X

(Alex Bertocchini – Alta Frequenza) – Le STC a été prompt à réagir à l’annulation de la délégation de service public maritime par le tribunal administratif de Bastia, et dans un long communiqué, il revient sur la situation dramatique qui règne à la SNCM.

Dans une longue argumentation en effet, il revient sur l’essentiel de son combat, soit le retour de la propriété de la flotte à la Collectivité de Corse et l’émergence d’une entité au capital public corse, seule structure selon lui pouvant s’extraire de logiques particulières. Après la décision ce matin du TA de Bastia, le STC demande à la CTC d’émettre un avis afin que le tribunal de commerce de Marseille sursoie à toute décision concernant l’attribution de la nouvelle DSP. Le syndicat nationaliste demande également aux services de la commission européenne d’explorer toutes les pistes économiques et juridiques afin que la Corse puisse disposer d’une réelle maîtrise de ses transports ; il précise, là encore, en récupérant le matériel naval, essentiel à son développement économique et social.

Le STC sera jeudi, à partir de 9h30, devant l’assemblée de Corse, pour défendre ces points là.

sTCmanca

Voici le texte du communiqué :

Au regard de la situation catastrophique de la SNCM, Compagnie Co-Délégatrice du Service Public, ainsi que du risque encouru par la Corse, de voir avec la vente à des intérêts privés le matériel naval de cette dernière ou sa liquidation judiciaire, le STC marin décide de dénoncer le bricolage dans lequel les Autorités Publiques s’enferment et s’entêtent, pour régler le problème des transports maritimes de la Corse.

D’autant plus qu’il est un secret pour personne,que la Délégation de Service Public telle qu’elle a été constituée, sera, soit par le Tribunal de Commerce de Bastia, soit, par une mise en demeure d’infraction émise par la Commission Européenne en date du 20 novembre 2013, condamnée, et de fait, annulée.

Dans un tel schéma, nous sommes convaincus que la Continuité Territoriale serait totalement défaillante, ou pour le moins dénaturée de manière préjudiciable pour le devenir économique et social de notre île.

Il en va donc de notre responsabilité d’acteur politico-social et de celui de représentant des salariés, de chercher les voies et les moyens de pérenniser le Service Public de Continuité Territoriale, afin de ne plus avoir à subir des choix pensés par d’autres et pour d’autres, totalement antinomiques à nos intérêts collectifs de Corses.

Ainsi, et afin, d’éviter qu’un repreneur éventuel choisi par le Tribunal de Commerce, dilapide à court ou moyen terme le capital naval constitué de la flotte, et afin d’éviter un nouveau scandale de type « Butler en 2007 », le STC marin a convenu que:

– Dans tous les cas de figures, de refuser, et ce, de manière irréversible, la logique de l’affrontement entre Corses, et de privilégier la convergence et le débat d’idées au conflit. Nous invitons toutes les composantes, du monde économique à nous rejoindre sur ce point, et d’en affirmer publiquement ce principe, comme intangible.

– Nous les invitons également à refuser que les navires payés par la dotation d’enveloppe de Continuité Territoriale, instrument du développement économique de la Corse, à verser au patrimoine de l’île, soient aujourd’hui cédés au plus offrant, et qu’ils deviennent de facto, la propriété d’intérêts privés, totalement extérieurs à nos intérêts collectifs.

– Ensemble, nous devons travailler à faire en sorte de convaincre les Autorités Publiques pour que les navires exploitant toute ou partie la desserte de Continuité Territoriale, soient la propriété de la Collectivité Territoriale de Corse, afin de sécuriser son périmètre.

– Nous devons chercher concomitamment la façon la plus appropriée d’exploiter les navires de la CTC, dans le cadre de la Constitution d’une Entité au Capital Public Corse en moins majoritaire, seule structure pouvant s’extraire des logiques particulières.

En conséquence nous demandons que la CTC émette un avis, afin que le Tribunal de Commerce de Marseille, sursoit à toute décision prématurée d’attribution de la SNCM à un des repreneurs, ou de déclarer sa liquidation judiciaire.

Nous demandons aussi, aux Elus de la Collectivité Territoriale de Corse, de rester dans leurs rôles, et de ne pas se substituer au Tribunal de Commerce de Marseille, en donnant quitus à un candidat repreneur, pour l’acquisition de ce qui est par nature, notre flotte.

Enfin, nous leur demandons également, d’explorer, notamment auprès des Services de la Commission Européenne, toutes les pistes juridiques et économiques, afin que la Corse puisse disposer d’une réelle maîtrise de ses transports, en récupérant le matériel naval, essentiel à son développement économique et social.

Nous appelons tous les progressistes, ainsi que toutes celles et tous ceux qui souhaitent une réelle maitrise des transports de la Corse, à nous rejoindre le 9 avril à 9h30 devant la Collectivité Territoriale de Corse, pour défendre ensemble, les points évoqués ci-dessus.

Pour conclure, nous demandons à la CGT, tout en respectant le droit de grève qu’elle compte appliquer, qu’elle crée les conditions non pénalisantes pour acheminer les supporters du Sporting Club de Bastia, venus de Corse dans son ensemble, en permettant à ceux qui ont déjà prévu de se rendre sur le Continent, d’accéder à Paris pour assister à la finale de la Coupe de la Ligue

STC MARINARI

à suivre sur  l'application android Unità Naziunale ou bien sur ce lien mobile (Apple, tablettes...)