Produit CORSU E RIBELLU

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(Unità Naziunale Publié le 9 juillet 2018 à 13h05) Le 6 février 2018, le président Macron est venu commémorer à sa façon les 20 ans de l’affaire Erignac.

Sa cour et lui, ont affichés à l’égard des Corses une attitude haineuse et dénuée de la moindre résilience . On les sentait prêts à dire comme l ‘ « affreux Saint-Dominique » à Monségur : « tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens ».

On peut penser raisonnablement que cette posture vindicative à l’égard de tout un peuple , que par ailleurs on ne reconnaît pas, trouve sa justification dans l’échec total de la politique des différents gouvernements qui se sont efforcés de mettre les Corses au pas. Bien au contraire, les électeurs corses, malgré une politique intensive de substitution ethnique aussi systématique qu’en Kanaky, ont accordé majoritairement leurs suffrages au Mouvement National.

Les résidus du clan, qui n’ont rien oublié ni rien appris, ont bien compris que le corps électoral corse, lassé de leur incompétence comme de leurs turpitudes, a cessé de regarder vers Paris pour en attendre une solution. C’est ce que nos pros de la pulitichedda appellent « anti-France » en faisant semblant d’ignorer le désastre social, économique et culturel causé par les tenants de la Corse française.

On ne sait d’ailleurs ce qu’ils déplorent le plus : la perte d’une influence qu’ils détenaient depuis la fin du 19ème siècle ou bien que les Corses aient enfin évalué les dégâts causés par une administration coloniale décadente et qu’ils aient décidé de détourner leurs regards de l’horizon parisien.

Vingt ans après l’affaire Erignac, les Corses ont sans doute décidé qu’ils étaient les seuls à pouvoir construire leur avenir commun…

Ghjacumu Faggianelli