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465 actions clandestines en 1980. Une nouvelle décennie commence avec l’ère Mitterrand en 1981, les amnisties, les discussions, pas encore de coordinations, des avancées politiques ponctuent les dix années qui arrivent. Mais aussi une répression féroce, des actions barbouzardes visant à éliminer des militants autonomistes ou du FLNC, l’arrivée de Broussard, le début des années de plomb et des premières scission au sein de la clandestinité et donc du mouvement public.

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JANVIER 1980

Le 6 JANVIER 1980 : L’AFFAIRE BASTELICA-FESCH. Quatre barbouzes d’A FR.A.N.C.I.A : le Commandant des pompiers BERTOLINI PIERRE, OLLIEL ALAIN (membre du S.A.C), LEONELLI YANNICK, qui comptaient faire une action contre les nationalistes, sont arrêtés par ces mêmes nationalistes dans le village de BASTELICA.

Ils ont été interrogé par les militants autonomistes pendant leur séquestration en présence du Capitaine Trévisiol, commandant de la compagnie de gendarmerie d’Ajaccio, qui a passé la nuit avec les otages et leurs geôliers. Alain Oliel a reconnu appartenir à F.R.A.N.C.I.A.

Il s’en suit une prise d’otage à AIACCIU dans l’hôtel FESCH. L’affrontement entre Corses ET C.R.S. fera 4 morts dont un pour les forces de répressions.

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Corse Matin du 7 janvier 1980 :

« Trois personnes séquestrées par les autonomistes dans Bastelica encerclé par les forces de l’ordre »

Les militants de l’U.P.C affirment qu’ils détiennent contre eux la preuve qu’ils étaient venus exécuter un contrat contre un des leurs, originaire de Bastelica. Les otages sont Pierre Bertolini, Alain Diel, armurier à Ajaccio, et Leonelli, sans plus de précisions.)

Pierre Bertolini, inspecteur départemental des services incendies et de secours de Corse du Sud, avait déjà été victime de violences en décembre 1978 à Vero. Sa voiture avait été plastiquée. De l’amas de ferrailles et des tôles, les secours avaient retiré son corps. Un peu plus tard, il devait être amputé.

Source : www.hierencorse.com


Corse Matin du 8 janvier 1980 : communiqué de l’U.P.C :

« Depuis des années, nous annonçons que des polices parallèles cherchent à conduire ce pays à l’affrontement interne. Grâce au collectif nationaliste de Bastelica, nous en avons fait la preuve. Un commando s’apprêtait à enlever et abattre un des nôtres. Nous avons trouvé dans la voiture de Pierre Bertolini un fusil de chasse, une carabine Remington à lunettes infra-rouge, un pistolet 44 Magnum, un pistolet 38 Special, un Moser 7.65, sans parlers des émetteurs-récepteurs, des gants de soie… Les militants ont évité un drame à la Corse ».


Corse Matin, 10 Janvier 1980 : « Le commando de Bastelica s’est retranché dans l’hôtel Fesch »

Il a pu franchir le barrage qui isolait Bastelica du reste de la Corse. Il est entré à l’hôtel une fois arrivé à Ajaccio. Marcel Lorenzoni et Pierre Susini s’expliquent : « Nous sommes sortis d’un piège le plus naturellement du monde : pour sortir de Bastelica, nous n’avons ni rasé les murs ni rampé. Les forces de l’ordre ne sont pas à l’aise en Corse dès que l’on sort du macadam. On nous a laissé passer. »« Nous avons demandé à être hébergés à M. Wuest, propriétaire de l’hôtel Fesch, car il a une position centrale et que nous pouvions disposer d’un téléphone. Nous voulons rétablir la vérité des faits. Légalement, on ne peut pas nous expulser d’un hôtel. »

A 10h30, un drapeau corse apparait à la fenêtre d’un militant habitant au bas de la rue Fesch. Un peu plus tard, un haut parleur diffuse des messages :

« Que veut le gouvernement ? L’épreuve de force ? Il n’y aura pas de deuxième Aleria. »

S’ensuit des messages destinés à l’opinion publique et le ‘Dio Vi Salvi Regina’.

A 11h40, un immense drapeau corse apparaît à une fenêtre de l’hôtel. La foule commence à s’agglutiner. Le maire se rend à l’hôtel puis va faire part des revendications du collectif à la Préfecture : des médicaments, des vivres, le rétablissement du téléphone et …Edmond Simeoni (qui arrivera en fin d’après-midi).

A 20h15, une délégation sera reçue à la Préfecture.


Dans la nuit du 9 au 10 JANVIER 1980 : Après la série d’incidents qui a opposé les forces de répression aux manifestants, 1 C.R.S. est tués et deux personnes sont victimes d’une méprise de la part des C.R.S. et sont abattues. Hubert Massol, un CRS, est abattu à Ajaccio.

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en savoir plus : http://www.corsicainfurmazione.org/31631/  ou http://www.corsicainfurmazione.org/69193/


Historique de la LLN et du FLNC 04 par antofpcl

Le F.L.N.C durcit le ton

Le 25 JANVIER 1980 : Le F.L.N.C durcit le ton, après BASTELICA. Dans le même temps, 20 000 personnes manifestent à AIACCIU aux cris de F.L.N.

ManifSoutienBastelicaFesch1980corse

FÉVRIER 1980

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Grève de solidarité en février 1980

MARS 1980

Mars 1980 : Création de la Consulte des Comités Nationalistes (C.C.N).

Mars 1980 : Parution du  » livre blanc  » du FLNC qui s’y affirme comme la direction politique de l’ensemble du mouvement national, mais admet la nécessité d’organiser le peuple, notamment par le biais de  » contre-pouvoirs « , prélude à un syndicalisme corse.

Copie de FLNCunesliderLe 10 MARS 1980 : Attentat contre la villa d’un promoteur immobilier.

MAI 1980

Le 14 mai 1980. Aux premières heures de la matinée, le gendarme Perrin est en faction devant l’ambassade d’Iran, avenue d’Iéna à Paris, avec trois autres collègues de l’escadron de Chambéry. Au passage d’une BMW, les militaires essuient des tirs d’armes automatiques. Les passagers du véhicule lancent également un engin explosif. Trois gendarmes sont blessés dont Pascal Perrin, atteint d’une balle de 9 m/m au visage. Il s’en sortira miraculeusement mais est contraint, pour le restant de sa carrière, à occuper une fonction sédentaire. Une demi-heure plus tard, un correspondant anonyme revendique, au nom du FLNC, le mitraillage des gendarmes ainsi qu’un attentat, commis la même nuit, contre le palais de justice de Paris. « L’attentat ne visait pas l’ambassade d’Iran elle-même mais les forces de l’ordre uniquement qui, pour nous, sont les forces de répression qui frappent quotidiennement le peuple corse dans notre pays ». La veille, la Cour de sûreté de l’Etat avait condamné des nationalistes corses dont Guy Orsoni, le frère d’Alain. Pour la première fois, le FLNC, qui se glorifiait jusqu’alors de n’avoir jamais fait de victimes, revendiquait une action ciblant des personnes.

AOUT 1980

En Aout 1980 : Au terme d’une enquête rapide, Jeannik Leonelli et Alain Orsoni sont incarcérés en août 1980. Suite au mitraillage de l’Ambassade d’Iran du 14 mai 1980.

OCTOBRE 1980

Le 16 Octobre 1980 : En Castagniccia, les crues (Fiumaltu, Alisgiani, Bravona) causent d’importants dégats

DANS LA NUIT DU 26 AU 27 OCTOBRE 1980 : Le F.L.N.C tient une conférence de presse clandestine

NOVEMBRE 1980

Le 12 Novembre 1980 : Les plateaux et hautes vallées de Bucugnà reçoivent plus de 2000 millimètres d’eau en 24 heures (200 litres au mètre cube).

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