Produit CORSU E RIBELLU

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(article hebdomadaire #FilRougeDeLaRédaction)

(article de 2002 réédité) Ce 19 mars 2002, Le candidat du pole républicain a été accueilli à Bastia tout d’abord puis à Ajaccio par des militants du mouvement national (indipendenza) hostiles à sa visite . La visite de l’ancien ministre de l’Intérieur apparaît comme « une provocation », « une agression » pour l’hebdomadaire nationaliste U Ribombu. Celui-ci répond: « Ne cédons pas aux campagnes d’intimidation ».  « Jean-Pierre Chevènement est un ennemi de la Corse », ont déclaré les partis nationalistes modérés UPC Scelta Nova et Mossa Naziunale.

Accueilli à son arrivée au théâtre municipal de Bastia (Haute-Corse) ce mardi vers 13h par des jets d’œufs et des pétards…

« Garder la Corse au coeur de la République »

Une grenade et un colis piégé. La première à plâtre ­ a été trouvée hier à Bastia dans la poche d’un nationaliste au moment où Jean-Pierre Chevènement quittait le théâtre de la ville. Le second a explosé ­ après intervention des artificiers ­ dans un parking situé sous le palais des Congrès de Bastia, quelques minutes avant que le candidat du Pôle républicain y tienne meeting. Deux jeunes ont été interpellé, Sébastien Q et Hervé S, militant d’indipendenza.

Le FLNC revendiquait, au moment où il se posait sur le sol insulaire, cinq attentats contre des édifices publics.

A Ajaccio, les nationalistes étaient plus âgés et plus nombreux. Plus violents aussi. Une cinquantaine d’entre eux s’étaient massés devant l’entrée du palais des Congrès. Cinq femmes s’étaient même immiscées dans le public. François Filloni, leader du MDC local, disait à la tribune tout le mal qu’il pensait du processus de Matignon. Quand soudain des vociférations féminines ont éclaté: «Menteur, menteur!» Chevènement, assis au premier rang, s’est retourné. A peine surpris. Pendant que les militantes étaient évacuées, leurs complices cassaient à l’aide de gourdins les portes d’entrée vitrées. «Nous sommes nationalistes, nous sommes ici chez nous». Les slogans sur les banderoles étaient sans équivoque: «Chevènement allogène indésirable» et «Zuccarelli, Filloni, Alfonsi, tradittore». «PEUPLE FRANÇAIS, peuple de merde », « Chevènement Fora ! »

ChevenementCorseAjaccioBastia2002 (3)

Comme à Bastia, les CRS sont intervenus pour disperser les manifestants qui tentaient de pénétrer dans la salle des Congrès. A plusieurs reprises, les policiers ont chargé. Pendant que les nationalistes inventaient une «intifada» locale.

« Une provocation », « une agression »: dans un éditorial en forme de brûlot publié la semaine passée, l’hebdomadaire nationaliste U Ribombu déclare le candidat du Pôle républicain persona non grata sur l’île de Beauté.

Un tract circule : « Super-Résistant est de retour », peut-on lire au recto sous une caricature du Che. « Bien le bonjour d’Yvan (NDLR : Colonna, assassin présumé du préfet Erignac) » est inscrit au verso.

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