fois par les accords de Matignon de juillet 2000 qui allaient même jusqu’à lui accorder un pouvoir d’adaptation des lois nationales. Cette disposition a cependant été censurée par la suite par le Conseil constitutionnel. Du coup, du côté des élus corses, on attend surtout de voir se clarifier le projet gouvernemental avant de se prononcer, même si la plupart accueille favorablement la démarche. « Cela reste des paroles, j’attends les actes », expliquait récemment le porte-parole du mouvement nationaliste Corsica Nazione, Jean-Guy Talamoni. Pas question en tout cas pour lui de fondre la « spécificité corse » dans une réforme globale concernant toutes les régions de France. « Aujourd’hui comme hier, la singularité insulaire et l’identité culturelle de la Corse rendent nécessaire un costume sur mesure pour notre île », a également souligné le président (UMP) de l’Assemblée de Corse, José Rossi, en espérant que la réforme « consacrera cette voie ». « Après les lois Joxe, Deferre et pour ainsi dire Jospin, nous sommes allés le plus loin possible en matière d’adaptation du pouvoir législatif », a souligné de son côté le député-maire d’Ajaccio, Simon Renucci. « Le projet de loi actuel pourra-t-il aller au-delà? Je n’en sais rien », avouait-il. « J’attends d’en savoir davantage. » « Reste à définir les contours exacts de la mise en oeuvre de ce projet », a également noté le député maire (PRG) de Bastia, Emile Zuccarelli. Le droit au « statut particulier » ne saurait en tout cas selon lui « envisager des réorganisations institutionnelles, telles que la suppression des départements, sans l’accord d’une large majorité des élus concernés », a en tout cas averti cet opposant résolu au processus de Matignon.

Dans la nuit du 17 octobre 2002 au 18 octobre 2002 : A une semaine d’une nouvelle visite de Nicolas Sarkozy, la Corse a connu une petite « nuit bleue »: quatorze attentats à l’explosif et une tentative ont été perpétrés entre jeudi soir et vendredi matin dans les deux départements de l’île. Le ministre de l’Intérieur a accusé leurs auteurs de travailler « contre la Corse ». Commis entre 22h et 1h du matin, ces attentats -huit et une tentative en Haute-Corse et six en Corse-du-Sud. En Haute-Corse, cinq établissements financiers de Ghisonaccia, à une soixantaine de kilomètres, au sud de Bastia, ont été visés. Les agences du Crédit Agricole, du Crédit Lyonnais, de la Caisse d’épargne et de la Société Générale ont subi des dégâts importants. Les bureaux de la Mutualité Sociale Agricole ont été plus fortement atteints encore. Une personne domiciliée dans un appartement situé au dessus de l’une des agences bancaires de Ghisonaccia a été commotionnée par le souffle de l’explosion et transportée vers l’hôpital de Bastia. A Aleria, à 70 kilomètres au sud de Bastia, les plastiqueurs s’en sont pris à un garage abritant huit véhicules personnels des gendarmes logés dans la caserne de la localité ainsi qu’aux bureaux d’une station de pompage d’eau. Une entreprise agro-alimentaire de Borgo, à la sortie sud de Bastia, a également été visée. Par ailleurs, une charge a été découverte à proximité de la perception de Prunelli di Fiumorbu. Le dispositif de mise à feu n’a pas fonctionné, selon les gendarmes. En Corse du Sud, six attentats ont été perpétrés. Ils ont visé une agence du Crédit agricole à Sagone, à une quarantaine de kilomètres au nord d’Ajaccio, contre deux villas à Portigliolo, sur la rive sud du golfe d’Ajaccio, un restaurant dans Ajaccio, ainsi que deux villas, découvertes endommagées vendredi matin par les gendarmes à Campomoro, près de Propriano. Cette série d’attentats intervient à une semaine du nouveau déplacement en Corse du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, qui doit participer aux tables rondes des Assises des libertés locales les 25 et 26 octobre dans l’île. « La Corse n’a vraiment pas besoin de cela. La Corse a besoin de calme, de la mobilisation de chacun, du renoncement à la violence qui n’amène qu’à l’impasse », a commenté vendredi Nicolas Sarkozy. « Et ceux qui font ça, qui se cachent, travaillent contre la Corse ». Nicolas Sarkozy avait effectué il y a trois mois sa première visite en Corse depuis sa nomination place Beauvau. A quelques jours de ce déplacement, un attentat, revendiqué par un groupe anonyme, avait été perpétré le 18 juillet contre la caserne de CRS de Furiani (Haute-Corse). La dernière mini « nuit bleue » en Corse remonte au soir du second tour de l’élection présidentielle, le 5 mai dernier. Neuf villas de Corse, dont plusieurs en construction, avaient été visées et sur le continent un centre des impôts avait été sévèrement endommagé à Marseille tandis qu’une charge de dynamite, qui n’avait pas explosé, avait été jetée à l’intérieur du centre de recrutement de la caserne militaire Reuilly à Paris. Ces attentats avaient été revendiqués quatre jours plus tard par le Front de Libération Nationale de la Corse (FLNC).

Le 17 Octobre 2002 : Jean-Laurent Leca et Paul Colombani, deux détenus corses incarcérés à la centrale de Lannemezan (Hautes-Pyrénées), ont demandé, dans une lettre adressée lundi au directeur de l’établissement, leur transfert pour raisons familiales à la maison d’arrêt de Borgo (Haute-Corse). Arrêté le 25 mars 1996, en pleine guerre entre nationalistes, Jean-Laurent Leca a été condamné à dix ans d’emprisonnement le 19 mars 1999 pour une tentative d’attentat contre la chambre de commerce et d’industrie d’Ajaccio. Poursuivi dans une affaire de droit commun, Paul Colombani purge, quant à lui, une peine de sept ans pour association de malfaiteurs. Leur démarche intervient trois jours après l’annonce par Pierre Bédier, secrétaire d’Etat aux Programmes immobiliers de la justice, de la construction, d’ici à 4 à 5 ans, d’un centre de détention dans l’île. Evoquant l’aménagement, dans l’attente de l’achèvement dudit bâtiment, d’un centre provisoire de détention apte à accueillir les condamnés à une peine inférieure à dix ans, Pierre Bédier avait également précisé que, « à très court terme, il serait sans doute possible d’examiner au cas par cas les situations des détenus, quels qu’ils soient, qui pourraient être rapprochés en Corse pour des raisons familiales fortes ». Une réflexion qui n’a visiblement pas échappé à Jean-Laurent Leca et Paul Colombani

Dans la nuit du Vendredi 18 Octobre 2002 au 19 Octobre 2002 : Un jeune homme de 23 ans dont l’identité n’a pas été révélée a été retrouvé gravement brûlé dans la nuit de vendredi à samedi près de son domicile à Corte, en Haute-Corse, a-t-on appris auprès de la gendarmerie. Le jeune homme a été aspergé d’essence dans des circonstances que l’enquête de gendarmerie en cours s’efforce de déterminer. Les enquêteurs ignorent pour l’heure s’il s’agit d’une tentative de meurtre, d’une tentative de suicide ou d’un accident. Retrouvé par ses parents devant l’entrée de son domicile vendredi peu avant minuit, le jeune homme a été évacué vers un hôpital de Lyon (Rhône) spécialisé dans les soins administrés aux grands brûlés. Il est inconnu des services de police et de gendarmerie

Le 19 octobre 2002 : Un attentat à l’explosif a provoqué samedi soir des dégâts « importants », sans faire de blessé, dans un village de vacances appartenant au ministère de l’Intérieur, au nord d’Ajaccio. L’explosion, qui serait survenue vers 20h30 samedi, n’a été constatée que dimanche en fin de matinée, le centre étant fermé à cette époque de l’année. Le village de vacances, dénommé « Air Soleil Loisirs », est situé à Tiuccia, une station balnéaire à une quarantaine de kilomètres au nord d’Ajaccio. Fondé il y a une trentaine d’années, il peut accueillir 70 enfants des agents du ministère de l’Intérieur. Deux des trois bâtiments qui le composent ont été endommagés par l’explosion. L’un, qui abrite des locaux techniques, a été entièrement soufflé. Dans l’autre, qui contient des dortoirs, seules les portes et les fenêtres ont été atteintes. L’attentat n’a été ni signé ni revendiqué. Le SRPJ d’Ajaccio a été chargé de l’enquête.

Le 21 Octobre 2002 : Un mandat d’arrêt a été délivré le 21 octobre dernier par le juge d’instruction d’Ajaccio, Jean-Michel Gentil, à l’encontre de Jean-Jérôme Colonna, présenté comme le « parrain corse ». Le juge d’instruction impute à ce retraité de 63 ans des recels d’abus de biens sociaux, d’un montant de plus d’un million d’euros, sur deux sociétés dont la propriétaire était son épouse Arlette Colonna. Le 23 avril dernier, le juge Jean-Michel Gentil avait mis en examen cette dernière avant de la placer en détention provisoire. Arlette Colonna avait été libérée un mois plus tard. De son côté, Jean-Jérôme Colonna s’était soustrait à la convocation de la justice

Le Lundi 21 Octobre 2002 : Un attentat a fortement endommagé le local technique de la piscine d’un centre de vacances proche de Calvi (Haute-Corse) sans faire de blessé lundi soir. Une charge explosive a détoné à 22h40 au Club Méditerranée situé à la marine de Sant’Ambroggio, à dix kilomètres au nord de Calvi. Cette action, qui n’a pas été revendiquée, a rendu inutilisable le matériel technique dévolu au bon fonctionnement de la piscine.

Le 21 Octobre 2002 : Roland Bernard, 52 ans, qui le dernier membre du « gang des Corses », comparaît devant la cour d’assises des Pyrénées-Orientales pour l’attaque manquée de deux fourgons blindés qui avait fait quatre blessés et pour un hold-up avec prise d’otages. Arrêté en 1998, il est jugé avec deux complices pour ces deux affaires. Roland Bernard a toujours nié sa participation à l’attaque. Après son arrestation, il a par contre revendiqué un hold-up avec prise d’otages contre une banque de Béziers (Hérault) le 18 février 1998 qui avait rapporté plus d’un million de francs (152.000 euros). Originaire de Meurthe-et-Moselle, instruit à l’école du milieu marseillais, Roland Bernard avait fait partie dans les années 1980 du fameux « gang des Corses », qui avait nargué la police avec une série de braquages minutieusement organisés : équipé de scanners et de radios, ce gang neutralisait le personnel des banques et prenait en otage les clients au fur et à mesure de leur arrivée. Le gang était tombé en 1986. Mais, remis en liberté provisoire en 1989, Roland Bernard en avait profité pour disparaître. Jugé à Besançon en 1999 pour sept braquages commis entre 1985 et 1987, il avait été condamné à sept ans d’emprisonnement.

Le Lundi 21 Octobre 2002 : Le Front de libération nationale de la Corse (FLNC) ne saurait se « contenter d’un simulacre qui serait fondé sur la nouvelle régionalisation de la France », dans un communiqué authentifié parvenu lundi après-midi à la rédaction de France-3 Corse à Ajaccio. Sur deux pages, où il n’est nullement question des nombreux attentats commis ces derniers jours dans l’île, le FLNC évoque sa position concernant les « évolutions possibles du statut de la Corse » et le projet de loi sur la décentralisation du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin. Le FLNC demande notamment que les Corses disposent du « pouvoir législatif dans les domaines économique, social, culturel » et l’instauration d’une « nouvelle fiscalité » qui doit « se construire avec l’aval de l’Europe ». « Nous sommes hostiles à toute mesure financière de type PEI (Programme exceptionnel d’investissement, qui prévoit d’attribuer deux milliards d’euros à la Corse sur quinze ans pour rattraper ses retards en matière d’infrastructure, ndlr), qui ne résout en rien les problèmes économiques de la Corse », poursuit l’organisation, avant d’assurer que « l’emploi doit être prioritairement accessible aux citoyens corses ». « Sans vouloir en faire pour autant un ultimatum, il est essentiel de faire savoir que nous entendons que ces réformes se mettent en place rapidement et dans un délai de 18 mois », exige le FLNC. « A l’Etat français de comprendre que le temps des atermoiements est terminé ». S’adressant à sa famille politique, le FLNC souligne par ailleurs que son « souci était et demeure l’union du mouvement national sur une base programmatique et, au-delà, le rassemblement maximum sur un projet collectif ». Disant savoir qu’une « part importante de la classe politique corse reste davantage motivée par la sauvegarde de ses intérêts personnels que la prise en compte de l’intérêt collectif », le mouvement estime que « malheureusement, cet état d’esprit touche aussi parfois une frange certes minime et souvent isolée du mouvement national ». Ce communiqué intervient alors que le ministre de l’intérieur Nicolas Sarkozy est attendu en corse les 25 et 26 octobre. Le dernier communiqué du FLNC date du 27 septembre.

Le Lundi 21 Octobre 2002 : LE CONSEIL GÉNÉRAL de Haute-Corse a rejeté, lundi 21 octobre, le principe de la suppression des deux départements de Corse, telle que certains élus l’avaient proposée dans le cadre de la réforme institutionnelle préparée par le gouvernement. Réunie en session extraordinaire, l’assemblée départementale a adopté une motion, présentée par quatre élus de gauche et à laquelle se sont joints des élus de droite, qui « demande avec détermination le maintien des deux départements de la Corse ». Le conseil général de Corse-du-Sud avait déjà adopté une motion identique, le 9 octobre. En revanche, la motion présentée par le président (PRG) du conseil général, Paul Giacobbi, qui est également député, plus favorable à une « simplification administrative » de l’île, a été rejetée. Le maire de Bastia et député (PRG) de Haute-Corse Emile Zuccarelli a souhaité « que le gouvernement entende ce message clair et sans équivoque ».

Le 22 Octobre 2002 : Jean-Marc Rebière, qui s’attendait à être mis en examen, a été questionné par le juge bastiais Charles Duchaine, qui enquête sur le détournement d’aides publiques à l’agriculture insulaire. L’actuel préfet des Hauts-de-Seine, Jean-Marc Rebière, a été interrogé en qualité de « témoin assisté », mardi 22 octobre, dans l’enquête sur l’octroi de prêts abusifs par le Crédit agricole de Corse conduite par le juge bastiais Charles Duchaine. M. Rebière, convoqué aux fins de mise en examen, était menacé d’être poursuivi au titre de ses anciennes fonctions de préfet de Haute-Corse (de mai 1992 à juin 1993). Il avait succédé à Henri Hurand (en poste de janvier 1990 à avril 1992), mis en examen par le juge Duchaine au début du mois pour « escroquerie ». MM. Hurand et Rebière, en leur qualité de préfets, présidaient de fait la commission départementale « agriculteurs en difficulté » (Agridif), chargée de répartir les aides de l’Etat

Le Mardi 22 Octobre 2002 : Déclaration du Prefet de Corse : « Après la série d’attentats qui a touché de nombreux établissements en Corse dans la nuit du 17 au 18 octobre, un nouvel acte de violence a eu lieu le 19 octobre au soir et a visé un centre de vacances pour enfants situé dans le golfe de Liscia, au nord d’Ajaccio. Ce centre, propriété du ministère de l’intérieur, fonctionne depuis trente ans.  Je condamne avec la plus grande fermeté cet acte imbécile, odieux et indigne par lequel ses auteurs ont cherché à priver des enfants de familles aux revenus souvent modestes d’un lieu de vacances et de découverte de la Corse. »

FLNC-2210octobre2002

le 22 octobre 2002,, des militants « déçus » du FLNC-Union des combattants s’étaient manifestés pour la première fois en revendiquant dans un « communiqué N°l » une série d’attentats perpétrés sur l’île à la veille du déplacement à Ajaccio et Bastia du ministre de l’Intérieur, venu assister aux Assises des libertés locales. Ce nouveau FLNC le troisième du nom, remplaçait vraisemblablement l’ALN (voir article  » le FLNC Union des Combattants réduit à sa plus simple expression)

Le Mardi (mercredi?) 22 Octobre 2002 : Le Comité anti-représsion (CAR), qui réunit les familles des militants incarcérés, avait estimé que le secrétaire d’Etat faisait l’impasse sur un regroupement à brève échéance des « patriotti ».
« Il est maintenant très clair que le gouvernement cherche à gagner du temps », déclarait Stella Castella, sa porte-parole. Elle ajoutait que le but à terme du CAR restait non pas un simple regroupement mais la libération de tous les « prisonniers politiques » dans le cadre d’une amnistie, mesure que le gouvernement a refusé d’envisager jusqu’ici. Les 16 attentats ou tentatives perpétrés dans l’île une semaine avant la visite de Nicolas Sarkozy ont donné du poids à cette revendication, qui, compte tenu du phénomène insulaire, est soutenue bien au-delà des rangs nationalistes.

Le Mercredi 23 Ocotbre 2002 : Les gendarmes de Haute-Corse ont découvert sur la route Impériale, sur les hauteurs de Bastia, un stock d’armes et de munitions. Ils ont trouvé dans une malle en métal un millier de cartouches, un fusil à pompe rouillé, des chargeurs d’arme de première catégorie, des couteaux de chasse, quelques mètres de cordeau détonant, un gilet pare-balles et un sac à dos. Le procureur de la République, Patrick Beau, a déclaré lors d’un point de presse « se garder de toute interprétation ». Les enquêteurs s’attachent désormais à retrouver la trace des propriétaires des pièces saisies. Cette découverte intervient à 48 heures de la visite de Nicolas Sarkozy qui doit présider, vendredi et samedi, les Assises des libertés locales.

Le Mercredi 23 Octobre 2002 : Les détenus corses purgeant une condamnation seront progressivement rapatriés en Corse « à partir des prochaines semaines », a annoncé mercredi le ministre de la Justice, Dominique Perben. Le garde des Sceaux a précisé sur Europe 1 qu’il se rendrait vendredi et samedi en Corse, en même temps que le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, pour étudier ce regroupement, dans l’attente de la construction d’une nouvelle prison à Ajaccio. L’annonce de Dominique Perben fait suite à un regain de tension dans l’île, où des nationalistes ont organisé la semaine dernière une série d’attentats pour obtenir un règlement rapide de la question des « patriotes » incarcérés. Prié de dire quand s’effectuerait le regroupement des détenus corses, Dominique Perben a répondu : « A partir des prochaines semaines, et progressivement en fonction de la durée de peine qui reste à courir et en fonction des conditions de sécurité. Une prison neuve sera construite à Ajaccio (Corse-du-Sud), a annoncé mercredi le ministre de la Justice Dominique Perben. « Nous avons l’intention de construire un prison neuve à Ajaccio qui comprendra à la fois un centre de détention et une maison d’arrêt », a déclaré le garde des Sceaux sur Europe 1. « Je me rendrai en Corse vendredi et samedi en même temps que Nicolas Sarkozy (ministre de l’Intérieur). Je veux y rencontrer les magistrats, les pénitentiaires et les élus locaux pour évoquer la situation en matière de prisons en particulier, et voir comment -avant la construction de prison d’Ajaccio- nous pourrons régler cette question » a-t-il ajouté. A propos du regroupement des détenus corses sur l’île, Dominique Perben a précisé qu’il se fera « à partir des prochaines semaines puis progressivement, en fonction de la durée de la peine qui reste à courir et en fonction des conditions de sécurité ».

Le 24 octobre. Une nouvelle entité, qui revendique aussi l’appellation FLNC, endosse une vingtaine d’attentats, dont ceux de la petite «nuit bleue» les 17 et 18 octobre.  Un groupe dissident, composé de militants issus du « FLNC-Union des combattants », a revendiqué jeudi au nom du « FLNC » une série d’attentats, survenus notamment lors d’une petite « nuit bleue » les 17 et 18 octobre. Dans un communiqué non authentifié transmis à une radio insulaire, présenté comme son « communiqué n°1 », ce groupe prend position avant la visite, vendredi et samedi, de trois ministres, dont ceux de l’Intérieur Nicolas Sarkozy et de la Justice Dominique Perben. Il affirme que celle-ci « est l’occasion pour l’Etat de démontrer sa réelle volonté de mettre en place les moyens de régler politiquement la question nationale corse ». Il précise n’avoir « aucun a priori négatif contre le nouveau gouvernement ». En préambule, ce groupe explique avoir été créé par « des militants issus de toutes les composantes » du FLNC-Union des combattants, dont il déplore « le vide politique et les dysfonctionnements internes ». Il déclare vouloir « retrouver le chemin de la lutte » en organisant « un mouvement clandestin véritable structure politico militaire ». De source proche de l’enquête, on considérait comme une piste sérieuse, mais « avec un maximum de prudence en raison de l’absence d’authentification », l’émergence d’un troisième groupe revendiquant le sigle emblématique FLNC (Front de Libération Nationale de la Corse). Il existe déjà le « FLNC-Union des Combattants », considéré comme proche de la mouvance indépendantiste publique, et le « FLNC dit des Anonymes », apparu à l’automne 2001. Ces dissensions s’illustrent par la publication, lundi, d’un communiqué authentifié du FLNC-Union des combattants reprenant ses principales revendications politiques. Si elle se confirmait, cette situation complexe rappellerait celle des années 90 lorsque plusieurs mouvements clandestins opéraient sous le sigle FLNC, soulignent des observateurs. Ces groupes semblent davantage diverger sur la méthode que sur l’idéologie affirmée, basée sur « la reconnaissance du peuple corse », « l’enseignement obligatoire de la langue corse » et l’obtention d' »un pouvoir législatif ». « L’Etat français nous a toujours montré que seul le rapport de force violent était susceptible de faire changer les choses », affirme le nouveau groupe, tout en précisant n’être pas « jusqu’au boutiste ». Ce nouveau groupe revendique des attentats commis en Haute-Corse et Corse-du-Sud, dont une quinzaine dans la nuit du 17 au 18 octobre: des agences bancaires, un ouvrage hydraulique, le garage d’une gendarmerie, des villas ainsi qu’un village de vacances du ministère de l’Intérieur le 19 octobre et un attentat le 12 septembre contre le véhicule de fonction du nouveau directeur général des services de la mairie d’Ajaccio. Ces actes ont été condamnés par la classe politique insulaire et par M. Sarkozy, qui les a qualifiés de « non événement

Le Jeudi 24 Octobre 2002 : Le tribunal administratif de Bastia a ordonné jeudi (24 octobre) l’expulsion des exploitants des deux derniers kiosques à sandwichs de la place St Nicolas. Les deux propriétaires ont décidé de faire appel de cette décision, mais celle ci n’est pas suspensive et la mairie peut donc faire procéder à la démolition des installations.

Le Jeudi 24 Octobre 2002 : Le Comité anti-répression, qui soutient les prisonniers nationalistes, a réaffirmé jeudi que Borgo « peut accueillir la totalité des détenus dans l’immédiat ».

Le Vendredi 25 Octobre 2002 : Arrivé vendredi en Corse pour participer deux jours durant aux assises régionales des libertés locales sur l’avenir institutionnel de l’Ile-de-Beauté, le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy a invité la population à faire un « saut collectif » et à tourner la page de la violence. Les Corses doivent abandonner leur « tradition insulaire souvent fascinée par la dramaturgie, la nostalgie et le pessimisme », a-t-il lancé, en préambule de la première table ronde (« développement économique et dialogue social »), à l’institut méditerranéen de formation de Borgo, près de Bastia.Il faut faire un « saut collectif » vers l’avenir, afin de sortir l’île de la « stagnation » économique. « Tout doit être mis en oeuvre pour que le développement économique et le dialogue social soient l’avenir de la Corse, et non pas la dérive vers la violence », a-t-il clamé. L’île a « bien évidemment besoin de paix et de sécurité ».Aux 300 élus et représentants de la société civile qui ont assisté à ce premier échange, Nicolas Sarkozy a également rappelé les projets du gouvernement en matière de décentralisation. Le projet de loi constitutionnelle, que les sénateurs doivent examiner à partir de mardi, permettra en effet aux collectivités locales d’exercer un certain nombre de compétences et de procéder à des expérimentations.A cet égard, le ministre a suggéré quelques pistes de réforme aux élus corses. Un groupe de travail sera ainsi lancé la semaine prochaine pour réfléchir aux difficultés liées à la sortie de la zone franche en fin d’année. Evoquant la revendication des indépendantistes sur la « corsisation » des emplois, il a souhaité que soient « développés les concours régionaux pour le recrutement des fonctionnaires ».M. Sarkozy -dont c’est la deuxième visite en Corse depuis juillet- a également indiqué qu’il poursuivait les négociations avec Bercy pour autoriser de nouveaux régimes dérogatoires sur la fiscalité du tabac en Corse et qu’il tentait d’obtenir de la Commission européenne des mesures de protection de la pêche locale et de la filière agricole.Le locataire de la place Beauvau s’est ensuite entretenu avec une centaine de militants de l’UMP à l’hôtel Poretta, à Bastia. Il a invité les membres insulaires de la majorité à montrer l’exemple, les encourageant à poursuivre leurs efforts pour conforter le développement de la région.Mais pas question, pour le « premier flic de France », de se laisser impressionner par les menaces nationalistes. Il a rendu visite aux gendarmes d’Aléria, victimes d’un attentat lors de la « nuit bleue » du 17 au 18 octobre. Questionné sur les menaces du nouveau groupe clandestin dissident « FLNC-Union des combattants », il a affirmé qu’il n’avait pas l’intention de se laisser impressionner par des « non-événements ».Revendiquant la quinzaine d’attentats commis sur l’île lors de la « nuit bleue », ce groupe avait averti le ministre dans un communiqué qu’il ne soutiendrait pas « les démarches politiciennes » et les « différents plans proposés jusqu’à ce jour par l’Etat ».Interrogé dans la matinée sur France-Inter, M. Sarkozy avait déjà martelé qu’il n’était « pas question » d’amnistier les prisonniers corses condamnés pour des attentats ou des crimes de sang. « Depuis six mois, le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin a mis en oeuvre des moyens considérables pour retrouver Yvan Colonna », a-t-il plaidé, ajoutant qu’il s’agissait pour lui d' »un objectif prioritaire ».Invité de dernière minute en Corse, le ministre de la Justice Dominique Perben a pour sa part visité dans l’après-midi la maison d’arrêt de Borgo. Il devait s’entretenir dans la soirée de la question épineuse du regroupement sur l’île des prisonniers déjà condamnés, avec les magistrats de Haute-Corse. En attendant la construction d’une prison neuve à Ajaccio, le gouvernement pourrait aménager un centre de détention dans la maison d’arrêt de Borgo.Mais ce n’est que samedi que le garde des Sceaux devait s’exprimer publiquement sur cette question, lors de la dernière table ronde sur les « évolutions institutionnelles de l’île », prévue à la salle des Congrès d’Ajaccio.

Le Vendredi 25 Octobre 2002 : Sondage du Parisien : Près d’un Français sur deux (46%) fait davantage confiance au gouvernement de Jean-Pierre Raffarin qu’à celui de Lionel Jospin pour améliorer la situation en Corse, selon un sondage CSA publié vendredi par « Le Parisien ».Ils sont en revanche 32% à faire « moins confiance » au gouvernement de droite qu’à son prédécesseur et 14% à ne lui manifester « ni plus ni moins confiance ».Une très grande majorité (84%) des personnes interrogées se disent opposées à une « amnistie des prisonniers corses condamnés dans les attentats ou des crimes de sang ». Seulement 11% sont favorables à cette amnistie. Sur « le regroupement dans les prisons des détenus corses impliqués dans des affaires de terrorisme », l’opinion est très partagée: 46% sont pour et 46% contre.Ce sondage a été réalisé par téléphone les 22 et 23 octobre auprès d’un échantillon représentatif de 1001 personnes âgées de 18 ans et plus, suivant la méthode des quotas

Le Vendredi 25 Octobre 2002 : Le ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, a assuré vendredi avant son départ pour la Corse qu’il « n’est pas question d’amnistie » pour les assassins de l’ex-préfet de Corse Claude Erignac, ni pour les crimes de sang. Interrogé sur France Inter sur la question de l’amnistie, « y compris pour les crimes de sang » comme le réclament certains nationalistes corses, M.Sarkozy a répondu: « Non, il n’en est pas question, ni aujourd’hui ni demain ». »Depuis six mois que je suis ministre de l’Intérieur, je reçois chaque mois Mme Erignac, la veuve du préfet assassiné, a dit M. Sarkozy. Je connais sa position, je connais son chagrin ». Aussi, « la question de l’amnistie (pour les crimes de sang), est une question qui ne peut pas se poser », a-t-il affirmé. Il a assuré que, depuis que le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin a été mis en place, « nous avons mis en oeuvre des moyens considérables » pour retrouver Yvan Colonna, l’assassin présumé du préfet Erignac, ce qui constitue « pour nous un objectif prioritaire, extrêmement important ».Selon lui, ses « prédécesseurs n’ont pas tout mis en oeuvre » pour traquer Yvan Colonna et « il y a quatre ans de retard dans l’enquête », a-t-il affirmé

Le Vendredi 25 Octobre 2002 : L’ancien ministre de l’Intérieur Jean-Pierre Chevènement a accusé le gouvernement Raffarin de faire preuve de « la même complaisance » que l’équipe Jospin sur le rapprochement des détenus corses avec leurs familles. « Une prison sur la Côte d’Azur aurait fait l’affaire », estime-t-il dans un entretien publié dans « Le Figaro » vendredi, deux jours après l’annonce par le ministre de la Justice Dominique Perben de la construction d’une prison neuve à Ajaccio (Corse-du-Sud). »Sur ce dossier, le gouvernement fait preuve de la même complaisance que le précédent », a critiqué Jean-Pierre Chevènement, alors que le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy est attendu vendredi en Corse pour débattre avec les élus locaux de l’avenir institutionnel de l’île.Dans le cadre de la décentralisation, « nous allons vers une loi flexible au gré des intérêts locaux. La spécificité corse, c’est-à-dire la violence, ne sera pas traitée par la construction d’une prison à Ajaccio », a fait valoir l’ancien ministre. »Ce que Nicolas Sarkozy offre à la Corse dès maintenant, c’est à la fois un statut particulier et la possibilité de déroger à la loi. C’est exactement ce que prévoyait le processus de Matignon », a-t-il affirmé. »Ce qui devait faire l’objet d’un référendum constitutionnel en 2004 est accordé dès cette année sans que le gouvernement ait obtenu quelque assurance que ce soit de la part d’une minorité violente qui n’a aucunement renoncé à ses objectifs et à ses méthodes », a-t-il poursuivi.Opposé au processus de Matignon parce qu’il accordait un pouvoir législatif et réglementaire aux élus corses, Jean-Pierre Chevènement avait démissionné du gouvernement de Lionel Jospin en août 2002. Daniel Vaillant lui avait succédé place Beauvau

Dans la Nuit du Vendredi 25 Octobre 2002 au Samedi 26 Octobre 2002 : Un attentat à l’explosif a endommagé une agence bancaire dans la nuit de vendredi à samedi à Ajaccio au moment où trois ministres du gouvernement Raffarin, dont Nicolas Sarkozy, effectuent une visite de 24 heures dans l’île. L’explosion s’est produite à 03h45 contre la façade d’une succursale de la Banque populaire, dans la périphérie de la ville. « Il s’agit vraisemblablement d’une forte charge mais seules les vitres des logements situés au-dessus de l’établissement ont été brisées. La devanture en revanche a été fortement endommagée ». Les ministres de l’Intérieur et de la Justice, Nicolas Sarkozy et Dominique Perben, devaient ouvrir en milieu de matinée une table ronde à Ajaccio dans le cadre de la réforme de la décentralisation.

Le Samedi 26 Octobre 2002 : Le garde des Sceaux Dominique Perben est arrivé samedi matin devant la maison d’arrêt d’Ajaccio (Corse-du-Sud). Il devait rencontrer les responsables de la prison et effectuer une brève inspection des lieux. Dominique Perben devait ensuite assister, en compagnie de son collègue de l’Intérieur Nicolas Sarkozy et de Patrick Devedjian, ministre délégué aux Libertés locales, à la table ronde organisée dans la salle des congrès d’Ajaccio, en présence de toute la  représentation de la classe politique insulaire, dans le cadre des Assises des libertés locales. Le garde des Sceaux Dominique Perben a confirmé samedi la décision du gouvernement de construire « le plus rapidement possible un établissement dans les environs d’Ajaccio susceptible d’accueillir les prévenus en attente de jugement et les condamnés d’origine corse ». Compte tenu du délai qu’imposera la réalisation de cet établissement -entre quatre et cinq ans-, le ministre de la Justice a précisé qu’il allait « très rapidement » prendre des mesures pour permettre aux prisonniers déjà condamnés d’être incarcérés, non plus dans les prisons du continent, mais dans les maisons d’arrêt de l’île déjà existantes « d’ici à la fin de l’année ». Dominique Perben établira la liste des travaux et des modifications des infrastructures pénitentiaires existantes pour accueillir très rapidement les détenus déjà condamnés en Corse. Le garde des Sceaux a précisé que « ces transfèrements seraient basés sur le volontariat et après étude au cas par cas de la situation de chaque prisonnier ».

Le Samedi 26 Octobre 2002 : Réactions de Sarkozy à l’attentat de la veille : Nicolas Sarkozy refuse de céder devant la violence en Corse : Le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, dont la venue à Ajaccio samedi a été précédée dans la nuit par un attentat contre une agence bancaire de la préfecture de Corse-du-Sud, a déclaré qu’il « continuerait de dialoguer au-delà de ceux qui ne veulent pas comprendre que la violence est une impasse ». « Je ne céderai à aucune provocation et le gouvernement continuera son travail, y compris sur les questions sensibles », a-t-il lancé en ouverture de la table ronde sur les évolutions institutionnelles de l’île de Beauté, ajoutant qu’il était là pour « donner à la Corse les moyens de se développer et demander à l’ensemble de sa population de construire plutôt que de détruire ». « Je me réjouis d’être ici aujourd’hui devant une assistance qui a eu le courage de toujours dialoguer et de s’exprimer à visage découvert. Quand on n’est pas d’accord, on fait face, c’est la démocratie », a poursuivi le ministre. « Je viens pour donner à la Corse les moyens de se développer, et demander à l’ensemble de sa population de construire plutôt que de détruire. (…) Aucun tabou, aucun faux-semblant n’est de mise et, après la nuit sereine qu’il m’a été donné de passer, je continuerai à venir en Corse dès l’année prochaine ». Et d’assurer que « ce n’est pas à Paris au cours de transactions soit secrètes, soit trop médiatisées, que va se décider l’avenir de la Corse ».

Le Samedi 26 Octobre 2002 : une cinquantaine de militants du Comité anti-répression (CAR) ont manifesté pacifiquement devant les grilles de la préfecture pour réclamer le rapprochement immédiat des détenus nationalistes, avant d’être évacués manu  militari par les forces de Répression Coloniale. Jean-Guy Talamoni et Paul Quastana, conseillers territoriaux du groupe Corsica Nazione, se sont dits satisfaits par les propos du garde des Sceaux.  « Le gouvernement confirme ce que nous avait promis Nicolas Sarkozy en juillet. Nous attendons avec attention la suite des événements. Si cela se confirme ce sera une avancée dont il faudra tenir compte », a estimé Jean-Guy Talamoni.  De leur côté, une cinquantaine de membres du Comité anti-répression (CAR) qui regroupe les familles de prisonniers ont manifesté dans l’après-midi devant la préfecture d’Ajaccio derrière des banderoles « Basta l’esiliu » (l’exil, ça suffit) et « liberta ». Ils ont été dispersés par les forces de l’ordre.

Le 26 Octobre 2002 : Suite de la Visite de Sarkozy à Aiacciu : Le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy n’a pas exclu samedi, lors de sa deuxième et dernière journée de visite dans l’île de Beauté, l’organisation d’un référendum pour trancher l’épineuse question de l’avenir institutionnel de la région. La création d’une collectivité unique au profit de la suppression des deux départements divise en effet toujours la classe politique insulaire. En outre, le garde des Sceaux, Dominique Perben, a annoncé le transfèrement prochain de prisonniers corses détenus sur le continent, sans même attendre la construction d’une nouvelle prison. « La Corse, ces vingt dernières années, a connu pas moins de trois statuts et la question de la réforme des institutions empoisonne », a déclaré Nicolas Sarkozy. « J’ai dit aux élus de choisir eux-mêmes ce que sera leur organisation et que le gouvernement suivrait leurs propositions à l’expresse condition qu’elles soient consensuelles ». En l’absence de consensus, le ministre de l’Intérieur s’est dit « prêt à utiliser une possibilité de la réforme constitutionnelle qu’a souhaitée Jean-Pierre Raffarin », à savoir le référendum.C’est donc autour de ce thème de l’évolution institutionnelle que se sont engagés samedi matin, dans la salle des congrès d’Ajaccio, les débats de la troisième et dernière table ronde organisée dans le cadre des Assises des libertés locales, auxquels assistaient également le ministre délégué aux Libertés Locales, Patrick Devedjian, et le ministre de la Justice, Dominique Perben.Martelant depuis la veille de son arrivée dans l’île avec l’ambition de « construire pour la Corse et pour les Corses », Nicolas Sarkozy a réaffirmé sa détermination d’y éradiquer la violence, en privilégiant notamment le dialogue.A ce titre, il a salué la très forte participation des Corses aux réunions organisées vendredi et samedi dans l’île: « 500 acteurs économiques et sociaux hier après-midi à Bastia, 600 acteurs culturels hier soir à Porto-Vecchio, 450 élus ce matin à Ajaccio… Autant dire que la démarche engagée depuis plus de cinq mois par le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin est constructive », s’est-il réjoui.Décidé à revenir dans moins de quatre mois en Corse, « pour prendre la température » et poursuivre le travail effectué pendant son séjour, le ministre de l’Intérieur a donc exhorté les élus rassemblés dans la salle des congrès « à prendre leurs responsabilités ».Interpellé sur le fait qu’il répondait finalement à un certain nombre de revendications nationalistes, telles que l’octroi d’un pouvoir législatif, le rapprochement des prisonniers corses, la « corsisation » des emplois et le lancement d’un référendum, Nicolas Sarkozy s’est défendu « d’agir sous la pression » des clandestins – qui, dans la nuit, avaient perpétré un attentat contre une agence de la Banque Populaire d’Ajaccio – invoquant que le contexte avait sensiblement changé. »Nous avons proposé que l’Assemblée de Corse revienne sur le débat de juillet 2000, formule un certain nombre de revendications et que cet ensemble d’orientations soit directement soumis au peuple corse par voie de référendum populaire », a indiqué pour sa part le leader de Corsica Nazione, Jean-Guy Talamoni, à l’issue de la table ronde.De son côté, Dominique Perben a annoncé dans les jardins de la préfecture de région que la maison d’arrêt de Borgo, près de Bastia, allait être réaménagée « dans les plus brefs délais » pour accueillir les prisonniers corses déjà condamnés. Le « transfèrement en Corse », qui s’effectuera « sur la base du volontariat et après un examen au cas par cas de la situation des prisonniers », qu’ils soient nationalistes ou de droit commun, devrait selon lui concerner une soixantaine de détenus.Parallèlement à cette mesure destinée à rapprocher de leurs familles les prisonniers corses et à favoriser leur réinsertion dans l’île, le garde des Sceaux a confirmé qu’une nouvelle prison serait construite dans les environs d’Ajaccio dans un délai de 4 à 5 ans.

Le 27 octobre. Attentat contre l’Agence bancaire du Crédit Lyonnais de Propriano.  Un attentat à l’explosif a visé dans la nuit de dimanche à lundi une succursale du Crédit Lyonnais à Propriano (Corse-du-Sud-). Peu après 20h30 dimanche, une charge de moyenne puissance a explosé devant l’entrée de l’agence. La façade a été fortement endommagée. Cet attentat n’a pas fait de blessé et n’a pas été revendiqué

Le Lundi 28 Octobre 2002 :  Emboîtant le pas au ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin n’a pas exclu lundi de consulter la population corse sur l’avenir institutionnel de l’île, si les élus insulaires ne parvenaient pas à un consensus. « Si vous avez des perspectives institutionnelles qui rassemblent, qui sont fortes pour permettre le développement, nous, Etat, nous sommes favorables à avancer avec vous et de ce point de vue là, le référendum pourra faire avancer les choses », a-t-il lancé aux Corses sur LCI. « On interrogera les Corses, puisqu’il s’agit du développement de la Corse, pour les Corses, mais toujours avec le vote du Parlement national, qui est celui qui devra autoriser ce référendum », a-t-il toutefois prévenu. Rassurant, Jean-Pierre Raffarin a mis en avant sa « vision positive » de la question corse. « Ce que nous voulons, c’est avoir une logique de confiance, et pas une logique d’accusation », a-t-il affirmé. « Il y a là une démarche qui est à la fois une démarche de liberté et en même temps une démarche républicaine ».

Le Lundi 28 Octobre 2002 : les nationalistes corses regroupés au sein de la coalition Indipendenza-Corsica Nazione ont salué, lundi 28 octobre, lors d’une conférence de presse, la « nouveauté » des propositions du « gouvernement français », tout en les jugeant « loin d’être suffisantes ». La coalition rappelle que la « libération de tous les prisonniers politiques », la « citoyenneté corse » et la maîtrise du patrimoine foncier figurent également parmi leurs revendications. « Nous sommes prêts à apporter notre contribution car il n’y a pas eu, pour l’heure, de reniement de la parole donnée », estime Jean-Guy Talamoni, président du groupe Corsica Nazione de l’Assemblée de Corse, qui fut le principal négociateur nationaliste des accords de Matignon. « Les avancées positives qui viennent d’être proposées par le gouvernement nous permettent d’espérer aller plus loin », poursuit-il dans une interview au Monde publiée lundi, en évoquant l’annonce du regroupement des condamnés corses à la maison d’arrêt de Borgo et une « régionalisation » des emplois de fonctionnaires en Corse. Concernant un référendum sur le statut territorial de l’île, Jean-Guy Talamoni estime qu’il « faut qu’il pose également la question du pouvoir législatif de l’Assemblée de Corse et de mesures concrètes en faveur de notre langue ». « Si ce n’est pas le cas, il faudra sans doute organiser plusieurs consultations, au risque de lasser les électeurs », ajoute-t-il. Lors de sa visite sur l’île la semaine dernière, le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy a indiqué que le gouvernement n’excluait pas la tenue d’un référendum local pour trancher la question d’une collectivité territoriale unique. « Aujourd’hui, nous considérons que les conditions sont réunies pour la poursuite du dialogue » avec le gouvernement, estime le nationaliste corse Jean-Guy Talamoni dans une interview au Monde publiée lundi. « Nous sommes prêts à apporter notre contribution car il n’y a pas eu, pour l’heure, de reniement de la parole donnée », ajoute le président du groupe Corsica Nazione de l’Assemblée de Corse, qui fut le principal négociateur nationaliste des accords de Matignon. « Les avancées positives qui viennent d’être proposées par le gouvernement nous permettent d’espérer aller plus loin », estime Jean-Guy Talamoni en évoquant l’annonce du regroupement des condamnés corses à la maison d’arrêt de Borgo et une « régionalisation » des emplois de fonctionnaires en Corse. Concernant un référendum sur le statut territorial de l’île, Jean-Guy Talamoni estime qu’il « faut qu’il pose également la question du pouvoir législatif de l’Assemblée de Corse et de mesures concrètes en faveur de notre langue ».  « Si ce n’est pas le cas, il faudra sans doute organiser plusieurs consultations, au risque de lasser les électeurs », ajoute-t-il. Lors de sa visite sur l’île la semaine dernière, le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy a indiqué que le gouvernement n’excluait pas la tenue d’un référendum local pour trancher la question d’une collectivité territoriale unique.

Le Mardi 29 octobre 2002 :  Jean-Pierre Raffarin a présenté devant le Sénat son texte de loi sur la décentralisation, qui vise à moderniser la France et à mettre la « République des proximités » à « l’écoute des citoyens ».  Le Premier ministre s’est donné « 150 jours » pour réussir sa réforme. « Le moment est venu de passer à l’acte II de la décentralisation (…) Que la République se partage et s’exprime dans les proximités », a-t-il lancé. Le texte examiné depuis mardi matin par le Sénat prévoit en effet que les collectivités territoriales pourront procéder à des expérimentations pour tester telle ou telle compétence, dérogeant de fait à la loi nationale. Et ce, pour une durée de cinq ans, au terme desquels le Parlement se prononcerait sur la poursuite de cette expérience, sa généralisation ou y mettrait un coup d’arrêt. Le projet de loi stipule également que le Parlement pourra autoriser l’organisation d’un référendum local portant sur l’avenir institutionnel d’une collectivité. Enfin, des collectivités à « statut particulier » pourront voir le jour. Ces mesures doivent toutefois être précisées en mars par une loi organique. Reste qu’elles semblent taillées sur mesure pour la Corse et s’inscrivent dans la lignée des accords de Matignon conclus en juillet 2000 par Lionel Jospin. Ceux-ci prévoyaient en effet une réforme constitutionnelle en 2004 pour permettre la tenue d’un référendum régional en Corse. La loi Corse du 22 janvier 2002 a également donné aux élus de l’île un pouvoir d’adaptation réglementaire (mais pas législatif, disposition censurée par le Conseil constitutionnel).

Le 30 octobre 2002 : L’organisation syndicale des transporteurs routiers Strada Corsa a décidé le 30 octobre après-midi de bloquer les 3 navires à quai sur le port d’Ajaccio : Le Napoléon Bonaparte ( SNCM ) Le Monte Cinto ( SNCM ) et le Mega Express ( Corsica Ferries). Plus de 1000 passagers dont des femmes et des enfants ont ainsi été pris en otage .  L’action engagée faisait suite à des manifestations similaires sur les ports de Propriano et de Bastia dans le cadre d’un mouvement de mécontentement des autocaristes insulaires qui dénoncent les tarifs préférentiels accordés par les compagnies maritimes aux transporteurs continentaux .  L’Office des transports de la Collectivité Territoriale de Corse compétent à en la matière avait pris en considération les revendications des protestataires. Cependant, l’accord de principe intervenu n’a pas empêché les protestataires de manifester de nouvelles exigences . Devant cet état de fait, et compte tenu de l’attitude irresponsable des manifestants qui n’ont pas accepté de libérer l’accès aux bateaux interdisant même toute manoeuvre de sécurité, la force publique a dû être employée .

Le Mercredi 30 Octobre 2002 : Le président du Front national reproche au ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy d’avoir qualifié de « non événement » les attentats commis avant, pendant et après sa visite en Corse le week-end dernier. « Il n’y a donc plus de préalable à l’arrêt des violences et les ministres se bousculent pour accorder tout ce qu’ils rejetaient avec horreur lorsqu’ils étaient dans l’opposition », écrit-il dans un communiqué. Jean-Marie Le Pen cite le transfert d’un pouvoir législatif et le référendum dans l’île permis par la future loi de décentralisation ainsi que la « corsisation des emplois » évoquée par Nicolas Sarkozy et l’aménagement de la prison de Borgo pour accueillir les condamnés corses. « Le gouvernement Raffarin va plus loin dans la capitulation et le reniement que ce que les socialistes avaient rêvé. Ils s’imaginent qu’ils vont régler les problèmes en lâchant tout ce que demandent les indépendantistes. Mais déjà ceux-ci réclament davantage », ajoute-t-il.  Lors de sa visite dans l’île, vendredi et samedi derniers, Nicolas Sarkozy a appelé les Corses à tourner la page de la violence et à saisir l’opportunité de la loi de décentralisation pour « construire l’avenir ».

Le 31 Octobre 2002 :  Les opérations de dégagement des accès aux navires ont débuté le 31 octobre à 00h30 pour s’achever à 04h30 sans incident notable .Elles ont pour l’essentiel consisté dans l’utilisation des véhicules lourds de la Gendarmerie pour déplacer les cars et les camions stationnés sur les rampes d’accès des ferries .  A signaler toutefois, l’interpellation d’un chauffeur de transport en commun participant à l’occupation qui a percuté une grille de l’enceinte du port . Le conducteur s’est révélé conduire sous l’empire d’un état alcoolique. Le 31 au matin, dès 07h30, le 3 navires ont pu embarquer les véhicules des passagers et appareiller .

Le 31 Octobre 2002 : Assassinat de Lillo Lauricella à CARACAS VENUZUELA.

Dans la Nuit du Jeudi 31 octobre 2002 au Vendredi 1er Novembre 2002 : Un homme dont l’identité n’a pas été révélée a été assassiné dans la nuit de jeudi à vendredi à son domicile à Ajaccio. Peu après 22h00, deux inconnus ont fait irruption dans l’appartement de la victime dans le quartier résidentiel du Belvédère sur les hauteurs de la ville. Les tireurs ont atteint leur victime de plusieurs balles dans la tête avant de prendre la fuite. Selon les enquêteurs, ce crime n’aurait aucune connotation politique

Novembre 2002

Le 1er novembre 2002 . Attentat contre une Villa  à Porticcio (Corse-du-Sud). Déjà atteinte en mai par FLNC.  Un attentat à l’explosif a fortement endommagé vendredi soir une résidence secondaire en construction à Agosta-plage sur la rive sud du golfe d’Ajaccio, sans faire de blessé, a-t-on appris auprès de la gendarmerie. Peu après 20h30, une charge de forte puissance et de nature pour l’heure indéterminée a provoqué d’importants dégâts dans cette villa inoccupée et dont la construction était sur le point de s’achever après un premier attentat commis au printemps dernier. Cette maison est située en bord de mer mais disposait d’un permis de construire en bonne et due forme. L’attentat n’a pas été revendiqué dans l’immédiat.

Dans la nuit du 2 au 3 novembre 2002 : Deux attentats à l’explosif ont été commis dans la nuit de samedi à dimanche contre une résidence secondaire et un magasin de fleurs à Coti-Chiavari et Ajaccio. Le premier attentat a visé la résidence secondaire inoccupée d’un Parisien, dont l’identité n’a pas été précisée, à une trentaine de kilomètres au sud d’Ajaccio. L’explosion d’une charge de très forte puissance, suivie d’un incendie, a totalement détruit la villa bâtie en pierre et en bois, située dans une zone relativement peu peuplée. A 3h50, un autre attentat a visé une boutique de fleurs située dans le quartier des Salines dans le sud d’Ajaccio. La charge de 100 grammes placée devant la vitrine a provoqué des dégâts qualifiés de légers. Ces deux attentats n’ont pas fait de blessés et n’ont pas été revendiqués dans l’immédiat. Le premier a été perpétré à minuit au lieu-dit La Castagna, commune de Coti Chiavari, sur la rive sud du golfe d’Ajaccio. Une villa appartenant à Michel Ville, demeurant à Paris, a été entièrement détruite par l’explosion d’une charge de forte puissance et l’incendie qui a suivi. Le second a eu lieu à 03h50 avenue docteur Noël Franchini, à Ajaccio, où la boutique d’un fleuriste a été sérieusement endommagée par une forte déflagration.

Le 3 Novembre 2002 : Mossa naziunale, un mouvement nationaliste corse, à voté sa dissolution à l’unanimité, dimanche 3 novembre. Ses quelque 200 militants ont annoncé leur fusion avec les modérés de l’ex-UPC-Scelta Nova dans le nouveau Partitu di a nazione corsa (PNC), mouvement qui prône l’autonomie de l’île.

Le Mardi 5 Novembre 2002 : Le FLNC-Union des Combattants a revendiqué mardi, dans un communiqué authentifié reçu par France-3 Corse à Ajaccio, une série d’attentats ayant visé ces dernières semaines des banques, des établissements touristiques, des villas et des commerces. Dans ce communiqué d’une page, sans commentaire, le mouvement clandestin armé endosse la responsabilité de dix-sept « actions » commises depuis la mi-septembre. Parmi elles, figure l’attentat qui a endommagé une agence de la Banque Populaire à Ajaccio dans la nuit du 25 au 26 octobre, lorsque le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy était en visite dans l’île. Cette revendication intervient dans un contexte complexe marqué par des divergences apparentes au sein de la mouvance clandestine, qui ont débouché sur l’émergence d’un groupe s’appropriant le sigle FLNC, créé par des dissidents de l’Union des Combattants. Ces derniers ont revendiqué, le 24 octobre, une série de dix-sept attentats et tentatives, commis notamment lors d’une petite « nuit bleue » les 17 et 18 octobre. Le FLNC-Union des Combattants s’était signalé la dernière fois le 21 octobre par un communiqué rappelant ses principales revendications politiques, notamment « l’obtention d’un pouvoir législatif ». Affirmant qu’il ne saurait « se contenter d’un simulacre qui serait fondé sur la nouvelle régionalisation de la France », il donnait dix-huit mois au gouvernement pour mettre en oeuvre les réformes qu’il réclame. Dans son communiqué, il classe en trois catégories les attentats revendiqués. Quatre « actions » contre des bars et des commerces entrent dans le cadre d’une « campagne anti-drogue ». Contre « la spéculation immobilière », les clandestins ont visé le Club Med de San Ambrogio, près de Calvi, la grue du chantier d’un hôtel Ibis à Bastia et des villas sur le golfe d’Ajaccio. Sept « actions » ont été menées « contre la politique des banques », avec notamment deux attentats à l’explosif contre la Société Générale à Bastia. Le mouvement revendique également un attentat contre le Crédit Agricole à Sagone (Corse-du-Sud), qui faisait pourtant partie du communiqué de revendication d’un groupe dissident le 24 octobre. Cette action a « déjà été revendiqué précipitamment par d’autres », souligne le FLNC-Union des Combattants. Au nom d’une « campagne anti-drogue », le mouvement revendique les quatre attentats récemment commis contre le « bar Novelty » de Bastia, la boucherie de la Place du Marché de Bastia, le bar « Le Gant d’Or » d’Ajaccio et le restaurant « La Kasba » d’Ajaccio. Au titre de la lutte contre la « spéculation immobilière », les soldats de l’ombre revendiquent par ailleurs six actions contre différentes villas de Porto-Vecchio et de Coti-Chiavari, contre le Club Med de San Ambrogiu, contre la grue installée sur le chantier de l’hôtel Ibis de Bastia, déjà visé dans le passé par le même mouvement, ou encore contre un architecte de Porto-Vecchio. Enfin, dans le cadre des actions menées « contre la politique des banques », le FLNC revendique six attentats contre des agences de la Société Générale (Lupino et Bastia), du Crédit Agricole (Sagone et Porticcio) et du Crédit Lyonnais (Propriano) et de la Banque Populaire, à Ajaccio, une action « déjà revendiquée précipitamment par d’autres », soulignent les auteurs du communiqué.

Le Mardi 5 Novembre 2002 : Des policiers du SRPJ d’Ajaccio se sont rendus, mardi 5 novembre, au ministère de l’intérieur, dans les locaux de la sous-direction des courses et jeux de la direction centrale des renseignements généraux (DCRG). Les enquêteurs ont consulté et se sont fait remettre des notes et des documents administratifs portant sur les dirigeants et le fonctionnement du casino d’Ajaccio (Corse-du-Sud). Ils agissaient dans le cadre d’une commission rogatoire délivrée par le juge David Launois, qui a succédé courant octobre au juge Jean-Michel Gentil. Ce dernier instruisait depuis août 2000 une information judiciaire pour  » blanchiment », ouverte à l’issue d’une enquête préliminaire de deux ans visant la gestion du casino d’Ajaccio

Le Mercredi 6 Novembre 2002 : L’agence « L’immobilière corse » de Saint-Florent (Haute-Corse) a été visée par un attentat, à l’explosif mercredi soir. Il était 23h2O, mercredi, lorsqu’une charge explosive, dont la nature et la quantité restent pour l’heure indéterminées, a endommagé la devanture d’une agence immobilière spécialisée dans les expertises et située dans le village de Saint-Florent. Un véhicule en stationnement devant l’agence a également subi des dégradations, mais l’explosion n’a fait aucun blessé. Cette action n’a été ni revendiquée, ni signée. L’enquête a été confiée à la brigade technique de la gendarmerie de Saint-Florent

Dans la nuit du mardi 12 au mercredi 13 novembre 2002, trois nationalistes corses porteurs de faux papiers et d’armes de poing étaient été interpellés dans le port de Marseille. Parmi eux figurait Edmond Melicucci, 33 ans, membre du FLNC Canal historique, qui faisait l’objet d’un mandat d’arrêt délivré par le juge antiterroriste Jean-Louis Bruguières en 1999.

Décembre 2002

Le 5 Décembre 2002 : Attentat commis le 5 décembre contre le siège de la société de BTP Vendasi à Furiani (Haute-Corse), l’une des plus importantes de Corse, l’entreprise qui ‘effectue des travaux sur une caserne de CRS de Furiani que le FLNC dit des ANONYMES avaient fait sauter en juillet dernier.. (Affaire FLNC des ANONYMES).

Le 6 Décembre 2002 : Attentat  perpétré le 6 décembre contre une villa à Saint-Florent (Haute-Corse). (Affaire FLNC des ANONYMES)

Le 9 Décembre 2002 : Vague d’interpellation contre les militants nationalistes du FLNC dit des ANONYMES. (Affaire FLNC des ANONYMES)

Le 19 décembre 2002: les pourvois en cassation formés par deux des huit accusés du commando ERIGNAC sont rejetés.

Le 29 Décembre 2002 : Resistenza Corsa », organisation clandestine apparue récemment, a revendiqué le 29 décembre, par téléphone, quatre attentats à l’explosif commis dans la région de Bastia et visant des maghrébins.(Affaire RESISTENZA CORSA)

Dans la Nuit du 30 décembre 2002 au 31 Décembre 2002 : Un attentat a été perpétré dans la nuit du 30 au 31 décembre contre un véhicule 4×4 garé dans le quartier de Lupino à Bastia. Le groupe RESISTENZA CORSA a déclaré agir « en représailles des agressions qui avaient visé plusieurs jeunes corses » et dénoncé « les violences urbaines qui se multiplient ainsi que la prolifération de la vente de drogue » (Affaire RESISTENZA CORSA)

Le 31 décembre 2002 : Une charge explosive de forte puissance a provoqué des dégâts importants sur une pelleteuse d’une société de travaux publics dans la nuit de mardi à mercredi à Bastia (Haute-Corse). Cet attentat, qui n’a pas été revendiqué, visait la société Vendasi, spécialisée dans les travaux publics et dont le siège a déjà été fortement endommagé par un attentat le 5 décembre dernier. Cette entreprise appartient au maire de Furiani, François Vendasi. L’attentat de la dernière nuit a fait également voler en éclats les vitres de la caserne des pompiers à proximité de laquelle l’engin était stationné. Plusieurs pompiers qui réveillonnaient dans le réfectoire ont été choqués par le souffle de l’explosion. Une charge de 300 grammes a pulvérisé vers 21h45 une pelleteuse qui se trouvait sur le chantier où est actuellement construite la nouvelle caserne, à proximité de l’actuel bâtiment. Les vitres ont volé en éclats. Dix pompiers de service pour le réveillon ont été choqués par le souffle. Souffrant de douleurs aux oreilles, ils ont été examinés au centre hospitalier puis ont pu rejoindre la caserne. (Affaire FLNC DES ANONYMES)

BILAN ANNEE 2002 : Le nombre des attentats par explosif et des tentatives a bondi de près de 60% en Corse en 2002, pour atteindre 250, mais l’île a connu quatre fois moins d’homicides, selon des statistiques publiées lundi en marge de la rentrée solennelle de la cour d’appel de Bastia. Huit meurtres ou assassinats, dont aucun ne présente de caractère politique, ont été commis en 2002, contre 31 l’année précédente. Sept de ces huit affaires ont été élucidées, s’est félicité le procureur général près la cour d’appel de Bastia, Patrick Lalande. 2001 avait été particulièrement meurtrier avec la mort du nationaliste François Santoni, suivie par une série d’assassinats au cours de violents guet-apens. 250 attentats à l’explosif, dont 49 tentatives, contre 149 en 2001, ont été perpétrés l’an dernier dans les deux départements de l’île, la Haute-Corse étant plus touchée que la Corse-du-Sud avec 188 actes. « Ces chiffres sont surréalistes, inconcevables », a qualifié M. Lalande, en s’élevant contre « l’insupportable banalisation » de cette violence. Parmi la centaine d’attentats revendiqués, 59 l’ont été par le FLNC-Union des Combattants, 6 par le FLNC des anonymes et 17 par un nouveau FLNC apparu à l’automne. « Certains de ces attentats bénéficient de la noble appellation de politique. Ils démontrent surtout de la part de leurs auteurs une incapacité à s’exprimer et à convaincre démocratiquement », a commenté Patrick Beau, le procureur de la République de Bastia. Parmi les cibles favorites des plastiqueurs, figurent la gendarmerie visée à 32 reprises, des bâtiments publics, des villas et, fait nouveau, des entreprises de travaux publics alors que se profilent les gros chantiers du Plan exceptionnel d’investissement prévu par la loi sur la Corse de janvier 2002. Au total, les attentats ont visé 223 biens privés. 2003 a commencé en Corse dans un calme relatif marqué par l’annonce de la « suspension des actions politico-militaires » par les trois différents FLNC et par l’interpellation, en décembre, de membres actifs présumés du FLNC des anonymes. Dans son discours, M. Lalande a indiqué que 93 des 250 affaires de 2002 étaient suivies par les magistrats anti-terroristes parisiens. Tout en notant que le dispositif était « pertinent » et « a fait ses preuves », il a jugé « indispensable » que les magistrats en Corse soient « au fait des grandes orientations des enquêtes et des instructions parisiennes (…) dans un souci constant de complémentarité et pour éviter les chevauchements, les doublons et les télescopages ».

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