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(Article du 14 février 2015) La Ghjuventù Indipendentista tient à s’exprimer, quelques jours avant l’ouverture d’un procès qui concernera six jeunes corses dont deux militants de notre structure.

corsicaliberaindipendentistaghjuventusulidarita (5)Ce procès, qui aura lieu mardi 17 février à 14h au palais de justice de Bastia portera donc sur des débordements survenus au mois de mai 2013. Pour rappel, suite à un rassemblement de soutien à des militants nationalistes dont deux étant aujourd’hui prisonniers politiques (Niculau Battini, militant GI è Stefanu Tomasini), présumés impliqués dans un attentat à Corti, des affrontements se sont déroulés entre les forces d’occupation et des personnes venues soutenir les gardés à vue. Cette campagne répressive, cette véritable rafle avait alors touché une dizaine de militants et sympathisants de notre organisation à un moment où le mouvement prenait beaucoup d’ampleur suite à sa recréation en novembre 2012. Nous affirmons alors que l’Etat a voulu par ces manœuvres déstabiliser et intimider la Ghjuventù Indipendentista et ses membres, mais ces intentions se sont traduites par un véritable échec.

Le tribunal de Bastia, chargé de juger ces jeunes corses, donnera donc son verdict mardi prochain. Nous nous posons alors plusieurs questions :
Est-il légitime de juger des personnes pour des dégâts mineurs alors que des CRS peuvent tranquillement se permettre d’effectuer des tirs tendus de grenades lacrymogènes, de blesser ou de tuer des manifestants sans n’avoir rien à craindre de la justice ? Est-il raisonnable, en pleine période de crise économique et au regard du degré de gravité des faits, d’ouvrir et de mener des enquêtes sachant le coût des ces investigations ? Pourquoi la police française et sa justice sont elles aussi réactives quand il s’agit d’arrêter des nationalistes alors que le taux d’élucidation des meurtres en Corse avoisine 0% ? Au regard des dérives de la société insulaire, est-ce que la police française met autant de moyen pour arrêter les trafiquants de drogue qui effectuent tranquillement leurs affaires en gangrenant notre jeunesse ?

Nous remarquons aussi que depuis le communiqué daté du mois de juin dernier du F.L.N.C, exprimant le souhait d’une sortie progressive de la clandestinité, aucune solution n’a été trouvée, malgré le climat apaisé. Les prisonniers politiques ne sont toujours pas libérés, ni même rapprochés à Borgu pour certains ; Les ministres français se permettent de faire des visites en Corse pour se moquer des décisions prises par l’Assemblée de Corse qui doivent impérativement être mises en place ; La répression politique continue bel et bien, ce procès en est la preuve.

Nous appelons ainsi toute la société Corse à venir manifester son soutien aux deux militants de la Ghjuventù Indipendentista et aux 4 autres jeunes jugés dans cette affaire.

TUTTI IN BASTIA, À U PALAZZU DI GHJUSTIZIA MARTI U 17 DI FERRAGHJU À 2 ORE DI U DOPU-MEZIORNU. INNÒ À U PRUCESSU DI A GHJUVENTÙ CORSA.

A nostra cuscenza ghjè resistenza,
Ghjuventù Indipendentista.