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De la LOI « NOTRe » et de son article 13 relatif à la collectivité territoriale de Corse au PADDUC, de gauche à droite et de droite à gauche « ci portanu da a fica à u peru »

PARIS : aux dernières nouvelles, les sénateurs – le Palais du Luxembourg est majoritairement de droite – semblent vouloir déjà bloquer le processus enclenché à l’Assemblée de Corse, à propos des amendements présentés par le gouvernement et adoptés par l’Assemblée Nationale en première lecture… L’instauration d’une collectivité unique en Corse et la volonté d’aller vers une habilitation législative ont du plomb dans l’aile.

AIACCIU : Les objectifs du SAT en matière de terres agricoles sont fortement remis en cause dans la deuxième version du PADDUC. À l’heure de l’enquête publique, les modifications substantielles conduisent à une dénaturation du texte voté le 30 octobre 2014. Répétons le à qui de droit: nous refuserons de voter un PADDUC qui ne consacre notamment pas l’inconstructibilité absolue des Espaces Stratégiques Agricoles !

Dans l’actuelle mandature à l’Assemblée de Corse, le poids et le travail des élus nationalistes ont permis de poser les véritables questions liées en grande partie aux fondamentaux d’une lutte politiques contemporaine vieille de 50 années. Mais dans cet hémicycle ajaccien, nous n’y avons pas toujours discerné une frontière véritablement politique et surtout palpable entre « droite » et « gauche ». Si l’on se réfère par exemple aux divers votes liés au budget, cela frise parfois le ridicule. Et l’on sait bien que ce ridicule là ne tue plus, depuis le « front républicain » de 1992…

Revenons au PADDUC : au-delà de son importance en tant de feuille de route pour les 30 années à venir, il ne constitue plus cette ligne de démarcation évoquée plus haut, notamment depuis le « tour de Corse des maires » effectué par Maria Giudicelli. Ce tour a considérablement altéré un document jusqu’alors majeur, sous la pression de certains élus, de gauche, de droite et du milieu…

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Il ne faudrait pas, au bout du bout, faire des points fondamentaux de notre combat contenus dans le document – notion de « Peuple Corse » ou « coofficialité de la langue corse » – des leurres ou des otages du bon vouloir républicain constitutionnel. Que restera t-il après le tes tamisages des préfets, de ParisS et de ses « sages » ?

Si l’on y ajoute les turbulences, à venir dans les deux prochaines années, promises, d’une possible alternance politique à Paris, sans compter une partie non négligeable de la gauche qui ne semble pas du tout persuadée de l’évolution nécessaire, le vote du PADDUC version Giacobbi n’est déjà plus une étape essentielle pour le mouvement national. L’étape essentielle, c’est l’alternative espérée de décembre prochain pour le nationalisme corse, avec Femu a Corsica au « cœur du réacteur ».

De sa force et de son poids dépendront non pas le rapport à la droite et à la gauche, mais l’inflexion du rapport de force entre la Corse et Paris. Dans ce contexte, PADDUC ou pas, loi NOTRe ou pas, le nationalisme ne devra pas se satisfaire d’un document ou d’une architecture institutionnelle qui, de toute manière, devront encore être profondément modifiés. Parce qu’entre le compromis et la compromission, il y a plus que l’écart d’une syllabe…

Il y a la NATION CORSE, a nazione da fà … Et à ceux qui pensent devoir transiger, sur la route de la construction nationale, une phrase à méditer:  » A Nazione, sò i ghjorni à vene di i nostri figlioli ! « 

Da leghje, a cunclusione di « à umbria è à sulia » di Michele Poli …

SAVERIU LUCIANI

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