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FEVRIER 94

En février 1994, ACTION ANTI LEPEN : venu en avion privé à Bastia, M. Le Pen avait été contraint par une centaine de manifestants nationalistes de se réfugier dans l’aéroport avant de reprendre l’avion deux heures plus tard.anti-facistes-lln-corse_1

MARS 1994 :

Le 23 MARS 1994 : La GHJUVENTU PAOLINA lance un appel à la manifestation pour un statut dérogatoire DI l’UNIVERSITA DI CORTI, pour la langue et la culture Corse. La manifestation dégénère et CORTI connaît une nuit d’affrontements entre manifestants et forces de répression. Bilan 34 blessés et un étudiant interpellé. En soutien, une journée de grève à CORTI.

Le dimanche 27 MARS 1994 : Un commando du F.L.N.C (Canal Historique) tente de plastiquer le golf de SPERONE, une dizaine militants sont arrêtés par le R.A.I.D, déjà sur place. 

Dans la soirée, un important dispositif policier composé de membres du RAID, de gendarmes et de fonctionnaires du SRPJ d’Ajaccio, permettait l’arrestation, en flagrant délit, de quatorze individus « cagoulés » et puissamment armés qui s’apprêtaient à faire sauter le luxueux domaine hôtelier et immobilier de Sperone, non loin de Bonifacio. Trois jours plus tard, le FLNC-Canal historique revendiquait l’opération au titre de la lutte contre la spéculation immobilière et la spoliation de la terre corse. Les quatorze militants – deux autres furent interpellés sept mois plus tard – furent transférés à Paris et incarcérés après avoir été mis en examen non seulement pour tentative de destruction par explosifs, mais aussi pour tentatives d’homicides sur des policiers et enlèvement. Une fusillade avait éclaté avec les forces de l’ordre au moment des arrestations, et un policier avait été « fait prisonnier » quelques minutes par les cagoulés. Un seul prévenu fut laissé en liberté, un journaliste marseillais, Jérôme Ferracci, qui, il est vrai, ne portait ni cagoule ni arme et se trouvait dans l’une des fourgonnettes pour réaliser, a-t-il dit, un reportage qui aurait du, pour lui, se transformer en scoop.
Ce complexe immobilier de Spérone, bâti autour d’un golf, a été dénoncé comme une « inacceptable enclave »

STEFANU GALLO, JEAN VERGELATI, PIERRE LORENZI, J.P LUCIANI, DUME MATTEACCIOLI, GEORGES PREZIOSI, ANDRIA ALBERTINI, BATTI CANONICI, PETRU GUERRINI, BATTI ISTRIA, STEFANU VERGELATI, MICHELE HENRY.

Lors de l’interpellation MICHELE HENRY est mordu par un chien d’attaque du R.A.I.D, et un échange de coup de feu a lieu entre membres du front et forces de répression.

SperoneSpeculationFLNCcorse (3)
ribombu de septembre 1994

« Je suis un militant du Front, je n’ai rien d’autre à déclarer » lors des interpellations en 1994

« Nous sommes des militants du FLNC, comptables de nos actes mais coupables d’aucune infraction à la loi morale de notre communauté historique » lors du procès en 2000 (voir année 2000)

MAI 1994

Le 6 mai 1994 : Prenant prétexte de l’affaire Sozzi, Edmond Simeoni et l’UPC quittent Corsica Nazione. Démissions discrètes au sein de A Cuncolta. Ceux qui s’en vont créeront plus tard le groupe de réflexion Scelta Nova

JUIN 1994

Le 5 ou le 7 JUIN 1994 : Descente policière dans les locaux de BASTIA et AIACCIU SECURITA, appartenant à A CUNCOLTA NAZIUNALISTA. Arrestation des gérants Bastiais et Ajacciens de BASTIA SECURITA et AIACCIU SECURITA.

Le 20 Juin 1994 : Un artificier du FLNC-Canal historique, Jean-Sylvain Cadillac, dit Patrick, a été condamné par contumace à la prison à perpétuité par la cour d’assise de Corse-du-Sud, pour le meurtre par balles de Paul Albaladejo, un boucher de Figari. La police le considère comme l’un des spécialistes en explosifs du mouvement clandestin.

JUILLET 1994

Le 7 JUILLET 1994 : Trois hommes surpris par la gendarmerie sur le cordon lagunaire de la MARANA ouvrent le feu, ils sont arrêtés.

Le 18 juillet 1994 : Tentative d’assassinat sur Pierre Poggioli, qui est grièvement blessé par deux hommes à moto en plein centre d’Ajaccio

AOUT 1994

1994, Les Ghjurnate 1994 se tiennent après l’arrestation du commando de Sperone. Elles se feront l’écho de la présentation du projet de loi organique portant statut du territoire de la Corse élaboré par a Cuncolta Naziunalista et Corsica Nazione.

ProjetLoiOrganiqueCuncolta1994corse

SEPTEMBRE 1994 :

Le 23 SEPTEMBRE 1994 : FRANCOIS SANTONI, militant d’A CUNCOLTA NAZIUNALISTA, est arrêté par les gendarmes en possession d’une arme a feu, de type 357 MAGNUM dont le numéro est limé et avec six cartouches percutées selon la presse du jour…

OCTOBRE 1994 :

Le ? ? OCTOBRE 1994 : Trois nationalistes dont JEAN MICHEL SIMON, militants de l’A.N.C sont arrêtes à HYERES avec des armes et des postiches. L’A.N.C dans un communiqué donne sa version des faits en disant que les hommes étaient armés pour assurer la sécurité de PETRU POGGIOLI.

Le ? ? OCTOBRE 1994 : A PARIS les trois militants du M.P.A interpellés le 7 JUILLET 1993 sont condamnés à quatre ans de prison.

NOVEMBRE 1994

Le 10 novembre 1994 : Le FLNC Canal habituel organise deux conférences de presse simultanées et lance une mise en garde au milieu local

Le 14 novembre 1994 : Le FLNC Canal historique écrit à Charles Pasqua pour proposer une trêve partielle des attentats en échange d’avancées politique

Le 24 novembre 1994 : Charles Pasqua répond positivement au Canal historique dans sa lettre  » A mes compatriotes  » .

DECEMBRE 1994

Le 9/10 DECEMBRE 1994 : FRANCOIS SANTONI, militant de A CUNCOLTA NAZIUNALISTA est condamné à un mois de prison ferme pour port et détention d’arme.

JeanFrancoisFilippiSCB-RIPLe 26 décembre 1994 : Jean-François Filippi, maire de Lucciana et président du Sporting Club de Bastia, est abattu alors qu’il quitte son domicile pour se rendre à Paris. Un personnage public très apprécié, très touché par la catastrophe de Furiani.

FRANCK_MUZYLe 28 décembre 1994 :  Frank Muzy, ancien trésorier et membre de A Cuncolta, est assassiné à Bastia . Employé de banque originaire de la région de Porto-Vecchio. Il avait une honnêteté d’homme attaché à son libre arbitre selon ses proches.

Le 30 décembre 1994 : Lors d’une conférence de presse tenue par le Comité Robert Sozzi et Franck Muzy, les personnes présentes ont déclaré : « Ces meurtres sont possibles parce qu’un groupe armé s’arroge le droit, sous la protection de l’Etat français et de son ministre de l’Intérieur, de procéder à l’élimination des militants de la cause nationaliste corse dans la plus pure tradition barbouzarde et du SAC. » Les amis de Franck Musi et Robert Sozzi ont encore appelé l’organisation clandestine à « cesser les assassinats de militants politiques ».

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