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Un exécutif extraordinaire de Corsica Libera s’est tenu vendredi 20 février, suite aux graves événements de ces derniers jours : trois membres de la direction du mouvement placés en garde à vue ; Petru Paoli, secrétaire national, incarcéré.

PierrePaoliChacun peut le constater : ces menées répressives sont à contre-courant des évolutions enregistrées ces dernières années et tout particulièrement depuis quelques mois avec l’initiative historique prise par le FLNC. Corsica Libera, qui a été au centre du jeu à l’Assemblée de Corse, est pour beaucoup dans la construction d’un projet audacieux de réforme porteur d’une solution politique.

Notre formation est de plus en plus reconnue comme un acteur majeur de la vie politique, ceci en raison de notre parcours et de nos sacrifices, mais également de notre capacité à proposer des solutions aux problèmes des Corses et à fédérer les forces du changement.

Manifestement, cette position centrale qui est la nôtre dérange à Paris.

En Corse en revanche, nous avons reçu ces dernières heures de nombreuses marques de solidarité, bien au-delà de la seule famille nationaliste.

Tous les responsables attachés à une solution politique ont été consternés par cette agression dont nous venons d’être les victimes. Jean-Charles Orsucci, responsable du Parti Socialiste, s’est pour sa part prononcé pour une loi d’amnistie en faveurs des prisonniers et des recherchés. Nous saluons cette initiative courageuse appelée à connaître des développements dans les semaines à venir.

Par ailleurs, notre exécutif s’est livré à une analyse de la situation présente. Il considère que les arrestations de ces dernières heures constituent un piège qui nous est tendu, visant à faire modifier notre attitude et à briser la cohésion des élus corses que nous avons voulu et à laquelle nous avons œuvré.

Aussi, nous le disons clairement : nous ne tomberons pas dans ce piège grossier et nous ne changerons pas de stratégie, n’ayant pas l’habitude de naviguer à vue.

En revanche, nous ne resterons pas inertes : notre réponse politique sera à la hauteur des enjeux. Dans un premier temps, nous allons nous concerter avec nos partenaires de la « Coordination pour une voie politique » créée à la fin de l’année dernière, laquelle dépasse largement le seul cadre nationaliste.

Une réunion de cette coordination aura lieu dès mardi 24 février à 18h30, à Corti (Université).

Nous y proposerons des initiatives de mobilisation populaire afin que les Corses puissent manifester leur opposition à la stratégie du pouvoir français et soutenir les revendications corses, dont l’amnistie.

Corsica Libera réaffirme son soutien et son amitié à Petru Paoli et à sa famille, ainsi qu’à toutes les victimes de la répression.

Corsica Libera