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#Corse –  » Sò aurupeanu è ne sò fieru « 

Dabitudine, dicu chè sò corsu e ne sò fieru mà oghje vogliu spiegàvvi perchè sòfieru d’esse aurupeanu dinù.

De ma fierté d’être Corse…

Être Corse, c’est se revendiquer d’une terre, d’une histoire et d’une culture si particulières dont le tout, aussi complexe soit-il, et à notre image, forme notre peuple, notre nation, a nostra nazione corsa. Belle et rebelle à la fois. Violente et passionnante. Notre nation est  le mélange de toutes les civilisations et de toutes les cultures méditerranéennes qui sont venues sur notre île de beauté et qui ont fait naître, au fil des siècles, ce que nous sommes, une communauté de destin. Forgées par les conquêtes et les invasions successives, notre culture et notre langue sont à mi-chemin de toutes les autres et pourtant si différentes.

Être Corse, c’est prendre l’ensemble de l’héritage de nos aïeux et de nos anciens. Nous sommes aujourd’hui les descendants de tous ceux qui ont bâti ce peuple, cette nation. Nous avons à en être fiers, sans aucun doute. Mais nous ne pouvons nous arrêter là. Nous ne pouvons nous attrister de voir l’état dans lequel nous avons mis la Corse, notre Corse, nous, les Corses, et ceux, d’ici ou là-bas, qui la détruisent. Nous ne devons pas nous demander : « Mais que diraient nos aïeux, de Sampieru Corsu à Pasquale Paoli, s’ils voyaient l’état de notre île. Qu’auraient-ils fait à notre place ? Sommes-nous dignes d’eux ? »

Nous portons encore et toujours les stigmates d’une société endolorie, d’une nation qui souffre le martyre parce qu’elle regarde seulement derrière elle. Pourtant, le dur constat est là et semble parler de lui-même. Notre culture est en danger, notre langue se meurt, nos jeunes s’enfuient. C’est à croire que notre histoire s’est arrêtée au soir du supplice suprême, le vendredi Saint, sur le Golgotha. Bien que le Catenacciu soit une des fêtes les plus importantes -et une des plus belles chez nous-, les chrétiens ne fêtent-ils pas d’abord Pâques, jour de la résurrection du Christ ? De même, ne devons-nous pas penser à notre propre renaissance ?

Je le pense profondément. C’est pourquoi  je refuse cette façon de penser et le pessimisme que nous avons trop souvent caressé. Notre destin et notre avenir sont entre nos mains pour peu qu’on veuille bien se le(ré)approprier. Femu a Corsica

…vient ma fierté d’être Européen.

Cette fierté que j’ai d’être Corse ne doit pas m’arrêter sur le seuil de ma propre maison, pour la défendre telle qu’elle est aujourd’hui, mais doit me porter vers celui de mon voisin, pour lui présenter celle de demain, en n’oubliant jamais d’où je viens, dans un échange mutuel. L’échange avec l’autre commence en réalité par l’ouverture de soi. La construction européenne a été pensée initialement comme une possibilité de faire la paix entre les peuples d’Europe, condition sine qua non mais non suffisante pour qu’un échange se fasse entre les nations, les peuples et les cultures qui la composent. L’Europe est ce promontoire continental qui a été si longtemps trop petit pour nous tous et qui ne sera jamais trop grand pour chacun d’entre nous. L’ouverture à l’autre n’est pas une dilution de soi dans un immense océan, ni un lâche abandon de l’héritage que nous ont légué nos anciens, elle est la preuve de la fierté qu’on porte à être ce qu’on est : Corse.

Aujourd’hui pacifiée, l’Europe est toujours à construire. Corses, nous avons aussi notre pierre à mettre à l’édifice. L’Europe des peuples qui pourra nous rendre la fierté d’être ce que nous sommes, chez nous et ailleurs, ne pourra se faire que si nous allons à sa rencontre, si nous la construisons nous-mêmes. Être Européen, c’est porter sur tout le continent et partout dans le monde la fierté de ce que nous sommes, de ce que nous avons construit et de ce que nous pouvons encore donner aux autres peuples et nations, sans sentiment de supériorité ou d’infériorité. Être Européen, c’est se battre pour un monde meilleur, pour les droits de l’Homme et des peuples, pour la démocratie et pour la liberté. A libertà : sta parolla bellissima chè cantemu ogni ghjornu, l’avemu data à l’Auropa 250 anni fà! Un u scurdemulu miccà ci vole à essene fieru. Femu l’Auropa !

U pruverbiu corsu dice chè ‘‘Tantu ch’un bracciu tenerà a bandera corsa…’’ Eiu, vogliu tenelà d’un bracciu è quella di l’Aurupa di l’altru. Perchè esse Corsu hè esse un Aurupanu dinù! Per a nazione corsa, nazione d’Auropa!

Roccu GAROBY

 

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