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(Unità Naziunale – Publié le 25 juin 2018 à 15h44) En réponse aux derniers propos de M. Mela…

Je pensais naïvement que cette époque-là était révolue. Que M. Mela, instruit tout à la fois par nos récentes communications, empreintes d’une volonté d’apaisement, par notre inlassable travail en faveur de la commune, tant au sein du conseil municipal que de la Collectivité de Corse et surtout, par le sentiment des Porto-Vecchiais, résolument tournés vers l’avenir et non vers les conflits du passé, en avait fini avec les attaques personnelles et les polémiques.

Je me suis manifestement trompé. Et en surestimant M. Mela, conduit mes propres amis à une attitude constructive et ouverte, aux antipodes du schéma « majorité contre opposition » si cher aux adeptes du monde ancien. J’en tire aujourd’hui les conclusions mais ne me résous, pour autant, à considérer la politique comme une guerre et le débat démocratique comme un concours d’invectives.

M. Mela et moi sommes notoirement opposés, au plan politique et philosophique. Je le considère toutefois, non comme un ennemi, mais comme un Porto-Vecchiais engagé, attaché à sa ville, porteur de visions, certes très différentes des miennes, mais tout à fait respectables.

Je ne partage pas ses choix, c’est une évidence, mais faut-il pour autant que je les caricature, comme il le fait des miens, ou les travestisse, sans chercher à l’écouter ni à le comprendre ?

Enfin ! Qu’est-ce qui, dans notre dernière conférence de presse, alors même que nous avions choisi jusque-là de ne pas communiquer sur ce thème, et de travailler loyalement dans tous les cadres proposés par la majorité municipale, peut justifier un tel déchaînement de haine ?

Qu’est-ce qui, dans notre attitude quotidienne, peut servir de prétexte ou d’excuse à pareils propos ?
Est-ce commettre un crime de lèse-majesté que de s’inquiéter pour le centre-ville, ses commerçants, son attractivité et de réclamer organisation des navettes et retour du marché de producteurs, à propos desquels aucune annonce n’était intervenue jusqu’ici ?

Qui entretient un « climat de tension » ? Celui qui veut savoir et interroge, légitimement, ou celui qui se tait et persiste dans le déni de réalité ? Celui qui recueille les avis et les traite, naturellement, ou celui qui insulte et s’enferme dans sa tour d’ivoire ?

J’aurai très bientôt, chiffres et dates à l’appui, l’occasion de confirmer aux Porto-Vecchiais l’ensemble des engagements, en cours d’exécution ou futurs, de la majorité territoriale, à laquelle je suis fier d’appartenir. Ils verront aussi, de façon objective et dépassionnée, que tous les dossiers engagés sur leur territoire n’auraient pu l’être sans notre concours. Je leur redirai que les actions conjointes du Conseil Exécutif de Corse, de nos élus territoriaux et du nouveau député, soutenus par notre groupe au conseil municipal et largement plébiscités dans notre ville, lors des trois dernières consultations électorales (jusqu’à la majorité absolue des suffrages), suscitent ici une dynamique incontestable et foncièrement inédite.

J’aurai, enfin, l’opportunité de proposer des réalisations et non des attaques, des perspectives et non des incantations guerrières, des projets et non des fantasmes pré-électoraux. Je leur donne donc rendez-vous, en responsabilité, et avec la claire conscience du travail qu’il nous reste à accomplir.
Qu’ils soient persuadés, sur ce plan comme sur tant d’autres, pour le centre-ville autant que pour nos hameaux et villages, de notre entier dévouement ainsi que de notre souhait d’œuvrer sans faiblir au profit de l’intérêt général.
C’est le seul service que nous comptons rendre (et non « donner »…) à notre ville et à chacun de ses habitants… à rebours des polémiques et manœuvres qui ne trompent personne, et surtout pas les Porto-Vecchiais.

Jean-Christophe Angelini
25 juin 2018