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(Unità Naziunale Publié le 7 juillet 2018 à 8h03) Une communication du comité Manca-Aiacciu : 

Alanu FERRANDI et Petru ALESSANDRI ont été condamnés à la perpétuité en 1998. Depuis 2017, après une période de sûreté de 18 ans , ils demandent leur rapprochement en Corse et la levée de leur classement DPS (Détenu particulièrement signalé ).

En droit français, ces demandes sont recevables et les dossiers d’A . Ferrandi et P. Alessandri répondent aux critères qui prévalent à l’application des mesures réclamées.
Le ministère français de la justice se refuse à accéder à ces demandes. Ce refus repose sur des motivations d’ordre politique où le respect des lois n’a pas sa place.

Cette posture de l’appareil judiciaire s’inscrit dans la droite ligne politique que l’Etat Français et l’actuel gouvernement appliquent en Corse. L’objet de cette politique n’est pas de trouver les voies et les moyens d’une solution politique digne de ce nom.

Lors de sa visite présidentielle du mois de février 2018, Macron a donné le ton en affirmant clairement une stratégie de réaffirmation de « l’ordre » républicain et français. Lors de l’inauguration de l’espace dédié à la mémoire du préfet Erignac, il a prononcé un discours qui tenait plus de la vengeance d’Etat que de la recherche d’une amorce de dialogue.
Les décisions de l’appareil d’Etat sont donc d’ordre politique et l’appareil judiciaire sert cette politique. Ce n’est à cette occasion, que l’affirmation de la prédominance de la « raison d’Etat » sur tout autre considération.

Nous rappelons pour mémoire, que des lois d’amnistie ont été prononcé dans l’histoire en faveur de membres de l’OAS, dont les actions ultra-violente avaient marqué les sociétés Algériennes et Françaises. Ces amnisties étant alors au service d’une politique dite de « réconciliation ». A l’évidence les moyens antérieurement employés par l’OAS n’ont pas fait obstacle à cela.

Il est donc limpide que Macron, comme ses prédécesseurs ne tient compte que des intérêts supérieurs de l’Etat Français .

L’association L’Ora di u Ritornu appelle à un rassemblement de soutien et à une conférence-débat, le samedi 7 juillet 2018 à 11h au rassemblement de soutien et à la qui se tiendra au croisement di « U Scupetta » entre PIANOTTOLI et FIGARI. 

A Manca apporte son soutien à cette initiative, mais pour la clarté des choses nous tenons à rappeler que la question des prisonniers politiques est aujourd’hui prise en otage par la stratégie du gouvernement français. La répression permanente que celui-ci poursuit n’a pas d’autre fonction que d’annihiler toutes les velléités d’opposition à ses politiques et les considérations humanistes n’ont pas leur place dans ce cadre.

A MANCA AIACCIU