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Voici la motion dans son intégralité, une motion approuvée à l’Assemblée Générale d’INSEME PER A CORSICA:

La Corse est aujourd’hui incontestablement à un point de bascule de son histoire contemporaine. Dans ce contexte, il est apparu important aux militants d’Inseme per a Corsica d’élaborer un document de référence, rappelant l’analyse et les choix stratégiques d’Inseme per a Corsica ainsi que la feuille de route que nous voulons nous donner pour aborder les échéances politiques et électorales à venir.

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A. Des visites ministérielles et du comportement de l’Etat

La visite du ministre Cazeneuve du mois de Juin 2014 et les dernières visites ministérielles du début d’année 2015 ont eu un mérite : éclaircir le jeu politique de l’Etat tout autant que de tirer un bilan de son positionnement en Corse depuis 12 ans. Les propos initiaux de Bernard Cazeneuve n’étaient pas seulement ceux d’un Ministre mais bien, à n’en pas d’en douter, ceux du Gouvernement, et plus encore, ceux de l’Etat en tant que structure politico-administrative jacobine atemporelle qui quelles que soient les couleurs politiques gouvernementales, affiche clairement et durement son visage idéologique, dépouillé de tout complexe vis-à-vis de la Corse : « c’est Non à ce que vous demandez et ce sera Non pour toujours ». La dernière visite, elle, mieux travaillée sur le plan de la forme, de communication et du marketing politique, a été sur le fond tout aussi catégorique quant à la fin de non recevoir délivrées aux demandes politiques essentielles contenues dans les votes fondamentaux de l’assemblée de Corse (langue corse, fiscalité, statut de résident, réforme de la constitution..). La manœuvre visant à faire considérer par tous les acteurs politiques la collectivité unique comme l’alpha et l’oméga de la réforme acceptée par l’Etat en Corse, est grossière. Le débat sur la nécessité d’un référendum sur cette seule question de refonte administrative l’est tout autant. Si nous sommes partisans de la suppression des conseils généraux, de la rationalisation, de l’efficacité de l’action publique, notamment au service des territoires de l’île et de leur développement réel et durable, il est tout aussi important d’obtenir les éléments de reconnaissance institutionnels et de solutions qui fondent le nouveau pacte politique et de développement dans lequel la Corse doit s’inscrire. C’est bien sur ce pacte global que les corses doivent être consultés, et non sur une réforme administrative qui aurait été appliquée à l’île, de toutes les manières, à plus ou moins court terme. Par ailleurs, alors que d’autres pays d’Europe organisent des scrutins d’autodétermination, il paraîtrait pour le moins décalé d’envisager une consultation populaire pour effectuer une modeste simplification institutionnelle. Les questions de la langue corse, du foncier, du statut fiscal et des arrêtés Miot, du réel pouvoir de décision, du sort des prisonniers politiques et de leur amnistie …sont le cœur du problème, elles doivent donc être le cœur de la solution qui permettra au peuple corse d’avoir la garantie de maîtriser son destin. La question nationale Corse posée depuis 40 ans, est avant tout un problème lié à la reconnaissance de l’existence d’un peuple, avec son identité, ses intérêts, et ses droits. La reconnaissance de ce peuple implique des évolutions institutionnelles, alors que l’inverse n’est pas un fait acquis. Pour Inseme Per a Corsica l’objectif fondamental demeure la reconnaissance juridique du peuple Corse, communauté de destin mais aussi de culture. La finalité de notre combat, est la prise en compte de cette particularité historique qui fait de ce pays une « réalité nationale ». Cette reconnaissance est à intégrer à tout règlement définitif de la question Corse. Or, cette question est soigneusement exclue du débat politique par l’Etat. Nous ne dresserons pas ici la litanie des argumentaires fallacieux, des mensonges « techniques » et juridiques avancés pour tenter de justifier ces refus, car l’essentiel n’est pas là. L’essentiel réside sur le questionnement autour de notre capacité collective à tirer les vrais enseignements de cette visite et de ses suites. Ces visites, et cet Etat qui bombe le torse sortant les habits du Hussard, portés par les différents personnages du moment, tout cela doit avoir pour don de nous réveiller, de nous faire comprendre qu’il ne suffit pas de miser seulement sur le travail et les délibérations de l’assemblée de Corse, et que le temps presse pour se mettre en ordre de marche et faire face aux vrais enjeux dans le cadre du rapport de force structurel qui s’annonce. Mr Cazeneuve et Mme Lebranchu sont venus nous démontrer que depuis la fin du processus Matignon et le référendum manqué de 2003, l’Etat et le corps administratif et politique français dans leur grande majorité ont un positionnement clairement hostile concernant des questions qui sont centrales pour la société corse depuis des décennies (Foncier, Langue corse, pouvoir législatif, maîtrise des transports, Fiscalité spécifique, création d’une fonction productive corse endogène, relance d’une agriculture de qualité, revitalisation de l’intérieur…). Le fossé entre la Corse, ses élus, ses débats d’idées, ses choix et délibérations, et la classe politique française, une bonne partie des médias et « intellectuels » de l’hexagone, s’est creusé. C’est un constat évident. Le prendre en considération effective ne veut pas dire qu’il faut se détourner de l’idée de conforter nos soutiens éventuels en France, ni se priver d’en avoir de nouveaux, mais commande de redéfinir notre méthode d’investissement politique dans ses thèmes, ses moyens, le temps de mise en œuvre et d’obtention des résultats politiques, pour servir au mieux les intérêts collectifs du peuple corse. Beaucoup d’énergie a été mis, depuis 2010, notamment au travers du groupe Femu a Corsica, dans la matrice institutionnelle que représente l’assemblée de Corse pour obtenir des majorités fortes sur les revendications historiques (coofficialité, statut de résident, réforme constitutionnelle..) et outils d’émancipation (PADDUC). Ce travail constant était absolument nécessaire. Il nous a permis de progresser fortement sur le plan de l’irrigation de nos idées au sein de la société corse et sur le plan électoral. Mais, eu égard aux réponses de l’Etat mettant la Corse au pied du mur, cela s’avère clairement insuffisant. Et si demain nous nous trouvions en situation de prise de pouvoir à l’assemblée et majoritaire au sein de l’Exécutif, nous ne pourrions nous satisfaire, loin s’en faut, de ce refus systématique de l’Etat quant aux moyens institutionnels nouveaux réclamés pour construire un pays émancipé et démocratique. De plus, l’évolution majeure intervenue sur l’arrêt de la violence clandestine est un fait notable, dont l’Etat n’a pas intégré la réelle portée politique, notamment au regard des 40 années écoulées. Inseme per a Corsica a pris acte de la nouvelle donne politique au sein du mouvement national. L’enjeu des prochains mois consistera pour notre famille politique, à reprendre les chemins de la normalisation des rapports, et à retrouver une cohésion d’ensemble qui permettra de faire face, avec l’ensemble des forces vives au premier rang desquelles la jeunesse, au défi que représente la reconstruction de ce pays sur le plan économique, social et culturel.

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 B. Le défi qui doit être le nôtre

Le refus de l’Etat de toute évolution politique significative vient nous rappeler à nos devoirs en tant qu’acteurs politiques et militants s’inscrivant dans le cadre du combat politique, public et démocratique, visant à l’émancipation du Peuple Corse et au respect de ses droits. D’autant que sur un certain nombre de points sensibles, jamais la pression n’a été aussi forte : spéculation effrénée, dévitalisation de la langue corse, poltiique délibérée de dé-corsisation des emplois, prolifération des collusions et dérives en tout genre. Ce tableau sociétal inquiétant est encore assombri par une crise économique et sociale sans précédent, (cf. notamment la progression constante du taux de chômage et la baisse d’activités des entreprises). Cette crise économique et sociale se fait sentir en Corse depuis 2011 avec des effets négatifs très supérieurs a ce qui se passe en France. Elle risque d’être encore amplifiée par les dégâts directs et colatéraux causés par le conflit de fin de vie de la SNCM, dont il ne semble sortir aucune perspective durable de règlement.   Nous ne ferons pas non plus l’injure d’insister sur les sacrifices consentis depuis quarante ans pour développer l’idée que notre situation sur le terrain, au sens de notre influence réelle sur les mouvements de fond de la société corse, doit être amplifiée pour être à la hauteur de nos résultats électoraux et de l’appropriation toujours plus large par les Corses des idées portées par l’ensemble du mouvement national depuis des décennies. Chacun en a pris la mesure depuis longtemps. Les victoires d’idées et électorales sont essentielles. Mais elles déboucheront à terme sur une stagnation, voire un échec du mouvement national et du processus d’émancipation qui est son objectif, si elles ne s’accompagnent pas d’un deuxième « pilier ». Ce deuxième pilier, c’est une organisation efficace de militants et d’adhérents en réseau, avec une feuille de route stratégique sur plusieurs années, des objectifs à atteindre, une logique de moyens efficiente, dans le but d’atteindre un double objectif :

 – D’une part des seuils irréversibles d’accès aux responsabilités, à tous les niveaux de la vie publique ;

– D’autre part, des acquis « de fait » au sein de la société corse par un travail constant et dans la durée (notamment dans le domaine de la langue corse, du foncier, et de la réduction des facteurs de dépendance …),

Le refus de toute perspective politique réelle opposé à ce jour par l’Etat nous impose de réagir, et de mettre en œuvre, très rapidement, les conditions de construction de ce deuxième pilier. Pour cela, il convient de modifier notre logiciel, et faire évoluer profondément la logique qui a été la nôtre jusqu’à ce jour. La croyance selon laquelle l’Etat cédera ou acceptera la réforme profonde à horizon suffisamment court suite aux victoires électorales, à l’enracinement de l’idée nationale en Corse, aux votes majoritaires de l’Assemblée territoriale, …doit céder aujourd’hui la place à l’idée d’un combat qui va s’inscrire dans la durée jusqu’à la reconnaissance officielle. Aussi, continuer de participer à une parodie de discussion aujourd’hui avec l’actuel gouvernement n’est plus possible. Inseme per a Corsica demande aux élus de Femu a Corsica, ainsi qu’à l’ensemble de ses partenaires, d’intégrer cet état de fait et de participer au redéploiement nécessaire de l’action politique que commande la situation politique et économique du pays. En ce sens, il convient de considérer la reconnaissance politique et juridique du peuple corse et de ses droits comme l’aboutissement normal d’un nouveau rapport de force qui aura permis d’enraciner progressivement et de manière suffisamment forte le fait national corse. Non pas seulement au niveau des idées, mais aussi et surtout sur le plan politique, au sens des prises de responsabilités élargies, de même que sur le plan économique (transports, entreprises,…) et culturel (langue corse notamment). La reconnaissance par l’Etat ne sera pas le début d’une nouvelle ère mais le produit inéluctable de celle-ci provoquée par une lame de fond dont nous devons être l’épicentre. Pour cela, il convient sans tarder de préciser le rôle de Femu a Corsica de celui des mouvements qui le composent, dont bien entendu Inseme per a Corsica (avec le PNC et A Chjama).

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1. Femu a corsica, rassemblement à la légitimité incontestable et matrice de l’espoir

Femu a corsica, issu des accords politiques de 2009, constitue un rassemblement à la légitimité électorale, politique et démocratique incontestable, ayant fait ses preuves depuis les élections territoriales de 2010. Nous avons pleinement conscience que Femu a Corsica est la matrice et le rassemblement porteur d’espoir qu’attendent les corses. C’est une construction politique synthétisant des valeurs, des principes, des objectifs compris et partagés par la société insulaire. Nous avons le devoir de contribuer à sa pérennité et à son renforcement, de concert avec nos partenaires du PNC et d’A Chjama. La complémentarité entre la démarche Femu a Corsica et les mouvements qui sont à l’origine de sa fondation est évidente. Il convient de rendre celle-ci plus effective sur le terrain. Dans cette optique nous proposerons un calendrier de réunions à nos partenaires dont l’objectif est de renouveler et consolider le contrat politique scellant l’accord entre Inseme per a Corsica, le PNC et A Chjama. Cette capacité à rendre lisible nos engagements et notre fonctionnement vis-à-vis des corses est un gage de confiance. Il est impératif que nous soyons, sur ce plan, en ordre de marche à partir de Juin 2015. A cette date, il convient que Femu a Corsica soit en mesure d’aller à la rencontre du Peuple corse avec une démarche soudée et élargie, une vision stratégique claire et partagée, un projet alternatif et crédible à mettre en œuvre dès notre accès aux responsabilités.

Il apparaît clairement que Femu a Corsica doit être efficace sur deux dimensions :

– un groupe d’élus territoriaux continuant son travail à l’assemblée de Corse ;

– une coordination, un rassemblement mieux organisé de mouvements, sous forme fédérative, avec des procédures plus claires et un fonctionnement à la fois plus régulier et plus réactif : notamment au niveau de la gestion de l’actualité et des grandes questions politiques, des mobilisations d’ampleur à réaliser, et des relations inter-mouvements. Dans cette perspective, la constitution d’une coordination de trois représentants exécutifs par mouvements, complétée par les élus de l’assemblée de Corse, a été actée par l’ensemble des partenaires. Il est important de maintenir la diversité politique des mouvements qui composent cette démarche, et de la faire vivre, car elle constitue la richesse et la force du rassemblement Femu a Corsica.

Concernant Inseme, son originalité réside notamment dans la notion d’espace de convergence au service de la construction au quotidien de l’émancipation du peuple corse : Inseme a vocation à regrouper des hommes et femmes de tous horizons, autour d’une logique d’action et de projet, avec pour fil conducteur la défense de l’intérêt général et celle des intérêts collectifs du peuple corse. Il s’agit aujourd’hui pour Inseme de se mettre en ordre de marche, afin de créer ou d’accompagner les actions structurelles qui provoqueront un profond mouvement de lignes sur le terrain de la société corse. En ce sens, il est proposé deux niveaux de réflexions et de mise en œuvre.

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2. Inseme per a Corsica, lieu de convergence nationale

Le premier niveau concerne dès aujourd’hui la reprise de l’animation des réseaux d’adhérents et de militants par l’organisation de réunions de territoires et la poursuite de la campagne d’adhésion. Inseme per a Corsica doit concrétiser dans les faits cette volonté d’ouverture qui l’anime afin de regrouper l’ensemble des compétences et des forces, qui quelles que soient leurs origines politiques, doivent participer au mouvement de changement profond de la société corse. A cet effet, la réalisation de l’Assemblée Générale de ce jour (18 Avril) est un point d’orgue important statuant sur des points essentiels de cette mise en en route :

1. la feuille de route politique et les orientations générales et stratégiques (cf point II),

2. le renouvellement des instances exécutives et du Conseil des Territoires, à mettre en œuvre à partir d’aujourd’hui

3. Le fonctionnement organique et logistique du mouvement durant l’année 2015 : celui-ci comprend notamment la définition des moyens dont doit se doter Inseme per a Corsica pour agir, mobiliser et populariser son action en Corse et à l’extérieur de l’île. Cette logique de moyens recoupe inéluctablement la question des moyens financiers propres immédiats pour la structure au travers des cotisations des adhérents et des partenariats en termes de dons, mais aussi celle des moyens de communication interne et externe (portail internet, page facebook, compte twitter, journal numérique …).

4. Le contrat politique à proposer à nos partenaires de Femu a Corsica dans le but d’aborder l’échéance des élections territoriales de Décembre 2015 dans les meilleures conditions d’accès aux responsabilités, notamment par la finalisation du projet à proposer pour l’avenir de la Corse et des priorités attenantes sur la période 2015-2021. Ce contrat doit comprendre, outre les orientations programmatiques et les objectifs du projet, l’affichage de l’architecture administrative et politique pour assumer les responsabilités, l’engagement des futurs élus en termes d’éthique et de solidarité, les valeurs et objectifs du partenariat à proposer à d’autres forces dans l’optique de constituer une majorité large et cohérente, le cadre de fonctionnement du rassemblement de mouvements que constitue Femu a Corsica pour être opérationnelle à l’échelle sociétale. Inseme per a corsica versera au débat ses propositions en la matière et souhaite que ce contrat se matérialise rapidement.

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3. Construire l’émancipation du Peuple Corse, ici et maintenant

Le deuxième niveau constitue le fondement même de notre repositionnement politique par l’adoption, et l’application constante d’une feuille de route pour notre action politique individuelle et collective. Nous devons nous inscrire dans la durée et installer progressivement une politique d’émancipation dans les faits, sans attendre, en agissant par l’optimisation des outils existants à disposition, tout en créant les mobilisations nécessaires à la satisfaction des revendications fondamentales. Une politique centrée sur le respect et l’utilisation des droits du Peuple Corse doit s’affirmer crescendo au sein de la société insulaire. Nous devons y contribuer de manière décisive. Plus que jamais, parce que confrontés à un refus affirmé de l’Etat de toute perspective politique réelle, nous devons mobiliser notre énergie, notre créativité, notre imagination, notre combativité, notre intelligence collective. Adeptes plus que jamais de la philosophie de l’autodétermination, nous devons investir puissamment le terrain politique, économique, social et culturel pour que la reconnaissance institutionnelle, juridique et politique du peuple corse et de ses droits par l’Etat, soit la résultante d’un rapport de force démocratique, nourri par la mobilisation populaire.

Cette stratégie repose sur quatre piliers :

– Revenir aux fondamentaux, affirmer et amplifier le fait identitaire et culturel corse comme ciment de la société,

– Concevoir et concrétiser une politique active de la solidarité et de l’équité ;

– Remettre en cause les facteurs de dépendance politique, économique et sociale ;

– créer de facto les conditions de l’émancipation économique, sociale et culturelle, au niveau de l’individu comme de la communauté. Le redéploiement d’Inseme sur le terrain et notre projet à mettre en forme d’ici juin 2015 s’organiseront autour de ces piliers.

1. Le redéploiement d’Inseme per a Corsica

Dans ce domaine, nous définissons quatre volets d’intervention complémentaires pour les champs d’investigation et d’actions du mouvement:

 – La dimension de l’intervention directe d’inseme per a corsica sur le terrain politique : celle-ci recoupe aussi bien, les positionnements au quotidien du mouvement, mais aussi les actions et manifestations thématiques, de résistance ou de construction, qui doivent être élaborées.

– La coordination des militants et adhérents pour renforcer de manière concertée les « contrepouvoirs » de notre choix. Ceux dont on estime qu’ils créent une valeur ajoutée essentielle dans le fait d’initier des outils d’émancipation pour la Corse, dans le droit fil de l’installation d’un « Fait » corse incontournable et irréversible. C’est le cas notamment du Cullettivu Parlemu Corsu, du STC, de Corsica Diaspora…mais aussi d’autres structures tout aussi importantes, où se situent les enjeux d’autonomisation, de protection du foncier, de création de liberté de décision, de développement et d’émancipation, comme l’université et sa fondation, les GAL et AFP par exemple. La nouveauté résidera dans notre volonté de coordonner notre action au sein des contrepouvoirs, et de contribuer à donner à ceux-ci la densité nécessaire pour construire des alternatives concrète au système en place.

– Susciter la création de nouveaux outils et contrepouvoirs ouverts sur la société corse avec le même objectif politique: cela peut être le cas par exemple sur le plan d’un réseau d’entrepreneurs corses à constituer pour créer des mutualisations à l’export, sur la formation, le transport, et les partenariats méditerranéens ; sur le plan d’un média web, y compris en partenariat euromediterranéen, faisant une place officielle aux langues dites minoritaires ; …Le travail est immense tout autant que nécessaire et les opportunités existent. Il convient de les traduire en actions ;

– Enfin, Inseme per a Corsica doit tisser une cohérence pour l’action de ses adhérents afin d’ occuper les espaces de travail et d’investissement précités et développer des fils conducteurs en misant sur la transversalité : mettre en réseau les élus et collectivités locales dans cette logique de création d’outils et projets ; réaliser un travail régulier de recherche de soutiens et partenariats internationaux, notamment en Méditerranée, en un mot, réaliser une diplomatie politique et économique ; Avoir une approche pragmatique et opérationnelle des programmes et financements européens dans le cadre des collectivités et contrepouvoirs pour créer des projets aptes à transformer la société corse (langue et culture, transport aérien, Energie, tourisme, santé…) ; enfin, contribuer à décloisonner l’utilisation de la langue corse au sein du mouvement, dans ses outils de communication, dans nos réseaux d’élus, au sein des contre-pouvoirs, dans les sphères économiques.

Concomitamment à ces lignes directrices qui devront se traduire en plan d’actions annuels, Inseme per a Corsica, dans le cadre de son existence et de son fonctionnement, devra être réactif à l’actualité, et capable de se mobiliser dans des rapports de force et mobilisations avec ses partenaires de Femu a Corsica.

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3.2 Un projet pour éclairer le chemin menant aux objectifs d’émancipation

Réorienter notre énergie et nos priorités pour les années à venir doit être une attitude constante qui se traduira essentiellement dans le chemin que nous allons présenter aux corses pour ces échéances de Décembre 2015. Ces échéances doivent constituer un moment crucial pour mettre en sur orbite une réelle politique d’émancipation pour l’île. Nous proposons de cimenter la communauté culturelle et de destin qu’est le Peuple Corse autour d’un projet national, et surtout d’un cheminement, qui tienne compte de plusieurs facteurs : l’héritage financier et institutionnel auquel nous aurons à faire face, le positionnement rigide de l’Etat sur les questions essentielles, les outils réglementaires et législatifs à disposition, les moyens largement inexploités liés à l’Europe. Les quatre objectifs transversaux précités qui doivent guider notre action se traduisent dans nos priorités d’actions dès la première mandature d’accès aux responsabilités.

Toujours avec le même état d’esprit visant à acquérir la reconnaissance par les faits (stratégie mise en œuvre avec succès par des nations sans Etat d’Europe comme La Catalogne ou l’Ecosse), nous balisons une proposition de chemin pour l’émancipation qui sera précisée dans le Projet en élaboration:

a)L’Education, la Formation, l’acquisition des connaissances, la corsophonisation de la société et le plurilinguisme, la politique de créativité culturelle: outils centraux de la cohésion et du devenir de la société insulaire

b)L’Université et la recherche : piliers de l’économie de la connaissance et de la citoyenneté corse

c. « mieux » de santé pour tous et sur tout le territoire, une politique de logement et d’accès à la propriété volontariste pour les corses, une politique du foncier au service de notre communauté, de ses intérêts, de son développement économique, notamment agricole

d. Lutter contre la précarité, par une politique globale de solidarité dédiée et transversale, et une réelle orientation sur la formation/ réinsertion : priorité majeure.

e. Doper et densifier la fonction productive et l’entrepreneuriat par cinq leviers essentiels, la reforme du système de financements privés, l’amélioration de l’ingénierie publique pour l’accompagnement à la création, la réelle simplification administrative sur le plan des dossiers d’accession au subventionnement, un lien institutionnalisé et plus étroit avec les systèmes de formation, des mesures pour une amélioration sensible, voire radicale, de l’accès aux marchés extérieurs

f. Accélérer et densifier la création de systèmes mixtes de production et de distribution locaux décentralisés sur le plan des énergies renouvelables, garantissant autonomie complète, fiabilité, et baisse des coûts pour les ménages et les entreprises.

g. Refondre la politique des transports externes en croisant l’indispensable exigence de maîtrise politique, avec l’objectif de désenclavement de la Corse vis-à-vis des principaux noeuds/hubs de proximité, à moindre coût

h. Créer un schéma Territorial Interne de Transports Terrestres, maillant et rationalisant enfin, tant en investissements programmés qu’en services en commun, les routes « secondaires » et les routes territoriales, de même que le chemin de fer : le désenclavement réel des zones intérieures, le lien et la fluidité entre les pôles urbains et intermédiaires sont des enjeux de court terme.

i. Faire en sorte de terminer sur 10 ans, la finalisation et le maillage des réseaux de base sur tout le territoire : eau, assainissement, téléphonie et haut-débit.

j. Traduire en véritable « Plan Marshall » les recommandations du Plan Montagne du PADDUC pour l’intérieur de l’île : réactiver le comité de massif et les financements afférents, mobiliser les ressources naturelles et culturelles en jachère de l’intérieur comme perspectives de progrès et d’emplois pour la jeunesse (tourisme de pleine nature, Bois, agriculture…) avec les filières concernées.

k. Changer le modèle économique pervers actuel, en défaillance totale, en centrant l’effort d’accompagnement, sur 5 secteurs clés au niveau productif, tant au niveau des objectifs de volume de production que qualitatif :

1. Consolider et densifier une agriculture de production authentique et bio, de même que le secteur de l’aquaculture et de la pêche ;

2. la structuration et la valorisation de la filière bois (bois d’œuvre, ameublement, bois énergie),

3. l’accompagnement du secteur du BTP vers la transition énergétique pour de nouveaux débouchés,

4. Doper le secteur de l’économie numérique et des nouvelles technologies,

5. Accélérer le processus de transition vers un tourisme durable et de qualité.

Mettre en place des politiques publiques territoriales prioritaires reposera sur nos propositions et mesures liées à l’entrepreneuriat (point C), la clarification et la mise en cohérence impérative des systèmes de formation au service des jeunes, et l’optimisation des financements européens. La question des financements européens adossée au fait de dégager des marges de manœuvre sur le fonctionnement, et de créer des ressources fiscales pertinentes sont des enjeux majeurs pour permettre de prioriser la logique d’aménagement, d’investissement, d’aides aux entreprises, de créer des effets de leviers en termes de moyens, y compris, pour les dimensions culturelles, sociales et de solidarité indispensables à l’émancipation.

L’état d’esprit visant à optimiser l’ensemble des moyens existants à disposition, en y consacrant toute l’énergie nécessaire, devient une ligne de conduite impérative pour réussir à emprunter les chemins d’émancipation. Il s’agît de capitaliser autour des acquis du combat politique mené par le mouvement national depuis des décennies : les capacités d’adaptation réglementaires ouvertes par le statut de 2002 et la spécificité de zones reconnues comme la Corse au sein de la constitution européenne (Art. 174 du traité de Lisbonne), tout comme la possibilité qu’a l’île de tisser des partenariats politiques, économiques, culturels majeurs en Europe par le biais des outils et programmes existants (Med, Marittimo, possibilité de GECT… par exemple) deviennent des champs immédiats d’investigation, non suffisamment explorés jusqu’à ce jour. De même, la mise en cohérence, la rationalisation, la mutualisation, la péréquation des moyens humains et financiers au service des territoires de vie de l’île, notamment l’intérieur et la montagne, et d’un développement durable au service du peuple corse fait aussi partie des orientations à mettre en œuvre immédiatement. Celles-ci doivent être intégrées de manière transversale aux politiques publiques. Redonner confiance à la fonction publique territoriale, la redéployer, en lien avec les communautés de communes refondées, pour assurer une ingénierie administrative au service des entreprises, du rattrapage infrastructurel, de l’amélioration des services de base, et du développement, est une condition importante liée à ces orientations. Ce chemin d’émancipation à prendre sans attendre, doit reposer sur une logique permanente et actualisée d’évaluation rigoureuse des politiques publiques en termes de résultats concrets et d’effets des décisions prises. Cet aspect fait toute la différence entre une politique de progrès social, culturel et économique au service du peuple corse et celle basée sur le saupoudrage, l’assistanat, le gaspillage des fonds publics.

Le chemin, ou le modèle proposé pour dès à présent mettre en mouvement la société corse, peut être résumé par les axes suivants :

-Ouvrir la Corse immédiatement et rapidement sur son aire de proximité latine (Toscane, sardaigne, Catalogne, latium…), non seulement pour créer une bouffée d’oxygène économique de court terme, mais aussi pour intégrer un marché « local » thyrénéen et méditerranéen de plusieurs millions de personnes, créer des effets de synergie au niveau infrastructurel par la coopération effective, et donner une plus-value à notre culture et notre langue permettant de les revivifier ;

– Protéger notre terre, notre bâti, nos sites, nos ressources, dans un premier temps, par l’optimisation des moyens réglementaires et fiscaux que peuvent permettre le statut actuel et le PADDUC, dans l’attente de l’obtention rapide du statut de résident ;

– Reconsidérer l’éducation, et la formation, comme un puissant levier de corsophonisation de la société corse mais aussi de sensibilisation active au plurilinguisme, aux métiers, savoir-faire, à la créativité et l’innovation. Cette priorisation majeure devra se traduire en politiques, coordination, évaluation des résultats, et choix budgétaires ;

– Densifier et amplifier la fonction productive insulaire par l’avènement de la simplification administrative (notamment en termes de subventions publiques), par un accompagnement renforcé en termes d’outils financiers autonomes (livret crédit épargne entreprise…), et une politique rationalisé d’aménagement et d’investissements infrastructurels ;

– Renforcer la mutualisation et l’intégration communes-communauté de communes, rassurer la fonction publique territoriale, réorganiser les services de même que le travail collaboratif des agences et offices, pour installer l’équité, réaliser des économies de fonctionnement, donner la priorité à l’action et au développement ;

– Instaurer une réelle politique de la solidarité de manière transversale dans le cadre du projet national que nous allons proposer aux corses : sur le plan de la lutte radicale et permanente à mener contre la précarité galopante et l’exclusion, sur le plan de la péréquation et de la prise en compte des handicaps au niveau des territoires de l’île, sur le plan de la politique du logement et de l’accès à la propriété, sur le plan de l’aide aux associations, et des subventions publiques aux entreprises et collectivités…

Un projet d’émancipation nationale se construit avec l’ensemble des compétences, avec la participation de tous ceux, volontaires, qui veulent mettre leur pierre à l’édifice. C’est conformément à ce principe, qu’Inseme per a Corsica, réunira son conseil des territoires le 3 Mai prochain et organisera les commissions thématiques pour l’élaboration de ses propositions. Celles-ci feront ensuite l’objet d’un grand débat public le 14 Juin. Elles seront traduites en synthèses et seront verser en contribution à la constitution du projet national au sein de Femu a Corsica.

C. L’indissociabilité de la quête d’émancipation, de liberté et de démocratie

L’actuelle mandature a permis, notamment par l’action constante des élus de Femu a Corsica, de décider majoritairement des axes et mesures fondamentaux pour permettre un avenir différent à la Corse et ses enfants, notamment le PADDUC ; Celui-ci est un « contenant » – au demeurant à parfaire -, crée les conditions mais ne fait pas à lui tout seul le développement et l’émancipation de notre pays. Et il n’y aurait rien de pire comme message à apporter aux corses et à notre jeunesse, que de laisser perdurer des politiques, des comportements, des situations, qui vont à l’opposé des décisions de l’assemblée que l’on a jugé majeures. La déception serait grande et aurait des conséquences néfastes importantes. Or, la gestion actuelle de l’Exécutif en privilégiant notamment la logique de fonctionnement et de recrutement sur l’investissement, ou le soutien partial aux communes et associations culturelles malgré les règlements des aides existants…a non seulement créé un problème financier important pour la CTC dont les prochains responsables auront à assumer les conséquences, mais aussi installé l’opacité, l’iniquité, l’injustice en règle de gestion, tant d’un point de vue financier, que d’un point de vue interne à la fonction publique territoriale. Le dysfonctionnement démocratique est lourd et réel. La contradiction sur ce plan devient mortelle. Si nous n’y prenions garde, celle-ci porterait notre pays au bord du gouffre, au niveau économique et social en premier lieu, mais aussi sur le plan culturel, éthique et moral.

Convaincus et garants que le chemin de l’émancipation et de l’apprentissage de la liberté individuelle et collective, est le seul qui vaille pour notre communauté et son avenir, nous ne pouvons transiger sur la transparence et la démocratie. La liberté est dans le tout, et le tout est dans la liberté. Adeptes de l’émancipation individuelle et collective, respectueux des droits, nous ne pouvons troquer des votes pour la langue corse officielle, le transfert de fiscalité, le statut de résident, le PADDUC … contre notre silence sur les pratiques clientélistes et d’assistanat confortant la dépendance et une nouvelle domination de l’Homme par l’Homme, ou sur des choix et pratiques budgétaires menant notre communauté dans l’abîme. Nous ne voulons pas que la Corse se suicide. Nous désirons qu’elle se lève. Qu’elle soit debout et qu’elle avance sur le chemin de l’émancipation. Nous nous engageons à la transparence, à l’équité, à la démocratie, car cela est un enjeu majeur pour notre société en termes de fonctionnement, de résorption des inégalités, donc de sources de violence, mais aussi en termes de valeurs à véhiculer aux plus jeunes. Le culte de l’argent facile, l’absence de règles, l’emploi public contre un vote, les bandes organisées montrées en exemples…tout cela a produit un effet sociologique destructeur. Il nous revient d’inverser la tendance. Ici et maintenant. C’est en cela que la démocratie, comme moyen et comme objectif, est une dimension fondatrice de l’identité politique d’Inseme per a Corsica. D’autant plus que nous entrons dans les mois à venir dans une situation de crise économique et sociale désastreuse et sans précédent : c’est la première fois que la Corse cumule de manière structurelle les crises sectorielles (BTP, finances publiques, tourisme…). La catastrophe annoncée dans le transport maritime avec le problème de la SNCM, faute d’anticipation et de volonté politique de l’Etat et de l’exécutif territorial, risque de provoquer une spirale infernale dépressive supplémentaire faisant entrer notre pays dans le dur de la crise avec sa cohorte de perte massive d’emplois et de liquidations judiciaires. Nous le disons clairement, l’Etat est responsable. Le système clientéliste aujourd’hui en place à la CTC l’est tout autant. Le peuple corse doit réagir, et le changement de paradigme de lutte est, dans ce contexte, une nécessité absolue.

Pour Inseme per a Corsica, ce changement profond et l’émancipation du peuple corse reposent sur des valeurs, ciments plus que jamais de toute politique publique mise en œuvre à son service :

– la liberté, bien sûr, individuelle et collective, de décider, d’agir, d’entreprendre, d’être respectés dans son identité ;

– l’égalité en droits pour le peuple et pour chacun et non l’égalitarisme du jacobinisme français, l’uniformité et l’assimilation ;

– La justice et l’équité, au niveau de l’accès à l’éducation et à la connaissance, aux services publics, de l’accès à l’emploi, sur le plan des subventions et marchés publics ;

– La solidarité, au sein du peuple corse, sur le plan de lutte réelle et effective contre la précarité et l’exclusion, entre les territoires, institutions, communes et communautés de communes ;

– La fraternité, la tolérance, le refus de la xénophobie et du racisme : nous revendiquant d’un peuple corse, communauté de destin et de culture, nous respectons toutes les diversités d’origine et de religion, de même que toutes les forces politiques ;

– Enfin, le courage politique : pour changer de système, et passer de l’assistanat, du clientélisme, à une société réellement libre et émancipée, il faudra du courage politique.

Oui nous savons que l’optimisation volontariste et énergique des moyens disponibles ne suffira pas. Elle nous permettra simplement d’empêcher l’irréversible, d’avancer, de progresser fortement. Mais le seuil d’une nouvelle ère pour la Corse ne sera atteint, que lorsqu’elle aura obtenu des parts suffisantes de souveraineté qui lui permettront de maîtriser son destin au travers d’une reconnaissance institutionnelle et politique de l’île dans l’Europe, de la langue corse officielle, d’un statut de citoyenneté corse, d’un réel pouvoir législatif et fiscal … Il nous faudra donc pousser les murs du jacobinisme français, non seulement par une action de terrain permanente telle que décrite précédemment, mais aussi par l’amplification des mobilisations dans la durée avec les acteurs de la société civile (collectifs), et demain, avec des partenaires européens potentiels. Ce message s’adresse aussi à l’ensemble de la classe politique française, qui doit prendre la réelle mesure du problème Corse, et s’engager dans un processus de règlement politique s’inscrivant sur la durée au-delà des gouvernements en place. Notre niveau d’exigence est à terme d’arriver à un accord politique de portée identique à ceux déjà réalisés par la République française par le passé (ex : kanaky), qui intégrera la notion de souveraineté partagée pour la Corse. L’heure est à la prise de responsabilité. Le peuple corse doit croire en lui-même, ses ressources, sa capacité à créer des partenariats forts en Europe pour s’émanciper et maîtriser son destin. Le mouvement national et, au-delà, l’ensemble des forces de progrès, doivent incarner l’espoir et offrir une alternative politique pour ce pays. Il n’y a pas d’autres voies possibles. Inseme per a Corsica entend oeuvrer au rassemblement le plus large. Ce rassemblement passe d’abord par le renforcement, la consolidation et l’élargissement de Femu a Corsica. Femu doit devenir une force motrice de l’alternative à construire avec l’ensemble du mouvement national et toutes les forces de progrès. Le deuxième niveau du rassemblement doit en effet inclure les forces du mouvement national avec lesquelles nous souhaitons travailler sans délai à une normalisation et une mise en cohérence rapide. Enfin, nous invitions les forces fondamentalement progressistes, de gauche comme de droite, à franchir le pas du pacte politique à réaliser, pour sortir la Corse de l’ornière et l’engager durablement sur les chemins de la construction et de l’émancipation collective. Encore une fois, la notion de pacte et de contrat reposant sur des valeurs, des pratiques claires, un fonctionnement, des politiques et des objectifs communs à atteindre pour l’intérêt général du peuple corse sont pour Inseme le seul gage de réussite possible pour l’avenir de la Corse et de ses enfants.

C’est à ce défi et à cette construction que les militantes et militants d’Inseme per a Corsica vont se consacrer de toutes leurs forces dans les mois et les années à venir.. Per a corsica, per u populu corsu, per e generazione à vene

INSEME PER A CORSICA

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