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JANVIER 1996, 574 attentats politiques ou autres

Le 5 janvier 1996 : Un commando a attaqué en plein jour un camp de vacances de l’armée de l’air.

Le 6 janvier 1996 : Le journal Libération a fait état de négociations secrètes entre les autorités et les indépendantistes.

Le 6 janvier 1996 : Un attentat a détruit la porte de l’appartement du président du tribunal qui a dirigé le procès de Furiani.

Le 7 janvier 1996 : L’inspection académique de Bastia a été fortement endommagée vers six heures trente du matin par au moins dix kilos d’explosifs. L’attentat a été revendiqué par le FLNC-Canal historique

Dans la nuit du 10 au 11 janvier 1996: une conférence de presse nationaliste se tient à Tralonca, plus de 500 militants sont présent. Le FLNC Canal historique organise une conférence de presse à Tralonca, en mobilisant plusieurs centaines de militants. L’organisation annonce une trêve de trois mois reconductible, et présente ses revendications. Le lendemain, Jean-Louis Debré, ministre de l’intérieur, en visite à Ajaccio, répond point par point aux exigences du Front.

Le 16 janvier 1996 : Le Premier ministre Alain Juppé a reçu les parlementaires corses qui ont exprimé leur opposition à toute modification institutionnelle de l’île.

Fin janvier 1996 : Assemblée générale de A Cuncolta. François Santoni et Charles Pieri deviennent les secrétaires nationaux de la Cuncolta, Jean-Michel Rossi est élu rédacteur en chef du Ribombu

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Francois Santoni. AFP PHOTO OLIVIER LABAN-MATTEI
Jean-Michel Rossi, AFP PHOTO / FRANCOIS LICCIA

FEVRIER 1996

Le 6 février 1996  : le préfet Erignac est installé à Ajaccio

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Dans la nuit du 7 au 8 février 1996 : Deux attentats, dont l’un à Bastia, ont causé d’importants dégâts dans les locaux de l’Urssaf, quelques heures avant l’arrivée du ministre de la Justice Jacques Toubon.

Le 9 février 1996 : Visite du ministre de la Justice Jacques Toubon en Corse.

Le 16 février 1996 :  Jules Massa, militant de la Cuncolta Naziunalista, a été abattu à Ajaccio…MassaJules

AndreaniCharlyLe 18 février 1996 :Assassinat à Porto de Charles Andreani, militant ANC…

Le 19 février 1996 : Un marchand ambulant de pizza a été tué à la sortie d’Ajaccio dans la soirée de plusieurs balles de pistolets automatiques et de fusils à pompe par deux ou trois tireurs : affaire de banditisme ???. Les dirigeants du MPA ont démenti l’appartenance de la victime à leur organisation. Six militants du MPA ont été assassinés depuis un an dans la guerre fratricide opposant des fractions rivales.

Le 20 février 1996 : Le site des falaises de Bonifacio vient d’être classé par le ministre de l’Environnement

Février 1996 : Enterrement de Jules MassaMassaJules01

AndreaniCharly04Février 1996 : Enterrement de Charly Andreani

MARS 1996

Le 3 mars 1996 : Congrès du MPA à Ajaccio. Un groupe de militants fait scission et crée Corsica Viva.

Le samedi 8 mars 1996 : La maison du journaliste Guy Benhamou du quotidien Libération, spécialiste des affaires corses, a été mitraillé à Orsay (Essonne, près de Paris). (sous protection policière dès le dimanche 9 mars sur la demande de Debré)
Le 8 mars 1996 : Jean-Marie Gorovenko a été tué d’une balle dans la tête, dans la soirée, sur une route déserte, à dix kilomètres de Sartène, alors qu’il se trouvait au volant de sa voiture.
Le 9 mars 1996 : Des promeneurs ont découvert le corps du président du tribunal administratif, Jean-Pierre Dupouy, sur la plage de l’Arinella, près de Bastia. Selon les enquêteurs, il est mort étouffé la tête dans le sable. Il porte des traces de coups et de strangulation.

Le 11 (??) mars 1996 : La presse divulgue le procès verbal de François Santoni du 29 février 1996 où il accuse des nationalistes du mpa et de l’anc d’avoir tué Jules Massa.

Le 12 mars 1996 : Alain Orsoni, secrétaire générale du MPA dénonce le « deal » entre le gouvernent Français et le FLNC canal Historique

Le 12 mars 1996 : Jean louis Debré intervient à l’Assemblée Nationale pour réagir sur les accusations à l’encontre de sa personne et de son gouvernement sur les tractations avec les nationalistes et le manque de réactivité de la répression…

Le 13 ou JEUDI 14 MARS 1996 : Des militants de l’A.N.C ont voulu rendre visite à YVES MANUNTA à l’hôpital à AIACCIU, ils se sont heurtés aux quelques 200 C.R.S. (source A.N.C) Bilan : 5 interpellations dont PETRU POGGIOLI et deux journalistes de France 3 Corse ont été matraqué par les forces de répression malgré leur carte de presse.

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Mi Mars (13?) 1996 : François Santoni et Charles Pieri à travers A Cuncolta Naziunalista condamnent l’attentat contre Guy Benhamou, journaliste de Libération. A Cuncolta Naziunalista estime que cet attentat n’a d’objectif que de cibler le mouvement.

Le 22 MARS 1996 : Tentative d’attentat contre la C.C.I. de Corse du Sud à AIACCIU dans la nuit de VENDREDI à SAMEDI. Deux des trois plastiqueurs, JOSEPH SANTONI 44 anset JEAN LAURENT LECA 23 ans beau fils de Jules Massa abbatu en Février dernier, tous deux militants de A CUNCOLTA NAZIUNALISTA ont été interpellés en flagrant délit et le troisième a pris le maquis. Son nom circule sur les tracts, ils avaient l’intention de faire sauter une voiture piégée de 100 à 150 kilos d’explosifs devant la C.C.I. de GILBERT CASANOVA, militant M.P.A et président de la C.C.I. PIERRE CONFAIX réussi à s’échapper.

Le 24 MARS 1996 : Transfert de JEAN LAURENT LECA (25 ans) et JOSEPH SANTONI (43 ans) à PARIS.

Le 27 mars 1996 : Le Premier ministre Juppé a décidé de faire de l’ensemble de la Corse une zone franche.

Le 30 mars 1996 : L’ANC organise une manifestation à Aiacciu « Non à la loi de la Terreur » après les derniers assassinats politiques

ManifANC-AntiViolence

Le 30 mars 1996 : Après un match de football à Hyères, le président (Dominique Rutily membre supposé du noyau dur de la Brise de mer,) et le parrain (Rolland Courbis) du club de Calvi ont été victimes d’une embuscade : le premier a été tué et le second blessé. Les enquêteurs privilégient la thèse du règlement de comptes dans le milieu corse.

AVRIL 1996

Le 1er avril 1996 : Les policiers du Raid ont interpellé deux nationalistes lourdement armés, dans la soirée à Ajaccio.
Dans la nuit du 1er au 2 avril 1996 : Cinq attentats dans l’ile : quatre devant des gendarmeries à Belgodere, Penta di Casinca, Aléria et Porto- Vecchio. Le cinquième, de plus forte puissance, a complètement rasé un hôtel de Lecci de Porto-Vecchio, la Canarella, dont le propriétaire ne semble pourtant pas connu pour ses activités politiques.
Le 2 avril 1996 : Dans l’après-midi, la sureté urbaine de Bastia a découvert une impressionnante quantité d’armes dans un appartement du quartier populaire de Lupina, peu après un hold-up dans une caisse d’épargne.
Le 2 AVRIL 1996 : Au Tribunal correctionnel d’AIACCIU, le verdict est tombé pour ERIC PAOLACCI (23 ans), CEDRIC MAMBERTI (23 ans également) et DOMINIQUE SUSINI (22 ans). Les deux derniers se sont présentés comme militants du M.P.A, le premier étant le chauffeur infortuné de la soirée. Deux ans fermes pour port d’arme.
Le 5 AVRIL 1996 : Descente policière dans le milieu nationaliste à FIGARI, FELIX MARCELLESI, militant A.N.C, a vue sa ferme encerclé par le G.I.G.N, interpellé dans le cadre de l’AFFAIRE CHARLES ANDREANI et sur coup de fil anonyme (source A.N.C).
Le 8 avril 1996 : Le MPA d’Alain Orsini demande un statut d’autonomie pour la Corse et rejette les notions d’indépendantisme et de séparatisme.
Le 8 Avril 1996 : FRONTE RIBELLU a revendiqué les derniers attentats contre quatre gendarmeries.
Le 12 avril 1996 : Le FLNC-Canal historique a décidé de prolonger six mois la trêve qu’il avait annoncé le 12 janvier.
Le 14 avril 1996 : Les locaux du Grand Orient de France ont été complètement détruits, au coeur de la citadelle de Bastia, par un incendie criminel.

jean luc orsoniLe 16 AVRIL 1996 : Suite à une interpellation du R.A.I.D, deux morts et deux blessés. JEAN LUC ORSONI et CHARLES SANTONI sont respectivement tué et blessé. Dans la fusillade, CANTO RENE est tué et GARCIA LOUIS est blessé, tout les deux sont membres du R.A.I.D.

Article du ribombu pour démontrer la thèse de la bavure :

JeanLucOrsoni-CarluSantoniCarluSantoni-JeanLucOrsoni

Le 17 Avril 1996 : La Cuncolta a démenti que les deux auteurs de la fusillade appartenaient au mouvement.
Le 24 AVRIL 1996 : SANTU PIERI, agriculteur de GHISUNACCIA, militant syndicaliste est incarcéré parce que son numéro de téléphone figurait dans l’agenda d’une personne sur Nice ayant eut maille à partir avec la justice pour une affaire d’escroquerie à l’assurance. Les gendarmes de GRASSE venus spécialement pour lui, auraient dit lors de son arrestation  » on sait que tu n’es pas dans le coup!  » un comité de soutien s’est crée par la suite : COMITE DES AGRICULTEURS DE LA PLAINE ORIENTALE.
Le 24 AVRIL 1996 : Maître CAMILLE ROMANI avocat de CHARLES SANTONI, militant CUNCOLTA, blessés lors de la fusillade avec le R.A.I.D à AIACCIU porte plainte.

Archives vidéos de la LLN : FR3 : LINGUA CORSA, manifestazione in Aiacciu 1996

MAI 1996

AFP PHOTO FRANCOIS LICCIA

En MAI 1996 : arrestation dans la Rafle de BALAGNA de JEAN DO ALLEGRINI.

Archives Vidéo : 1996 Scission au sein de la Clandestinité FLNC HABITUEL tient une conférence de presse dans la nuit du 4 au 5 mai pour annoncer une prochaine auto dissolution et le lendemain matin un FLNC (dit du 5 mai 96) fait son apparition (FRANCE 3 Corse)

Dans la nuit du 4 mai au 5 mai 1996 : Le FLNC CANAL HABITUEL tient une conférence de presse où il annonce sa prochaine propable auto dissolution et donc l’abandon du terrain de la Lutte Armée

Le 5 mai 1996 : Le FLNC du 5 mai 1996 est crée. Il tient une conférence de presse sans arme dans le maquis au lendemain de la conférence de presse du FLNC CANAL HABITUEL pour annoncer sa création et son intention d’occuper le terrain de la lutte armée

Le 13 mai 1996 : Dans la matinée, deux militants de la Cuncolta ont été interpellés dans le cadre d’une enquête sur un trafic d’armes et de stupéfiants.

Le 13 Mai 1996 : Le FLNC-Canal Historique a lancé, dans la soirée, un ultimatum car il n’apprécie guère les interpellations de certains de ses militants : « les militants doivent riposter par les armes à toute tentative d’arrestation ».Dans la nuit du 13 au 14 mai 19

96 : Peu après une heure, un inconnu a escaladé la grille d’enceinte du palais de justice d’Ajaccio pour y déposer cinq kilos d’explosifs. Mais la mise à feu n’a pas fonctionné, alors la façade du bâtiment a été criblé de balles. Quelques minutes plus tard, les façades des brigades de gendarmerie de Peri (au sud d’Ajaccio) et de Porto-Vecchio ont aussi été mitraillées.

Le 14 MAI 1996 : Arrestation de nationalistes proche d’A CUNCOLTA NAZIUNALISTA en BALAGNA, JEAN,DOMINIQUE ALLEGRINI et une autre personne. tout deux militant d’A CUNCOLTA NAZIUNALISTA,

Dans la nuit du 14 au 15 mai 1996 : Deux gendarmeries et le poste central des douanes d’Ajaccio ont été la cible d’attentats.

Dans la nuit du 15 au 16 mai 1996 : Attentat contre les locaux de la Mutuelle de la Police à Bastia.
Le 16 mai 1996 : Les deux militants de la Cuncolta arrêtés le 13 mai ont été mis en examen mais remis en liberté.
Dans la nuit du 16 au 17 mai 1996 : Vers 23h20, l’immeuble abritant le groupement de gendarmerie de la Haute-Corse à Bastia a été mitraillé par des inconnus. Un appelé a échappé de justesse à l’un des projectiles.
Le 17 mai 1996 : A Bastia, dans la matinée, un coup de feu a été tiré sur la guérite du policier en faction devant la préfecture. Il n’a pas été touché.
Le 21 mai 1996 : Quatre charges explosives d’environ un kilo chacune ont été découvertes sous des engins de chantier stationnés près de l’aéroport de Bastia. Le système de mise à feu n’a pas fonctionné.
Le 22 mai 1996 : Une nouvelle gendarmerie a été mitraillée.
Le 28 mai 1996 : Sécurité et développement économique, telle est « la double priorité » affirmée à l’Assemblée nationale par M. Juppé au cours du débat sur la Corse voulu par le gouvernement. « La Corse, c’est la France » a-t-il déclaré.

JUIN 1996

Le 7 juin 1996 : Le FLNC-Canal historique a décidé de prolonger jusqu’en octobre la trêve annoncée en janvier. Le FLNC ne parle plus d’ultimatum.

Le 9 juin 1996 : les femmes corses manifestent à Bastia, contre la violence.
Le 18 juin 1996 : Horace Rossi, conseiller municipal de Sartène et membre de la Cuncolta, a été mis en examen pour « complicité d’assassinat, vol aggravé, participation à une association de malfaiteurs » et écroué à Ajaccio. Il est soupçonné d’être l’instigateur du vol d’un voiture utilisée deux heures plus tard pour un meurtre. Quatre personnes, dont trois militants de la Cuncolta, ont déjà été arrêtés.

Le 25 JUIN 1996 : A CUNCOLTA NAZIUNALISTA manifeste devant le palais de justice pour demander des mises en liberté de 4 militants de A CUNCOLTA NAZIUNALISTA interpellé à leur domicile à la suite d’une banale dispute familiale en possession de cartouches de 9 mm et de cordons détonants.

Le 29 juin 1996 : Un millier de personnes ont manifesté à Bastia pour réclamer un statut fiscal dérogatoire en Corse. La manifestation était principalement soutenue par la Cuncolta, une partie de la droite et diverses organisations professionnelles.

JUILLET 1996

Petrucciu-Petru-Lorenzi-FLNCLe 1er juillet 1996 : Attentat à la voiture piégée sur le vieux port de Bastia. Pierre Louis « Petrucciu » Lorenzi, responsable de la Cuncolta, est tué. Charles Pieri, secrétaire national de la Cuncolta pour la Haute-Corse, est grièvement blessé. Dumè RENUCCI, est lui aussi blessé ainsi que de nombreux passants. A Cuncolta suspend toute activité publique pour raisons de sécurité.

Petrucciu009Le 3 juillet 1996 : Le militant nationaliste Pierre-Louis Lorenzi a été inhumé. une vingtaine d’hommes encagoulés du FLNC ont surgi à la fin de l’inhumation. Trois d’entre eux qui étaient armés ont tiré en l’air des salves avec leurs armes de poing.

Le 11 juillet 1996 : Le ministre de l’Intérieur, Jean-Louis Debré, a effectué une visite imprévue et discrète au SRPJ d’Ajaccio.
Le 12 juillet 1996 : Depuis quelques jours en Corse, magistrats et policiers s’emploient à démontrer que la fermeté annoncée par le gouvernement entre dans les faits. Ainsi, un militant de l’ANC et un autre du MPA, arrêtés en avril en possession d’armes, ont été condamnés à douze et quatorze ans de prison ferme par le tribunal d’Ajaccio. Les hommes du Raid, eux, ont interpellé à Ajaccio deux autres nationalistes, dont un membre en vue de la Cuncolta qui était fortement armé.
Le 12 JUILLET 1996 : Interpellation de THIERRY GONZALES, 27 ans, militant proche de A CUNCOLTA NAZIUNALISTA, employé de AIACCIU SECURITA par le R.A.I.D devant la clinique COMITI à AIACCIU. En compagnie de la femme de GALLO, il a été interpellé par des hommes du raid, qui lui ont braqué le flingue sur la tête.
Le 16 JUILLET 1996 : THIERRY GONZALEZ, sympathisant de A CUNCOLTA NAZIUNALISTA est mis en examen et écroué
du 17 au 18 juillet 1996 : Visite officielle du Premier ministre Alain Juppé en Corse.
Dans la nuit du 21 au 22 juillet 1996 : Une bombe a fait exploser la porte du bâtiment des Affaires maritimes de Propriano, inoccupé depuis le 31 décembre 1995, à la suite d’un précédent attentat.
En JUILLET 1996 : Suite attentat gendarmerie de SERRA, convocation de LIONEL LUCCHINI, membre du comité de soutien à JEAN CLAUDE RIBEDDU LUCCHINI

AOUT 1996

Dans la nuit du 31 juillet au 1er août 1996 : Un incendie, sûrement accidentel, a détruit l’aile est du palais de justice de Bastia
Le 3 AOUT 1996 : JEAN JACQUES COMITI écroué volontairement. (AFFAIRE CAPO-DI-FENO).
Le 3 AOUT 1996 : Tentative d’attentat contre la gendarmerie d’AIACCIU, vers 23h55, deux individus ont posé une bouteille de gaz devant la caserne BACCIOCCHI. Dérangés au moment des faits, les deux poseurs de bombe ont du s’enfuir. Les témoins de cet tentative ont donné leur signalement et le numéro de la plaque d’immatriculation
Le 4 AOUT 1996 : Arrestation des deux jeunes de 19 et 20 ans qui ont posé une bouteille de gaz devant la gendarmerie BACCIOCCHI d’AIACCIU.
Le 5 AOUT 1996 : AFFAIRE CAPO-DI-FENO : Soutien de CORSICA NAZIONE et I VERDI CORSI à JEAN JACQUES COMITI, qui s’est livré à la justice pour l’affaire du littoral.
Le 5 AOUT 1996 : Le préfet de région, CLAUDE ERIGNAC, s’est livré à un large tour d’horizon de la situation Corse. Volonté d’exercer des contrôles permanents en matière de recherche d’armes, de travail clandestin et contrôle pour la tranquillité des vacances.
Le 6 AOUT 1996 : AFFAIRE CAPO-DI-FENO, JEAN JACQUES COMITI a été condamné à deux mois de prison avec sursis. Condamné pour avoir proféré des menaces à l’encontre d’un inspecteur de la D.D.E, M. CALS, menaces proféré toujours en présence de tiers : devant le secrétaire générale de la préfecture ou un commissaire de police. Tout démarre d’un jugement rendu au mois de MAI 1996 par la cour d’appel de Bastia, réintégrant dans  » leur droits ancestraux  » les consorts VALLE propriétaires du terrain surplombant la grève et interdisant du même coup à JEAN JACQUES COMITI l’exploitation de sa paillote. Après 16 ans de procédure. Alors que le domaine public maritime n’est toujours pas délimité.
Le 9 AOUT 1996 : Nouvelle action du collectif des maraîchers et de l’association des producteurs de fruits et légumes sur le port de BASTIA. Mais le ton est monté, et le directeur des services vétérinaires a été précipité dans le port de BASTIA. PATRICK PICARD a été jeté à l’eau, ensuite les manifestants se sont dirigés vers  » CORS’PRIM  » ou les cageots ont volés dans tout les sens, mais les hommes de la sûreté urbaine sont intervenus pour interpeller quatre manifestants. Trois ont été relâchés et JEAN CHRISTOPHE ALBERTINI, 27 ans, membre du SINDICATU DI I CAMPAGNOLI CORSI. La F.T.I apporte son soutien à JEAN CHRISTOPHE ALBERTINI. CHRISTIAN SANTINI, président du collectif des maraîchers a mis à sac des cageots de CORS’PRIM appartenant à PHILIPPE GRANIER. Lui aussi a été interpellé.

Le 12 AOUT 1996 : JEAN CHRISTOPHE ALBERTINI, membre d’I CAMPAGNOLI CORSI, passe au tribunal pour les incidents de VENDREDI sur le port de BASTIA. Le verdict tombe après des débats renvoyant chacun à ses responsabilités des faits, 8 jours e prison pour JEAN CHRISTOPHE ALBERTINI défendu par JEAN GUY TALAMONI. La partie civile demandant 1 franc symbolique de dédommagement, par contre le ministère public demandait lui, au six mois d’emprisonnement ferme. CORS’ECONOMIA, G.I.E, A.D.P.V.B, CORSICA NAZIONE, F.T.I, U SINDICATU CORSU DI A FURESTA et l’A.I.C (ASSOCIU DI I CUSOMMATORI) apportent leur soutien à JEAN CHRISTOPHE ALBERTINI et aux agriculteurs.
Le 12 août 1996 : Une charge de forte puissance a entièrement détruit la grange d’un éleveur, située à Ucciani, à vingt kilomètres au nord d’Ajaccio.
Le 14 août 1996 : Vers quatre heures, une bombe a explosé devant le palais de justice d’Ajaccio faisant voler en éclats toutes les vitres du quartier et détruisant deux voitures en stationnement.
Dans la nuit du 15 au 16 août 1996 : La villa Pietri, propriété du conseil général a été gravement endommagée par un attentat.
Dans la nuit du 16 au 17 août 1996 : Vers trois heures du matin, la façade du palais de justice de Bastia a été mitraillée.
Le 18 août 1996 : Une charge explosive a été lancée dans la cour de l’Assemblée de Corse à Ajaccio, vers deux heures du matin, touchant les locaux du service informatique.
Le 18 AOUT 1996 : L’A.N.C et GHJUVENTU PAOLINA apportent leur soutien à JEAN CHRISTOPHE BENEDETTI et CHRISTOPHE GARELLI, militants de GHJUVENTU PAOLINA, en prévision de leur procès le 3 SEPTEMBRE 1996.
Le 21 août 1996 : François Santoni, secrétaire général d’A Cuncolta, a vivement attaqué le Premier ministre Alain Juppé dans un éditorial de l’hebdomadaire U Ribombu
Le 27 AOUT 1996 : Conférence de presse de GHJUVENTU PAOLINA dans les locaux du S.T.C à AIACCIU. La GHJUVENTU PAOLINA fait le point sur le procès de JEAN CHRISTOPHE BENEDETTI et CHRISTOPHE GARELLI qui aura lieu le 3 SEPTEMBRE à AIACCIU.
Dans la nuit du 27 au 28 août 1996 : Trois nouveaux attentats ont été commis, faisant pour le premier un blessé. Ils ont visé une perception en Haute-Corse (90 kilomètres au sud de Bastia), un magasin d’art publicitaire en Corse-du-Sud, à Porto-Vecchio, et la voiture de fonction du procureur d’Ajaccio, Jean-Jacques Bosc. Cette nouvelle série criminelle porte à 23 le nombre d’attentats perpétrés dans l’île depuis le 14 août.
Le 28 AOUT 1996 : L’U.P.C apporte son soutien aux deux militants de la GHJUVENTU PAOLINA.
Le 29 AOUT 1996 : Interpellations de militants nationalistes par le S.R.P.J à AIACCIU. Suite à l’attentat manqué contre le C.N.F.P.T, six militants ont été interpellé. Le nitram aurait parlé, ou bien c’est le fait que les patrouilles auraient repérés un véhicule suspect dans les alentours du C.N.F.P.T et identifié son propriétaire. Ces arrestation interviennent alors que les journaux nationaux ont annoncé un durcissement de l’action policière dans l’île. Les enquêteurs pensent avoir arrêté le ou les auteurs de l’attentat du C.N.F.P.T et du même coup de l’attentat de la D.D.A commis un peu plus tôt. Au domicile des interpellés ont été découverts des armes, des munitions, des bâtons détonants, des cagoules et des combinaisons. Il se pourrait qu’ils appartiennent au F.L.N.C canal HISTORIQUE, mais pour le moment rien ne le laisse penser. Il se peut aussi que les forces de répression aient ratisser large et que certains des militants sortiraient très vite.
Le 29 AOUT 1996 : CORSICA VIVA apporte son soutien aux militants de GHJUVENTU PAOLINA, qui passent en procès le 3 SEPTEMBRE 1996. (Rappel JEAN FELIX ACQUAVIVA ex militant de la GHJUVENTU PAOLINA est militant de CORSICA VIVA)
Dans la nuit du 29 au 30 août 1996 : Un attentat a fortement endommagé la perception d’Aleria.
Le 30 août 1996 : Le Premier ministre Alain Juppé a invité pour une consultation générale le 4 septembre les élus de Corse (députés, sénateurs, députés européens).
Le 30 aout 1996 : Un nouvel attentat a été commis en Haute-Corse. La charge explosive de faible quantité visait la perception de Borgo.
Le 30 AOUT 1996 : Le M.P.A apporte son soutien aux étudiants de la GHJUVENTU PAOLINA qui comparaissent devant le tribunal le 2 SEPTEMBRE 1996.
Le SAMEDI 31 AOUT 1996 : Sept personnes toujours en garde à vue à AIACCIU.

Archive vidéo de la LLN : Interview Dumè Bianchi MPA 1996 FR3 Corse : Partie 02 (Autodétermination, autonomie, démilitarisation de l’espace publique, proposition alliance avec les Corsistes, troisième voie, participation exercice du pouvoir avec des élus non nationalistes)

Archive vidéo de la LLN : Interview Dumè Bianchi MPA 1996 FR3 Corse : Partie 01 (Création de Corsica Viva, tension entre nationalistes, analyse de la situation politique, propositions politiques)

SEPTEMBRE 1996

Le 1er septembre 1996 : Sept nationalistes proche de A CUNCOLTA NAZIUNALISTA et du F.L.N.C canal HISTORIQUE sont toujours en garde à vue.
Le 1er septembre 1996 : Une charge de 200 grammes d’explosifs a été découverte à Ajaccio devant un local ayant servi de permanence à diverses personnalités politiques. L’engin a pu être désamorcé.
Le 2 SEPTEMBRE 1996 : Six des sept nationalistes en garde à vue ont été présenté au parquet de PARIS. TOUSSAINT ANDARELLI, PIERRE CONFAIX, DIDIER MARTINETTI, HENRY ORDIONI, GUY POGGI et ANTOINE SALASCA ont été déporté en France. Une des armes retrouvées dans la salle de sport de TOUSSAINT ANDARELLI a été volé dans une armurerie le 13 MARS 1996.
Le 3 SEPTEMBRE 1996 : JEAN CHRISTOPHE BENEDETTI et CHRISTOPHE GARELLI, militants de GHJUVENTU PAOLINA, comparaissent devant le tribunal d’AIACCIU, suite aux incidents avec les forces de l’ordre en DECEMBRE 95. Incidents faisant suite aux événements occasionnés par la mobilisation de la communauté universitaire). Le tribunal tranche pour un an de prison avec sursis. Soutien du S.T.I aux étudiants de la GHJUVENTU PAOLINA.
Le 3 SEPTEMBRE 1996 : DIDIER MARTINETTI, 27 ans, HENRI ORDIONI, GUY POGGI, et ANTOINE SALASCA ont été mis en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, destruction de biens immobiliers et mobiliers par substances explosives, détention illégale d’armes et de munitions. Ils ont été placés sous mandats de dépôts. TOUSSAINT ANDARELLI, 36 ans, et PIERRE CONFAIX, 34 ans, sont été mis en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, destruction de biens immobiliers et mobiliers par substances explosives, détention illégale d’armes et de munitions association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, détention illégale d’armes et de munitions. ANTOINE SALASCA et DIDIER MARTINETTI sont présentés comme des militants du F.L.N.C canal HISTORIQUE. Et les quatre autres comme proche de A CUNCOLTA NAZIUNALISTA.
Le 4 SEPTEMBRE 1996 : Suite des arrestations des militants proches de A CUNCOLTA NAZIUNALISTA, le cas de TOUSSAINT ANDARELLI pourrait être vu à la baisse, en effet il n’a été retrouvé qu’un fusil à pompe et un pistolet qui n’avaient pas d’histoire. Et aucune implication dans les attentats commis depuis le 14 AOUT 1996 ne peuvent lui être imputés.
Le 4 SEPTEMBRE 1996 : L’A.N.C et les militants de la GHJUVENTU PAOLINA déclarent que la justice a voulu faire un exemple lors du procès des deux étudiants.
Le 6 SEPTEMBRE 1996 : La GHJUVENTU PAOLINA remercie les quelques trois cents sympathisants qui ont fait le déplacement au procès des deux étudiants corses.
Le 7 septembre 1996 : Un des deux corses, remis en liberté la veille, Stéphane Pierantoni, a été à nouveau interpellé en raison d’un nouveau mandat d’amener d’un juge antiterroriste parisien. Présenté comme un ancien du MPA, il avait été arrêté dans le cadre de l’enquête sur la voiture piégée de Bastia, le 1er juillet, qui avait tué un dirigeant de la Cuncolta.
Le 8 SEPTEMBRE 1996 : Le M.P.A dénonce le procès des deux militants de la GHJUVENTU PAOLINA.
Dans la nuit du 8 au 9 septembre 1996 : Trois attentats à l’explosif se sont produits. L’un visait la gendarmerie de Sainte-Marie-Sicché (Corse du Sud), le second un central téléphonique de Porticcio (près d’Ajaccio)
Dans la nuit du 9 au 10 septembre 1996 : Rose-May Spazzola, doyen des juges de Bastia, a été la cible d’un attentat qui a complètement détruit sa voiture personnelle. Elle est accusée d’être responsable de la mise en liberté de Stéphane Pierantoni.
Le 29 septembre 1996 : Deux hommes soupçonnés d’être impliqués dans des attentats contre deux bureaux de poste en Corse du Sud ont été mis en examen par un juge d’instruction parisien et écroué. L’un d’entre eux serait lié à la Cuncolta.
Le 29 septembre 1996 : Le FLNC-Canal Historique a perpétré un attentat contre la Cour d’appel d’Aix-en-Provence.

OCTOBRE 1996

Le 3 OCTOBRE 1996 : Le juge a confirmé le mandat de dépôts de JEAN PAUL PAOLI (22 ans) et de LANBERT CINOTTI (20 ans) dans le cadre des attentats contres des bureaux de postes à CARGHJESE.
Dans la nuit du 3 au 4 octobre 1996 : Quatre attentats ont été perpétrés en Haute-Corse. L’un d’eux a occasionné d’importants dégâts dans le bureau du maire d’Ile-Rousse, Pierre Pasquini, par ailleurs ministre des Anciens combattants. Une autre charge a fortement endommagé la résidence secondaire, à Sainte-Lucie-de-Moriani, du député RPR Bonaccorsi, suppléant à l’Assemblée de Pierre Pasquini. Le troisième attentat a touché la poste d’Ile-Rousse tandis qu’une voiture a explosé sur le Vieux port de Bastia

Dans la  nuit du 5 au 6 octobre : La Mairie de Bordeaux est l’objet d’un attentat provoquant des dégâts considérables. Le samedi 5 octobre 1996, à 23 h 41, un engin explosif contenant 1 kilo de dynamite avait secoué la capitale de l’Aquitaine, endommageant sérieusement plusieurs salons de l’hôtel de ville de Bordeaux.

Archive vidéo de la LLN : Reportage FR3, FR3 CORSE, TF1, CANAL PLUS : ATTENTAT DE BORDEAUX ALAIN JUPPE FIN DE LA TREVE DU FLNC HISTORIQUE Partie 01

Le 7 OCTOBRE 1996 : Découverte d’une cache d’arme à PURTI VECHJU. Des armes de poing, des fusils, des cartes grises vierges et divers documents dont une fausse carte de gendarmerie ont été saisis. Cette cache d’arme est attribué à RESISTENZA, mouvement clandestin supposé bras armé de l’A.N.C de PETRU POGGIOLI. Deux personnes sont en garde à vue à AIACCIU.

Le 7 octobre 1996 : Le FLNC-Canal Historique a revendiqué l’attentat commis contre la mairie de Bordeaux. Le gouvernement a répliqué en annonçant qu’il combattrait le terrorisme corse « sans faiblesse et sans défaillance ».
Archive vidéo de la LLN : Reportage FR3, FR3 CORSE, TF1, CANAL PLUS : ATTENTAT DE BORDEAUX ALAIN JUPPE FIN DE LA TREVE DU FLNC HISTORIQUE Partie 02

Le 12 octobre 1996 : La trêve, décrétée il y a neuf mois par le FLNC-Canal historique, vient d’expirer dans le calme.
Le 12 octobre 1996 : A en croire un sondage de l’Ifop pour L’évènement du Jeudi, 91 % des Corses sont contre l’indépendance de leur île, mais 20 % admettent la nécessité de la violence pour sortir du marasme
Le 15 OCTOBRE 1996 : Procès de CHRISTIAN SANTINI, président du collectif des maraîchers interpellé en AOUT 1996 après une opération coup de poing. Peine d’amende avec sursis.
Le 16 OCTOBRE 1996 : Procès en appel de FRANCOIS SANTONI, militant de A CUNCOLTA NAZIUNALISTA, pour port d’armes. Condamnés en première instance à 6 mois de sursis dont un ferme. FRANCOIS SANTONI ne s’est pas présenté au procès et a été condamné par défaut à 12 mois de prison dont quatre ferme. (Selon une source policière, FRANCOIS SANTONI serait à PARIS place Beauvais pour nouer selon cette source de nouveaux contacts…)

Le 16 octobre 1996 : Comme prévue, la commission européenne de Bruxelles a donné son feu vert au projet de zone franche pour la Corse présenté par le gouvernement français.

Dans la nuit du 16 au 17 octobre 1996 : Peu avant minuit, le FLNC a perpétré deux attentats à Nîmes, contre le palais de justice et le centre des impôts. Des dégâts mais pas de victime.

Le 17 octobre 1996 : Dans la matinée, une charge explosive a été lancée par dessus un mur d’enceinte du palais de justice de Bastia.

Le 17 Octobre 1996 : Dans l’après-midi, le Premier ministre Juppé a réuni à Matignon les ministres de la Défense, de la Justice et de l’Intérieur concernés par le dossier corse. Peu de temps après, la chancellerie annonçait l’ouverture d’une information judiciaire contre X à la suite du rassemblement de 600 militants encagoulés et en armes du FLNC-Canal historique, le 11 janvier 1996 à Tralonca. Cette décision, plus de neuf mois après les faits, consomme la rupture du dialogue entre le gouvernement et le plus radical des mouvements corses.

Après le 17 octobre 1996 : Le FLNC Historique menace Alain Juppé et son gouvernement dans un communiqué de 7 lignes

FLNC logo

suite aux menaces d’arrestation pour conférence de presse Tralonca, déclarons à l’émissaire de l’Elysée ainsi qu’au premier ministre JUPPE que notre Organisation est disposée à participer à la manifestation de la vérité en donnant les explications nécessaires sur les conditions d’organisation de cette conférence de presse et de la réponse qui y a été faite.

METTONS EN GARDE JUPPE CONTRE TOUTE TENTATIVE D’ÉLIMINATION PHYSIQUE. LA RISPOSTE SERAIT D’UNE AMPLEUR INSOUPÇONNÉE.

FLNC

Le 22 octobre 1996 : L’Assemblée vient de créer une mission d’information parlementaire sur la Corse, composée de quarante membres (pas d’élus de l’île).

Le 24 OCTOBRE 1996 : Vague d’interpellations dans le milieu nationaliste proche d’A CUNCOLTA NAZIUNALISTA, et surtout proche de FRANCOIS SANTONI. En effet une action simultanée à bordeaux, Marseille et BUNIFAZIU a permis l’interpellation de 12 personnes dont cinq femmes. A BUNIFAZIU, c’est la famille CANTARA, ami de FRANCOIS SANTONI qui ont été dans le collimateur de la justice française. (Poudre aux yeux de la part de JUPPE, car cette action se situe dans la cadre de l’attentat de bordeaux, et normalement ce sont les auteurs de cet acte qui sont visé, or, sur 12 personnes interpellés, cinq sont des femmes relâchés immédiatement, CANTARA n’est lié à cette affaire que parce qu’il es l’ami de FRANCOIS SANTONI et les autres ne sont que des proches de SANTONI. En fait le but est d’isoler FRANCOIS SANTONI pour permettre son arrestation mais aussi son exécution, (Car la rumeur court que l’Etat veut éliminer les nationalistes de la CUNCOLTA.)Selon des rumeurs à Ajaccio, une nouvelle opération serait en cours dans la région de Bonifacio, où des coups de feu ont été entendus, en fin de matinée, autour d’une villa. En début de soirée, en représailles, des inconnus ont mitraillé la gendarmerie de Bonifacio. Au cours des différentes opérations, des armes de poing, des scanners et des téléphone mobiles ont été saisies.

Le 26 octobre 1996 : Une roquette de fabrication russe a été tirée contre la caserne de gendarmerie de Porto-Vecchio. La charge n’était pas explosive, mais la roquette a tout de même traversé le portail blindé de la caserne puis le mur d’une chambre où dormaient deux militaires, qui n’ont pas été touchés. Revendication du FLNC-Canal Historique.
Dans la nuit du 26 au 27 octobre 1996 : Des coups de feu ont été tirés par des inconnus sur la façade de la gendarmerie d’Oletta (à 25 kilomètres au sud de Bastia). Douze impacts de balle ont été relevés sur la porte d’entrée de la brigade et dans le garage. Plusieurs véhicules de gendarmes ont été endommagés. Quelques heures plus tard, des plastiqueurs sont entrés par effraction dans le centre pénitentiaire de Casabianda (250 détenus), au sud d’Aléria. Ils ont miné le réfectoire avec une charge évaluée à un kilo d’explosifs, probablement couplée à des bouteilles de gaz. La déflagration a complètement détruit le local.
Le 27 octobre 1996 : L’un des frères Cantara, arrêtés il y a trois jours, a retrouvé la liberté, l’autre, mis en examen par le juge Laurence Le Vert pour reconstitution de ligue dissoute et association de malfaiteur en relation avec une entreprise terroriste, a été écroué.
Dans la nuit du 27 au 28 octobre 1996 : Trois nouveaux attentats ont secoué la Haute-Corse : à Bastia, vers 2h30, une chargé évaluée à 300 grammes a soufflé la porte de l’appartement du maire, Emile Zuccarelli (pas de blessé) ; peu après, 17 coups de feu ont été tirés sur la gendarmerie de Vescovato, tandis que la façade de l’hôtel Paoli, à Argano, près de Calvi, était, elle aussi, mitraillée ; une grenade, lancée sous une voiture, n’a pas explosé.

Le 28 octobre 1996 : En début d’après-midi, le FLNC-Canal historique a revendiqué l’action contre l’appartement du maire Zuccarelli, la gendarmerie de Vescovato ainsi que 17 autres attentats (dont ceux commis contre le centre pénitentiaire de Casabienda et la gendarmerie d’Oletta). Cette vague de revendications intervient le jour où le secrétaire général d’A Cuncolta, François Santoni, affirme, dans une interview publiée par l’Est républicain, que le rassemblement armé de 600 militants corses encagoulés, à Tralonca, le 11 janvier, avait été « négocié avec le gouvernement ».

Le 28 OCTOBRE 1996 : Les avocats de JEAN JACQUES CANTARA, interpellé dans la rafle contre les nationalistes proche d’A CUNCOLTA NAZIUNALISTA et ami de FRANCOIS SANTONI, dénoncent une guerre juridico-policière. JEAN JACQUES CANTARA n’est pour l’heure impliqué dans aucune affaire de plasticage.

Dans la nuit du 29 au 30 octobre 1996 : Attentat du FLNC-Canal historique qui a détruit l’agence commerciale de France Telecom à Ajaccio. Soufflée de l’intérieur par une charge estimée à 100 kg, le bâtiment de deux étages (construit en 1992 pour quinze millions de francs) devra être rasé. Les nationalistes ont également revendiqué la destruction de la voiture de Jean-Baptiste Lantieri, le maire UDF de Bonifacio.

Le 30 OCTOBRE 1996 : 4 personnes ont été arrêté à AIACCIU et presque tout de suite relâché dans le cadre des attentats contre les postes..

Le 31 octobre 1996 : Les cinq hommes interpellés la veille ont été remis en liberté dans la soirée.

Archives vidéos de la LLN : VAZZIU 1996 FR3 Corse : Reportage sur la pollution de la centrale du Vazzio avec les archives du G.A.R.DE des années 70.

NOVEMBRE 1996

Le 3 novembre 1996 : Treize personnes proches du MPA ont été interpellées en Haute-Corse. La police agit dans le cadre de l’enquête sur l’attentat qui, le 1er juillet, avait provoqué la mort d’un dirigeant d’A Cuncolta à Bastia. Des armes et des munitions ont été saisies. L’un des dirigeants du MPA et quatre femmes figurent parmi les personnes placées en garde à vue.
Le 3 Novembre 1996 : 571 attentats en Corse en 1995, près de 350 depuis le 1er janvier 1996, les contribuables paieront la facture : 600 millions de francs pour l’an dernier, déjà 200 pour cette année.
Dans la nuit du 3 au 4 novembre 1996 : Vers 1 h, à Livie (Corse du Sud), deux charges explosives ont endommagé deux véhicules du sénateur-maire de la localité, Louis-Ferdinand de RoccaSerra (UDF-RI).

Le 4 novembre 1996 : Attentat du FLNC-Canal Historique contre la poste d’Aix-en-Provence, le cinquième perpétré sur le continent, qui a causé d’impressionnants dégâts à l’intérieur du bâtiment. Le Premier ministre Juppé s’est empressé d’affirmer que cette nouvelle tentative d’intimidation des nationalistes corses ne changeraient rien à sa détermination « d’assumer l’ordre public en Corse ».
Le 4 Novembre 1996 : Les patrons et les syndicats corses ont fait savoir qu’il rejetaient le projet de zone franche qui leur est proposé par le gouvernement. Leurs porte-parole estiment que les mesures envisagées sont insuffisantes pour pouvoir relancer l’économie de l’île.
Dans la nuit du 5 au 6 novembre 1996 : Huit des quinze personnes interpellées les 3 et 4 novembre dans la région de Bastia, ont été remises en liberté dans la soirée du 5 et dans la matinée du 6. Les sept autres se sont vue signifier la prolongation de leur garde à vue de 48 h.
Le 7 novembre 1996 : Cinq des sept suspects de l’attentat du 1er juillet à Bastia, encore en garde à vue, ont été libérés sans qu’aucune charge ne puisse être reconnue contre eux. Les deux derniers ont été déférés pour « détention d’armes » et ont été condamnés à trois mois de prison avec sursis.

Le 8 novembre 1996 : Alain Orsoni, secrétaire général du MPA, vitrine légale du FLNC-Canal habituel, a déclaré à Ajaccio « vouloir créer les conditions d’une paix » entre son mouvement et l’organisation rivale A Cuncolta Nazionalista (FLNC-Canal historique).
Le 9 novembre 1996 : Deux attentats à l’explosif, non revendiqués, ont été commis dans la soirée : le premier, une charge jetée depuis une voiture contre les locaux d’EDF de Bastia a causé des dégâts peu importants au bureaux (un mouvement de grève, assorti de coupures de courant, affecte EDF depuis trois semaines). Le second, une charge de forte puissance déposée à proximité d’une villa isolée près de Bonifacio a provoquée d’importants dégâts.
Le 10 novembre 1996 : En sommeil depuis l’attentat du 1er juillet, où un de ses dirigeants a été tué, A Cuncolta se « réveille ». Charles Pieri, qui a perdu un œil dans cet attentat, était présent à Aléria lors du rassemblement de plus de 200 militants de ce mouvement qui effectue ainsi son retour sur la scène publique. A Cuncolta reste sur ses positions : continuation de la « lutte armée », mais cette « violence clandestine doit disparaître » à terme par « l’installation d’un processus conduisant à une paix négociée entre la France et l’ensemble des composantes de la communauté corse ».
Dans la nuit du 11 au 12 novembre 1996 : Six nouveaux attentats ont eu lieu en Corse.
Le 12 novembre 1996 : Le FLNC-Canal historique a revendiqué quatre attentats de la nuit : le mitraillage de la gendarmerie de Figari ainsi que les plasticages de la résidence de la famille du parfumeur Guerlain, de la Chambre de commerce de l’Ile Rousse et d’une maison en construction appartenant à un sympathisants d’un mouvement nationaliste rival.
LE 12 NOVEMBRE 1996 : Interpellations dans la région de PENTA DI CASINCA, deux hommes ont été présentés à la 14ième section de paris. Deux hommes chez qui on a retrouvés 500 grammes d’explosif, plusieurs détonateurs, de la mèche lente, ainsi qu’un pistolet de calibre 7,65 et un fusil à pompe. Les gendarmes enquêtaient sur une simple affaire de vol de chéquiers
Le 13 NOVEMBRE 1996 : Les deux hommes écroués à PENTA DI CASINCA, ANTOINE LAURELLI, 39 ans, employé municipal à PENTA DI CASINCA et JEAN MARIE FRAUNIE, 51 ans, couvreur.
Le 13 novembre 1996 : Adoption, dans la matinée, en Conseil des ministres du projet de zone franche en Corse (trois milliards de francs sur trois ans). Les patrons de l’île (Front commun des organisations professionnelles de la Corse : 80 % des entreprises locales) dénoncent pourtant une « tricherie ».
Le 13 Novembre 1996 : La Stella Marina a été détruite dans un attentat à l’explosif, boite de nuit de l’Arinella.
Dans la nuit du 18 au 19 novembre 1996 : La Corse a connu trois nouveaux attentats. Le premier a totalement détruit la mairie de Zonza (Corse-du-Sud) et endommagé un bureau de poste et des habitations voisines. Le maire, Sébastien de Rocca Serra, a déjà été l’objet l’an dernier d’une tentative d’assassinat. Le second attentat a entièrement dévasté le bar-restaurant du village de vacances de Paese Serena, près de Porto-Vecchio, appartenant au groupement mutualiste de La Poste. Le troisième n’a rien laissé d’une villa en construction à Ghisonaccia (Haute-Corse) : elle appartenait à un adjudant de gendarmerie.
Dans la nuit du 26 au 27 novembre 1996 : Un attentat à l’explosif a endommagé un bâtiment en construction de la base aérienne de Solenzara (Corse du Sud).
Le VENDREDI 29 NOVEMBRE 1996 : Double attentat à 21h00 a BASTIA et VILLE DI PIETRABUGNO contre l’administration des trésors publics. Ce sont la trésorerie générale et la perception de BRANDO LURI qui étaient visées. Les gendarmes ont repéré un véhicule suspect et l’ont interpellé juste après. Au cours de la perquisition au domicile du conducteur, il a été trouvé deux armes. La 14ième section s’est emparé du dossier et le juge SPAZZOLA.
Le 29 novembre 1996 : Le FLNC-Canal historique a revendiqué les attentats de cette semaine à Marseille, Limoges et Solenzara.
Dans la nuit du 30 NOVEMBRE au DIMANCHE 1er DECEMBRE : Neuf attentats ont été commis en Corse contre des bâtiments de l’Etat, des agences bancaires

DECEMBRE 1996

Le 1er décembre 1996 à 22 heures : Attentat contre la rédaction du quotidien La Corse, édition insulaire du Provençal. Par ailleurs, quatre personnes pouvant avoir des liens avec les attentats commis sur le continent par le FLNC ont été interpellées dans les Bouches-du-Rhône et le Var.
Le 2 DECEMBRE 1996 : Arrestation du coéquipier de JEAN JACQUES ALBERTINI, après la fusillade du 13 MAI 1996.
Le 5 DECEMBRE 1996 : Procès contre JEAN GUEYRAUD, viticulteur à PURTI VECHJU et de JEAN LOUIS COLONNA-CESARI, le premier militant présumé du F.L.N.C canal HISTORIQUE et le second complice, ils sont suspectés d’avoir participé à un attentat le 14 DECEMBRE 1992 à CONCA contre un atelier de réparation de radio télévision qui recevait un peu trop les gendarmes.
Le 5 décembre 1996 : Le FLNC-Canal historique a revendiqué cinq attentats, dont celui commis le nuit précédente à Perpignan contre la trésorerie générale (gros dégâts).
Le 5 Décembre 1996 : Dans le port de Porto-Vecchio, dans la soirée, un attentat contre les installations d’un acconier (entreprise de transbordement de marchandises) a fait un blessé, l’officier en second du cargo Monte-Cinto
Le 6 DECEMBRE 1996 : Audience au procès de PIERRE SINONCELLI, militant nationaliste corse, le parquet requiert deux ans de prison dont un de sursis.
Le 6 décembre 1996 : L’Assemblée nationale a adopté en première lecture le projet de loi créant une zone franche en Corse. Dans l’île, la contestation se poursuit : après les ports d’Ajaccio et de Bastia, les pêcheurs ont bloqué ceux de l’Ile Rousse et Porto-Vecchio.
Le 10 décembre 1996 : Dans la soirée, les 350 marins-pêcheurs corses ont décidé de lever le blocus de ports de l’île entamé il y a une semaine pour réclamer que tous, et non pas les seuls salariés, bénéficient des avantages de la zone franche en cours de création. Après une journée de négociations, la profession avait obtenu satisfaction.

FLNCMEnacesLe 11 décembre 1996 : Le FLNC-Canal historique menace de relancer sa campagne « d’actions en France », en riposte à la politique de fermeté du Premier ministre. (communiqué sur l’image) (L’Etat ou Debré ? ayant opté pou la solution militaire en Corse en activant la DGSE, 80 gendarmes du GIGN, ainsi que des éléments des RPIMA. Nous décidons d’adapter notre lutte sur le terrain avec des moyens Accrus. En conséquence, nous demandons aux brigades territoriales d’évacuer leurs familles et de cesser leurs patrouilles dérisoires; Aux quelques dirigeants politiques locaux qui ont réclamé une nouvelle fois la répression, de faire connaitre leur position, politiquement, () et d’en assumer les conséquences. Nos actions en France revêtant rapidement de nouvelles formes

FLNC)

Le 12 décembre 1996 : Un commando cagoulé de cinq hommes armé a frappé en plein jour. Vers onze heures, après en avoir fait évacuer les occupants, il a dynamité la maison du gardien du golf de Sperone, près de Bonifacio, dans l’extrême sud de la Corse. Une action revendiquée quelques heures plus tard par le FLNC-Canal Historique.
Le 13 DECEMBRE 1996 : AFFAIRE SPERONE DECEMBRE 1996 : JACQUES DEWEZ porte plainte pour tentative de racket et s’ensuit l’arrestation d’une douzaine de personne dans l’affaire de l’attentat contre SPERONE par le F.L.N.C canal HISTORIQUE. Cette rafle a eu lieu en corse et à PARIS. Les policiers ont agi suite aux affirmation du patron du golf DEWEZ comme quoi il aurait été racketté par des hommes se réclament du F.L.N.C canal HISTORIQUE. Neuf en corse et trois à PARIS, dont ANDRE NOEL FILIPEDDU accusé par DEWEZ de l’avoir racketté au nom du F.L.N.C canal HISTORIQUE. ANDRE NOEL FILIPEDDU déjà mouillé dans l’affaire du vrai faux passeport de YVES CHALIER dans les années 1980, son frère JULES PHILIPPE FILIPEDDU avait servit d’intermédiaire pour procurer le faux passeport. De plus ANDRE NOEL a été impliqué dans l’AFFAIRE VALENCIENNES – MARSEILLE en 1993. Ont été arrêté avec ANDRE NOEL FILIPEDDU, DOMINIQUE ROSSI dit NICOU, un pêcheur PHILIPPE BOTTI (qui a au moins 7 personnes qui l’ont vu sur le port au moment de l’attentat), NICOLAS GROS, FREDERIC STACCHINO. Tous sont soupçonnés d’avoir fait sauter la maison du gardien de SPERONE, d’avoir participé à l’action contre la D.G.S.E. On a retrouvé au domicile de ROSSI et STACCHINO, une arme de poing et d’épaules.
du 14 au 15 décembre 1996 : La tension est montée dans l’île : gendarmeries mitraillées, entreprises plastiquées. Dont celle, en plein jour, du fils du président du conseil général de Haute-Corse, Paul Natali. Aucun de ces attentats n’a été revendiqué.

CORSE-JUSTICE-MATTEI SantoniFrançoisArchivesPresse (3)

MatteiMarieHeleneLe 16 DECEMBRE 1996 : AFFAIRE SPERONE DECEMBRE 1996 : Arrestation de MAITRE MARIE HELENE MATTEI, avocate d’A CUNCOLTA NAZIUNALISTA, et femme de FRANCOIS SANTONI, militant d’A CUNCOLTA NAZIUNALISTA. Elle est arrêté alors qu’elle se rend à PARIS, vers 7 h du matin, dans le cadre de l’AFFAIRE DE RACKET DE SPERONE. D’après la perquisition qui a eut lieu on a retrouvé un fusil à pompe et un gilet par balles.

SantoniFrançoisinterpelleLe 16 DECEMBRE 1996 : AFFAIRE SPERONE DECEMBRE 1996 : FRANCOIS SANTONI se rend à la police dans l’après-midi, juste après l’arrestation de MARIE HELENE MATTEI, il va apporté son soutien à sa femme. Accompagné par CARLU PIERI et d’autres sympathisant, FRANCOIS SANTONI a provoqué l’étonnement. Les militants d’A CUNCOLTA NAZIUNALISTA, accompagne leur leader devant le poste de police et au passage des voitures banalisés des forces de répression, il donnent des coup de pieds dans les portières.

Le 16 décembre 1996 : Marie-Hélène Mattei et François Santoni sont interpellés dans le cadre d’une plainte pour tentative d’extorsion de fonds sur le domaine de Sperone.

Le 16 DECEMBRE 1996 : PIERRE CONFAIX, militant d’A CUNCOLTA NAZIUNALISTA, et sa compagne sont interpellés par la police dans le cadre de l’affaire de l’attentat de la C.C.I de GILBERT CASANOVA.
Le 17 DECEMBRE 1996 : Trois autres personnes sont toujours en garde à vue à AIACCIU, il s’agirait de militants proche d’A CUNCOLTA NAZIUNALISTA, et lié à la tentative d’attentat contre la C.C.I de GILBERT CASANOVA, militant M.P.A. PIERRE CONFAIX et sa compagne.
Le 17 DECEMBRE 1996 : AFFAIRE SPERONE DECEMBRE 1996: FRANCOIS SANTONI, MARIE HELENE MATTEI sont accusé d’extorsion de fonds, destructions par explosif, association de malfaiteurs, reconstitution de ligue dissoute et détention illégales d’armes, toutes infractions n relation avec une entreprise terroriste ?
Le 17 Décembre 1996 : Au petit matin, deux gendarmeries à Calvi et Vescovato, ont été attaquées au lance-roquettes et au fusil de chasse. Vers 21 heures, des rafales d’armes automatiques ont été tirées près de la préfecture à Bastia.

FLNC_mitraillageLe 18 décembre 1996 : A Saint-Florent, des gendarmes ont pris en chasse une voiture d’où on avait mitraillé leur brigade. Ils ont répondu aux coups de feu, blessant un des occupants à en croire les traces de sang trouvées dans la R5 abandonnée. Dans un communiqué, le FLNC-Canal historique a prévenu que, désormais, les forces de l’ordre « peuvent se considérer en état de guerre ».

Le 19 décembre 1996 : Le militant nationaliste, arrêté à Ajaccio il y a deux jours dans le cadre de l’enquete sur la tentative d’attentat contre la CCI de corse du sud, a été mis en examen et écroué dans la soirée
Le 19 DECEMBRE 1996 : CORSICA NAZIONE apporte son soutien aux militants interpellés dans le cadre de AFFAIRE SPERONE DECEMBRE 1996 et appelle ses sympathisants à en faire autant. U CUMITATU CORSICA NAZIONE DI U RUGHJONE DI MOITA-VERDE apporte son soutient fraternel aux militants d’A CUNCOLTA NAZIUNALISTA victimes de la répression politico-financière.
Le 19 DECEMBRE 1996 : L’une des deux personnes en garde à vue dans les locaux de la police à AIACCIU, était recherchée pour la tentative d’attentat contre la C.C.I de GILBERT CASANOVA, militant M.P.A, sa femme et un militant d’A CUNCOLTA NAZIUNALISTA sont aussi en garde à vue. Il a été transféré à PARIS.
Le 19 DECEMBRE 1996 : JEAN JACQUES CANTARA, sympathisant d’A CUNCOLTA NAZIUNALISTA et ami de FRANCOIS SANTONI a été relâché en début de semaine.

RossiJeanMichel-Archives-Presse (1)Le 19 DECEMBRE 1996 : A la veille de la conférence de presse d’A CUNCOLTA NAZIUNALISTA, JEAN MICHEL ROSSI dénonce le dossier vide de l’AFFAIRE SPERONE 96.

FLNC_Ghisonaccia1996Le 20 décembre 1996 : A 13 heures, la gendarmerie de Ghisonnacia (Haute-Corse) a été mitraillée et visée par une charge explosive qui a légèrement blessé un gendarme et choqué un autre militaire. Attentat revendiqué aussitôt par le FLNC-Canal Historique. (revendication en image)

20 Décembre 1996 : Conférence de presse de la Cuncolta dénonçant une manipulation. Corsica Nazione apporte son soutien rapidement à tous les militants de la Cuncolta de l’Affaire Sperone II

Cuncolta

Dans la nuit du 20 au 21 décembre 1996 : Mitraillage de la gendarmerie de Zicavo. Plasticage d’un cabinet d’avocats à Ajaccio.
Le 21 décembre 1996 : Découverte dans la matinée d’une bombe de 3,6 kilos devant un important bureau de poste à Marseille. L’engin explosif, dont la mèche n’a pas fonctionné, est similaire à ceux utilisés récemment contre d’autres cibles dans l’Hexagone et revendiqués par le FLNC.
Dans la nuit du 23 au 24 décembre 1996 : Un attentat (FLNC-Canal historique) a endommagé l’entrée du tribunal d’instance de Corte.
Le 24 décembre 1996 : Attentat (FLNC-canal historique) raté contre un bureau de poste de Marseille.
Le 24 décembre 1996 : Le FRONTE RIBELLU, composé de dissidents du FLNC, a menacé de mort le président divers-droite du conseil général de Haute-Corse et de la Chambre de commerce de Bastia, Paul Natali. Ces clandestins, qui l’accusent de profiter de ses fonctions pour s’enrichir, lui demandent de « démissionner de tous ses mandats ».
Dans la nuit du 25 au 26 décembre 1996 : Vers 5 h, une grenade a été lancée sur la porte du garage de la gendarmerie de Figari (Corse-du-Sud). Des dégâts mais pas de blessés.

AttentatFLNCDEc96Dans la nuit du 26 au 27 décembre 1996 : Une roquette a été tirée vers 5 h 20 contre le Palais de justice de Bastia, n’occasionnant que de légers dégâts. Il n’y a pas eu d’explosion, la tête de l’engin ayant été laissée inerte. Un peu plus tôt dans la nuit, la caserne de gendarmerie de Sainte-Marie-Sicché (Corse du Sud) avait été mitraillée à partir d’une voiture, sans faire de blessés. Une villa a été la cible d’un attentat dans la même soirée sur Monticellu.

Dans la nuit du 27 au 28 décembre 1996 : Un attentat a frappé la direction départementale de l’Agriculture à Bastia. Les locaux ont été entièrement dévastés et plusieurs véhicules de l’administration ont été détruits. Depuis trois mois, le FLNC-Canal historique a revendiqué au total huit attentats et une tentative sur le continent, ainsi que 81 explosions ou mitraillages en Corse.

Dans la nuit du 31 décembre 1996 au 1er janvier 1997 : Les locaux de la Direction départementale de l’Equipement, à Travo (Haute-Corse), ont été dynamités.

SPERONE DECEMBRE 1996. Les avocats de MARIE HELENE MATTEI et de FRANCOIS SANTONI s’étonne du déballage public de JACQUES DEWEZ sur T.F.1 et dans les médias. A ce sujet ils annoncent que le dossier de l’AFFAIRE SPERONE DECEMBRE 1996 est vide et que pour le moment il n’y a pas eu de confrontation entre les parties et que l’accusation tient sur les simples accusation de JACQUES DEWEZ

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