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« Il serait temps que l’Etat mette un terme définitif à sa politique coloniale en Corse et ce d’autant plus que la décision du FLNC d’arrêter la lutte armée lui a enlevé le dernier prétexte pour refuser un véritable dialogue.

La solution est politique, globale et doit prendre en compte les intérêts légitimes des parties et naturellement d’abord les intérêts collectifs du peuple corse. Dans la période de négociation avec l’île, l’Etat devrait suspendre la répression, les recherches, les poursuites pour créer un climat favorable au dialogue ; il devrait aussi transférer tous les prisonniers politiques en Corse dans l’attente d’une amnistie que les usages internationaux recommandent, à la fin de tous les conflits.

une ghjuventu greve corti sustegnu

Je suis solidaire de prisonniers, de leurs familles, de nos jeunes in Corti qui se battent pour la liberté. Je conclurai par ce que j’ai toujours affirmé :

« Les prisonniers politiques font partie de la question corse ; ils feront obligatoirement partie de la solution. »

A prestu si Diu vole..
Fratellanza »
23 avril 2015
Dr Edmond Simeoni

La situation en Corse se dégrade inexorablement sous l’œil impavide de l’Etat, malgré les revendications des élus et aussi les protestations des forces vives.
Les jeunes étudiants –avec une grève de la faim à la Citadelle de Corte- sont en pointe pour la contestation, fondée et légitime; il en est de même pour les jeunes agriculteurs, victimes de discriminations inacceptables par rapport à leurs jeunes homologues continentaux. Ils sont lassés des promesses et des mensonges.
La jeunesse est la vigie d’une Corse en crise mais elle est aussi et surtout intéressée par le développement économique social et culturel du peuple corse, dans et par la démocratie.
Nous ne devons pas monnayer notre soutien ou faiblir car ces luttes sont indispensables et balisent le chemin de l’avenir.
Soutenez-les.
Le 25 avril 2015
Edmond Simeoni

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