Produit CORSU E RIBELLU

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428 attentats en 1978

« 1978: en Corse, Giscard rejette l’autonomie au nom du respect du suffrage universel »

JANVIER 1978

Le 13 JANVIER 1978 : « OPERATION ZARA », un commando du F.L.N.C plastique deux radars de la Base Aérienne 126 de SULINZARA.

Dans la nuit du 13 au 14 janvier 1978, Les militaires de gardes sont neutralisés. Un commando de neuf hommes du FLNC mine les installations après avoir désarmé l’unique soldat de la salle opération du batiment principal, l’opération peut commence, il est 2h45 quand les membres du commando se replit, laissant selon le témoignage de Stephane Murracioli (mémorial des corses), 15kg de plastic dans la salle du radar central, 10kg à la base de sa coupole et deux charges de 5kg parmi les installations et sous la tourelle du radar annexe. Vers 3h45, 3 des 4 charges explosent, celle fixée sous la coupole centrale n’a pas explosée.

Le 22 JANVIER 1978 : Libération d’EDMOND SIMEONI.


MARS 1978

Le 25 mars 1978  : Dans l’édition de Corse Matin « F.R.A.N.C.I.A, pour le dialogue mais contre l’indépendance » 

Jeudi, 19 h, à notre agence. Un coup de téléphone : « Ici M… » dit une voix légèrement teintée d’accent corse. « Je suis chargé de prendre contact avec votre journal, de la part d’un mouvement clandestin. Rendez-vous vers 22h, place de la Gare. Un motard tournera autour de votre véhicule. Vous le suivrez. D’autres consignes vous seront données ultérieurement. Vous emmènerez votre photographe. » Il raccroche.

Nous suivons le motard jusqu’à Pisciatello, en empruntant l’ancienne route. Deux hommes nous arrêtent. L’un vérifie que nous sommes seuls, l’autre attend. Celui qui nous fouille porte un émetteur-récepteur.

Couverts d’une cagoule, nous prenons place à l’intérieur d’une voiture. Pendant une heure, nous sillonnons la route. Cela fait partie d’une stratégie destinée à nous désorienter. Nous arrivons. Conduits à l’intérieur d’une bâtisse, on nous enlève nos cagoules. Nous sommes dans une pièce minuscule. Une douzaine d’hommes en armes nous entourent, tous masqués. Quelques bougies éclairent la scène. L’homme à la tête couverte d’une sorte de drap blanc. Il porte des lunettes sombres.  » Nous sommes des représentants de FRANCIA (Front d’action nationale contre l’indépendance et l’autonomie). Nous avons estimé que le moment de parler était venu pour nous. Nous sommes structurés et nombreux. »

-« Comment est né votre mouvement ? » -« Après Aleria, un groupe de patriotes corses a décidé de se manifester pour répliquer. Ce furent d’abord « Ghjustizia et Liberta », puis l’action pour la Corse francaise et enfin « Sampiero Corsu ». La fusion de ces différents groupes forme notre mouvement actuel »

-« Comment êtes-vous organisés ? » « En une sorte de collège bicéphale comportant une branche active et une branche politique. Nous sommes tous Corses. Plusieurs dizaines d’hommes actifs disséminés sur toute l’ile. Nous sommes infiltrés partout. Nous connaissons nos adversaires. Certains de nos auxiliaires sont infiltrée chez nos ennemis et nous renseignent ! »

-« Vos motivations ? » « Nous souhaitons d’abord que le nouveau gouvernement mâte le F.L.N.C. Dans le cas contraire, c’est nous qui le ferons. Nous sommes animés d’une résolution inébranlable. Nous ne voulons pas la violence mais tous les moyens sont bons pour que la Corse reste dans l’unité nationale. La Corse ne sera jamais mise à l’encan. »

-« Etes-vous des ‘barbouzes’ ? « Si nous étions des vrais barbouzes, le F.L.N.C n’existerait plus depuis longtemps. Regardez ces explosifs. Soit nous les avons volé sur des chantiers, soit des entrepreneurs sympathisants nous les ont fournis. Mais c’est tout »

-« Avez-vous quelque chose à voir avec tous les récents attentats ? » « Nous revendiquons tous les attentats commis contre les autonomistes, excepté celui qui visait la mère du Dr Edmond Simeoni ».

-« Dans l’avenir, quel sera votre attitude ? » -« Nous sommes pour le dialogue, à condition d’exclure au préalable toute idée d’indépendance ou d’autonomie. Nous sommes prêts à arrêter les violences si le F.L.N.C en fait autant. Si ils poursuivent leurs actions, ils trouveront en face d’eux des hommes déterminés qui les empêcheront d’être nuisibles à la Corse. »

Notre entretien se termine. Par deux fois Jo Mignucci fait scintiller son flash. Deux homes nous raccompagnent vers notre véhicule. Le temps de retirer nos masques, nos correspondants anonymes ont déjà disparu dans la nuit. (C.R)
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JUIN 1978

En juin 1978, Valéry Giscard d’Estaing vient en Corse affirmer l’autorité de l’État et rejeter la violence des autonomistes. La visite en Corse de Valéry Giscard d’Estaing se fait en juin 1978 dans un climat on l’imagine très tendu. Une visite exceptionnelle de trois jours. Une visite dans toute la Corse à la rencontre de tous les Corses.
Il est à Bastia le 9 juin 1978.


AOUT 1978

DANS LA NUIT DU 17 AU 18 AOUT 1978 : DIRK HAMER, 19 ans de nationalité allemand est touché par l’éclat d’une balle alors qu’il dormait sur le pont d’un bateau ancré près de l’île de CAVALLU. L’auteur du coup de feu le prince VICTOR-EMMANUEL DE SAVOIE est le fils du dernier roi d’Italie. Le jeune allemand décédera quatre mois plus tard de sa blessure.

Le 24 Août 1978 : Attentat à Porticcio


SEPTEMBRE 1978

1er SEPTEMBRE 1978 : Un explosif est lancé dans le jardin de la mère d’EDMOND SIMEONI. (A FR.A.N.C.I.A revendiquera l’attentat.)

Le 3 SEPTEMBRE 1978 : A FR.A.N.C.I.A plastique VINCENZU STAGNARA.

Le 23 SEPTEMBRE 1978 : A FR.A.N.C.I.A plastique le siège central de L’U.P.C.


DECEMBRE 1978

Le 10 DECEMBRE 1978 (Date susceptible d’être changée ) : Le commandant BERTOLINI est grièvement blessé lors de l’explosion de sa voiture, il perd un œil et une jambe. (Il était le chef présumé du mouvement A FR.A.N.C.I.A, et il a participé à l’AFFAIRE BASTELICA-FESCH de JANVIER 1980)

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