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Depuis lundi et l’excommunication de François Tatti, la majorité municipale ne se parle plus que par communiqués de presse interposés.

Chroniques d’un divorce annoncé. Communication du groupe des radicaux et apparentés.

simeoniUn spectacle lamentable.
Le spectacle infligé aux Bastiais est lamentable. Il traduit ce que nous avions pour notre part dénoncé depuis longtemps : derrière les embrassades et les beaux discours rassembleurs, derrière les grandes promesses d’avenir, ne s’est jamais caché qu’un quarteron d’experts en trahison, ayant érigé depuis un an, le faux semblant en mode de gouvernance.

La majorité municipale a vécu.
Ceux qui en doutaient encore en sont pour leurs frais. La majorité municipale, née d’une union contre nature, a déjà vécu. Les efforts pathétiques des Simeoni et autres Tatti, pour se renvoyer la responsabilité du divorce, n’y changeront rien.

Une majorité à l’obsolescence programmée.
Ce divorce est la conséquence logique du coup de force de mars 2014, élection qui relevait bel et bien du registre de l’escroquerie politicienne. Sans projet ni scrupule, mais ivres d’ambition, les Simeoni, Tatti, Milani et consorts y avaient littéralement abusé les Bastiais.
Aujourd’hui, qu’est-il advenu de la « maturité politique collective » chère à François Tatti ?
Car ce qui n’était rien d’autre qu’une union électoraliste n’aura tenu qu’un an, presque jour pour jour. Pas même le temps pour elle de présenter un budget, LE document sanctionnant une politique municipale.
Un an, tout juste, soit le temps nécessaire pour tromper une seconde fois les électeurs dimanche dernier!

Chronique d’une escroquerie électorale.
Car après l’escroquerie de mars 2014, ils ont poussé le vice, à l’occasion des départementales, jusqu’à dissimuler aux électeurs des désaccords que l’on savait pourtant aussi profonds qu’anciens. Nous les avions d’ailleurs dénoncés ! Moins de 24 heures après la proclamation des résultats le binôme s’était déjà disloqué. Ils s’étaient moqués une fois de plus de la Démocratie et des Bastiais!
Où était donc la transparence tant vantée ? Où se cache la démocratie dont la désormais ex-majorité prétend assurer un quasi-monopole ?

Aux mensonges et aux trahisons, nous opposons la clarté.
Cette manœuvre honteuse a consisté à abuser une dernière fois les Bastiais pour nous battre. Dimanche dernier, nos candidats, seuls contre cette improbable union, mais porteurs d’un discours clair et franc, n’ont raté leur élection que de quelques dizaines de voix.
Dans le climat délétère que l’on sait, où la violence s’est jointe à la calomnie et nos candidats sans avoir pour eux le soutien d’un prétendu « appareil municipal », ont prouvé qu’ils pouvaient améliorer notre score aux municipales. C’est un démenti cinglant contre les accusations de clientélisme et prétendu effondrement de notre courant politique ! Il a encore, vous le constaterez, de beaux jours devant lui.

Court passage mais lourd passif.
Mais revenons à l’ex-majorité municipale. Quel bilan peut-elle donc tirer avant de rejoindre pour toujours les poubelles de l’histoire politique de notre cité ?
Nous ne nous y étendrons pas, nous avons eu l’occasion de dresser ce sombre constat dans notre journal trimestriel: des chantiers à l’arrêt, un prix de l’eau et une Taxe Enlèvement des Ordures Ménagères appelés à subir des augmentations vertigineuses, la passivité devant les questions d’insécurité et des embauches !
Des tas d’embauches sur lesquelles nous avons demandé des comptes aux exécutifs municipaux et communautaires, qui ne nous ont opposé jusqu’à aujourd’hui en guise de réponse que le plus grand mutisme ! Là encore vous apprécierez la transparence !

Une situation politique grave.
Sans doute les derniers événements ont pu en faire rire certains. Mais qu’on se le dise, pas nous !
On ne saurait en effet se réjouir de voir les institutions de la ville et de l’agglomération menacées de paralysie par le jeu politicien, comme on ne saurait sourire devant la pantalonnade de dimanche dernier.
La situation nous apparait au contraire particulièrement grave. Les raisons de cette inquiétude sont pour nous évidentes : en trompant sciemment les électeurs, le jeu démocratique a été volontairement faussé et le résultat des urnes biaisé.
Qu’en serait-il d’ailleurs des 55% au 2nd tour de la liste de Gilles Simeoni si on lui retranchait les quelques 14% de la liste Tatti du 1er ?

Nous sommes inquiets pour Bastia.
Bastia ne peut souffrir plus longtemps d’être transformée en laboratoire de la pulitichella régionale à l’usu Simeoni è cumpania bella !
Aussi grave, et peut être plus triste encore, nos adversaires après avoir suscité de grands espoirs, notamment auprès de la jeunesse, sont en passe de laisser derrière eux de lourdes désillusions.

Le retour aux urnes, seule solution pour Bastia et l’agglo.
C’est pourquoi pour nous, et cela nous apparait comme une évidence, seul un retour aux urnes serait susceptible aujourd’hui de rendre à Bastia une majorité municipale démocratiquement légitimée, capable de sortir la ville de l’impasse dans laquelle elle est désormais engagée !

La Corse a plus que jamais besoin de clarté.
Notre ville, et au-delà la Corse, ont plus que jamais besoin de repères politiques clairement identifiés. C’est pourquoi je me battrai avec mes amis pour défendre, ici comme ailleurs, ces valeurs d’honnêteté, de loyauté et de clarté qui font à présent tant défaut.

Groupe des radicaux et apparentés

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